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pourquoi dentiste?
16/01/2006 à 16h59
débutante Ecrivait:
peut être
> que j'irai faire autre chose qui me plaît beaucoup
> plus parce que finalement, j'aime pas du tout du
> tout mon métier.
> 8 ans après le bac et en être là...
Moi je trouve ca super, d'abord si tu as ton diplome c'est que t'es pas trop bete, que tu agile de tes petits doigts. Mais ton doute a l'avantage de detecter que tu n'es pas dans le moule "dentiste" voir mon post plus haut, et c'est heureux pour toi et ceux qui t'entoure.
Alors n'hésite pas a changer de branche
fais deux ou trois saisons comme GO au club med, ca va te délasser, puis apres t'attaques un truc qui t'as trotter dans la tête quand tu avais 13 14ans et tu verras tu vas t'eclater, regardes pour t'amuser le parcours d'Héléne Darroze.
Et pourant elle fait un métier de bouche comme nous.
16/01/2006 à 17h12
Déjà fait les villages vacances, c'est sympa mais on s'en lasse... mais je trouverai bien ma vocation un jour ou l'autre ;)
16/01/2006 à 17h25
Des doutes sur notre place dans ce métier, notre "vocation" forcée ou pas par un concours pas mal d'entre nous en ont connu, je parle en connaissance de cause. Il faut laisser les choses se décanter, aller voir la vraie vie. La clinique c'est tout sauf ce qui se passe dans un cabinet. Fini, soutiens ta thèse, et va faire un rempla, une petite collab, un test grandeur nature en somme.
J'ai voulu tout arrêter comme toi, et puis le climat d'un cabinet m'a séduite, aujourd'hui je suis contente d'avoir suivi les conseils de mes parents qui me conseillaient de finir.
8 ans d'étude et alors ? ta vie va pas s'arrêter demain, tu as tout le temps de te recycler pour vivre ta passion, mais laisse toi encore une chance.
Tu seras chir dent, mais rien n'est figé, le choix de ton avenir n'appartient qu'à toi.
Je te souhaite de trouver ce qui te rendra heureuse.
16/01/2006 à 17h30
Merci Incisive. Je suis en collaboration depuis cet été, ça se passe bien, petit coup de déprime d'hiver peut être? en tous cas c'est toujours rassurant de savoir qu'on peut partir, faire autre chose, n'importe quand...
16/01/2006 à 17h41
c'est surtout l'immense avantage que tu as c'est d'avoir ton diplome en poche , ce qui fait que même si tu te plante dans une autre branche, tu retomberas sur tes pattes
16/01/2006 à 17h44
La vie est devant nous Débutante, ça fait 3 ans que je suis thésée, maintenant ce métier commence à me passionner malgré les difficultés actuelles que je rencontre, et les doutes passés...
P'tre qu'un jour une passion dévorante me fera changer de cap, tout est possible.
Effectivement tu as au moins ça !
16/01/2006 à 18h30
Comme je manquais cruellement d'imagination, que je n'étais ni inspiré par une lumière intérieure ou ni par une vie antérieure, que médecine c'était trop long et trop contraignant, j'ai suivi la voie de mes aïeux ( un peu comme le lieutenant Taylor dans Forrest Gump).
Il n'y a pas eu de coup de foudre mais tout compte fait ,j'ai appris à aimer ce métier, même si dans certaines situations j'aimerais pouvoir être ailleurs :).
16/01/2006 à 18h33
Je l'ai déjà dis : j'ai choisi médecine, j'ai eu dentaire.
Mais on s'y fait.
Par contre, débutante, et c'est ce qui me permet de garder encore de l'optimisme même si ce que je fais actuellement ne me satisfait pas pleinement, la chirurgie dentaire est pleine de niches, de "spécialités" non reconnues ou reconnues qui font que tu pourras petit à petit modifier ton exercice de sorte qu'il te convienne le mieux.
Je sais de quoi je parle, c'est ce que je compte faire.
Alors courage ;).
