Cookie Consent byPrivacyPolicies.comPalpala - Eugenol
ameli

19/01/2006 à 14h41

PAL pas là, faut prendre la relève. Ci-dessous donc, le texte de la conférence que j'ai présenté à la SOP le 12 septembre 2001.

(sur la table devant l'orateur: une carafe de vin, un verre, du sucre et une cuillère)
Une personne très influente et haut placée ( il se tourne et salue ostensiblement le président de la SOP), qui malheureusement m'a conjuré de taire son nom, désirant donner un certain éclat ( se reprenant ), un vif éclat à cette solennité...euh...formation a eu l'heureuse idée de me prier de faire une conférence. Malgré ma modestie, j'ai accepté.
(il met deux morceaux de sucre dans son verre vide et remue bruyamment avec la cuillère, puis remplit son verre de vin à ras bord, et sirote lentement)

J'ai accepté pour deux raisons. Premièrement, parce que j'ai pensé que cela devrait stimuler votre réflexion à défaut de votre pathétique intelligence ... deuxièmement, parce que je considère la supplique de ce jeune homme influent et haut placé comme un devoir et qu'un homme comme moi ( il se lève, et salue,... et d'un ton comminatoire ) n'a pas le droit de se soustraire à un devoir. (se rassied)

Je sais que vous êtes des linottes dont la cervelle craque sous la réflexion, aussi vous demanderai-je d'être attentifs, et de conjuguer vos efforts pour boire mes paroles, ce qui est plus facile que le verbe moudre. Ce travail étant difficile d'abord, je vous conseillerais de piper vos mots. A la limite, je tolérerais les manifestations silencieuses, si vous branlez discrètement vos chefs, par exemple. Ne bougez pas d'un cil. Et, afin que je garde ma concentration, ne me faites pas ciller.
Malheureusement, certains seront dépassés par le niveau de ce travail ( il se tourne vers le secrétaire de la SOP): je pense à celui qui cherchait des renseignements sur Toulouse-Lautrec dans la page rugby d'un grand quotidien sportif, mais ce cas est, j'espère, une exception. Cet éminent spécialiste est à la culture ce que le président Bush est à l'amour de l'humanité.

Altruisme bien ordonné commence par soi-même. Permettez-moi de me présenter. Mon nom d'ailleurs vous apprendra qui je suis. Je m'appelle Ameli. (sourire et silence )....( Puis il verse du vin dans son verre et bois cul sec). Ameli sans accent... Sur le e, (et se ressert du vin, qu'il remue avec la cuillère)
Ce qui a fait ma célébrité, ce n'est ni mon physique agréable, ni ma grâce féline, ni mon élégance naturelle. C'est ma modestie, d'abord, et ensuite et surtout mon enthousiasme professionnel. A ceux qui critiquent ma suffisance, je réponds : je connais la suffisance car je connais l'excès, l'enthousiasme. Oui, je me passionne, parce que je le mérite ! Celui dont le visage est sans rayons ne deviendra pas une étoile. J'en suis une. C'est vrai, je suis pauvre en courage, mais riche en ruse et en intelligence. Une de mes pensées, et l'immensité est emplie. J'ai longtemps dû porter une minerve tant le poids de mon intelligence m'handicapait. Je suis donc né enthousiaste. ( met du sucre, il remue son sucre et boit, enthousiaste.) Quand je vins au monde, mon premier cri fut un cri d'enthousiasme.
Je voulais dire : Vive le jour ! ... Vive la lumière ! ... et depuis ce jour inoubliable et peu éloigné, chose curieuse (hoquet), ce sentiment ( hoquet ),a toujours été chez moi en augmentant( hoquet ). Je vous demande pardon, je m'aperçois que j'ai le hoquet. Excusez-moi ( hoquet). Ce n'est rien, ça va passer( hoquet )... la digestion, sans doute ...Je n'ai pourtant pas mangé de mie de pain ... chaude ...je ne m'explique( hoquet) pas ...Ça va passer ( il boit un verre de vin complet ). C'est fini. Je reprends.

