Cookie Consent byPrivacyPolicies.comOcclusion-O.D.F. - Eugenol

Occlusion-O.D.F.

bjc

22/01/2007 à 13h33

Cher isaïe

Tu nous as dit en O.D.F.

"Quand une maman me demande ce que risque sa gamine à qui il reste un overjet de 3 mm mais qui est jolie comme un coeur, l'argument esthétique ne suffit pas. Mais en avons-nous d'autres?
Alors, cruel bjc, s'il fallait vraiment choisir, il vaut mieux extraire les prémolaires parce que les contacts sur les antérieures sont liés à des fonctions plus essentielles."


Loin de moi l’idée d’être cruel.
Mais si des techniques nouvelles, avec des matériaux nouveaux, permettaient de faire reculer les indications d’extraction ! (avec des contacts antérieurs)
Je pousse plus loin ma question :
As ton avis, quand il y a agénésie d’une seule P.M. (et contacts antérieurs) doit on extraire l’antagoniste ?

@+ Bjc.


occlusion

24/01/2007 à 01h15

Bonjour bjc !

"Il vaut mieux" ne rien extraire du tout !

OTP : tu profites de l'espace libre réflexe (physiologique) en plaçant des épaisseurs de 3 à 5 mm sur les couples dento-dentaires antagonistes qui ne doivent pas être déplacés [dans un premier temps] et tu profites de cette surélévation (postérieure, par exemple), pendant trois à six mois, pour organiser la zone antérieure d'encombrements dentaires et son homologue antagoniste.

Voir :
- Principe OTP :
http://users.skynet.be/occlusion/clin_18.html
- Cas cliniques d'occluso :
http://users.skynet.be/occlusion/clin_03.html

Occlusalement Vôtre !


occlusion

24/01/2007 à 01h40

"As ton avis, quand il y a agénésie d’une seule P.M. (et contacts antérieurs) doit on extraire l’antagoniste ?"

Vérifie d'abord s'il n'existe pas une déglutition salivaire infantile, comme dans minimum 75 % de la population = absence permanente de toute occlusion "réflexe".

Si oui, cela ne sert à rien d'extraire l'antagoniste, puisqu'il y a toujours interposition linguale "réflexe" entre les arcades antagonistes et que l'unique occlusion dento-dentaire n'existe que par la volonté (= occlusion "volontaire") du patient suite à une injonction du dentiste ou du radiologue : "fermez les dents", "claquez les dents", etc.

Ceci étant, méfiez-vous de la "nouvelle" MODE des chirurgies M-F qui proposent un "Lefort I" pour réduire les béances (ados) ou "régler" les pb occluso (adultes), avant le passage chez un kiné "maxillo-facial" = aucun traitement de la déglutition salivaire atypique (DS infantile, DS dysfonctionnelle) + le déplacement / cicatrisation (aléatoire) des structures osseuses modifie radicalement la fonction neuromusculaire = myalgies garanties dans les années qui suivent.


bjc

24/01/2007 à 23h24

Je suis d'accord.
Merci

@+ Bjc.



024 vownvo - Eugenol
annie

25/01/2007 à 01h26

Déglutition infantile:
Quels sont les premiers conseils à donner ou premiers traitements à faire
Faut il conseiller d'aller voir un kiné avant le traitement ortho,ou tous les orthos sont compétents pour regler le problème?


occlusion

26/01/2007 à 02h43

Bonjour Annie,

Sauf omission, la déglutition (salivaire) infantile n’a jamais été traitée en temps que telle au XXème siècle ; la Médecine, et en particulier la Dentisterie, se contentant de rattacher la langue au tube digestif et dans le seul but de déglutir les aliments = 3x 20 minutes/jour.

Il faut remonter au cours de Biochimie, en 2ème année de Médecine, pour se souvenir que le patient adulte secrète l’équivalent d’un litre et demi de salive et qu’il l’avale en 1500 à 2000 bols salivaires par 24 heures, soit une demi-tonne de salive par an…

Compare ce volume avec celui de ta cuve à mazout pour avoir une idée plus concrète de ce que cela représente : la déglutition salivaire est la fonction, de loin, la plus importante de l’appareil manducateur et elle se déroule automatiquement, 24 heures sur 24.

