Cookie Consent byPrivacyPolicies.comêtre ou ne pas être ... en I.M. - Eugenol

être ou ne pas être ... en I.M.

isaïe

12/08/2004 à 13h54

Extrait du site de la SOP, questions et réponses des conférenciers, janvier 2004, de Pierre Carpentier:
"Vous avez dit que les dents rentraient en contact dix minutes par jour en OIM mais lors de la déglutition des contacts s’établissent également ?
Il y a deux mille quatre cents déglutitions par jour et pas de contact en OIM
Il y a bien dix minutes de contact par vingt quatre heures lorsqu’il y a trois repas. C’est seulement dans la phase terminale du cycle qu’il y a contact dento-dentaire car avant il y a interposition du bol alimentaire..."
Extrait de "Occlusodontologie" de Albert Jeanmonod Ed. cdp p. 62:
"La déglutition de la salive, acte réflexe, s'exerce en poyenne 1600 à 2000 fois par 24 heures, selon les individus. Normalement chaque déglutition se fait, les dents serrées, en intercuspidation maximale"
Comment se faire une religion?


gulguch

04/09/2004 à 18h56

Et bien comme n'a pas dit Lao-Tseu, pour toute religion, l'absence de religion. Pourquoi ne pas admettre une fois pour toutes que l'univers est approximatif?
A+


Al

05/09/2004 à 00h09

Je me suis "observé". Je ne suis quasiment jamais en IM lors de mes déglutitions salivaires.

Alors après qui a tort qui a raison ?

Yé né lé sé pas


Andreas

05/09/2004 à 07h42

C est surtout pd la nuit , lors de nos crispation dentaires et nos bruxisme que la malocclusion est le + nefaste.
Si le matin au reveil, vous etes fatigué, vous avez des cervicalgie, maux de tete, lombalgie ou toutes autres douleurs articulaires.....c est signe d une malocclusion evident.
C est pas encore ecrit ni dis par les "Pontes " de l occluso, mais c est AINSI.

OBSERVEZ VOUS ......:))


isaïe

05/09/2004 à 12h47

Il est bien possible que les dents de Al ne se touchent pas à chaque déglutition. Nous voyons beaucoup de patients qui interposent la langue systématiquement et qui ne s'en plaignent pas trop.
Je pense qu'il est également possible de manger sans que les dents se touchent. Il n'est pas nécessaire d'aller jusqu'à la position d'intercuspidie maximale pour broyer sa nourriture.
Mais alors, à quoi bon une telle précision dans la reconstitution de nos reliefs occlusaux s'il y a moyen de fonctionner sans que les dents n'entrent en contact?
D'autre part, les perturbations de ces reliefs occlusaux (pour toutes sortes de raisons) sont à même d'induire des troubles à distance (au moins tensions musculaires asymétriques et probablement des variations de paramètres biologiques).
Je me pose simplement la question suivante et c'est le sens de la collecte d'observations que je continue à mener: la fonction masticatrice est-elle bien la fonction principale de nos dents? S'il y a moyen de perturber l'homéostasie générale (il faut bien entendu encore en prouver le caractère systématique et permanent) en modifiant les reliefs dentaires, ces mêmes reliefs ont-ils un rôle à jouer dans l'élaboration et le maintien de cette homéostasie générale?
Dans cette optique (pure hypothèse à ce stade) la dentition lactéale des mammifères prendrait un autre sens (chez certains phoques et morses, la permutation se fait in utero, les dents de lait n'ont donc pas servi à mastiquer de la nourriture: erreur de la nature?), id. pour le calendrier d'éruption, id. pour la complexité inutile des reliefs cuspidiens (vestiges de l'évolution?) etc...
En espérant que vous ne trouverez pas cette digression hors sujet...


Pier

05/09/2004 à 20h08

Après tout où est le problème?
Simplement du fait que à chaque fois, on ne considère qu'un aspect du problème.
Les dents ne sont qu'un élément d'un système plus complet qui compte d'autres éléments.
Si on ne tient compte que d'elles seules, il manque une grande partie dans le raisonnement à appliquer.
Et en général peu de personnes s'occupe du rôle du système propriocepteur qui pourrait être bien une des clés de la compréhension de l'ensemble.