Une éducation draconienne, des principes pédagogiques moyenâgeux m'ont permis de canaliser cet enthousiasme juvénile, afin qu'il puisse croître et embellir à l'âge adulte, au contraire de mes camarades qui jouaient et batifolaient librement. Je n'ai donc pas participé aux jeux et joies des enfants et des adolescents normaux. Je n'ai pas mis le feu à mon école, je n'ai ni lapidé mes professeurs, ni éborgné mes camarades, ni violé des petites filles, pris du L.S.D., volé des bagnoles, lu Minute. Le puritanisme forcené de mes parents m'a conduit à utiliser certains mots désuets comme bonjour, merci,.. à aller à l'école tous les jours, même quand il fait beau, à la messe de temps en temps, à me laver le samedi, à ne pas trop pisser à coté de la cuvette, et surtout, à relever la lunette. J'avais des résultats scolaires normaux, peu enthousiasmants. Cependant, à 12 ans, j'envisageais déjà la possibilité de faire ma médecine, conseillé par ma cousine Antoinette, de 4 ans mon aînée, qui m'a prématurément... euh... enthousiasmé, mais heureusement, passagèrement.
L'enthousiasme est là, mes chers confrères, recroquevillé au fond de la culotte (étonné, se penche pour lire le texte, et reprend) au fond de nous depuis notre enfance. Il croît lentement, et à l'âge adulte, il s'expose dans toute sa plénitude, dans toute sa puissance, et il suffit alors d'un rien pour qu'il explose en un feu d'artifice. Il ne sert à rien d'en utiliser les ressources dès le plus jeune âge, seul, puis les épuiser et s'endormir devant Télé Bouygues à 25 ans.
Je vais donc avoir l'honneur de vous faire part de mes sentiments sur l'enthousiasme du praticien,..sur l'enthousiasme du praticien français, sur l'enthousiasme d'être Français. ( hoquet ), Pardon ! Voilà que ça recommence... c'est insupportable. ( hoquet )Je vous demande pardon... au fond, c'est nerveux... je suis très nerveux ( hoquet ),et ça se comprend ...étant très enthousiaste, je suis forcément ( hoquet )très nerveux. ( hoquet )Ah ! C'est fatigant ...Vous permettez ( il se remplit un verre de vin, et boit cul sec) C'est fini (respiration profonde). C'est fini. Je reprends.
Je suis donc, vous disais-je, un enthousiaste... un enthousiaste passionné... un enthousiaste enthousiasmé par la vie et la lumière qui m'entourent.
Un exemple. Je l'ai choisi volontairement très simple pour que vous le compreniez. Je ne crie pas: Vive le PSG en hurlant comme quelqu'un qui perd la tête... comme quelqu'un qui n'en est pas sûr, non, je crie tranquillement, avec calme et sérénité Vive le PSG, comme quelqu'un qui en est sûr, qui a réfléchi aux hautes valeurs sportives et morales véhiculées par le PSG, qui mérite donc objectivement ces vivats, au contraire de ces enfoirées de l'OM qui défendent comme des sauvages et qui, en plus, ont acheté l'arbitre.
Je suis donc une fontaine qui déborde, et non un tonneau qui contient.
Il est difficile de définir l'enthousiasme et de dépeindre l'enthousiaste. Ce qui ne peut être décrit peut l'être par son contraire. (Parler très lentement)
Appelons X ce non-enthousiaste et décrivons-le. Je vous signale qu'il serait très impoli et peu confraternel de réagir si vous reconnaissez quelqu'un. X est issu de rien. Il se traîne, hautement végétatif, plus végétal qu'animal, plante en pot peu ornementale. On a du mal à croire qu'il est né d'un spermatozoïde qui en a battu un million d'autres à la course. Il est négatif, improbable, mais pourtant occupe un volume, consomme de l'air et des calories pour ne rien restituer à la place, ni un regard, ni un sourire. X est flou, incertain et mort d'avance, sa peau est blette, ses prunelles sont éteintes. Son teint me rappelle une crise de foie de ma jeunesse. Il regarde sans voir, mange sans saveur. Sa cervelle est un désert aride que rien ne peut fertiliser ; même Roch Voisine et André Rieu, engrais musicaux spécialisés pour neurones affaiblis, n'ont pu faire germer la moindre motivation culturelle. Contrairement aux rumeurs, il n'est pas brachycéphale,... car il n'est pas céphale. Il est si peu né, il a si chichement vécu qu'il ne peut pas prétendre avoir un âge. Peu amateur de découvertes, il serait homosexuel ... s'il était sexuel. Il est peu, mais pourtant il est. Il existe, lamentablement. Son insignifiance est formidable, son inertie de haut voltage. Souvent il ne sue pas, mais suinte. Ce machin ne fait pas de bruit, il fait des taches, des taches évasives, les pires. X est insipide, infime. Sa faloterie donne à chanceler. Il est enchaîné dans sa morosité, et là où il y a des chaînes, il n'y a pas de plaisir. Son existence est excédentaire. Elle se résume à une absence toute puissante d'intérêt. Il est l'ultime représentation discernable entre pas grand chose et rien du tout. X est une chrysalide de nullité. Il est nul et non avenu, proche de l'abstraction, d'une stupéfiante inertie intellectuelle, d'un quasi effacement physique. Il est une fumée d'être, un ectoplasme incertain, un projet d'annulation complète. (silence)
Chers confrères, prions pour lui. (long silence... ).J'espère que vous avez reconnu ce confrère si attachant que nous aimons tous beaucoup... et qui en toute logique, ne s'est pas reconnu, car cela lui aurait demandé un effort dont il est incapable.
L'enthousiaste, lui, a entendu parler Chirac, a vu le pape, a caressé le capot d'une Rolls. Il est en contact avec la perfection.
( hoquet ) Ca recommence. ( hoquet ) Excusez-moi, mais c'est fort désagréable ...(hoquet) ... j'ai reparlé trop tôt(hoquet) ... je n'aurai pas dû reparler. . . ( hoquet ) oui, mais alors, vous n'auriez pas été enthousiasmé par mon enthousiasme. (hoquet) C'est une autre crise... hoquet)
pardon... ça va passer( hoquet) . . . il faut que je trouve quelque chose pour faire passer ça... (il regarde la bouteille de vin)( hoquet) je sais, il y a un tas de manières de faire passer un hoquet (hoquet) . . . elles sont toutes aussi inutiles les unes que les autres, il passe quand il veut( hoquet) ... quand il veut pas, il passe pas, (hoquet sonore) et allez donc ! J'ai entendu dire qu'une clef dans le dos, c'était le meilleur remède... je vais essayer ( il se fouille ). Allons bon, je n'ai pas mes clefs. Ah si !, la clef de la tirelire de la petite, j'y ai cherché des pièces de 10 centimes pour le café... Ca n'ira pas, elle est trop petite.
Ah ! suis-je distrait. J'ai la clef de la cave... je l'ai toujours sur moi... parce que ma (hoquet) femme boit mon vin. . . Elle est fidèle(hoquet) . . . mais elle boit mon vin... fidèlement.( Il prend dans sa poche une grosse clef.) Quand j'aurai ça dans le dos, si mon hoquet ne s'arrête pas, j'y renonce. ( il se met la clef dans le cou ) Qu'est ce que c'est froid ! Ca chatouille( hoquet ) et en plus ça ne sert à rien. Allons bon, je ne peux plus reprendre ma clef... où est-elle ? Bon, je la retrouverai ce soir en me couchant. Je suis désolé, je ne vois plus rien à faire qu'à me retirer. (hoquet ) Si l'année prochaine je vais mieux( hoquet )... ( il remballe ses papiers et s'arrête) Attendez, il y a encore un moyen, la ressource ultime. ( hoquet ) Je me rappelle que ma tante qui était sujette au hoquet... ça tient de famille, (hoquet) ma tante le faisait passer de la façon suivante, son hoquet. Elle levait les bras en l'air, en les arrondissant, saisissait le petit doigt de la main gauche entre le pouce et l'index de la main droite... comme ceci. (il hésite)... ou comme ça ... et elle restait dans cette position jusqu'à ce que le hoquet ait disparu... je vais essayer.
(s'adressant au Président). Tu vois, influent Personnage, à quoi on en est réduit pour tenter d'apporter l'intelligence à tes ouailles. Je fais vraiment tout ce que je peux. (petit moment de silence ). Tiens ! On dirait que ça marche, je n'ose pas y croire... incroyable... c'est passé. Je vais pouvoir continuer... seulement, par prudence, je vais garder ma position.