Le patient l’ignore, parce qu’il s’agit du REFLEXE de déglutition salivaire, né au cours du 4ème mois in utero : déglutition du liquide amniotique.

NUL ne peut modifier le moindre REFLEXE !
Si cette déglutition est un REFLEXE (bulbaire), aucun praticien, Ortho ou CMF ou Kiné ou Logopède (BE) / Orthophoniste (FR), ne peut l’influencer.

La notion d’un ESPACE LIBRE a plusieurs définitions en Dentisterie, dont celle totalement ridicule la Gnathologie, galvaudée dans toutes les Universités dentaires (1), de 1924 (Mc Collum) à nos jours, et l’autre, beaucoup moins ridicule et plus médicale, de la Physiologie neuromusculaire : arc réflexe sur le chat décérébré de Sherrington (1927), repos musculaire et cycle de l’acide citrique de Krebs (1953).

(1) "La «Science de l'occlusion» est considérée un des sujets les plus complexes et les plus difficiles en art dentaire. Par conséquent on l'enseigne rarement dans les Ecoles dentaires au degré qu'il devrait être et la plupart des diplômés partent de l'Ecole avec une compréhension très limitée de l'occlusion''.
Source (USA) : IAG, About the IAG. What is Gnathology?, International Academy of Gnathology (IAG) : §2 [en ligne sur : ] http://www.gnathologyusa.org/cgi-bin/cal.html

Occlusodontologie. Depuis que j’ai placé une succession (4, 5 ou plus) de « REIOR » (2) sur bon nombre de mes patients, enfants et ados (de 6 à 20 ans), et de quelques jeunes adultes (de 20 à 30 ans), soit de 1999 à ce jour, ces derniers constatent, tôt ou tard, une modification spontanée (« réflexe » ? ! ) de la posture linguale lors du placement du 2ème ou du 3ème REIOR, avec une pointe linguale qui s’élèverait dans le palais, sur les face palatines des incisives supérieures, et une face crâniale de la langue qui épouserait mieux la voûte palatine (stimulation de la croissance des maxillaires ? ! ).

(2) Voir sur : http://users.skynet.be/occlusion/clin_18.html

Si une seule Université dentaire francophone voulait bien quitter dogmes et a priori, traditionnels depuis 1898 (E.H. Angle et sa sotte Classification des MALOCCLUSIONS sur des modèles en plâtre ( ! ) (3), je l’aiguillerais volontiers sur ce nouveau terrain, car il reste encore beaucoup à faire dans cette voie, à apprendre et à découvrir, pour le bénéfice des orthos (« récidives orthodontiques ») et des patients, mais au détriment des chirurgies M-F en tous genres, « modes » cycliques, inutiles et dévastatrices, toujours en contradiction avec le « primum non nocere » inscrit dans le respect minimal de l’être humain, notre Patient.
A suivre.

(3) Voir sur : http://users.skynet.be/occlusion/patients/glossaire/8_extreme.html

PS : Annie, m’autorises-tu à placer cette question/réponse sur le site http://occlusion.be/ ?


024 vownvo - Eugenol
annie

26/01/2007 à 04h11

Occlusion écrivait

PS : Annie, m’autorises-tu à placer cette question/réponse sur le site http://occlusion.be/ ?

J'y ai été faire un tout petit tour et j'ai lu "tous droits réservés",si tu ne m'attaques pas en justice si je repose la même question,OK))


occlusion

26/01/2007 à 10h05

annie Ecrivait:
----------------
> si tu ne m'attaques pas en justice
>

Je n’ai JAMAIS attaqué personne en justice, mais mon rôle de « conseiller technique », de patients et de praticiens, m’amène à y faire des déplacements, afin de respecter le droit élémentaire d’une « information contradictoire », ou information technique qui circule en tous sens entre le magistrat et les parties en présence dans une expertise, et ce toujours dans l’intérêt de la personne qui me mandate.

Je te remercie donc pour ton accord.

Ceci étant, il me paraît utile de résumer quelque peu le « REIOR » pour le lecteur qui le découvre ici.

