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urgence
22/03/2004 à 23h04
si un patient présentant du fait d'une pathologie ou un traitement médical un risque infectieux se pointe en urgence avec une vive douleur ayant toutes les caractéristiques d'une pulpite ou d'une nécrose pulpaire, vais-je pouvoir le soigner directement en cathétérisant +NaOCl+boulette coton imbibée d'une médication, pansement provisoire et Clamoxyl 2g/jours pendant 6 jours environ jusqu'à avoir terminé le traitement endo; (en urgence, le problème c'est que l'on ne peut pas le plus souvent se faire confirmer l'anamnèse par le médecin) ?
à moins qu'il ne faille pas toucher du tout à la dent, prescrire du doliprane, et du clamoxyl qui sera commencé 1 à 2 jours avant le prochain RDV durant lequel on peut commencer à cathétériser sous couverture antibio et débrider le canal, boulette, refermer... et on laisse sous clamoxyl jusqu'à ce qu'on est terminé le traitement endo ?
j'opte pour la première ou la deuxième solution?, car les cours n'ont jamais répondu à cette question et mes bouquins sont vagues!
même les profs à qui j'avais posé la question n'ont jamais été clairs!
23/03/2004 à 09h48
3 g amoxicilline une heure avant...., donc tu le reçois, tu lui fais son ordo et il revient aprés les 1 heure (pas interdit de lui prescrire anatalgique pour tenir jusque là).....sinon c'est tout pour ta pomme si le geste est à risque. Si pas de risque de bacteriemie et , par exemple, d'endocardite, tu peux attaquer de suite.
24/03/2004 à 11h06
OUi, mais le protocole dont vous me parler est celui donné par l'Anaes en cas de risque d'endocardite , valable aussi je crois pour les porteurs de prothèse orthopédique, mois je pensais à toutes les autres pathologies ou les patients sous traitement immunosuppresseur à risque infectieux général, pouvez vous me dire quel est le protocole dans ce cas pour un patient qui arrive en urgence?
merci,
24/03/2004 à 11h25
L'antibioprophylaxie reste la même pour tous mais quelquefois elle devient antibiothérapie en fonction de la durée de l'acte et du terrain plus ou moins déficitaire du patient. En fait, il n'y a pas vraiment de règles très bien établie pour les patients à risque infectieux général. Sur une nécrose, je pense que 5 jours d'AB sont le bienvenus.
24/03/2004 à 11h52
merci pour cette explication
par contre, j'ai déjà entendu parler de la possibilité de donner un AtB 24 à 48 heures avant un acte à risque pour apporter une concentration tissulaire importante au moment de l'acte:ce dernier protocole serait donc celui appliqué pour un acte programmé à l'avance (pulpec, extraction, détartrage.....) et non pas une urgence?
06/04/2004 à 20h24
pourriez vous SVP apporter une réponse à cette question,
merci!
06/04/2004 à 20h41
"Nini": "ni" polie,"ni" patiente.....désolé j'ai pas de réponse si ce n'est de prescrire 1g 3hures avant ou de faire démarrer antibio "normale" (3 fois par jour, 5 jours...) 24 ou 48 à l'avance. Si doute tu fais faire antibiogramme ou analyse PCR/prelevement patient pour cibler Atbio spécifique. Sinon, ton brave patient qui est si malade il doit avoir un medecin, non? Prends contact avec lui et vois ce qu'il en pense (essaie de pas l'agresser, c'est mieux pour la suite...).
07/04/2004 à 14h53
Tu pourrais nous en dire plus sur le prélévement analyse PCR, STP.
Ca m'a l'air un peu compliqué.
07/04/2004 à 14h59
Algi tu as besoin de vacances, tu es à cran là!
Elle dit SVP, merci, non?
Pour répondre je dirai que rien ne justifie de prendre et de faire prendre un risque à toi et/ou au patient.
Tu as toujours un moyen de temporiser : nécrose tu ouvres simplement la chambre pulpaire ça soulage déjà pas mal sans autre geste, pulpite tu peux mettre un pulpi quelque chose n'en déplaise à algi qui a jeté à la poubelle tous les trucs qui simplifient la vie... et tu prends contact avec le médecin qui traite généralement ce patient, en essayant d'avoir une réponse ECRITE car en cas de problème il n'y a plus personne...