(déclamant )Mes Chers confrères, comme j'ai eu l'honneur de vous le dire avant mon interruption hoquetante... c'est vraiment incroyable comme c'est passé ! ...On ne sait jamais, je garde la position quand même... Croyez-moi, l'enthousiasme est le plus beau de tous les sentiments. Le chemin de l'enthousiasme, de l'excès mène au palais de la sagesse. Les livres de compte, les toises et les balances, gardez-les pour les temps de disette. N'oublions pas que c'est avec les pierres bien taillées de la Loi, de la rigueur qu'on a bâti les prisons, et avec les briques de la religion, les bordels. Tant que la femme et l'homme garderont au cul...
(étonné, il se rapproche de la feuille pour mieux lire, tout en gardant la position) pardon.. . garderont au coeur l'enthousiasme, la vie leur paraîtra souriante et douce... comme un navire qui s'en va sur les flots (sourire qui s'efface, petit silence, puis violente nausée).

Excusez-moi, je suis sujet au mal de mer, et chaque fois qu'on parle de bateaux, j'ai la nausée ! (il met sa main devant la bouche) .
(hoquet) Nom d'un chien de bordel à queues, il est revenu ! J'ai lâché le petit doigt et il est revenu... ( hoquet) J'ai mangé trop vite... Le médecin m'avait pourtant dit de mâcher lentement. Et je n'ai jamais su mâcher mes mots. (hoquet) On sait que je suis un causeur étincelant. Alors on me fait parler, (hoquet-nausée)... pendant ce temps, les autres, pas bêtes, ils mangent, et après, moi, je suis obligé de les rattraper, et j'avale tout d'un seul coup de fourchette. Et ça ne rate pas. (hoquet) Excusez-moi, c'est intenable. Pour mon prochain discours, il faudra le faire avant le repas, je préfère m'arrêter là.



kri

19/01/2006 à 15h35

Tchin !


Father ted 280 422484a zg0rur - Eugenol
Oméga

19/01/2006 à 16h01

C'est du vécu ou du romancé ?
Parce que si c'est vrai, il faudra que tu nous dises la date et le lieu de ta prochaine intervention ;).


Avatar transparent iqadnc - Eugenol
adhoc

19/01/2006 à 17h03

Les inprobables X que nous cotoyons et oublions, le hoquet incoercible et la pierre et la brique, tout ca tres tres bon!!! Un grand moment.!


Grueavatar nptrc9 - Eugenol
Le Choixpeau magique

19/01/2006 à 17h29

Ca y est, à force de jouer aux autos tamponneuses sur la voie publique, il a pété une céramique !


Amibien

19/01/2006 à 18h14

Le Choixpeau magique Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> Ca y est, à force de jouer aux autos tamponneuses
> sur la voie publique, il a pété une céramique !


Tu me tires les mots de la bouche... pauvre ameli, tu pourras toujours compter sur nous...


Avatar transparent iqadnc - Eugenol
adhoc

19/01/2006 à 18h33

Un super discours virtuel qui libère les accumulations négatives des lendemains d'accident; vas y mon gars!


Bx1 spw1cx - Eugenol
BX

19/01/2006 à 18h40

Pour améli:

Causerie anti-alcoolique
1951


Paroles : Roger Pierre et Bourvil
Editions Pathé Marconi
Enregistré le 29 juin 1950

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

En tant que dégueulé, heu, en tant que délégué de la... de la ligue anti-alcoolique, je vous parlerai de... de l'eau
minérale, de l'eau ferrugineuse.
L'eau fer... l'eau ferrugineuse, comme son nom l'indique, contient du fer... du fer (rire). Et le
dire, c'est bien, mais le faire, c'est mieux !
L'alcool non, mais l'eau ferru, l'eau ferrugineuse oui!.
Et je suis fer, heu... heu, et je suis fier, de faire à cheval... sur le principe une conférence contre Hoc, contre l'alcool.
L'alcool non, mais l'eau ferru, l'eau ferru l'eau ferrugineuse oui.
Et pourquoi y a-t-il du fer dans l'alcool ? Euh, dans l'eau ferru ferrugineuse, hum? Parce que le fer à repasser, heu, pas le
fer,... l'eau, disais-je, l'eau, c'est parce que l'eau a passé et a repassé sur le fer, et le fer a dissout. Il a dissout
le fer (rire). Et le fer a dix sous, c'est pas cher Hoc hein ?
Alors pourquoi boire cet alcool qui plus onéreux que l'eau ferru..., ferrugineuse, ruine la santé et le portefeuille?
L'alcool non, mais l'eau ferru, l'eau ferru ferrugineuse oui !.
D'ailleurs l'alcool brûle les tissus de l'organisme et vous le sentez quand vous en bouvez, quand vous en buvez, ça pique !
Alors que le vers solitaire, heu, non, pas le vers solitaire, heu, heu, le, heu, le fer est salutaire (rire)
D'ailleurs ne dit-on pas : une santé de fer ? hum ?
Un homme de fer ? hum ?
Un ch'min de fer ? hum ? (un petit peu plus bas)
Un mammifère ? (presque tout bas et hésitant)
Alors suivez-moi et comme disait mon grand fer heu, mon grand père, il faut vivre mais pas s'en faire (Long rire exagéré)
L'alcool non, mais l'eau ferru, l'eau ferru ferrugineuse oui !

PS: la date du 12.09.2001 est fortuite ?


024 vownvo - Eugenol
annie

19/01/2006 à 18h40

Ameli
j'ai lu un peu vite,ai-je bien compris,l'homme au discours enthousiaste,imbibé de vin rouge et hoquetant,c'était qui?,c'était toi?
il faut que je relise


ameli

19/01/2006 à 19h02

Pour la date exacte, faut demander à al. C'est lui qui tenait les entrées, et poinçonnait les tickets. C'est lui qui m'a posé dans le caddy et ramené à l'hotel. Il est sympa, al, un peu mauvais coucheur quand on parle NGAP, mais autrement, il est serviable.


al

19/01/2006 à 19h36

Je confirme que malgré l'imbibation d'améli, la date de cette conférence mémorable est exacte.
C'est une coincidence, que ce soit tombé le lendemain du 11 septembre, encore que tous les 12 septembre tombent un lendemain de 11 septembre, et cette conférence était prévue de longue date.
ameli a quand même un gros trou de mémoire, puisque ce n'est pas en caddy que je l'ai ramené à son hotel, mais en porsche, que j'ai pu m'offir à grace à l'adéquation entre le cout des soins et les honoraires en vigueur à l'époque.

