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je prescris, tu prescris, il prescrit...
30/04/2006 à 22h41
Si pas de nécrose, pas de perte osseuse, donc pas d'AB.
Pour une greffe gingivale pas d'AB non plus mais le temps d'exposition du site receveur est plus court.
Alors faut-il des AB oui ou non?
30/04/2006 à 22h47
Tu génères, al, quatre étoiles?, ca peut se dégrader, tout cela, attention!:-)))
30/04/2006 à 23h41
olafille Ecrivait:
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> et l'antidote du paracetamol c'est le mucomist
> (pour fluidifier les bronches) vous saviez?? par
> contre pour le dtt, annie, je vois pas, le brufen
> peut être (un ver, 2 vers, 3 vers...)
et qd les bronches sont fluidifiées,comment fait on pour les re-solidifier?
c'est pas Pour le DTT,c'est le traitement DE DTT que s'était fait cet homme pour soigner sa dent car il croyait qu'il y avait un ver à l'intérieur
01/05/2006 à 00h00
mac Ecrivait:
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> tiens une question serieuse al, prescription
> d'antibio ou pas avant une chir touchant à l'os
> style implanto ou DDS incluse.
Selon l'Afssaps oui:
"
Les actes invasifs pratiqués chez les sujets sains pour lesquels une antibioprophylaxie est recommandée sont définis
comme étant : l’avulsion de dent en désinclusion, les transplantations/réimplantations, la chirurgie péri-apicale, la
chirurgie des tumeurs bénignes des maxillaires, certains actes de chirurgie parodontale (comblement et greffes
osseuses, membranes en chirurgie de la poche), la chirurgie osseuse, la mise en place en chirurgie implantaire et la
mise en place de matériaux de comblement (Accord professionnel).
"
01/05/2006 à 01h09
Une prise de sang dans une veine du bras pendant la mastication montrera des bactéries infragingivales
01/05/2006 à 01h13
al écrivait:
"...en cas de cellulite,...il suffit d'ouvrir la dent causale, pour soulager. et dans ce cas, je prescris ... un bain de bouche à l'eau très salée. (méthode machtou)..."
Deux questions à ce sujet. Moi jusque là je me contentais d'ouvrir, mais il est vrai que parfois, ça ne soulage pas immédiatement.
Donc:
- quelle concentration de sel est à utiliser? Comme l'eau de mer 20 à 25 grammes par litre, plus, moins?
- comment ça marche? Osmolarité?
Merci. Vivement mon retour plein d'urgences pour essayer cette méthode.
Par contre la boîte de chocolats du pharmacien, cette année...tintin!
01/05/2006 à 01h14
petit filou Ecrivait:
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> Une prise de sang dans une veine du bras pendant
> la mastication montrera des bactéries
> infragingivales
Et une rectoscopie va montrer des enzymes lysosomes chargé d’acide phosphatase ?
:)
01/05/2006 à 01h31
domi38 Ecrivait:
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>
> Donc:
> - quelle concentration de sel est à utiliser?
> Comme l'eau de mer 20 à 25 grammes par litre,
> plus, moins?
Beaucoup :)
> - comment ça marche? Osmolarité?
Ca marche comme l'eau de mer, ça creuse.
Il faut aussi que l'eau soit tiède.
01/05/2006 à 09h53
comment marche le bain de bouche à l'eau salée je sais pas. je pense qu'effectivement c'est une question de concentration de milieu.
et pour ce qui est de la concentration, à la louche : une cuiller à soupe de sel dans un verre d'au tiède.
et pour mac, la prescription d'antibiotiques pour les dents de sagesse, c'est au cas par cas. tout va dépendre de l'effraction osseuse que je vais devoir faire.
et pour les implants, n'en posant pas moi même, je ne sais pas. c'est le poseur qui décide. mais j'ai cru comprendre qu'une prescription systématique s'impose.
pour autant, en matière de dents de sagesses, voilà l'expérience personnelle qui a considérablement fait évoluer ma prescription.
en 1982, le cabinet que je reprenais était équipé d'un poupinel. et quasiment à chaque dent de sagesse, j'avais une alvéolite. j'ai acheté mon premier autoclave en 1984. le taux d'alvéolite à brutalement chuté de plus de la moitié. et c'est en 1987 que j'ai commencé à stocker mes instruments de chir sous sachets. les alvéolites sont tombées à un niveau négligeable. les prescriptions associées ont évidemment évoluées dans le même sens. c'est un constat qui vaut ce qu'il vaut.
mais je le répète, ma philosophie n'est pas de ne pas prescrire à tout prix, mais à bon escient (merci de laisser parcimoni chez lui). c'est tout. quand un geste, qui de toutes façons devra être fait, suffit à résoudre un problème, je ne vois pas l'utilité d'une prescription.
mais ce n'est que mon avis de prescripteur avec parcimoni (zut j'ai pas pu l'empêcher de la ramener celui-là).
01/05/2006 à 11h51
al Ecrivait:
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> en tout cas, depuis quelques années, quasiment la
> seule prescription d'antibiotiques que je fais
> concerne les flashes de 3g d'amoxicilline dans le
> cas de risque d'osler.