Dans d'autres cas tu seras de toute manière obligée de mettre sous AB mais c'est souvent évident avec les signes cliniques associés.
En plus bien souvent dans le fonctionnement normal d'un cabinet tu n'as pas le temps en urgence de faire un acte long, il vaut mieux programmer.
Cordialement.
07/04/2004 à 19h46
Nini
Tu peut mettre un bon vieux pulpisédol en urgence.
Mais l'antibiothérapie préventive et les modifications de son traitement en cours dépendent entierement de son médecin traitant. C'est à lui que tu dois demander ce qu'il veut que tu prescrive, et pour les cas que tu sens à rique l'envoyer chez celui-ci pour qu'il le prescrive lui-meme.
17/04/2004 à 17h40
Excusez-moi, mais ce que je lis me sidère...
La question est la suivante : faut-il temporiser quand on reçoit un patient en urgence (type pulpite) à son cabinet dentaire ?
L'interrogatoire, rapide, du patient, doit confirmer l'absence de pathologie générale (cardiaque, diabète, immunodépression...)
Ceci étant fait, le seul geste d'urgence à réaliser sur une pulpite est :
- Anesthésie solide (type Spix et/ou intra-septale)
- Ouverture de la chambre pulpaire
- Extirpation du paquet vasculo-nerveux
Le patient peut ensuite repartir chez lui avec une boulette de coton imbibée d'hypochlorite de sodium (ClONa pour les experts, eau de javel pour les autres...) et un pansement type CAVIT dessus.
C'est tout : temps estimé à 5-10 minutes maxi, ce qui, pour une urgence, est je pense un temps correct
L'antibiothérapie est donc TOTALEMENT INUTILE sur une pulpite, sauf si vous décidez d'apporter votre contribution à la sélection nationale des germes les plus résistants...
Cela ne se justifie qu'en cas de cellulite, c'est à dire une fois la nécrose dentaire largement dépassée, avec un envahissement des tissus avoisinants...
Merci de votre attention
18/04/2004 à 11h03
ca c'est de l'interne, futur enseignant, non ????
18/04/2004 à 14h03
Bonjour,
Même si les propos tenus ici sont vrais, il ne faut pas être agressif... Nul ne détient la vérité, et encore moins sur ce sujet.
Ccela est vrai si, et seulement si, le patient présente un questionnaire médical vierge.
la question de "Nini" est différente. Elle demande l'attitude à adopter en cas d'urgence sur un patient qualifié "à risque". Malheureusement, sur ce type de patient, même si l'on ne souhaite pas contribuer à la sélection nationale des germes résistants, il est interdit de jouer aux apprentis sorciers.
En ce qui me concerne, je suis très peu prescripteur, mais il y a des situations où il ne faut surtoiut pas se priver. Pensons aux patients de temps en temps ...
Bonne continuation
19/04/2004 à 22h25
"Ceci étant fait, le seul geste d'urgence à réaliser sur une pulpite est :
- Anesthésie solide (type Spix et/ou intra-septale)"
Il est anormal qu'on n'apprenne pas aux étudiants à pratiquer une anesthésie trans-corticale , totalement indolore, systématiquement efficace surtout sur une pulpite ( avec adrénaline au i/80 000e: 1/4 de cartouche suffit!) et sans jamais de suite.
Quant au Naclo en boulette dans la chambre...ce produit étant très instable, au bout d'une heure son efficacité me semble bien utopique.
didier
21/04/2004 à 02h31
Ceci étant fait, le seul geste d'urgence à réaliser sur une pulpite est :
- Anesthésie solide (type Spix et/ou intra-septale)
- Ouverture de la chambre pulpaire
- Extirpation du paquet vasculo-nerveux
C'est tout : temps estimé à 5-10 minutes maxi,
Par simple curiosité , combien as-tu réalisé de spix dans ta carrière d'étudiant interne?
21/04/2004 à 03h16
....5- 10 minutes maxi, tu parles! Il faut déja 15mn pour la prise de la Spix.