C'est vrai que ça a un peu changé depuis, et qu'aujourd'hui le décalage est un peu plus ramarquable. Ce qui justifie d'ailleurs le concert de plaintes diverses et variées qui a fait tant suer notre cher mac et qu'on sort, demain soir si tout va bien.

Mais contrairement à ce que tu peux penser, ameli, je n'exècre pas la NAGP, je m'en fous.

Quant à mauvais coucheur ameli, je te laisse la responsabilité de cette assertion injurieuse, car finalement tu n'en sais rien, je n'ai jamais couché avec toi. Pour celà il eut fallu que tu te rasasse la barbe d'abord.


Father ted 280 422484a zg0rur - Eugenol
Oméga

19/01/2006 à 20h11

C'est bête, sur ce coup à l question "mais tu couches avec ton DC, toi ?" face à ta désinvolture vis à vis de la NGAP, tu aurais pu répondre "OUI !!".
Un acte manqué en quelque sorte.


al

19/01/2006 à 20h19

mais non, Omega, ameli, n'est pas MON dc. donc j'ai d'autant moins de raison de coucher avec lui que j'aime pas les barbus, ni les poilus d'aucune sorte. comme tous les ayatollah d'ailleurs. et d'ici aussi.


024 vownvo - Eugenol
annie

19/01/2006 à 21h50

attention a ce que tu dis,cela voudrait dire que tous les imberbes ont leur chance avec toi
quant à la porsche c'est un caddy un peu amélioré,question confort on fait mieux,pauvre Améli


ameli

20/01/2006 à 16h14

T'as tort de pas essayer, al, je l'entretiens, mon papier de verre gros grains ! Ca permettrait de te polir !
D'ailleurs ce matin, j'ai retrouvé une miette de 97...


024 vownvo - Eugenol
annie

20/01/2006 à 19h13

ameli Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> T'as tort de pas essayer, al, je l'entretiens, mon
> papier de verre gros grains ! Ca permettrait de te
> polir !
> D'ailleurs ce matin, j'ai retrouvé une miette de
> 97...


tout espoir n'est pas perdu peut-être a t-il entendu ton appel,il parait qu'il a pris un train!!


al

21/01/2006 à 13h29

définitivement ameli, tu n'es pas mon genre. bien que j'aime beacoup quand tu joues du poil a gratter, ça risquerait vite de me raser.


ameli

21/01/2006 à 19h32

Prêche de la messe de clôture du congrès de jésuistique épigastrique de l'Université Libre de Belgique le 20 mars 97
par le Père Ameli, abbé–conseil auprès de l’évêché de Cul la Rose
La résolution de l’énigme suivante donne le sujet de cette sainte prose :

Je suis un invisible corps,
Qui de bas lieu tire mon être ;
Et je n’ose faire connaître
Ni qui je suis, ni d’où je sors.
Quand on m’ôte ma liberté,
Pour m’échapper j’use d’adresse,
Et deviens femelle traîtresse,
De mâle que j’aurais été.

Comme je ne dois rien vous laisser ignorer, mes chers Paroissiens, de tout ce qui peut contribuer au salut et à la bonne disposition, non seulement de votre âme, mais aussi de votre corps, joint à mon age, sont des motifs assez suffisants pour me déporter de ma cure ; je me trouve indispensablement obligé, pour la dernière fois que je vous prêche, de vous apprendre le vrai moyen de conserver votre santé.
Quelques-uns uns veulent une grande diète, les autres exigent que l’on vive radicalement, c’est-à-dire misérablement ; ceux-ci commandent un grand régime qu’ils n’observent point eux-mêmes ; ceux-là nous font enrager de faim à force de nous ôter le choix de nos mangeailles.

Ma longue expérience enfin, m’a fait voir que l’unique moyen de conserver sa santé, était d’avoir toujours le ventre libre, ce qui absolument ne se peut sans le secours du soupirail d’en bas, qui, pour ainsi dire, est le mystérieux réservoir et le puissant alambic de votre corps.
C’est par le trou de ce tonneau à deux colonnes que sortent en divers tons et différentes odeurs, ces exhalaisons zéphiriques qui nous déchargent et qui soulagent nos intestins. Ce sont ces vents, ou pour mieux dire ces pets et vesses qui produisent en nous des effets si surprenants et si avantageux que je ne saurais assez blâmer le mauvais goût de ceux qui ne les veulent point admettre dans la société civile.
Spiracula culi faetida et iterata juvant ventrem disait Hyppocrate.
Comme cette matière est ample, et qu’elle prend son étendue même jusqu’au nez, je m’arrêterai, dans la première partie de ce discours, à vous montrer l’origine d’un pet et de combien d’espèces il y en a. Ma seconde partie roulera sur les effets merveilleux de ces exhalaisons et sur les devoirs indispensables de bien péter. Remplissons auparavant les vuides par le secours de Bacchus, afin que les vents étant un peu comprimés, le bruit en soit plus grand et le nez mieux pénétré.
Chers Paroissiens, chargez les canons et buvons.

Premier point

De tout temps on s’est appliqué à inventer de nouvelles machines, auxquelles on ne saurait certainement réussir si on ne tirait une imitation des choses naturelles.
Qui se serait par exemple avisé de faire une orgue, s’il n’eût bien compris auparavant l’origine et la nature d’un pet ?
Tant de conduits, tant de pores venteux, tant de différents tuyaux, l’invention si belle des soufflets, toute cette mécanique enfin serait-elle en lumière si l’on eût su d’avance que le vent comprimé qui reçoit subitement la liberté produit incontinent un bruit proportionné à l’ouverture qu’il trouve ?
Ne vous imaginez point, mes chers paroissiens, que je prétende faire ici une injuste comparaison d’une orgue à un pet, non, car il est clair que le pet l’emporte infiniment au-dessus de l’orgue, puisque n’ayant qu’un seul trou, un seul secret, un petit buffet et point de clavier, il ne laisse pas de rendre tous les tons et les sons de l’orgue la mieux composée. Un seul tube module des airs aux harmoniques instrumentales multiples.

