Cookie Consent byPrivacyPolicies.comOcclusion-O.D.F. - Eugenol

Occlusion-O.D.F.

orthix

30/01/2007 à 10h07

"Je m’interroge sur l’orthographe : ne peut-on pas écrire « orthopraxie » ? "
Surtout pas parce que ctte ortopraxie là est synonyme d'orthodoxie de pratique religieuse , ce qui nous éloigne quelque peu de nos préoccupations.


orthix

30/01/2007 à 10h11

"La DS ci-dessus n’est jamais le propos en Occlusodontologie qui ne s’occupe que des REFLEXES "
Occlusion, crois tu que les deux commandes puissent dissociées aussi facilement au plan neuro. ?


Picture1111 zburnd - Eugenol
saidkholoki

30/01/2007 à 12h38

Chers confrères;
Je suis étonné et intéressé à la fois par ce que vous dites: Intéressé car les notions que vous donnez sont nouvelles et révolutionnaires car cela change complètement les idées déjà existantes sur ce sujet. Etonné parce que vous mettez en doute plusieurs professions et méthodes de travail qui ont déjà fait leurs preuves dans pas mal de cas même si elles sont échouées dans d'autres. Mais est ce tout doit être efficace à 100%???
Dans mon expérience clinique je suis plutôt satisfait des méthodes classiques de la rééducation car ça marche dans un bon pourcentage de cas, alors peut-on aussi simplement démolir une méthode qui donne des résultats??
J'ai relu vos posts plusieurs fois et en toute honnêteté je n'ai pas compris la moitié, je présume que je suis à moitié ignorant. Bref dites moi d'une façon simple, pratique et faisable ce qu'il faut faire pour maîtriser cette fameuse langue. Je voudrais un système que je puisse appliquer et transmettre à mes petits patients pour qu'ils comprennent et surtout pouvoir faire ce qu'on leur demande.
Même si vous avez tout à fait raison sur le plan théorique, car on maîtrise mieux maintenant les connaissances nécessaires, je pense personnellement que la réussite d'une rééducation nécessite trois éléments qui travaillent en harmonie totale:
1- Un bon odf qui sait diagnostiquer le problème, qui sait contrôler si le travail de l'orthophoniste est bien fait et bien réussi et qui sait préparer le terrain et les conditions ,morphologiques pour rendre la rééducation plus efficace
2- Un bon orthophoniste qui sait exactement ce l'orthodontiste cherche, qui accepte de communiquer avec l'ortho, qui répond à la demande de l'ortho pour insister sur certains points plus que d'autres et qui accepte de faire la rééducation avec un QH en bouche par exemple.
3- Un patient et une famille motivé car tout le monde est impliqué et non seulement l'enfant.
Si la rééducation ne marche pas dans pas mal de cas c'est parce qu'il n y a pas de communication harmonieuse entre ces trois éléments. L'ortho envoie le patient sans savoir le ou les problèmes réels existants, ne prépare pas le terrain pour une amélioration spontanée et ne sait pas comment évaluer le travail fait par l'orthophoniste. De l'autre cote l'orthophoniste commence souvent avant que la place pour la langue ne soit préparée, avec un surplomb de 10 mm et on veuille que cela marche!!! Quand le patient et la famille trouvent que les séances de rééducation ne donnent aucun résultat la motivation chute et c'est fini!!! En ce qui me concerne je suis ortho et je fais la reeducation moi-même donc je maitrise les deux premiers points, reste le dernier et c'est là ou je n'arrive pas à obtenir ce que je veux.
Voila comment je voie le problème, c'est peut être simpliste mais donnez moi autre chose aussi simple a appliquer et je suis completement preneur…


isaïe

30/01/2007 à 13h56

Je viens de lire quelque chose de très simple et qui donnerait 100% d'efficacité, sans doute ce que tu cherchais. Il suffirait, semble-t-il, de diminuer l'espace libre entre les arcades au repos.

Surtout ne perds pas ton temps:
"NUL ne peut modifier le moindre REFLEXE !
Si cette déglutition est un REFLEXE (bulbaire), aucun praticien, Ortho ou CMF ou Kiné ou Logopède (BE) / Orthophoniste (FR), ne peut l’influencer."