A+
21/04/2004 à 14h41
Ce qui est recommandé chez nous (Belgique) dans la plupart des cours en cas de pulpite est l'hydroxyde de Calcium dans la chambre après curetage de la pulpe camérale ou un peu plus si possible+ cavit. ça marche très bien, mais c'est peut-être simplement dû au fait d'avoir ouvert et un peu nettoyé. Le CaOH reste stable+/- 1 mois, ça varie suivant les auteurs. Chez un patient qui n'est revenu que 8 mois plus tard, c'était toujours impeccable, mais il ne faut sans doute pas en tirer une loi.
21/04/2004 à 15h24
je dirais comme gulguch 5-10 min ????
à moins d'être un schumacher de la dentisterie, je ne vois pas ..
21/04/2004 à 20h43
bonjour,
la seringue paroject distribuée par Bisico (et d'autres maintenant je crois) résoud (résouds?) les problèmes d'anesthésie pour les molaires inf.
elle ne vaut pas par sa conception, mais par son MODE D'EMPLOI !
bon, y'aura p'têt une ptite réaction autant tissulaire que passagère, mais le problème dentaire pur aura été règlé dans la joie et l'allégresse (pendant l'acte, et de toutes façons pour l'après vous s'rez pas là, et vous aurez prévenus des suites)
promis, je ne suis pas sponsorisé par bisico, mais ils m'épatent... jusqu'à la facture.
22/04/2004 à 01h57
C'est ce que je voulais faire remarquer à notre étudiant interne qui sait beaucoup plus de théorie que moi sans aucun doute...
Si dans la réalité TOUTES ses spix prennent en moins de 5mn, il est décidemment très doué...
Cordialement.
22/04/2004 à 17h02
salut didier
tu les fais avec quoi tes transcorticales?
merci
24/04/2004 à 02h29
Avec QuickSleeper depuis 5 ans. Pas prêt de revenir en arrière!!
NB: je fais mes trans corticales en 1ere intention.
Bon WE
didier
24/04/2004 à 23h23
En cas de pulpite aigue sur molaire mandibulaire,l'anesthésie intra-septale ou tronculaire n'est pas totalement efficace dans la plupart des cas...alors
5 a10 minutes maximum, je dis bravo!je propose a notre "étudiant interne"
de venir travailler en cabinet pour découvrir ces petites douceurs qui font notre quotidien.
Plus sérieusement, les adeptes d'anesthesies transcorticales (et utilisateurs de quicksleeper ) pourraient il me dire s'ils sont satisfait de cette technique: la sédation est elle totale? existe t il des échecs?exite t il des douleurs consécutives a l'injection? sont ils satisfait de cet investissement?
Merci
25/04/2004 à 01h43
L'anesthésie transcorticale est délicate. Il faut une Rx. avant, car en cas de proximité radiculaire, on risque fort de toucher la racine. la moindre érreur de localisayion ou d'angulation est problématique. Si c'est pour une éxtraction, ce n'est pas grave.
Pulpite= Tronculaire + paraapicale + intraligamentaire, car le ligament dentaire est vascularisé, + en dernier recours, intraseptale. On peut refaire passer le patient dans la salle d'attent pendant 1/2 heure.
Si c'est à 8 heures du soir, envoyer à un urgentiste pour une piqure de palfium.
25/04/2004 à 04h04
"L'anesthésie transcorticale est délicate. Il faut une Rx. avant, car en cas de proximité radiculaire, on risque fort de toucher la racine. la moindre érreur de localisayion ou d'angulation est problématique. Si c'est pour une éxtraction, ce n'est pas grave."
Pas d'accord avec toi: si tu suis bien les recommandations, tu ne PEUX pas être ds une racine; de toutes façon, quand bien même tu mettrais une si mauvaise volontée que tu arriverais au contact d'une racine, ton patient te le ferait savoir avant même que tu touches cette racine car tu "piquerais" le ligament alvéolo dentaire et tu lui ferais mal, t'interdisant d'aller au delà. De plus, il est impossible de perforer une racine bien trop dense pour se laisser traverser, contrairement à l'os.
Ps: tu as oublié dans la succession des anesthésies preconisées pour la pulpite , l'intra pulpaire!!
Perso, pour une pulpite je fais systématiquement et d'emblée une trans corticale avec généralement 1/4 ou 1/2 cartouche au 1/80 000e d'adrénaline voire depuis peu 1/4 au 1/50 000e. Résultats absolument constants en moins de 3'.
Pour moi, la cause est entendue depuis longtemps et la pulpite mand à 20h ne me fait ni chaud ni froid