Mais, me direz-vous, d’où prend son origine cette différence de tons et de sons ? Votre demande est juste, et je vois que vous comprenez la matière. Je m’explique. Tout ainsi qu’un fusil bien chargé et bien bourré frappe nos oreilles plus violemment par son bruit, de même un ventre bien farci et bien bourré, dans lequel les boyaux sont à peu près comme des saucisses d’Armentières, se trouve très en état de produire un ton plus éclatant. Cela parce que les boyaux étant une fois bien remplis et bien gonflés, ils doivent nécessairement faire des évacuations, mais comme ils ne peuvent les faire tous à la fois, la porte étant trop étroite, ils se trouvent alors comprimés. Ils s’entrechoquent, ils se combattent, tant il y a que par ces fiers battements, il se forme dans les pores de la matière des vents sulfureux qui, ne respirant que la liberté, viennent se rejoindre à l’envie vers les faubourgs de l’orifice où, étant assemblés, ils se réunissent en un subtil peloton d’air nitreux, qui au moindre effort brise enfin toutes les serrures.
Voilà, mes chers paroissiens, l’admirable source d’un pet, voilà l’origine de ce zéphyr délassant qui perce sans trouer et qui se fait sentir sans frapper.
O ventouse surprenante, qui d’un seul petit coup de fesse faites sonner tantôt une trompette, tantôt un clairon, tantôt une flûte ! O merveilleux ressort sans vérins ! qui, renfermé dans un corps mortel, faites revivre les sens les plus insensés, qui corrigez l’odorat de ceux qui ne l’ont pas bon, qui faites rire ceux qui n’en ont point envie, qui rectifiez les boyaux tortus ; enfin, qui guérissez les maux de ventre, de colique, d’hydropisie, de poitrine, de poitrinalle, d’estomac, d’estomacelle.

Je ne doute point, mes chers paroissiens, que vous ne commenciez d’entrer dans la matière, et que vous ne goûtiez le sens de ce qui s’avance. Poursuivons et approfondissons ce sujet si important pour la conservation de nos ventres.
Je ne crois pas qu’aucun médecin, ni chirurgien, ni logicien, ni physicien, ni mathématicien, ni musicien aient entrepris de traiter à fond combien d’espèces de pets il peut y avoir, et cela, sans doute, parce qu’ils ne croient pas que cette connaissance fut un digne sujet de leurs travaux. Soit ignorance, soit négligence, ils n’en sont pas moins coupables, puisque celui qui s’ingère une fois de se donner au public, est obligé par là d’acquérir la connaissance de toutes choses nécessaires, si viles et si méprisables qu’elles lui paraissent.
Revenons à nos moutons et éveillons nos attentions.

Je pose hardiment en fait, et je dois le savoir, que l’on peut compter sans abus six espèces de pets, qui quoique différents en tons et en sons, ne laissent pas d’alléger notre nature chacun selon leur portée et afin que vous en ayez connaissance, je vous les donnerai par ordre ; les voici :
1. le pet brutal
2. le pet diminué
3. le pet doucereux
4. le pet bardeur
5. le pet musical
6. le pet timide

Je reprends.

Pet 1 : J’appelle brutal, celui qui ressemble à un coup de carabine, pénètre la porte de son logement avec tant de violence, que vous jureriez qu’il en arrache les peintures ou que l’on déchire de suite dix aunes de taffetas, celui-ci ne laisse aucun vestige dans l’endroit où il passe, et il peut bien être comparé à la trompette d’une orgue.

Pet 2 :Le Pet diminué a toutes les mêmes propriétés, sauf que son harmonie étant beaucoup moindre, il ressemble plus à un clairon.

Pet 3 : Je le nomme le doucereux, celui qui d’une voix plaintive, semble n’avoir pas assez de force pour sortir de son réduit, je le compare à une flûte. On l’appelle aussi la tripette.

Pet 4 : J’appelle le bardeur, celui qui voulant sortir brutalement de son cachot ténébreux, s’écrase la tête contre les portes, attire subitement après lui une bonne quantité de matière, laquelle, comme si elle était poussée par l’artifice, va s’épandre par petit brin sur tout ce qu’elle rencontre, tels que sont chemises, culottes, jupes, vertugadins, chausses, jarretières, et même sur les souliers. Livré par paquet de quatre, on le surnomme les parisiennes.

Pet 5 : Le pet musical, n’est autre chose qu’un pet brutal divisé en plusieurs parties égales, qui se forment en ouvrant par plusieurs reprises, tant soit peu les lèvres et les refermant à chaque fois, comme par respiration et transpiration ; de sorte que d’un seul pet bien conditionné, il est très aisé d’en faire douze, quinze, vingt et plus.

Pet 6 : Le pet timide enfin, est celui qui n’a ni ton, ni son, ce n’est qu’un souffle, ce n’est qu’une douce haleine qui soulage presque toujours au détriment d’autrui, on l’appelle vulgairement une vesse, soit mince, soit grasse. On peut aussi l’appeler le traître, parce que n’étant précédé d’aucun bruit, il n’annonce sa naissance qu’en portant son haleine dans le naseau de ses voisins.

Ces six pets sont ceux qui sont essentiels à la connaissance de tous et ceux dont tous les autres dérivent. Ils sont appelés « les canoniques » .
Les pets apocryphes sont nombreux. Pour l’exemple, j’en citerais les plus connus :

Pet 7 : Le pet hautain ou prétentieux qui tente de s’échapper plus haut que son auteur en a le cul., jusqu’à se faire un trou dans le dos. Il est déconseillé de venter plus haut qu’on en a le moulin.

Pet 9 : Le pet de nonne est une vesse grasse glissant le long des cuisses et qui réchauffe l’air froid des couvents.

Pet 12 : Le pet de lapin est un souffle ridicule qui n’a pas même la force de chuinter. Il n’est rien, ne provoque ni rire, ni mélodie ni parfum et ne soulage en rien son auteur. Le pet de lapin ne vaut pas une tripette. Il est recommandé de l’éviter en remplaçant les carottes par des oignons.

