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omission coupable
12/11/2004 à 15h27
patiente reçu la semaine dernière à mon cabinet, 72 ans, parfait état de santé , hormis une dépression dûe à l'instabilité de ses prothèses.(hypothèse confirmée par ses proches). 4 prothèses complètes haut et bas en 10 ans, chez 4 praticiens différents du cru, et pas tous des vieux schnoks. aucun ne lui a parlé d'implants, sauf le tout dernier, en lui disant que c'était désormais impossible, ce en quoi il avait (presque)raison. que pensez-vous des praticiens qui ont laissé cette patiente en arriver là, et qui se sont qd même lancé dans des adjointes à la con??
12/11/2004 à 20h46
Tu dit " presque raison ", donc tu entrevois une possibilité. Si tu réalise ce cas, n'oublie pas de le mettre à jour sur eugénol, cela va interresser du monde.
Quand à ta question, est tu sure que tu as besoin d'une réponse ?
12/11/2004 à 21h52
je dis "presque" par honnêteté intellectuelle, car il y a des gens qui traitent ça, difficilement, mais y arrivent plus ou moins cf le dernier n° du IJOMI. moi je ne le fais évidemment pas, même pas avec le concours d'un orthopédiste, car ce n'est pas quelque chose que j'ai envie de gérer.
13/11/2004 à 01h03
D'accord alhoun, triste d'en être arrivé là.
Mais que proposer à une patiente qui arrive dans cet état si ce n'est de se (re)lancer dans des "adjointes à la con" ?
Tu es sûr qu'il y a 10 ans tu aurais pu implanter?
Cordialement.
13/11/2004 à 09h38
je suis sûr que il ya dix ou 15 ans, cette patiente aurait pu être implantée sans problème, avec un protocole qui déjà à l'époque était fiable et prévisible. l'article d'adell & co date de 1981. je dis qu'à un moment donné, cette patiente a été très mal prise en charge. je stigmatise, et je tente de sensibiliser. on dit la profession trrrrès attachée à la santé publique, on nous le sert à chaque torchon et à chaque laïus professionnel: la preuve que non.
@ +
14/11/2004 à 10h34
alhoun a écrit:
-------------------------------------------------------
> je suis sûr que il ya dix ou 15 ans, cette
> patiente aurait pu être implantée sans problème,
> avec un protocole qui déjà à l'époque était fiable
> et prévisible. l'article d'adell & co date de
> 1981. je dis qu'à un moment donné, cette patiente
> a été très mal prise en charge. je stigmatise, et
> je tente de sensibiliser. on dit la profession
> trrrrès attachée à la santé publique, on nous le
> sert à chaque torchon et à chaque laïus
> professionnel: la preuve que non.
> @ +
D'accord avec toi, hier j'ai fait un test suite à ton post, j'ai posé la question à mes patients, j'en avais 6 de 25 à 76 ans.
Connaissez vous les implants? Non
Donc j'explique. Je le fais à longueur de semaine.
Es-tu sûr que les praticiens soient sensibilisés, peur d'être déconsidérés, il y a 10 ou 15 ans c'était moins évident. Très peu de praticiens posaient des implants.
Il y a 4 ans, je dirige une patiente pour pose d'implants, complet du bas qui se "balade". Mon Cher confrère, ne daigne même pas me faire un compte-rendu, le cas n'étant pas favorable, la dirige vers un de ses amis, Spécialiste de la prothèse du bas QUI TIENT. Je passe pour un CON. Pas tout à fait puisque je n'aime pas la prothèse complète.
J'avais fait ce genre de remarque dans un post, resté sans réponse ( Valéro je crois!) sur la relation avec les ODF exclusifs. Avec les moyens modernes : net, rien de plus facile que de communiquer.
14/11/2004 à 10h46
tu as raison zorbeca, mais la tu mets le doigt sur un problème de communication, pas de thérapeutique. et puis le souci, c'est que envoyer un patient chez un implanto quand plus rien ne marche, de façon ponctuelle n'est pas la bonne solution. il est préférable que tu te mettes en relation avec un chir que tu apprécie, et que tu fasse partie d'un study group de façon régulière: les indications sont multipliées par dix, car en discutant on est plus sensibilisés, et là, la communication peut être permanente.
