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une fois pour toute: les composites, indications, protocole
08/02/2006 à 01h34
Ben là je crois pas parce qu'aprés 10 pages de mail, à part de l'empirique et de la recette....
Et LE FACTEUR C alors!!!!!!
personne en parle?
pas de craintes je ne vais pas vous regonfler avec çà, mais parfois çà fait du bien de revenir au fondamental!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
si FC= 0.5 cas favorable donc compo ,si FC=5 trés défavorable donc pas compo, ou alors compo trés compliqué à monter, c'est pourtant fastoche!!
Alhoun a écrit
bon, je crois qu'on a globalement fait le tour de la question.
je reste sur ma faim concernat les marcs et produits (oups, lapsus), la palette est large!
je crois qu'on va pouvoir en tirer une synthèse intéressante.
08/02/2006 à 09h21
pas de souci, vm, nous en avons déjà parlé, toi et moi, mais, be my guest, développe.
08/02/2006 à 16h44
jean Plâtre Ecrivait:
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> Oui VM,
> On achète Dietschy et Spreafico et on en parle
> plus
> JP
et vive la pensée unique,ou double
08/02/2006 à 20h41
ou plutot la pensée universelle? bon là on s'égare un peu.
Le compo est un dérivé de la pétrochimie, quand il est mou dans le tube il est aussi dans un état moléculaire un peu "lache" quand il va durcir on aura des phénomènes de types crosslinking pas exemple et donc il se rétracte, ou se contracte.
la contraction est le résultat de la chimie des résines.
le bonding avec tous les primers...etc va créer un pond moléculaire entre la dent et la résine, c'est la couche hybride.
Si les resines sont confinées dans une cavité trés fermée, type occlusal, ils vont contraindre la structure dentaire entrainant micro fissures (dans le sens mésio/distal d'une 46 par ex) sur les crertes marginales OU si la couche hybride lache on aura des lignes de percolations que certains qualifient de withes lines alors que je les trouve plutot jaunatres.
Donc la configuration du nombre de paroies collées est détrerminant pour la pérénité du composite.
Moins on a de paroies collées plus le compo sera durable et cela donne le coef 0.5 étant l'idéal.
Quand le coef est trés élevé comme pour la cavité occlusale, c'est la technique de fractionnement qui permettra de le réduire.
Pour la couches hybride et les stratifications il faut savoir que la seule hygromètrie défavorable dans la salle de soin va entrainer de mauvaises polymérisations.
On ne parlera pas du type de lampes, des photos initialisateurs, des longueurs d'ondes...etc
En conclusion le composite est un bon produit de reconstruction mais trés technique à mettre en oeuvre. En outre, son comportement dans le temps est directement lié à la mise en place , il faut compter un minimum de 45' pour être dans les clous .
Son champ d'application est surtout celui de la micro dentisterie.
Le problème de choisir un produit ou un autre ne vient qu'aprés avoir intègré toutes ces données UNIVERSELLES du composite et ensuite chacun poura avoir son petit paradis caché de pensée UNIQUE , pas vrai Annie....
08/02/2006 à 21h36
Le SE Bond a la prétention d’être moins sensible aux tractions lors de polymérisation, et d’ »amortir » cet effet. Est-ce réel, bien que n’ayant pu matérialiser cet avantage, et d’autres marques ont-elle la même prétention, qui aurait obtenu votre adhésion (:) ?
J’ai pour habitude de privilégier la matrice transparente en postérieur et coins translucides si pas de besoin d’écartement important (préférant alors le bois), pour une polymérisation des limites cervicales proximales sur de faibles quantités de composite pour limiter ces risques au niveau du joint.
Pour la même raison, je procède par une première polymérisation progressive à travers l’émail, voire les cuspides habillées de leur premier plot de composite, avant d’insoler dans la cavité elle-même.
Pour en revenir aux finitions, au niveau marginal, je commence par détacher les surplus à l’exces remover de LM, puis finis aux Snap-On de Shofu (noir, mauve, vert, rose) les limites aux embrasures.
Si je n’ai pu serrer la matrice sur tout le pourtour d’un collet, fraise tungstène pointe à bout mousse et le cas échéant strip abrasif (3 granulométries) bien que je considère que la papille n’aime pas trop et que le meilleur poli en proximal, c’est en fait le glaçage du à la matrice translucide, obtenu dès le départ.
