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110 000
26/08/2004 à 21h25
D'aprés Sciences et Avenir de ce mois, nb d'implants par an:
France 110 000
Italie 409 000
Allemagne 419 000
Espagne 168 000
....à méditer!
26/08/2004 à 23h09
Cher Gulguch,
Allemagne 83 MO d'habitants, soit 5.048 implants par MO.
France 60 MO, soit 1.834 I/MO
Italie 57 MO, soit 7.175 I/MO
Espagne 39 MO, soit 4.307 I/MO
Il serait intéressant de chercher à savoir si les patients implantés sont originaires des pays en question ou si un pays comme l'Italie ou l'Espagne ne drainent pas la patientèle des pays d'Afrique du Nord, ou d'Europe de l'Est, comme l'Allemagne ???
Personnellement, je pencherais plus vers un phénomène de cette nature...
Naturellement, la discussion reste ouverte.
A +
28/08/2004 à 00h28
ciwil a écrit:
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> personnellement, j'en ai déjà posé 4 !
> où sont les 109996 autres ?!
Le principal est d'avoir posé !
Le nombre importe peu pourvu que cela soit bien réalisé.
Je connais un praticien qui en place 400 par an et qui travaille pire qu'un cochon.
Des implants qui font mal (oh oh oh oh), des prothèses qui n'arrêtent pas de se dévisser (ah ah ah ah), des implants qui restent enfouis des années sans être équipés faute d'avoir expliqué qu'il faut aussi payer les dents qui vont dessus (hou hou hou hou), des implants qu'il faut enlever en urgence après quelques mois (hé hé hé hé).
J'ignore comment il fait pour avoir ses patients.
J'ignore aussi pourquoi "ces merdes" arrivent chez moi ? Parce qu'en plus il a l'art de donner la faute aux patients quand ça ne va pas, et ils sont littétralement abandonnés à leur sort.
Je dis toujours que le praticien a les patients qu'il mérite avoir, et les patients le médecin qu'ils méritent aussi.
Soyez donc méritants !
28/08/2004 à 13h22
la question de Gulguch mérite tout de même une reflexion sérieuse. il paraît évident qu'il y a en france un frein à l'implantologie. ce frein est de nature culturelle avant tout.
- chez les praticiens: 60 % des praticiens n'ont pas d'assistante: ceux là ne seront jamais des poseurs, et sans doute jamais des préscripteurs.
- le calcul doit donc se faire chez les 40 % qui restent: quel est le degré d'implanto-conscience chez ces confrères? combien sont prêts à investir intellectuellement et financièrement pour POSER des implants? il est vrai qu'exercer l'implanto en omnipratique est cher, et constitue souvent une danseuse pour des praticiens qui adorent ça, mais qui n'en posent pas assez ( nombre de correspondants insuffisant, mise à l'écart de cas compliqués, etc.) il faut tout de même rappeler que le montant des fournitures dans un grand système correspond à la moitié du devis généralement, et qu'en cas d'échec, c'est tout de suite opération blanche.
on peut alors être préscripteur, et là je remarque que je n'ai aucun correspondant dans ma propre petite ville, ceux-ci préfèrent adresser leurs patients à 50 ou 100 Km . le refus d'admettre qu'il y a à cent mètres un praticien qui réalise des actes qu'ils sont incapable de faire, ou plutôt ne veulent pas faire. cette contrainte imposée aux patients en dissuade plus d'un.
il y a enfin ceux qui vous adressent leurs cas pour réaliser et la chir, et la prothèse.le plus souvent , ces cas sont dûs à l'exigeance du patient, et le praticien référent n'ayant aucun interêt financier dans l'affaire, ces cas sont très rares.
il faut rappeler aux praticiens que des cours de prothèse sur implants de qualité existent à tous les coins de rue, et que l'investissement se limite grosso modo à un tourne-vis universel et une clé dynamométrique manuelle, pour ceux qui ne veulent pas de moteur. c'est franchement peanuts. pour ne citer qu'une indication: le fait que des confrères s'empoisonnent encore la vie , et celle de leurs patients avec des complets du bas sans implants relève pour moi du mystère. je m'arrête parceque ce post tire en longueur en concluant que le frein des patients est TRES SOUVENT anecdotique.
29/08/2004 à 07h48
Cher Alhoun,
c'est le "bouche à oreille" qui conduit les patients. Le fait d'être envoyé par un "prescripteur" ne pèse pas très lourd dans le choix du "poseur" par le patient. Un patient va toujours préférer un praticien qui pourra reconstruire sa bouche sur implants de A à Z, s'il a le choix et si la confiance s'installe avec ce praticien.
Comme tu le dis si bien, le frein du patient est anecdotique et bien souvent d'ordre financier. Pour avoir de l'eau à la pompe, il faut pomper ! Si l'eau ne vient pas, c'est qu'on ne pompe bas bien. Et pour que la pompe fonctionne, il faut l'amorcer... et donc proposer des plans de traitement avec solution implantaire. Regardons le nombre de plans de traitement de ce type proposés par an dans nos cabinets et la réponse est là. Il ne faut pas vouloir une réponse rapide de la part du patient. Combien n'attendent pas de longs mois voire un an et même deux ans avant de se décider, et croyez bien qu'ils se renseignent.
Quand aux honoraires, ils doivent être plus importants que ce que tu dis, car si tu veux vraiment bien faire cela prend du temps et de l'énergie et là, c'est à peine rentable.
Je pense que de pratiquer des prix pour être "concurentiel" ne mêne qu'à la catastrophe.
A partir du moment où le temps de travail dans un plan de traitement donné s'allonge au-delà de ce qui était prévu, la motivation du praticien va s'émousser et le risque est grand de faire des bêtises.
Il faut aussi considérer que si l'engagement financier du patient est important, ce dernier va mettre toutes les chances de son côté pour que son traitement fonctionne à long terme.
La discussion reste ouverte.