16/01/2006 à 18h54
j'ai une maman dentiste, qui, divorcée à l'époque et obligée de travailler beaucoup et tard pour nous élever, venait nous embrasser le soir dans notre lit d'enfants, alors que nous commencions à dormir. Je me rappelle encore avec émotion et tendresse le bonheur que j'avais, en sentant "son" odeur de dentiste",dans le creux de mon lit. C'est peut être cette odeur, liée à l'immense amour que j'avais pour cette "très belle" maman, qui m'a fait dire, dès mes 5 ans: "je serai dentiste" j'ai 60 ans et je n'ai jamais hésité, changé d'avis, renoncé, ou regretté. Je suis passionnée par mon métier et, quand je partirai, j'emporterai un petit flacon d'eugénol, peutêtre de la résine...Bref...je suis ACCRO et maman vit toujours, c'est moi qui lui fais les bisous de dentiste. Mon histoire professionnelle est une réussite même avec les emmerds !
16/01/2006 à 19h10
Magnifique, ca remue, ton post, annrom. Des belles lignes de souvenir , de tendresse, de passion. Super.
16/01/2006 à 19h30
Tu as raison adhoc, quand je parlais d'arguments sérieux je ne m'attendais pas à ceux-là.
Je m'incline, la vocation pour ce travail peut naître très tôt.
16/01/2006 à 20h03
Et puis quelques fois la passion vient à l'usure...Petite qd on me demandait ce que je voulais faire, je disais jouer au tennis et faire du ski...j'ai pas changé d'avis !
Puis j'ai voulu faire médecine, premier P1 raté de pas loin, 2ème P1 dans les places dentaires, dans mon esprit j'avais médecine ou rien, c'était un drame. On m'a dit tu vas voir c'est un super job, j'étais septique... j'ai fait la fête, un peu, bp...un jour me suis réveillée, j'étais pas à ma place, en D2, D3 je voulais tout plaquer, faire l'école de la forêt, devenir ingénieur météo, ou réintégrer médecine aprés T1...on m'a dit fini pour ne pas avoir de regrets, alors je suis restée, en me disant, je valide T1 et je retourne en médecine. En D3 j'ai rencontré des profs super passionnés, super intéressants qui s'eclataient, j'ai fait mon stage de vie pro, dans mon futur cabinet...le stage de la dernière chance, je le savais. ça m'a plu parce que tout était plus léger qu'en clinique, le rapport avec les patients m'a comblé, j'ai vu la vraie vie, et elle m'a plu.
Ce cabinet là, celui qui m'a donné enfin envie, je l'ai racheté 6 mois aprés ma thèse, c'était peut être une erreur, mais pour moi la boucle était bouclée, une belle histoire.
Chaque jour qui passe, je me prends de plus en plus au jeu, je me passionne un peu plus, même si c'est difficile en ce moment pour moi.
La vocation je ne l'avais pas, pas pour ça en tout cas, mais la passion est en train de naître.
Et pourtant peut-être qu'un jour...
16/01/2006 à 20h22
raisons
bricoler toute la journée.
etre son chef
ne pas etre au chomage
bien gegner sa vie (quoique en disent certains, en france on est pas les plus malheureux)
je ne voulais surtout pas medecine: trop long, faire l'internat pour avoir un cheque en blanc a la sortie sur la specialité, epuisé après le concours de p1)
16/01/2006 à 20h34
azerty Ecrivait:
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> bien gegner sa vie
http://www.abcdent.fr/actualites/146
16/01/2006 à 20h50
independemment de mon post sur nos desirs inconscients, voila comment je suis devenu dentiste
biens sur que je voulais faire medecine, et même chirurgien esthetique, j'avais mis la barre tres haute, et pour cause c'est une decision que j'ai prise 5 minutes apres avoir eu le BAC.
Mes vieux qu'avaient pousser une gueulante quand en fin de troisiéme, je leur ai dit que je voulais faire l'ecole hotelliére!, aussi je les ai bien em.... apres, me faisant virer de toutes les ecoles, terminant ma terminale dans une boite a bac, me fichant completemnt de mon bac, et bien pas de bol, j'ai pas pu les embeter, je l'ai le bac du premier coup a un point pres.
le soir même mes parents me demande si je veux toujours faire l'école hotelliére, (ils avaient pas fermer la porte) j'allais pas leur faire plaisir, j'ai répondu non, médecine. Histoire de faire ch... mon pére qu'avait pas réussi et qu'avait fini kiné.