08/02/2006 à 22h16
Vm, s'il y a bien une formule qui m'exapère, c'est "il faut savoir que..." . Alors d'où sors tu ces affirmations péremptoires telles que :
"Pour la couches hybride et les stratifications il faut savoir que la seule hygromètrie défavorable dans la salle de soin va entrainer de mauvaises polymérisations" et puis " il faut compter un minimum de 45' pour être dans les clous" ?
Et l'hygrométrie de la bouche, avec ou sans digue, qu'est-ce que tu en fais ? Bien sûr, il y a une multitude de facteurs défavorables. Mais on réussit malgré tout des composites depuis les années 80. L'incidence clinique de tout cela n'est pas si nette (à moins que la dent baigne dans la salive, qu'on polymérise 5 secondes avec une lampe halogène dont l'ampoule a 12 ans d'âge, et qu'on n'utilise pas d'adhésif).
A vouloir être si "technique" tu vas dégouter tous les jeunots (en serais-tu un ?)qui vont se rabattre sur l'amalgame en pensant qu'ils ne seront pas capables d'assumer ou de tout maîtriser. Moi, je pense qu'il faut savoir surtout rester modéré.
Pour Mark : je ne m'étonne pas que tu polymérises par les côtés. Comme d'habitude, plus compliqué que toi, tu meurs. Comme je l'ai rappelé dans mon dernier article sur les points de contact, la technique de Krieji et Lutz avec les luciwedges est un peu obsolète aujourd'hui. J'avais expliqué dans un article paru dans le ROS qu'elle parvient très difficilement à polymériser correctement les composites ("Toute la lumière sur les coins transparents"). D'autres auteurs ont depuis, expliqué que si elle donnait de bons résultats (réduction du hiatus par rapport à une polymérisation directe par abord occlusal) c'est uniquement parce que précisément, le matériau faiblement insolé ne se contracte pas autant que s'il reçoit la lumière de plein fouet. Il est également faiblement polymérisé. C'est la raison pour laquelle, lorsque l'on utilise cette vieille technique, il faut impérativement faire suivre cette exposition latérale par une autre occlusale en complément. Aujourd'hui, on sait que la polymérisation progressive (démarrage à basse puissance) permet d'obtenir les mêmes résultats d'une manière bien plus simple par voie occlusale. Les matrices métalliques sont en effet disponibles en épaisseur plus faible (30 µm) alors que celles en plastique font au mieux 50 µm. D'autre part, elle peuvent être constituées d'acier mou malléable, contrairement au plastique, prégalbé. Certes, entre les mains d'un Dietschi, celles de chez KerrHawe peuvent donner d'excellents résultats, mais pour le péquin moyen, celles en métal sont plus faciles à maîtriser.
Deuxième erreur possible : mon ami Laurent Schermann, à l'époque où nous travaillions encore à la Fac de Montrouge, avait démontré, photo au MEB à l'appui, que le composite polymérisé contre une bande matrice plastique présentait une multitude de bulles contrairement à ce qu'il se produisait contre une bande de métal. Il s'agissait des composites d'il y a 20 ans. Je ne sais s'il en serait de même aujourd'hui.
Conclusion : 1/ Ce ne sont pas les méthodes les plus compliquées qui sont les plus efficaces 2/ Méfions nous de ce que nos yeux voient.3/ Avant d'affirmer quoi que ce soit, faisons une biblio.
08/02/2006 à 22h24
alhoun Ecrivait:
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> quelle pensée unique, annie?
suite à la reflexion d'acheter un bouquin et de ne plus en parler,signifie à mon avis se soumettre sans condition à l'auteur
09/02/2006 à 01h43
Marc, ces formules aparement taillées à l'emporte pièce sont de simples racourcis, leur intérets( s'il y en a un ) est de déclencher chez le lecteur une volonté de recherche et de vérification de l'info. Tout ce que j'avance ici sera confirmé ou tempèré par de simples recherches sur Pub Med accésibles à tous. Il ne s'agit pas de faire peur aux jeunes (j'en recontre pas mal)mais de les pousser à fonder leur exercice sur une argumentation raisonnée. C'est le seul moyen pour eux d'avoir une véritable autonomie professionnelle, ils doivent suffisament maitriser leur pratique pour etre capable d'en changer ou d'évoluer le moment venu.
On pourrait discuter du choix entre un gros amalgame mercuriel à la toxicité connue ou un trop gros composite mal réalisé. On pourrrait de plus remarquer qu' on parle ici de 2 matériaux peu biocompatibles à de nombreux titres...etc etc alors approche angélique , bienveillante, intègriste... tout est possible. L'important est de poser les questions.