Pet 13 : Le pet sec est aride et ne donne pas de fruit. Le souffleur en ressent une telle amertume que son humeur s’aigrit et son caractère se modifie défavorablement. Il est avantageux pour le pète-sec de combattre cette stérilité et d’inclure dans son régime une tartine de saindoux quotidienne.

Eh bien, chers paroissiens, peut-être vous est-il enfin venu à l’esprit de faire un juste discernement de tous ces soupirs, qui seuls sont capables de nous donner une longue vie tranquille.
(Tonette se lève)
Remarquez par exemple Tonette, remarquez ce miroir de santé, remarquez ce visage de bon augure, remarquez cette carrure, remarquez ce gros pontard, toujours prêt à bombarder, remarquez ce ventre toujours fourni de bonne munition de guerre.
Croyez-moi sans craindre de vous tromper, toute cette santé florissante, toutes ces commodités ne lui sont données en partage que parce qu’elle possède à fond l’art de bien péter. Sans doute cette jeune fille a lu dans le livre d’Hippocrate : spiracula culi foetida et iterata juvant ventrem : Les respirations du cul puantes et réitérées soulagent le ventre.
C’est parfois un soupir plein d’amères tristesses
qui s’étend de l’anus aux rives des deux fesses
puis s’étale, descend, s’échappe de prison
et sors des plis étroits d’un pudique jupon.
Elle en fait un usage constant, elle en connaît toutes les espèces, puisqu’à chaque heure du jour on entend sa trompette. Elle sait à quel nombre il faut s’en tenir pour éviter une colique ; car il sort de temps en temps de sa lunette borgne vingt pets bien mesurés, bien dodus, bien étoffés, et tout cela d’une seule haleine. Si l’agitation lui est nécessaire pour obvier à une autre incommodité, elle descend d’un escalier fort à son aise, tirant sur chaque marche un coup capable d’ébranler un bâtiment. Elle les a fait par arithmétique, elle les pousse en musique, elle les allonge par géométrie, puisqu’elle arpente tous les endroits de la maison en vessant, en pétant et peut-être davantage. Elle sait utiliser à son avantage l’instinct grégaire des pets qui aiment à s’assembler et supportent mal la solitude.
O ! L’admirable cul de Tonette, cul arithméticien, cul musicien, cul géométricien, cul valant deux culs, cul roi des culs.
Roi, reprend ton trône. ( elle s’assied )
Et laissons là pour un moment le cul de Tonette.

Je veux, pour remplir mon ministère m’acquitter fidèlement à vous expliquer les effets surprenants de cette médecine parfumée. En attendant, pour vous mettre à l’aise, pétez, chers paroissiens, en quelle espèce il vous plaira.

Second point

Il semble que ce soit faire aujourd’hui une sensible injure à une honorable compagnie que de lui passer par le nez et par les oreilles ces zéphyrs tutélaires de votre embonpoint ; si on donne une libre carrière à la nature pour la soulager par des moyens licites.
Ceux qui se déclarent si contraires à cette pratique nécessaire au salut se trouvent souvent dans la nécessité de profiter de ces avantages que la nature leur fournit.
Telle est la corruption de ce siècle, fausse délicatesse, dérangement d’esprit, schisme dans les bonnes façons d’agir.
C’est assez ! La mode ordonne, il faut obéir !
Un pet leur ouvrirait le ventre, une vesse leur déracinerait le nez.
Les médecins même, soit par intérêt, soit par ignorance, s’attachent aveuglément à faire des compositions de végétaux et de minéraux dont ils ignorent les vertus. On court dans les pays les plus éloignés pour ramasser à grand frais de quoi abréger nos jours. La vipère, le crapaud, tout ce qu’il y a de plus hideux sert aujourd’hui à la médecine.

On ne souvient pas que nous logeons en nous une pharmacie toute complète, renfermée en seul pot.
A quoi bon d’exposer tant de frais chez les mousquetaires à genoux puisqu’un bon pet confit de 24 heures lâché hardiment et sans contrainte peut nous soulager plus efficacement que tous les baumes ?
Une bonne grasse vesse lâchée le long des cuisses frappe les maux les plus vifs et les plus aigus. Le pet nous délasse, il soulage l’estomac, il nous réjouit par son odeur, par son harmonie, par ses modulations. Il donne de la joie aux plus abattus.
L’haleine qui s’exalte d’un baiser, la bise qui décolle un toupet, ne sont rien auprès d’un vaste pet.
N’est-il pas vrai, par exemple, que lorsqu’il plaît à Tonette de nous faire la grâce de nous donner quelques coups de son encensoir, on voit l’un se boucher le nez, l’autre fait un saut précipité en arrière, l’un rit à gorge ouverte, l’autre se jette sur celle-ci, celle-la se laisse tomber par terre.
Je trouve cependant très mauvais que quelques uns d’entre vous, prévenus sans doute contre l’haleine de cette bonne chrétienne, se plaignent de ce qu’ils ne se peuvent tenir auprès d’elle. Ils courent tant qu’ils ont de jambes, criant d’une voix mêlée de dépit : ô, fi la vilaine puante, elle a la peste dans le corps, on ne peut rien sentir de plus corrompu !
Abus, abus, mes chers paroissiens, abus intolérables ! si vous supportez aisément toutes les matières que vous lâchez tous les jours par la porte de votre pharmacie, pourquoi donc ne pourriez vous pas aussi flairer ce qui n’en est que l’esprit et la quintessence ?
Vous présentez avec sensualité le nez dans vos draps lorsque par hasard une voix de flûte, ou un timide sort à grand peine de votre ornière, et vous ne sauriez supporter les magnifiques grandes orgues de Tonette. Vos narines commettent là le grave péché d’égoïsme.
Vos simagrées, vos dégoûts et vos délicatesses ne font qu’augmenter le plaisir de Tonette. Vous la faites non seulement étouffer de rire, mais elle avale de l’air dans le ventre pour renfournir son magasin. C’est par là que cette généreuse fille conserve depuis 65 printemps une santé inaltérable. Elle réjouit ses oreilles, elle raffine son odorat, elle est pleine de gaité, de contentement. Elle porte avec elle l’instrument le plus parfait des instruments.

