Cookie Consent byPrivacyPolicies.comoù l'on parle de nos dirigeants "santé" - Eugenol

où l'on parle de nos dirigeants "santé"

cyberquenottes

05/02/2006 à 11h38

http://www.clicanoo.com/

rubrique "nous sommes tous des chikungunyés"

c'est l'éditorial en fait...


cyberquenottes

05/02/2006 à 11h42

ils ont vraiment l'air d'en baver....
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Le chik continue à faire des siennes. En début de semaine, Antoine Perrin, directeur de l’ARH, avait pourtant déclaré en présence de Xavier Bertrand, ministre de la Santé, en visite à Saint-Benoît, que “la tendance était à la stabilisation”. Mais depuis ces deux derniers jours, c’est reparti crescendo. Le service des Urgences en est la preuve vivante. L’on dirait une ruche. Ça court dans tous les sens. Embouteillage garanti. En plus des chambres déjà bondées, des lits picots ont été carrément installés dans les couloirs. De même, depuis hier, la direction organise des transferts vers la clinique Durieux au Tampon.

“Personnel exemplaire”

Une partie du cabinet médical de la clinique a été également transformée en service d’urgences. Les patients qui arrivent sont parfois contraints de se frayer un chemin entre les lits picots sur lesquels se trouvent déjà des malades perfusés. “C’est comme si on était dans le célèbre feuilleton américain, sauf que là, on n’est pas au cinéma”, lâche Alain Philibert pour détendre l’atmosphère. Le personnel, “exemplaire”, garde son sang-froid et tente de gérer au mieux la situation. “Lui, là-bas, il a déjà travaillé pendant 12 heures, mais il va sûrement rempiler cette nuit”, précise le directeur. Une autre infirmière devait terminer son service à 15 heures. Il est déjà 18 h 30, et elle est toujours là. Dans le couloir, entre les chariots et les lits entreposés un peu partout, une femme, assise sur une chaise, n’arrive plus à respirer. Elle fait une crise d’angoisse. Une partie du personnel de la clinique n’a pas non plus été épargnée par la maladie. “Nous avons un chirurgien, un anesthésiste, un urgentiste et un réanimateur qui sont chikungunyés. Ce sont pourtant des costauds”, indique Alain Philibert qui, en quatorze jours, n’a quitté la clinique que pour aller dormir. “On s’aperçoit que les cas sont de plus en plus lourds”, ajoute-t-il. Tous les services sont débordés. “On explose de partout”, annonce la direction. Le labo ne suit plus. La Croix-Rouge donne un sérieux coup de main. Le personnel en congé est rappelé à la rescousse. L’hôpital gère une situation de crise.

Y.M.