14/11/2004 à 11h11
alhoun a écrit:
-------------------------------------------------------
> tu as raison zorbeca, mais la tu mets le doigt sur
> un problème de communication, pas de
> thérapeutique. et puis le souci, c'est que envoyer
> un patient chez un implanto quand plus rien ne
> marche, de façon ponctuelle n'est pas la bonne
> solution. il est préférable que tu te mettes en
> relation avec un chir que tu apprécie, et que tu
> fasse partie d'un study group de façon régulière:
> les indications sont multipliées par dix, car en
> discutant on est plus sensibilisés, et là, la
> communication peut être permanente.
Il y a aussi l'éternel problème de la différence d'âge, certains jeunes nous prennent pour des Vieux Cons, lire le forum, sur les anciens :arnaqueurs, qui font du fric sur leurs collaborateurs, qui ne remettent pas en question etc...J'ai lu un article cette semaine, je vais rechercher, sur les CD de 1970, ..il en existe encore !!! Je suis diplômé de 1969
Pour la complète, le souci c'est que dans la majorité ce n'est pas venu du jour au lendemain, je propose souvent des implants mais "tant qu'il reste une dent" comme ils disent.
Puis il y a aussi le facteur financier, et les enfants qui voient partir une partie de l'héritage.
A son âge!!!!
Amicalement
14/11/2004 à 12h27
J'ai retrouvé l'article
ID no 39 du 10 novembre 2004
page 2669
Début de page
J'avais écrit un post sur l'aiguille unique et le tube rempli d'alcool.
Amitiés
14/11/2004 à 13h01
Pour résumer vos débats, le praticien généraliste est souvent un ignorant ou un hypocrite, et le spécialiste est un ingrat. Bien.
Il reste le patient, auquel vous donnez Dieu sans confession.
Or celui-ci est souvent léchecul avec le "grand professeur", et médisant à propos du pauvre prescripteur qui l'a gentiment soigné pendant 40 ans. Juste pour remettre ses propos à leur place.
Je tire peut-être contre mon camp, mais c'est la vérité.
A+
14/11/2004 à 14h12
Salut Alhoun,
Dis- moi la patiente dont tu parles dans une autre discussion(interception), il me semble que tu me traites que le bas en implanto. Tu ne crois pas qu' avec une prothèse fixe en bas comme tu le prévois, tu ne vas pas te retrouver rapidement dans la même situation au maxillaire!
@+
JAK
17/11/2004 à 13h05
Pour alhoun ( une petite anecdote)
En 1993, j'ai suivi les cours du CMIO pour en savoir plus sur les implants (j'ai d'ailleurs un beau diplôme dans mes archives mais à ce jour, je n'ai jamais implanté la moindre fixture).
Parmi les conférenciers, le docteur Marc Bert, un passionné de voltige, nous présenta un cas similaire au tien. Cette patiente que l'on retrouve d'ailleurs dans le livre " Complications et échecs en implantologie" p7,était d'origine berrichonne .Future mariée, son père décida de lui faire enlever toutes ses dents et de les remplacer par 2 complets ( sa dot? ) pour que son époux n'ai pas de frais dentaires par la suite... Elle arriva donc un jour chez Marc Bert en ayant une collection de complets et les mêmes résorptions osseuses que tu nous présentes.
Dans un premier temps, 3 des 4 implants enfouis à la mandibule furent des échecs ( pour Marc Bert " 3 partis oui, mais 1 est tout bon !"). Il réintervint et remplaça les 3 implants non osteointégrés avec succès dans un deuxième temps.
Les panoramiques de contrôle ont alors objectivé une croissance osseuse de l'os mandibulaire et ceci, grâce à la fonction recouvrée.
Devant notre béate admiration face à cette reconstruction osseuse (" miraculeuse" pour nous, simples profanes,) il nous a dit " Je vous autorise à m'appeller Dieu ."
Moralité : pilotage et dentisterie: 2 activités fort semblables.