Exerçant l’Implantologie multi-types, l’Occlusodontologie, la MyoThérapie Fonctionnelle et une ODF (simplifiée) depuis 1984, j’ai été surpris en 1999 qu’une expansion transversale inter-canines mandibulaire d’un peu moins de 10 mm, par vis orthodontique rétro-incisive sur une plaque amovible, engendrait un articulé croisé des arcades dentaires, alors que les contacts supposés réflexe entre les dents supérieures et les dents inférieures, auraient dû conduire à une expansion transversale de l’arcade dentaire de la mâchoire supérieure durant cette expansion mandibulaire.

J’ai imaginé alors le principe que l’interposition linguale de la déglutition salivaire infantile serait responsable d’un arrêt prématuré de l’éruption dentaire au cours de la phase de permutation dentaire, soit

En plaçant des épaisseurs de composites (« REIOR ») entre les couples dento-dentaires G + D des premières molaires de patients, d’âges civils compris entre 6 et 14 ans, d’une hauteur variant de un à sept millimètres, j’ai d’abord été surpris de constater une fermeture spontanée complète de cette « béance » expérimentale des autres couples dentaires et dans un délai compris entre un et six mois chez l’adolescent. Ce délai est prolongé jusqu’à une à deux années entre 20 et 30 ans d’âges civils.

Avec le recul, j’ai pu conclure qu’effectivement l’interposition linguale entre les arcades dentaires, supérieure et inférieure (DS infantile), répétée 1.500 à 2.000 fois par jour, est responsable d’un arrêt prématuré de l’éruption dentaire au cours de la phase de permutation dentaire.

Et en répétant quatre à six fois (minimum) le placement de REIOR successifs, en alternance sur les couples dento-dentaires des 1ères et 2èmes molaires, le patient, adolescent ou adulte, finit par constater que la langue occupe de plus en plus l’espace palatin (« élévation linguale » réflexe), ce qui est également le but recherché par les traitements des Logopèdes/Orthophonistes (MyoThérapie Fonctionnelle).

Maintenant, j’attends une Université, francophone de préférence, qui mettra à profit ces constats cliniques et qui poussera plus en avant la recherche scientifique dans cette voie, ce qui n’est pas encore à la portée d’une pratique privée.


Squash u44zd8 - Eugenol
steph

26/01/2007 à 10h59

Tu privilégies la déglutition avec tes cales en composite, mais que devient la respiration?
Aux vues des cas sur ton site, certaines cales sont très épaisses (jusqu'à 7mm) n'y a-t-il pas un risque de bouche ouverte et donc de respiration buccale?
D'autre part comment se passe la mastication?
2 points de contact composite ne peuvent assurer le broyage des aliments.


orthix

26/01/2007 à 15h40

"Si cette déglutition est un REFLEXE (bulbaire), aucun praticien, Ortho ou CMF ou Kiné ou Logopède (BE) / Orthophoniste (FR), ne peut l’influencer."
Désolé occlusion, mais je crois qu'il faut moduler ton commentaire : si la commande de l'acte est réflexe, effectivement elle le restera, mais dans le cas de la déglutition :
1) la commande est semi-automatique et le réflexe sous-cortical peut être débranché au profit d'une commande corticale: tu peux déglutir à la demande et modifier le placement de la langue avant/pendant la réalisation de l'acte
2) ce qui intéresse le kiné qui rééduque, c'est de modifier la musculature linguale (intrinsèque et extrinsèque) pour modifier l'état de l'effecteur musculaire avant/pendant l'exécution du mouvement de déglutition ( réflexe et/ou volontaire)

"Avec le recul, j’ai pu conclure qu’effectivement l’interposition linguale entre les arcades dentaires, supérieure et inférieure (DS infantile), répétée 1.500 à 2.000 fois par jour, est responsable d’un arrêt prématuré de l’éruption dentaire au cours de la phase de permutation dentaire."
Alors là, ça me fait rudement plaisir de te lire ! Reste à privilégier la prise en charge qui présentera le meilleur rapport caractère invasif/ coût/efficacité/durée/fiabilité: 15 séances de rééducation étalées sur quelques mois et avec un sujet coopérant, c'est 20€ € x 15 = 300 € remboursés SS !Qui dit mieux ?
cordialement


Amibien

26/01/2007 à 17h28

il existe un truc pour arrêter de sucer son pouce ?