Amibien

18/05/2008 à 13h45

isaïe Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> Il est bien possible que les dents de Al ne se
> touchent pas à chaque déglutition. Nous voyons
> beaucoup de patients qui interposent la langue
> systématiquement et qui ne s'en plaignent pas
> trop.
> Je pense qu'il est également possible de manger
> sans que les dents se touchent. Il n'est pas
> nécessaire d'aller jusqu'à la position
> d'intercuspidie maximale pour broyer sa
> nourriture.
> Mais alors, à quoi bon une telle précision dans la
> reconstitution de nos reliefs occlusaux s'il y a
> moyen de fonctionner sans que les dents n'entrent
> en contact?
> D'autre part, les perturbations de ces reliefs
> occlusaux (pour toutes sortes de raisons) sont à
> même d'induire des troubles à distance (au moins
> tensions musculaires asymétriques et probablement
> des variations de paramètres biologiques).
> Je me pose simplement la question suivante et
> c'est le sens de la collecte d'observations que je
> continue à mener: la fonction masticatrice
> est-elle bien la fonction principale de nos dents?
> S'il y a moyen de perturber l'homéostasie générale
> (il faut bien entendu encore en prouver le
> caractère systématique et permanent) en modifiant
> les reliefs dentaires, ces mêmes reliefs ont-ils
> un rôle à jouer dans l'élaboration et le maintien
> de cette homéostasie générale?
> Dans cette optique (pure hypothèse à ce stade) la
> dentition lactéale des mammifères prendrait un
> autre sens (chez certains phoques et morses, la
> permutation se fait in utero, les dents de lait
> n'ont donc pas servi à mastiquer de la nourriture:
> erreur de la nature?), id. pour le calendrier
> d'éruption, id. pour la complexité inutile des
> reliefs cuspidiens (vestiges de l'évolution?)
> etc...
> En espérant que vous ne trouverez pas cette
> digression hors sujet...




C'est trop bon de se replonger dans les débuts...


Humb

19/05/2008 à 00h49

Il faut faire le bilan:
Que nous a apporté l'Occlusodontologie pure et dure?
Effectivement ,nous pouvons mastiquer,déglutir avec des aberrations occlusales ,linguales etc..
sans signes ni symptômes ni à court et à long terme.
A contrario,nous voyons arriver dans nos cabinets,des patients avec un système stomatognatique quasi idéal et qui sont dans le 36ème dessous,de douleurs du sommet du cràne jusqu'aux orteils,en passant par la sphère orofaciale.
C'est à ce moment que ce que nous a apporté Isaïe
prend tout son sens.
Il faut dire que pour règler les prothèses,pas forcement sur implants,je n'ai pas trouvé mieux que le règlage occluso-cochléaire.

Mais cette recherche d'Isaïe:
"Il est bien possible que les dents de Al ne se touchent pas à chaque déglutition. Nous voyons beaucoup de patients qui interposent la langue systématiquement et qui ne s'en plaignent pas trop.
Je pense qu'il est également possible de manger sans que les dents se touchent. Il n'est pas nécessaire d'aller jusqu'à la position d'intercuspidie maximale pour broyer sa nourriture.
Mais alors, à quoi bon une telle précision dans la reconstitution de nos reliefs occlusaux s'il y a moyen de fonctionner sans que les dents n'entrent en contact?
D'autre part, les perturbations de ces reliefs occlusaux (pour toutes sortes de raisons) sont à même d'induire des troubles à distance (au moins tensions musculaires asymétriques et probablement des variations de paramètres biologiques).
Je me pose simplement la question suivante et c'est le sens de la collecte d'observations que je continue à mener: la fonction masticatrice est-elle bien la fonction principale de nos dents? S'il y a moyen de perturber l'homéostasie générale (il faut bien entendu encore en prouver le caractère systématique et permanent) en modifiant les reliefs dentaires, ces mêmes reliefs ont-ils un rôle à jouer dans l'élaboration et le maintien de cette homéostasie générale?
Dans cette optique (pure hypothèse à ce stade) la dentition lactéale des mammifères prendrait un autre sens (chez certains phoques et morses, la permutation se fait in utero, les dents de lait n'ont donc pas servi à mastiquer de la nourriture: erreur de la nature?), id. pour le calendrier d'éruption, id. pour la complexité inutile des reliefs cuspidiens (vestiges de l'évolution?) etc...
En espérant que vous ne trouverez pas cette digression hors sujet..."

prend tout son sens pour avancer dans les preuves scientifiques.


Cuisinier2 vnbbxx - Eugenol
jeff2

19/05/2008 à 01h07

aie aie, vous touchez un sujet qui m'est sensible, la mastication.
qu'elles se touchent ou pas , la question?
mais la preference du croquant, du craquant et croustillant, bien sur pas evident qu'elles se touchent, mais dans le croquant y a quand même des chances

les conceptions de Planas pour moi tiennent la route. Ce type était un clinicien et observateur hors pair, et toutes mes observations cliniques tendent a confirmer qu'une mastication bilatérale alternée permet l'ouverture du maxillaire qui sans contact serait impossible


Amibien

19/05/2008 à 09h34

Que se passe-t'il quand l'émail d'une dent est soumis à une pression ne serait-ce que par l'intermédiaire d'un aliment dur ? A partir de quelle force par unité de surface avons-nous un courant piézo-électrique ?