Je serais trop long, mes chers paroissiens, si je voulais vous donner toutes les preuves de la nécessité où nous sommes de bien faire bailler notre pot à confit.
Je me borne à vous dire que quiconque veut faire le réservé retient un prisonnier capable de lui ôter la vie. Il renferme un ennemi redoutable à la cuisine de son estomac.
Il se trouve enfin obligé de commettre la plus grande des indécences, qui est de roter, ou de péter par la bouche

Je renifle que plusieurs d’entre vous font déjà quelque progrès dans la vertu que prêche. Je sais que l’exemple de l’admirable Tonette vaut mieux que tout ce que je pourrais dire. Mais il vous reste une fausse délicatesse, fondée sur une mauvaise maxime ; craignez-vous de vous fendre les lèvres arrières ? Souvenez-vous que Dieu vous a modelé ainsi.

J’espère que ces faux préjugés cesseront, j’espère un amendement sincère, après que vous ayez goûté les bénéfiques effets d’un brutal, d’un bardeur, ou d’un timide.


Conclusion

Je vous exhorte de toutes mes forces, mes chères sœurs, mes frères, mes chers paroissiens, à profiter des sages avis que je vous donne. Il y va de votre santé, il y va de votre devoir. C’est votre intérêt.
Reprochez-vous le passé. Corrigez-vous. Lâchez de bon cœur une trentaine de pets par jour. Ne retenez pas captifs ces malheureux esprits sulfureux.
Faites l’expérience de leur danger, exposez le canon à la chandelle, et vous verrez par leur couleur d’arc-en-ciel combien il est risqué de ne point les mettre en liberté.
Proposez-vous l’exemple de Tonette, laquelle à force de venter gonfle tellement ses jupes qu’elles lui tiennent lieu de ballon. Vous travaillerez encore longtemps pour parvenir au degré de perfection qu’elle possède, mais ne vous découragez jamais.
Ne fuyez aucune occasion. Ne craignez pas le bardeur, car il fortifie votre linge et il sert fort pour la lessive.
Enfin, à tout moment du jour, ayez le cul ouvert pour bien péter, le nez pour bien renifler, la bouche pour bien gober, les oreilles pour bien discerner, c’est là le vrai moyen pour conserver la santé.


ameli

21/01/2006 à 19h37

Vivement qu'il revienne, le Pal, j'ai plus beaucoup de stock.


024 vownvo - Eugenol
annie

21/01/2006 à 21h29

Ameli
après lecture inopinée de ce long texte,avant diner,qui je dois l'avouer ne m'a pas mise en appétit,une question soudaine me vient a l'esprit
après ton carambolage as tu été faire un examen médical pour vérifier que tout allait parfaitement bien?
rendons hommage à l'auteur de ce texte d'avoir d'un sujet si volatil,pu l'analyser si longuement,et d'une manière si exhaustive,nous renseigner méticuleusement


Utilisateur anonyme

22/01/2006 à 11h22

l'enthousiaste n'appartient pas à un triptyque quelconque, le méfiant et l'inquiet ne pouvaient être les prochains chapitres ameliens. sous un même chapiteau, de l'estrade à la chaire, le message reste clair.
Ô, ameli, toi qui nous regardes du haut de ton troisième étage de la sécu, livre nous le troisième volet, ..celui du milieu, lorsque tu nous regardes nous concentrer dans nos cabinets.


Bx1 spw1cx - Eugenol
BX

23/01/2006 à 10h34

"Faites l’expérience de leur danger, exposez le canon à la chandelle, et vous verrez par leur couleur d’arc-en-ciel combien il est risqué de ne point les mettre en liberté."

La foi rend aveugle , améli:

"Gastro-entérologie

La pétologie mérite mieux que le rire

L'étude des gaz produits par l'appareil digestif connaît des progrès rapides. Son importance ne saurait être minorée, avertissent les médecins. Question de régime alimentaire.

Dans le comté irlandais d'Offaly, après l'incendie d'une étable, la police put reconstituer les circonstances de l'accident: par plaisanterie, l'agriculteur avait voulu enflammer ses propres gaz intestinaux à l'aide d'une allumette, ce qui, à la suite d'une éruption particulièrement violente, avait mis le feu à une balle de foin voisine. Le monde entier s'esclaffa. Surtout à propos du flatuologue américain Michael Levitt, qui avait établi qu'en approchant une flamme des émissions de vents périanaux on pouvait obtenir des flammes de 25 centimètres et plus.

Les profanes ne sont pas les seuls à perdre leur sérieux quand on parle de la flatuologie. Les médecins aussi. Mais cette science relativement jeune, qui se consacre aux gaz intestinaux (en latin: flatus), a récemment accompli des progrès gigantesques. Avec l'aide des techniques modernes, la flatuologie a réussi à décrypter de façon exhaustive l'énigme de la pathogénèse et de la physiologie du vent. On a ainsi découvert, entre autres:

Comment et dans quelle région de l'intestin apparaissent les cinq gaz principaux qui composent le flatus;
Pourquoi de plus en plus de patients souffrent d'émissions de vents plus fortes ("flatulence"), voire de ballonnement ("météorisme");
Pourquoi 99% des gaz intestinaux émis sont sans odeur ("anaromatiques"), pour 1% seulement de "fétides";
Combien de "crépitations", comme les flatuologues appellent les pets, sont émises par un homme aux intestins sains, sous forme de moyenne quotidienne. Réponse: 15,1.
Le volume de gaz émis à cette occasion varie entre 0,2 et 2,1 litres par jour, selon la nature de la masse alimentaire à digérer. A l'unité -ce que les spécialistes nomment Forced Expelled Volume (FEV, volume expulsé de force)-, les gaz sont émis en proportion moyenne de 40 millilitres. Les gens atteints de météorisme expulsent jusqu'à 5,2 litres de gaz (le maximum mesuré jusqu'à présent) par jour.

"Les connaissances dans le domaine des gaz intestinaux ont littéralement explosé", explique le professeur de médecine américain David Altman dans le Western Journal of Medicine. Les physiologistes néerlandais ont, par exemple, déterminé que les nouveau-nés produisaient leur première flatulence trente minutes après la naissance. "La flatuologie pourrait progresser encore plus. Mais, quand nous en parlons aux gens, ils ne veulent pas servir de sujets de tests à la flatuologie", déplore le gastro-entérologue anglais John Phelps. La honte, selon lui, les en empêche.