024 vownvo - Eugenol
annie

27/01/2007 à 01h15

Amibien Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> il existe un truc pour arrêter de sucer son pouce
> ?
Tu as deja arrêter de fumer,Amibien,tu peux faire un effort supplémentaire pour ne plus sucer ton pouce,un peu de volonté,que diable!!!



occlusion

27/01/2007 à 01h29

steph Ecrivait:
----------------
> Tu privilégies la déglutition avec tes cales en composite, mais que devient la respiration?
>
1.- tout comme les Logopèdes/Orthophonistes et la MTF, je privilégie uniquement la déglutition « salivaire en dents serrées » = « occlusion réflexe » = « occlusion physiologique ».
2.- DS infantile = manque*S* de croissance [maxillaire supérieur + fosses nasales + sinus maxillaires] = palais [étroit + haut] = fosses nasales petites +/0 déviation cloison nasale +/0 polype(s) = respirateur buccal.
Même si les REIOR peuvent faire passer de la DS infantile à la DS en dents serrées, il est impossible de rattraper *tout* le retard de croissance maxillaire et imputable à la DS infantile depuis la naissance.

> (jusqu'à 7mm) n'y a-t-il pas un risque de bouche ouverte et donc de respiration buccale?
>
Non. Il faut comprendre la différence entre Espace libre gnathologique ou radiologique (= Espace libre ADAPTE à la déglutition infantile), de l’Espace libre lié à la mise au repos physiologique de tous les muscles manducateurs = Espace libre physiologique.
Ce dernier EL physiologique est nettement plus grand que le premier. Donc, le REIOR réduit ce « grand » Espace libre physiologique, mais n’augmente pas la DVO physiologique « théorique » (à ne pas confondre avec la DVO gnathologique des modèles en plâtre de E.H. Angle ou de mise en articulateur).
Pour mémoire, TOUTE augmentation de la DVO physiologique conduit inexorablement à la surocclusion / sus-occlusion toujours d’origine iatrogène = effet immédiat (en quelques heures) de crampes de *TOUS* les muscles manducateurs = crampes des m. masticateurs + crampes des m. sus- et sous-hyoïdiens.

> D'autre part comment se passe la mastication? 2 points de contact composite ne peuvent assurer le broyage des aliments.
>
Peut-être (sans plus ! ), mais aussi je n’ai aucun patient, enfant ou adulte, émacié depuis 1999, et pas plus ni moins de problèmes de digestion des aliments.
De 1999 à 2007, une maman ne laisserait jamais son enfant entre mes mains dans le cas contraire.
Donc « QUESTION » : les dents antagonistes se touchent-elles ou peuvent/doivent-elles se toucher durant la mastication ?
Réponse de la Physiologie nuromusculaire : oui, mais uniquement dans le cas du REFLEXE d’ouverture de Sherrington = plomb de chasse dans un morceau de viande de gibier.


occlusion

27/01/2007 à 01h48

orthix Ecrivait:
------------------
- Occlusion : "Si cette déglutition est un REFLEXE (bulbaire), aucun praticien, Ortho ou CMF ou Kiné ou Logopède (BE) / Orthophoniste (FR), ne peut l’influencer."
- Orthix : « 1) la commande est semi-automatique et le réflexe sous-cortical peut être débranché au profit d'une commande corticale »
>
Alors, ce n’est plus un acte réflexe du chat décérébré de Sherrington, mais bien un acte volontaire (= corticalisé).

Orthix : « tu peux déglutir à la demande et modifier le placement de la langue avant/pendant la réalisation de l'acte »
>
Je te défie de me montrer pareille déglutition durant la nuit = quatre mois par an.

Orthix : « ce qui intéresse le kiné qui rééduque (…) »
>
Ce n’est plus un acte réflexe du chat décérébré de Sherrington (BIS).

Orthix : « Alors là, ça me fait rudement plaisir de te lire ! »
>
Peut-être te suis-je plaisant, mais j'ignore le "pourquoi" car je n’ai rien compris à ton calcul.


occlusion

27/01/2007 à 08h01

Amibien Ecrivait:
---------------------
> il existe un truc pour arrêter de sucer son pouce ?
>
Oui, et le même que pour l’onychophagie : la *P*atience du praticien.

Il faut aussi se pencher sur la relation enfant-parents : un divorce parental naissant est un terrain très défavorable, où on peut comprendre le désarroi momentané de l’enfant.