"Et en répétant quatre à six fois (minimum) le placement de REIOR successifs, en alternance sur les couples dento-dentaires des 1ères et 2èmes molaires, le patient, adolescent ou adulte, finit par constater que la langue occupe de plus en plus l’espace palatin (« élévation linguale » réflexe), ce qui est également le but recherché par les traitements des Logopèdes/Orthophonistes (MyoThérapie Fonctionnelle)."


occlusion

30/01/2007 à 17h02

saidkholoki Ecrivait:
------------------------
> je présume que je suis à moitié ignorant
>
Non : il suffit de remettre les bases d'Anatomie, Physiologie et Biochimie à la surface de la pratique quotidienne, additionnées de bonnes notions posturales.

> 1. Un bon odf…
> 2. Un bon orthophoniste…
> 3. Un patient et une famille motivés…
>
et 4. un bon occlusodontiste et le tour est joué !


Térésias

30/01/2007 à 17h02




occlusion

30/01/2007 à 18h33

Térésias Ecrivait:
--------------------
> REIOR successifs, de quoi s'agit-il??
>
Réducteur d’Espace Inter-Occlusal de Repos

- En partant d’un POSTULAT (1999) : chez la DS infantile, les 1500 à 2000 passages de la langue entre les arcades dentaires antagonistes bloquent prématurément l’éruption dentaire.

- CLINIQUE, de 1999 à nos jours, concerne une centaine de patients :

Mise en place, lors de la permutation dentaire, d’épaisseurs 5 mm composite, collé sur la 1ère molaire définitive sup., avec empreinte occlusale de la 1ère molaire définitive inf. sur la face triturante de ce composite « supérieur » = espace vertical entre les autres couples dento-dentaires (I, C et PM) de 5 mm.

Constat après 3 à 6 mois : entre ces autres couples dento-dentaires « ouverts », fermeture total de l’espace vertical de 5 mm.

Ceci se vérifie principalement pour les dents permanentes.

On place alors un nouveau REIOR de 5 mm sur la 2ème molaire perm. sup. (12 ans) et ce nouvel espace entre les « autres couples dento-dentaires » se ferme à nouveau après 3 à 6 mois.

On continue cette alternance de placements de REIORs entre les deux dernières molaires et jusqu’à l’âge civil de 20 ans, voire plus, si ce n’est qu’au-delà de 20 ans, le temps de fermeture tend à être doublé : une à deux années.

Comme il n’existe aucune symptomatologie du « déchaussement » dentaire, on peut parler d’une croissance verticale dento-alvéolaire = croissance dans la 3ème dimension de l’espace (dimension verticale).

- SIGNES OBJECTIFS :

1.- réduction progressive de la hauteur du sillon dento-gingival au fil des REIOR successifs, témoin de la prolongation de la phase éruptive des « autres couples dento-dentaires »,

2.- au cours de la déglutition salivaire, verticalisation progressive des mouvements linguaux dans le palais, lors du deuxième REIOR et suivants, ce qui réduirait l’impact des habituelles « récidives orthodontiques »,

3.- les fermetures des « autres couples dento-dentaires » ne nécessite AUCUN ajustage occlusal par soustraction.

Pour le surplus :
http://users.skynet.be/occlusion/clin_18.html


occlusion

30/01/2007 à 18h40

> Occlusion : "La DS ci-dessus n’est jamais le propos en Occlusodontologie qui ne s’occupe que des REFLEXES"
> Orthix : "Occlusion, crois tu que les deux commandes puissent dissociées aussi facilement au plan neuro ?"
>
En nombre d'actes quotidiens, VOLONTAIRES et REFLEXES, il est difficile de "battre" 1500 à 2000 DS REFLEXES, DS diurnes + DS nocturnes confondues, non ?


orthix

01/02/2007 à 01h16

« La DS ci-dessus n’est jamais le propos en Occlusodontologie qui ne s’occupe que des REFLEXES