Coup de bol, j'ai mon PCEM du premier coup, sauf qu'a ma place, il n'y avait plus de choix que de faire dentiste ou redoubler; et bien je regrette pas j'ai passé des études festives, mais alors à un point que vous imaginez pas, quand je voyais mes copains en medecine, j'etais eclaté et eux desespérés. Maintenant , j'ai rattrapé mon premier choix faire la cuisine, j'en suis arrivé a un point ou justement je me pose la question du choix, mais ouvrir un resto a 50 piges, faut être un peu félé quand on connait le métier et pour l'instant dentsite c'est encore superbe!
16/01/2006 à 22h19
ouvre ton resto et je serai une de tes premières clientes!!!
Au bout de 20 ans je ne regrette toujours pas ma"vocation" ,c'est effectivement dur mais quel plaisir, du grand art!!!
16/01/2006 à 23h16
jeff2 Ecrivait:
Maintenant , j'ai rattrapé mon premier
> choix faire la cuisine, j'en suis arrivé a un
> point ou justement je me pose la question du
> choix, mais ouvrir un resto a 50 piges, faut être
> un peu félé quand on connait le métier
tu es dans quel coin? on a le même âge et le même désir, on fait affaire?
17/01/2006 à 02h31
Bonne question, mais j'ai pas la réponse...
Bac C à 16 ans et demi, mais dossier scolaire calamiteux au point de n'être pris qu'en fac. Mais fac de quoi? Maths, chimie, niet, physique, lettres, mouais mais pour faire quoi ensuite?
Reste médecine; c'est bien médecine et puis selon mes parents, ça assure une bonne situation...
Suit une année de P1 dans une ambiance pas terrible (la fac à 17 ans pour un timide chronique quasi incurable, c'est pas génial) et à une semaine du concours la fiche de voeux à remplir. Je coche médecine... et le lendemain, je repasse au secrétariat pour cocher dentaire. En fait, j'ai changé tous les jours de la semaine.
Lejour des résultats, c'est sans émotion particulière que je constate que je suis admis en dentaire.
Et là... C'est génial que certains se soient éclatés. Il y en avait dans ce cas autour de moi d'ailleurs.
Mais pour moi ces études ont été l'occasion de cotoyer des profs sadiques tous contents de leur pouvoir psychologique sur des petits jeunes terrorisés.
J'ai bien aimé aussi la découverte de l'injustice en pleine poire ("mais votre père était dans ma promo, vous lui donnerez le bonjour, je vous mets 16. Suivant-travail équivalent- ça vaut 10 pas plus!" P*t**n de dents en buis!!!). Les étudiantes qui vivaient avec un professeur qui posait un sujet d'examen ...
Bref, je me suis démerdé pour passer le moins de temps possible à la fac, ce qui n'a pas été une réussite d'ailleurs puisque je me suis abonné aux sessions de septembre!
Bref, pendant pas mal de temps, j'ai évité de me poser des questions et j'ai avancé tête baissée. C'est marrant d'ailleurs car depuis que je l'ai relevée, je vais beaucoup mois vite, mais mon métier me plait enfin sans ambiguité.
A ce sujet, et à la lecture de certaines réponses dans ce fil, me viennent quelques interrogations:
il y a vraiment très peu de praticiens qui ont choisi cette branche par vocation profonde (2 dans les réponses données et j'en connais un troisième mais qui a mal tourné...).
Ne faut-il pas voir dans le fait que nous avons, pour un grande majorité, en partie subit cette orientation, une des raisons de notre tendance à nous plaindre? c'est certainement l'expression d'un certain mal-être, non?
J'ai très peu d'amis dentistes, la façon dont j'ai vécu mes études ne m'a pas incité à pousser le relationnel. Je n'ai pas été le seul à vivre ça. Est-ce une des raisons de la grande entente de la profession face aux problèmes qui la concerne?