J’ai un seul patient onychophage de 17 ans et je le connais depuis plus d’une dizaine d’années : j’ai tout essayé, autant dans la douceur que dans la fermeté, et rien n’a marché. Aujourd’hui, j’espère qu’il va tomber amoureux dingue d’une fille qui déteste les ongles rongés et, peut-être en quelques semaines, réussira-t-elle mieux que ses parents ou moi ?

Par contre, pour l’hygiène dentaire, dont j’enseigne systématiquement l’ABC dès la première consultation, je n’hésite pas dans l’usage des images (très) fortes, plus près du fumier ou de la puanteur scatologique que de raison et je préviens l’enfant que je ne suis pas du tout un ramasseur de poubelles : çà marche très bien et les parents sont heureux que leur petit(e) ressort dégoûté(e) des dents malpropres.

Pour les irréductibles, j’ai une photo sur un écran 19 pouces d’un patient adulte qui n’a plus brossé autours de ses bridges totaux pendant au moins six années, « parce que çà saigne » disait-il. Dans les deux cas, je compte une consultation au prix très fort, ce qui n’enchante pas les portefeuilles, et sans mettre un seul doigt ou instrument dans la plaque dentaire en décomposition.


orthix

27/01/2007 à 11h45

Occlusion a écrit:
"Alors, ce n’est plus un acte réflexe du chat décérébré de Sherrington, mais bien un acte volontaire (= corticalisé)."
Oui ça peut être l'un ou l'autre; la déglutition n'obéit pas seulement à une commande réflexe mais à une double commande avec possibilité de voir la commande corticale passer par dessus la commande sous-corticale.

« tu peux déglutir à la demande ...l'acte » : "Je te défie de me montrer pareille déglutition durant la nuit = quatre mois par an."
ça je m'en doute parce que si tu peux mettre du contrôle cortical pendant ton sommeil, c'est que tu ne dors plus. Passer par dessus la commande sous-cortical nécessite un état d'éveil; là, on est un peu en train d'enfoncer des portes ouvertes.

Orthix : « ce qui intéresse le kiné qui rééduque (…) » "Ce n’est plus un acte réflexe du chat décérébré de Sherrington (BIS)." Sherrington, c'est 1910 ; la neurophysio en est un peu sortie. Quand je rééduque, je ne m'intéresse pas au réflexe parce que je sais que je ne vais pas y changer grand chose. Ce qui m'intéresse, c'est de travailler un étage plus haut sur la mise en place des routines par le biais des apprentissages. Si tu soutiens par ailleurs qu'on ne peut pas modifier une régulation initiée par le tronc cérébral (sous-corticale) par une commande volontaire (corticale); je te répondrais tu te trompes.

Orthix : « Alors là, ça me fait rudement plaisir de te lire ! » "Peut-être te suis-je plaisant, mais j'ignore le "pourquoi" car je n’ai rien compris à ton calcul."
Il n'y a pas de calcul: simplement le fait que tu accorde aux malpositions linguales un rôle éminent.
Cordialement


occlusion

27/01/2007 à 12h54

orthix Ecrivait:
---------------------
Occlusion a écrit: "Alors, ce n’est plus un acte réflexe du chat décérébré de Sherrington, mais bien un acte volontaire (= corticalisé)."
orthix : « Oui (…) d'enfoncer des portes ouvertes »
>
En Physiologie fondamentale (laboratoire) : non. Un réflexe court reste un réflexe court et sans influence infra- ou supra-segmentaire/corticale. Tout ce qui est « cortical » = volontaire = inexistant in utero.

Orthix : « Sherrington, c'est 1910 »
>
Pour toutes les dates de Sir Charles Scott Sherrington :
http://nobelprize.org/nobel_prizes/medicine/laureates/1932/sherrington-bio.html
Ce qu’il faut retenir : Sherrington et Krebs sont des Médecins nobélisés du Vieux continent, alors que Angle, Mc Collum et les autres, non médecins, sont dans le Nouveau monde et sans aucun prix Nobel.
Et Internet n’existait pas du tout = quasi aucun échange d’informations à court/moyen terme entre les deux continents.

Orthix : « la neurophysio en est un peu sortie ».
>
Un peu beaucoup : c’est la découverte des réflexes.