Je ne suis pas persuadé qu’on puisse dire les choses comme ça, parce que ça occulte les processus par lesquels le SN intègre les données sensorielles à des niveaux supérieurs et élabore les réponses motrices. Que l’on soit partisan d’un SN fonctionnant en mode jacksonnien {les niveaux inférieurs de commande(moelle,tronc cérébral) sont contrôlés par les niveaux supérieurs (cervelet, noyaux gris centraux, AMS..)}ou en mode parallèle (contrôle à priori du modèle interne), la langue est quand même sacrément représentée dans le cortex somesthésique (sensitif ou moteur ; elle l’est même par moitié Dr et G et les adeptes du piercing qui se la font trancher peuvent facilement dissocier la commande de chaque moitié).
Par ailleurs, chez l’humain, les réflexes innés (tous ?) peuvent être influencés par la maturation physiologique des circuits neuraux et par les apprentissages. Je te donne un exemple : à la naissance existe un réflexe vestibulo-spinal inné qui est progressivement supplanté (mais le RVS existe toujours puisqu’il peut réapparaître dans certaines circonstances ; simplement le cerveau ne l’écoute plus parce qu’il a trouvé mieux) par le réflexe vestibulo-oculaire (encore du réflexe) parce que ce dernier est beaucoup plus performant en stabilisant l’image sur la rétine et l’œil dans la tête, ce qui est indispensable pour apprendre à se tenir debout. Eh bien, il est tout à fait possible de bloquer le réflexe de contre-rotation oculaire du RVO par des processus attentionnels.
De même et pour revenir à la langue, en disant Maman, le voile du palais fait un double aller-retour en moins de temps qu’il ne faut pour le dire (avec un phonème qui va dans le nez et un autre dans la gorge) et il me semble difficile que le TC soit alors suffisant pour organiser un placement et un mouvement lingual associé aussi complexe.

« NUL ne peut modifier le moindre REFLEXE ! »
Hum, hum ! Je ne suis pas sûr ; il arrive souvent de voir des gens capables de tripatouiller leurs ROT à tel point qu’ils peuvent les inhiber et que nous savons alors comment les faire réapparaître pour ne pas se faire rouler. Mais il ne s’agit d’ailleurs pas tant de modifier le réflexe, mais plutôt de modifier passagèrement l’élaboration de la commande motrice du mouvement de déglutition en mettant de la conscience dans le préplacement de la langue, avant de l’automatiser à nouveau (et de lui rendre son contrôle non-conscient), mais avec de nouveaux critères d’exécution puisque les caractéristiques du moteur musculaire auront été changées. ??

« En nombre d'actes quotidiens, VOLONTAIRES et REFLEXES, il est difficile de "battre" 1500 à 2000 DS REFLEXES, DS diurnes + DS nocturnes confondues, non ? »
Ok, mais si tu modifies la position de départ de la langue, sa forme, son placement phonétique, la ventilation… voire la posture céphalique, l’exécution du geste (réflexe ou non)sera modifiée et les forces redistribuées.


024 vownvo - Eugenol
annie

01/02/2007 à 01h40

j'ai une petite patiente de 9ans qui présente une Deglutition infantile dysfonctionnelle
les prémolaires sont en évolution sur l'arcade,et elle présente une pro alvéolie supérieure et béance incisive
je répète une question déja posée,faut-il commencer par l'ortho,ou kiné?
si vous en connaissez des recommandables à Paris, plutot centre,merci de me les indiquer en mp
fut un temps j'aurais placé une plaque de hawley,et cage à langue,mais c'est dépassé je crois!et pourtant...


Amibien

01/02/2007 à 21h10

dis-lui d'arrêter de suçer le pouce ou sa couette quand elle dort... pauvre gosse, une cage à langue !


024 vownvo - Eugenol
annie

01/02/2007 à 22h07

elle ne suce pas son pouce Amibien! je lui ai posé la question evidemment


occlusion

02/02/2007 à 16h03

annie Ecrivait:
-----------------
> j'ai une petite patiente de 9ans (...) je répète une question déja posée,faut-il commencer par l'ortho,ou kiné?
>
J'ai déjà répondu aussi : puisque les 1500 à 2000 interpositions linguales, quotidiennes et transversales (horizontales), bloquent prématurément l’éruption naturelle des dents, et aussi bien celle des dents lactéales que celle des dents permanentes, réduit son Espace libre surdimensionné par deux REIOR de 4-5 mm d’épaisseur sur les 1ères Molaires permanentes G + D. L'occlusion des couples dento-dentaires se reconstitue en trois à six mois. Durant les six mois suivants, les deuxièmes REIOR verticaliseront le travail palatin de la langue. Etc.

> fut un temps j'aurais placé une plaque de hawley, et cage à langue, mais c'est dépassé je crois! et pourtant...
>
Tout accessoire, fixe ou amovible, et surtout dans le palais déjà ogival (palais étroit et haut = signe de la DS infantile), a deux inconvénients majeurs qui en font les contre-indications absolues :
- blocage de l’expansion naturelle (suturale) du maxillaire supérieur par la présence d’un appareil,
- l’appareil occupe de la place dans le palais, ce qui contraint la langue à rester en position basse = traitement inverse de celui recherché de la MyoThérapie Fonctionnelle (Logopèdes / Orthophonistes = élévation verticale de la langue dans le palais).


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