Les cobayes doivent ainsi établir le nombre et le moment de leurs émissions sur des flatulogrammes ou classer leurs crépitations selon leur activité sonore et olfactive sur une échelle à cinq valeurs. Parfois, on les attache dans des centrifugeuses afin d'accélérer le processus d'émission des gaz. Ou on leur enfonce, souvent pendant toute une journée, une sonde dans le rectum -quand, par exemple, on veut mesurer la pression et la vitesse d'expulsion des crépitations ou évaluer la composition de leurs gaz.

Résultat: le flatus s'échappe à une vitesse comprise entre 0,1 et 1,1 mètre par seconde. Il est composé de 60% d'azote, 5% d'oxygène, 15% de gaz carbonique et 20% d'hydrogène -ce ne sont là que des données statistiques moyennes, car, comme l'indique M. Levitt, "dans la réalité intestinale, aucun flatus ne ressemble à un autre."

Ainsi, les chercheurs ont-ils pu établir que les gaz contiennent également du méthane chez près d'un tiers des personnes testées, ce qui a amené la Schweizerische Medizinische Wochenschrift à mettre en garde ses lecteurs chirurgiens. "Le méthane est inflammable et peut donc, dans le cas d'une électrocoagulation par rectoscope, provoquer des explosions."

Grâce à 11 volontaires américains, la recherche a découvert où et comment se constituaient les gaz dans l'intestin: pendant quatorze jours, ils ont vécu avec trois sondes dans le corps -dans l'estomac, dans l'intestin et dans le rectum.

Les vents sont produits, selon les résultats de l'évaluation des données, par la fermentation de la bouillie digestive dans la partie droite (montante) du gros intestin et par les bactéries saprogènes dans la partie gauche (descendante). Les gaz qui apparaissent, hydrogène et gaz carbonique, rencontrent dans le gros intestin oxygène et azote, qui sont arrivés dans le système digestif en passant par l'estomac à la suite de l'ingestion d'air lors de la prise d'aliments ou de boisson.

Près de 15 litres de gaz inodores sont ainsi produits lors de la digestion d'un repas moyennement lourd. Seule une portion très réduite de ces gaz parviennent à la porte de sortie; cela est dû au fait que la grande majorité du gaz produit diffuse dans le sang à travers les parois intestinales et est expulsée par les poumons.

Si la répartition des gaz fonctionne correctement, la pression gazeuse dans l'intestin est si faible qu'un "phénomène de résonance sphinctérale" ne peut avoir lieu -c'est pourquoi 70% des vents restent muets. En revanche de légers déséquilibres dans le système digestif (inévitables et normaux) provoquent des crépitations que l'on peut entendre, selon la position de contraction du muscle d'obturation.

A plus haute altitude, le processus de diffusion intestinale est inversé: du fait de la pression atmosphérique réduite, les gaz du sang se dilatent et passent dans l'intestin. A partir de 3500 mètres, on constate ce que les scientifiques appellent la High Altitude Flatus Expulsion (HAFE). A partir de 7000 mètres, l'alpiniste flatule, comme l'ont montré les tests, toutes les onze minutes -un Flatus Flow Rate moyen qui reste inférieur aux quelque 300 epd (emissions per day) que peuvent atteindre les patients atteints de météorisme aigu.

"Plus le montagnard va haut, plus se renforce sa propulsion autogène, ce qui le pousse vers le sommet", ricane l'Américain Munroe Scott. Un rire parmi tant d'autres, qui prouve que même les spécialistes ne peuvent éviter de tourner en dérision le flatus. C'est avec une joie apparemment sans mélange que les médecins parlent de "chuintements", "grondements frémissants", "roulements mouillés" et autres "canonnades crépitantes", quand ils abordent ce thème dans les colonnes réservées au courrier des lecteurs dans la presse spécialisée.

"De nombreux médecins, reproche à ses collègues le spécialiste américain de l'intestin Elgar Fox, ne prennent pas assez au sérieux ce problème grave." Ainsi, le nombre de patients qui se plaignent de flatulences ou même de météorisme a progressé au cours des dernières années, conséquence de la tendance à une alimentation plus riche en substances de lest et à des régimes végétariens.

Car de nombreuses sortes de fruits et légumes, en particulier les féculents comme les haricots et les petits pois, ne sont qu'incomplètement digérés dans l'intestin grêle. On retrouve ainsi, entre autres, dans l'intestin grêle du rhamnose et du stachyose, deux hydrates de carbone de la famille des mono- et oligosaccharides.

Là, ils déclenchent des processus de fermentation en quantités considérables, ce qui provoque une forte émission d'hydrogène; cette charge supplémentaire de gaz passe par le rectum sous une pression relativement élevée, ce qui explique qu'une flatulence due à une alimentation particulière soit en règle générale sonore. Des processus digestifs irréguliers sont aussi responsables de la fabrication de produits volatils de décomposition des protéines comme l'indole, le scatole et surtout l'hydrogène sulfuré, qui confèrent au flatus son côté fétide.

Leur intensité olfactive est si forte qu'il suffit d'en mélanger des quantités infimes de dix parties par milliard pour aromatiser un flatus. "Ces gaz de trace, dans un intestin sain, ne constituent que 1% de la production intestinale de gaz, constate le Pr. Altman. Mais ils sont à l'origine de 99% de tous les désagréments."

Les spécialistes s'intéressent au problème du flatus inflammable: ces vents comportant du méthane et qui émettent une flamme bleue à l'allumage d'où leur désignation de "blue angels".

La science a découvert qu'à l'origine de la production de méthane se trouvait la bactérie Methanobrevibacter smithii. Mais pourquoi ne la rencontre-t-on que dans l'intestin de 30% de l'humanité? "Tout nous porte à croire, résume le pape du pet Michael Levitt, que cela doit avoir une origine génétique." Mais il met en garde, avec un sourire malicieux, "contre toute recherche pratique sur ce thème dans le cercle familial."

Car en cas d'accident, outre les dommages, il faudrait encore supporter l'ironie -comme l'agriculteur du comté d'Offaly; à la suite de l'incendie de son étable, l'Irish Times fit un article de portée nationale. Titre: "Autant en emporte le vent".

Extrait du Courrier Internationnal, selon Der Spiegel "




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Oméga

23/01/2006 à 18h58

Palrevnu.