Orthix : « Si tu soutiens par ailleurs qu'on ne peut pas modifier une régulation initiée par le tronc cérébral (sous-corticale) par une commande volontaire (corticale); je te répondrais tu te trompes ».
>
Mon métier est de remettre à la surface des réflexes posturaux mandibulaires qui sommeillent depuis la naissance. Si tu agis en volontaire, j’agis en donnant un rôle d’émetteur neuronal (afférence) au propriocepteur desmodontal par réduction de l’Espace libre physiologique (REIOR).

Orthix : « Il n'y a pas de calcul: simplement le fait que tu accorde aux malpositions linguales un rôle éminent ».
>
Et tu as raison : j’aurais difficile à passer à côté d’une demi-tonne de salive annuelle « sans la voir ».
Fais l’intégrale mathématique du travail (physique, contre la gravité terrestre) demandé par 1500 à 2000 DS quotidiennes : çà fait beaucoup d’énergie (ATP) dépensée par an.
De plus, le contact occlusal physiologique (contraction isométrique des muscles élévateurs) ne dure qu’une demi-seconde par minute pour 59,5 secondes/minute de muscles élévateurs au repos physiologique (« mandibule au repos »).
Les exercices volontaires du patient assidu ne peuvent jamais concurrencer en nombre avec les 1500 à 2000 DS automatiques, et tant diurnes que nocturnes.
PS : La rééducation est un terme mal approprié : tu ne rééduques pas une fonction inexistante, mais tu éduques une malfonction existante dans une nouvelle direction fonctionnelle au moyen de la volonté du patient.
De mon côté, je tente d’automatiser (réflexes) une fonction dans ladite direction.
Nos « ouvrages » sur le patient sont donc complémentaires.


occlusion

27/01/2007 à 14h25

Précision utile que j'ai retrouvée dans les Archives de "Eugenol.com" :

"Titre : « La déglutition résulte d'un mouvement REFLEXE qui est INNE ».
"Envoyé par: occlusion
"Date: Mer 6 juillet 2005 20:06:23

"REFLEXE
"nom masculin (latin reflexus, réfléchi)
"Physiol. Réponse motrice inconsciente ou involontaire provoquée par une stimulation sensitive ou sensorielle.

"INNE, E
"adjectif (latin innatus)
"Qui existe dès la naissance.
"(c) Larousse

Donc, il est très difficile d'éduquer le REFLEXE INNE de Déglutition Salivaire infantile (DS aypique, DS dysfonctionnelle) et, par voie de conséquence, totalement impossible à "rééduquer" une fonction qui n'a jamais existé depuis la naissance du patient.

Par contre :
- pauvreté ou absence totale d’informations proprioceptives lors d’une DS infantile (1),
- activité moindre des m. élévateurs chez le patient nanti d’une DS atypique,
- les patients attestent une élévation spontanée (« réflexe », j’ose espérer ?) dans le palais de la langue, lors du placement du énième REIOR = réduction d’un Espace libre physiologique surdimensionné par la persistance de la DS infantile lors de la permutation dentaire.

(1) Absence de douleur et blessure linguales : bien que l’on observe les empreintes dentaires sur les faces latérales de la langue, le patient évite de mastiquer sa langue comme un steak

Ceci étant, il faut souligner le travail et la patience remarquables de ceux et celles qui s'en occupent et ne jamais leur reprocher la moindre "RECIDIVE ORTHODONTIQUE", comme je l'ai déjà entendu/lu dans des procédures d'expertises.


isaïe

27/01/2007 à 15h10

"...la déglutition n'obéit pas seulement à une commande réflexe mais à une double commande avec possibilité de voir la commande corticale passer par dessus la commande sous-corticale..."

"...Donc, il est très difficile d'éduquer le REFLEXE INNE de Déglutition Salivaire infantile (DS aypique, DS dysfonctionnelle) et, par voie de conséquence, totalement impossible à "rééduquer" une fonction qui n'a jamais existé depuis la naissance du patient..."