17/01/2006 à 02h53
à part quelques exceptions,je ne vois pas comment on pourrait avoir la vocation d'être ch.dentiste,personnellement cela ne me serait jamais venu à l'esprit d'autant plus que je n'avais jamais mis les pieds,(ou autre chose) chez un dentiste
comme moi,beaucoup d'entre nous d'après ce que l'on lit,ont bifurqué de médecine à dentaire pour diverses raisons,échecs,flemme de poursuivre de plus longues études etc..
pour autant,je ne pense pas,une fois le détour fait,que la plupart ait ressenti une grande frustration,mais au contraire,bien qu'arrivés la par hasard,ont découvert un interêt croissant,sur plusieurs attraits de cette profession
le fait de ne pas être satisfait de la tournure qu'ont pris les événements est une autre chose,
qui à mon sens est pleinement justifié,et je ne pense pas que l'on puisse mettre cela sur la frustration d'avoir choisi une profession sans vocation
quant à savoir pourquoi nous n'avons pas eu de vocation est un autre débat,on en a tous eu certainement,mais pas suffisamment forte pour la réaliser
je voulais au départ être artiste peintre mais sans jeu de mots ,pas sûre de pouvoir y gagner sa croûte,je m'y suis mise l'année dernière sans prétention aucune,et je dois dire que j'y prend beaucoup de plaisir
j'ai interrompu un peu depuis que je me suis accrochée à ce site,mais j'espère m'y remettre bientot
je dois dire que j'ai beaucoup apprécié un certain coté artiste de cette profession,en rapport avec l'esthétique et l'impression de créer
l'harmonie et le beau dans la bouche de mes patients,ou du moins tout faire pour essayer d'y parvenir
PS
quant à la passion de cette profession,elle ne manque pas d'adeptes,ne serait-ce que sur ce site,après un tour en occlusion,Isaie et Occlusion
qui ne cessent de se poser des questions et chercher des applications multiples à leurs théories ou à leur observations cliniques,ceux qui comme Phil,l'oeil rivé sur le microscope à traquer les petites bêtes en tout genre,ceux qui vont explorer les derniers microns des apex,et se perturbent pour savoir s'il faut rester en deça ou au dela de ce micron,je crois qu'après leur détour,il ont trouvé la passion et parfois nous la communiquent
17/01/2006 à 09h03
"A ce sujet, et à la lecture de certaines réponses dans ce fil, me viennent quelques interrogations:
il y a vraiment très peu de praticiens qui ont choisi cette branche par vocation profonde": domi, tu devrais poser la même question sur les forums de notaires, huissiers, greffiers, ...
A part de rares exceptions, à l'adolescence on se voit plutôt pompiers, médecins ( pas de la Sécu), et sauveurs de l'humanité.
Amicalement.
17/01/2006 à 10h21
Je pense qutant que lorsque l'on pense à médecine, on se voit plutôt aux urgences, courant pour sauver le patient mal en point, ou chirurgien, sauvant, reconstruisant, ablatant (oui, je sais).
Mais quelle image ont les jeunes dde la chirurgie dentaire, à part ceux qui en connaissant un dans leur entourage direct ?
Il est dans ces conditions difficile de se passionner pour ce métier, on y voit la plupart du temps ce que la société retient : revenus élevés (ah bon?), études plus faciles que médecine (la tête des étudiants en médecine n'est pas celle des dentaires) même si comme domi, j'ai vu l'injustice en grand, ce qui m'a dégouté d'entrer à la fac comme prof, ce que je comptais faire au départ.
La passion ou l'intérêt peuvent venir au cours des études ou mieux, après, lorsque l'on est dans le bain.
17/01/2006 à 12h41
Par vocation?Rare
eh bien je suis de cette curiosité(ce qui m'attriste)
grand-père,grand-oncle,oncle,cousine(prés de
pontfabergé:pour Athos,tu vois j'avais encore des cartouches!!)J'ai baigné dans cette atmosphère
d'eugénol et d'histoires de patients .Sortant d'un sport-etudes j'ai passé un diplome d'enseignant dans le tennis au cas ou je ne réussisse pas dentaire mais cela aurait été un crève-coeur.