Me permetterais-je de préciser au grand Al que l'ASFAPSS ne préconise plus que 2g, et ce depuis 2003.
Mais je m'excuse de vous demander pardon.
01/05/2006 à 12h11
LdL, je suis al minuscule.
tu as raison, mais il y a des habitudes qui ont la vie dure, et qui ne sont pas de mon fait. le conditionnement continue d'être en trois grammes, et la carte "cardiaque", qui lui a été délivrée par son cardiologue il y a un an, que m'a présentée encore la semaine dernière une patiente, précisait la nécessité de 3g avant toute intervention dentaire.
et comme dans ce cas, je ne suis pas maître de la prescription, je n'irai pas discuter cette dernière.
mais personnellement je suis très dubitatif sur l'utilité de ce type de prescription dans la majorité des cas, surtout quand je constate sur une pano d'oslérien, des pêches endo ci et là, dont le patient se satisfait fort bien depuis souvent des lustres. mais c'est vrai qu'il est difficile de faire la part des choses, entre le risque qui ne dépasse pas le risque courant du patient sain, et celui de l'oslerien en puissance. et c'est pour ça que je discute pas, et fais dans ce cas, comme le cardiologe me demande de faire. mais j'ai parfaitement conscience, que tout le monde ouvre un immense parapluie. heureusement ça reste marginal.
01/05/2006 à 15h01
ce genre de prescription couvre le geste therapeutique et l'augmentation brutale eventuelle de la bactériémie, ce n'est pas un traitement curatif, donc pas destiné a couvrir les infections chroniques anciennement installées, pour lesquelles il faut peser la balance risques - service avant d'intervenir, (selon d'ailleurs le meme protocole)
le cardiologue est maitre du jeu, car il connait l'etat de santé ou de fragilité du patient, l'atbtherapie preventive ne sert pas a couvrir la reussite de notre traitement local mais a proteger le patient
lorsqu'il a une carte avec le protocole a suivre, ou un courrier de son medecin, pourquoi penser pouvoir y deroger?
des considerations generales, ou meme des conferences de consensus, ne sauraient remplacer un traitement personnalisé.
01/05/2006 à 16h48
al Ecrivait:
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> mais personnellement je suis très dubitatif sur
> l'utilité de ce type de prescription dans la
> majorité des cas, surtout quand je constate sur
> une pano d'oslérien, des pêches endo ci et là,
> dont le patient se satisfait fort bien depuis
> souvent des lustres.
Et tu as tout à fait raison. L'antibioprophylaxie telle qu'on la pratique n'est basée sur aucune preuve scientifique, c'est une mesure de précaution "de principe". Mais tant que ça reste un consensus médical, nous sommes obligés de nous y plier.
De plus, tu as tout à fait raison de supposer que les infections chroniques font courir plus de risques que les actes ponctuels, et c'est vers quoi s'orientent actuellement les données acquises.
01/05/2006 à 21h25
Salut Choixpeau, week-end oblige, réponse tardive!
Le Choixpeau magique Ecrivait:
>
> Un anti-inflammatoire sur un tableau infectieux:
> ça sert à quoi ?
>
Le corticoïde, que je prescris dans les seuls cas exceptionnels où y'a "le feu", et sans recours possible au geste salvateur, est la PREMIERE et principale indication donc prescription dans ce cas précis. L'objectif: sédation RAPIDE de la douleur, réduction de l'hyper-inflammation. Néanmoins, la corticothérapie doit OBLIGATOIREMENT être accompagnée d'un traitement anti-infectieux, sinon danger! Elle participera évidemment à l'amélioration de la diffusion de l'antibiotique sur le site enflammé.
> Un de nos profs, quand il nous faisait la liste
> des indications des différents médicaments,
> mettait pour les AINS "pas d'indications".
> En général, après une endo, j'indique toujours aux
> patients qu'ils pourront avoir un petit peu mal,
> et c'est suffisant pour les rassurer et rendre
> leurs éventuelles douleurs supportables.
>
J'entends bien, mais je le répette, je tiens à prévenir l'inconfort du patient, même s'il est averti de l'éventualité.
Je voudrais bien savoir, sur une échelle de douleur de 1 à 10, ce que toi tu serais disposé à SUPPORTER, sur une dent qui ne te faisait pas mal AVANT, par exemple?
prescription avec achat
> > différé selon circonstance.
> >
> Amha, ça encourage les tendances à
> l'auto-médication des patients.
>
Ce n'est pas de l'auto-médication, puisque c'est prescrit. Disons que cela procède de la résponsabilisation. Et puis je fais confiance à un patient qui me fait confiance.
> Tu parles ! Est-ce que tu as déjà demandé aux
> patients à qui tu as prescrit des antibios à
> postériori quand est-ce qu'ils les ont arrêté ?
Non, je ne suis pas sa mère... ;)
> Mais aussi "les antibiotiques, c'est pas
> automatique".
>
Absolument!
Mes propos n'auraient donc pas été assez clairs?
Bien lire avant d'écrire!
Sinon, Choixpeau et tais-toi :))) en toute amitié!