Curieux de voir ce qui va sortir de cet accouplement contre nature...


orthix

28/01/2007 à 11h10

"Donc, il est très difficile d'éduquer le REFLEXE INNE de Déglutition Salivaire infantile (DS aypique, DS dysfonctionnelle) et, par voie de conséquence, totalement impossible à "rééduquer" une fonction qui n'a jamais existé depuis la naissance du patient.3
Je suis d'accord avec toi pour écrire que la déglutition est un réflexe inné. Je me suis même expliqué là-dessus avec Isaïe en écrivant que la qualité de la déglutition à la naissance était probablement un bon reflet de la maturation in-utéro du tronc cérébral, autrement dit de la mise en place sous-corticale de la commande avant la naissance.
Par contre, tu dois constater comme moi qu'il est possible de déglutir (ou de ne pas déglutir)sur commande : cela implique que les processus de maturation post-natale font émerger un double étage de commande. Quand tu lis le journal dans la rue , tu ne t'occupes pas de la stabilisation posturale(contrôle sous-cortical) mais tu restes maître du pilotage et de l'orientation (cortical): c'est le même type de régulation semi-automatique et plus le pilotage va devenir exigeant, plus tu feras appel au cortical.Les yogi vont même jusqu'à mettre du cortical dans l'activité d'un SNA qui semble pourtant être un modèle d'activité réflexe.

"Par contre :
- pauvreté ou absence totale d’informations proprioceptives lors d’une DS infantile (1),"
Ce qui est notoirement accentué en orthodontie par le port d'orthèses comportant une plaque palatale rendant "l'éducation" (si tu préfères)bien plus difficile.

En orthopractie comme en rééducation linguale,nous ne travaillons qu'en terme de manipulation neurosensorielle et plus particuliérement de proprioception: comme toi, ce qui nous intéresse est de modifier la qualité du flux proprioceptif afférent en espérant inférer les boucles neurales perception-action. Changer l'état de l'effecteur qui lui sont associés semble permettre de changer l'exécution du geste et plus tard les schèmes corporels, tout en gardant la même commande. Maintenant, appareiller plutôt qu'éduquer est un choix qui peut-être justifié. J'ai à l'heure actuelle un jeune patient dyspraxique qui présente un défaut de contrôle moteur et qui passe son temps à faire des grimaces avec sa bouche : je serais bien content qu'un appareil fasse le boulot à ma place parce que la prise de conscience dans ce cas...
Cordialement


occlusion

29/01/2007 à 14h37

orthix écrivait:
--------------------
« la qualité de la déglutition à la naissance était probablement un bon reflet de la maturation in-utéro du tronc cérébral, autrement dit de la mise en place sous-corticale de la commande avant la naissance »
>
Effectivement et à partir du 4ème mois in utero, mais le type de DS ne peut qu’être une interposition linguale entre les bourrelets alvéolaires, car les dents de lait sont absentes.

« Par contre, tu dois constater comme moi (…) plus tu feras appel au cortical (…)
>
D’accord, mais ici tu abordes le caractère VOLONTAIRE ou SEMI-VOLONTAIRE / SEMI-AUTOMATIQUE de la fonction de DS.
La DS ci-dessus n’est jamais le propos en Occlusodontologie qui ne s’occupe que des REFLEXES et, comme écrit auparavant : « Déglutition Salivaire infantile (DS atypique, DS dysfonctionnelle) = REFLEXE INNE ».
Il faut bien distinguer ces deux modes de DS et je ne me préoccupe que du « réflexe » : dans la DS atypique, les relations sociales de mes patients sont TOUJOURS perturbées = le patient ne reste plus ton « maître du pilotage » de sa DS. Dans certains cas, il n’en dort plus et cela peut durer plusieurs années, ce qui finit par l’épuiser, physiquement et mentalement.
Il faut avoir vu un patient dans cet état là pour s’en souvenir le restant de sa vie !

« Les yogi vont même jusqu'à mettre du cortical dans l'activité d'un SNA qui semble pourtant être un modèle d'activité réflexe ».
>
D’accord, mais ce n’est plus un « réflexe » sensu stricto et ceci ne concerne plus le domaine principal de mon activité.
Casse-pieds aussi est le patient qui agrément sa DS dysfonctionnelle de tics : onychophagie, succion du pouce, téter sa langue ou sa lèvre, chercher les contacts inexistants entre ses dents antagonistes, etc.