Effectivement je suis un petit jeunot et si j'en crois le compteur de mon logiciel de gestion j'ai dépassé les 140800 RDV répertoriés, mes fauteuils sucéssifs sont donc surement montés et descendus plus de 300 000 fois...
Et franchement ce qu'on peut dire aux jeunes c'est que la dentisterie ce n'est pas difficile et les techniques les plus performantes ne sont pas compliquées. Je veux croire qu'ils sont capables de comprendre, d'appréhender et appliquer des concepts sophistiqués, complexes parfois mais PAS COMPLIQUES.
Je n'attaque absolument pas le composite, et ne mets pas en doute la valeur des articles que tu as produit sur le sujet et je pose une question :
le composite n'est il pas trés spécialement indiqué actuellement dans la mircro dentisterie?
La dentisterie est aujourd'hui plus que jamais à la croisée des chemins, elle va beacoup plus vite que ne peuvent réagir nos structures de formations, en débattre devient essentiel pour notre avenir et surtout celui des jeunes professionnels.
09/02/2006 à 01h53
OK Vm. La notion de micro dentisterie est assez nouvelle, et les compo sont effectivement en parfaite adéquation avec ce concept. Ils l'étaient du temps où cela ne s'appelait pas encore comme ça, mais où l'on avait déjà compris tout l'intérêt des obturations adhésives pour des cavités à peine plus étendues que la perte de substance provoquée par la lésion carieuse. Et si l'on doit faire passer un message, c'est bien celui-là : il ne s'agit pas de superposer traitement à l'amalgame et aux composites. Les composites peuvent intervenir à un stade bien plus précoce. Et à se stade, tout est plus simple et plus rapide. Donc mise en oeuvre à la portée de (presque) tous.
Pour le reste, je te laisse le soin de débattre sur la philosophie de la dentisterie et de son évolution. Mais je crains hélas, que comme partout ailleurs, il y ait plusieurs vitesses : les uns ont mis le turbo, d'autres en sont encore à l'âge de pierre. Pourvu que les patients ne trinquent pas trop chez les uns comme le autres !...
09/02/2006 à 11h33
Merci marc pour tes remarques toujours pleines de nuances et de diplomatie! :)
Le polymérisation occlusale en complément de la cervicale tombait sous le sens de mes propos. Mais ma complication n'a d'égale que ton caractère tatillon.
Du reste, cette manière, malgré son obsolescence telle que tu la soulignes avec ton sens des nuances coutumier, vaut pour la progressivité de la polymérisation, tant en approche progressive de la source lumineuse qu'en fractionnement de celle-ci de place en place.
Telle est ma pratique.
Elle est compliquée, certes, plus longue sans nul doute, mais me garantit cette lenteur qui à mon sens participe à la réduction des tractions dommageables à l'étanchéité et la coalescence du matériau.
Sans doute un effet de ma complexité rigoriste et de mon caractère psycho-rigide outranciers, qui ne peuvent que résulter d'un complexe d'infériorité mal refoulé, et que je soigne sur eugenol ;).
Et je ne suis même pas allongé pour te dire ça!
09/02/2006 à 12h13
On a chacun ses obsessions : merci de cette réponse qui prouve que tous les espoirs sont permis. Psychorigide ? Sûrement pas ! Perfectionniste, peut-être ?
09/02/2006 à 20h13
bon, quelqu'un à encore des recettes freudiennes pour faire durcir l'oedipe?
vm, la théorie, attestés, du facteur C est une donnée physique indiscutable, mais qui reste cependant du domaine de l'infra-clinique.
je suppose que personne n'a envie de parler de facturation?
09/02/2006 à 20h15
alhoun Ecrivait:
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>
> je suppose que personne n'a envie de parler de
> facturation?
Oh si qu'on en a envie !
Vas-y alhoun, raconte -nous... ;-)
09/02/2006 à 20h26
c'est vrai, j'avais oublié, sujet tabou.
mais il y a des chiffres.
quelqu'un de la sop pourrait nous rappeler le coût d'une restau au composite?
09/02/2006 à 20h28
alhoun Ecrivait:
> je suppose que personne n'a envie de parler de
> facturation?
vas-y ouvre!
ensuite je relance ou je me couche :)
09/02/2006 à 20h31
alhoun Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> c'est vrai, j'avais oublié, sujet tabou.
>
>
Rien n'est tabou sur eugénol...il suffit que quelqu'un commence... ;-)