« "Par contre :
« - pauvreté ou absence totale d’informations proprioceptives lors d’une DS infantile (1),"
« Ce qui est notoirement accentué en orthodontie par le port d'orthèses comportant une plaque palatale rendant « "l'éducation" (si tu préfères) bien plus difficile. »
>
C’est fou ce que nous parlons d’une seule et même voix !
Je dirai même plus : carrément IMPOSSIBLE [de rééduquer] d’éduquer une langue en présence d’une plaque palatale.
Après réflexions, une patiente de 72 ans vient de prendre RV suite à un excès de salive dans la bouche après la pose d’appareils amovibles. Ce ne sont pas ses glandes salivaires qui secrètent plus de salive aujourd’hui, mais bien le rendement de la fonction de DS qui a été amputé par la pose d’un appareillage prothétique.

En orthopractie
>
Je m’interroge sur l’orthographe : ne peut-on pas écrire « orthopraxie » ?

« Nous ne travaillons qu'en terme de manipulation neurosensorielle (…) »
>
Effectivement, tu ouvres la voie vers la DS fonctionnelle, dite « en dents serrées ».

« Appareiller plutôt qu'éduquer est un choix qui peut-être justifié »
>
- Les deux sont indispensables, mais à une condition et une seule : qu’un dentiste COMPETENT en occlusion passe par là pour déterminer de combien de mm faut-il réduire l’ESPACE LIBRE ENORME entretenu par la DS infantile.
- A défaut, les DEUX traitements seront voués, à brève échéance, à un ECHEC CUISANT, ce que les ODF, de leur côté, appellent aussi une « récidive orthodontique ».

« J'ai à l'heure actuelle un jeune patient dyspraxique qui présente un défaut de contrôle moteur et qui passe son temps à faire des grimaces avec sa bouche : je serais bien content qu'un appareil fasse le boulot à ma place parce que la prise de conscience dans ce cas... »
>
Demande à l’ODF ou à son Dentiste généraliste de réduire son Espace libre = augmenter la DVO apparente ; et tu seras étonné des résultats 100 % positifs que cela engendre. Le gosse aimerais bien faire convenablement tes exercices, mais il ne possède pas encore les « outils anatomiques » : la DS infantile entraîne une interruption prématurée de la phase éruptive des dents et l’OTP (1) le démontre cliniquement en trois à six mois chez les ados. Encore faudrait-il qu’une Université, francophone de préférence, s’intéresse à ce « phénomène » naturel.

(1) http://users.skynet.be/occlusion/clin_18.html


Amibien

29/01/2007 à 15h40

occlusion Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> Amibien Ecrivait:
> ---------------------
> > il existe un truc pour arrêter de sucer son
> pouce ?
> >
> Oui, et le même que pour l’onychophagie : la
> *P*atience du praticien.
>
> Il faut aussi se pencher sur la relation
> enfant-parents : un divorce parental naissant est
> un terrain très défavorable, où on peut comprendre
> le désarroi momentané de l’enfant.
>
> J’ai un seul patient onychophage de 17 ans et je
> le connais depuis plus d’une dizaine d’années :
> j’ai tout essayé, autant dans la douceur que dans
> la fermeté, et rien n’a marché.




Nous y voilà et c'est là que je voulais arriver... règle lui ses dents selon la méthode d'Isaïe et tu verras que cela va s'arranger ! ton gars recherche une régulation tonique qu'il a perdu... mais cela va te heurter, tu ne vas pas vouloir accepter ce que je te dis et pourtant c'est là que le bât blesse ! bonne journée


isaïe

29/01/2007 à 19h50

"Demande à l’ODF ou à son Dentiste généraliste de réduire son Espace libre = augmenter la DVO apparente ; et tu seras étonné des résultats 100 % positifs que cela engendre."

Est-ce que le mieux ne serait pas de présenter deux ou trois cas terminés de cette façon ? Et les orthos demanderont certainement quelques documents rx avant d'intégrer ce type de surélévation à leur arsenal...


occlusion

29/01/2007 à 20h09

Amibien écrivait : "(...) ton gars recherche une régulation tonique qu'il a perdu (...)"
>
D'autant plus que les circuits neuromusculaires de la « régulation » existent de manière innée (aucun handicap physique), mais qu'il est difficile aussi à ce jeune patient de « perdre » deux éléments anatomo-biochimiques qu'il n'a jamais connus depuis sa naissance : [Espace libre (repos musculaire) + DVO (éruption mature des dents)] physiologiques.


Amibien

29/01/2007 à 20h39

Tudieu, c'est qu'il parle bien Occlusion, les bras m'en tombent !


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