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endodontic all over the world
21/02/2007 à 15h20
Depuis des lustres je fais des couronnes sur dents vivantes ne dévitalisant qu'en dernier recours toujours après avoir tenté de conserver la dent vivante et j'avoue que je n'ai que très rarement eu à revenir sur mon traitement, peut être trois ou quatre fois mais pas plus et même plus du tout depuis le CEREC, mais ça ne fait qu'un an.
Ce qui me choque le plus ce sont les dévitalisations pour poser un bridge, les sanctions devraient être exemplaire dans ces cas là, avec les nouvelles techniques de collage, la vitalité de la dent devrait être respectée systhématiquement et je pèse mes mots....
...mais ce n'est encore que mon avis...al au secours;);)
21/02/2007 à 15h46
emma Wrote:
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> Depuis des lustres je fais des couronnes sur dents
> vivantes ne dévitalisant qu'en dernier recours
> toujours après avoir tenté de conserver la dent
> vivante et j'avoue que je n'ai que très rarement
> eu à revenir sur mon traitement, peut être trois
> ou quatre fois mais pas plus et même plus du tout
> depuis le CEREC, mais ça ne fait qu'un an.
>
> Ce qui me choque le plus ce sont les
> dévitalisations pour poser un bridge, les
> sanctions devraient être exemplaire dans ces cas
> là, avec les nouvelles techniques de collage, la
> vitalité de la dent devrait être respectée
> systhématiquement et je pèse mes mots....
>
> ...mais ce n'est encore que mon avis...al au
> secours;);)
Merci Emma de participer a mes statistiques.
Treve de plaisanterie, j'aimerais vraiment comprendre pourquoi nous sommes passes pendant des annees a cote de la conservation de la vitalite pulpaire en France, alors que l'enseignement dans d'autres disciplines est beuacoup plus avant gardistes que dans d'autres pays.
Depuis 5 ans je m'interesse au probleme de la cicatrisation pulapire et force est de constater, n'en deplaise a Marc Apap, que la depulpation systematique est vraiment une specificite francaise (comparee aux pays que je connais).
Depuis 3 ans, environ 1/3 de mes presnetations dans les societes de formation sont orientees sur ce sujet; mais il faut avouer que beaucoup rechignent a le mettre a leur programme. Certainement moins attractif et moins valorisant que le reste.
L'exemple meme de cela, c'est marc Apap qui l'a donne : IL a fait un coiffage pulpaire, et IL verra bien ce que ca va donner !
C'est en cela que c'est etonnant, ne pas anticiper le resultat; mais c'est comme tout, si c'est fait dans les regles de l'art, il n'y a aucune raison que ca ne se passe mal. Sauf que la, si ca marche pas, ca fait mal, et le patient le sait que ca n'a pas ete bien indique ou pas fait comme a devait l'etre.
J'encadre ici deux services de restauratrice d'etudiants de 4 et 5eme annee. Depuis janvier, 14 coiffages pulpaires, et 8 traitements endodontiques (dont 3 encore en cours, 4 retraitements)
Ce ne sont pas des statistiques; juste une constatation.
Pour etre honnete, il faut dire que je suis dans l'universite ou regne le Roi mondial de la biologie pulpaire... (non dentiste d'ailleurs). Ceci explique peut etre cela ...
Signe l'apprenti scientifique qui se qualifie tout seul de "non dogmatique"
21/02/2007 à 15h52
Bon, allez, soyons sérieux deux minutes : je suis d'accord pour sauver le max de pulpes. C'est tellement plus facile que de réussir un traitement canalaire !
Nous avons les circonctances citées par Emma : pulpectomie "préventive" ou pour obtenir un remboursement de la SS pour les piliers de bridges. C'est une pulpectomie "administrative" injustifiée, nous sommes d'accord.
On va donc dire qu'il y a deux causes principales : les causes liées à des problèmes d'argent : on gagne plus à pulpectomiser une dent avec carie profonde, puis à la couronner, qu'à y placer une restauration partielle en méthode directe. On peut aussi faire la couronne sur dent vivante, mais il faut que la pulpe soit en bon état, et que le délabrement soit important. S'il est moyen à fort, on peut faire une restauration indirecte partielle. Dans ces deux derniers cas, il n'y a aucune justification médicale de pulpectomiser.
Enfin, et c'est ce qui m'intéresse, il y a les causes techniques, pour lesquelles on est encore un peu désarmé me semble t il.
Le pb à mon avis, c'est qu'on ne prend pas les gens à temps pour leur éviter la pulpec lorsqu'ils ont des caries profondes ou juxta pulpaires, et que le pronostic de vitalité est incertain après traitement conservateur.
Stéphane, quelle attitude proposes tu pour réduire le recours à la pulpectomie ?
21/02/2007 à 15h56
Pendant que j'écrivais, Stéphane, tu répondais à Emma. Tu sais bien que je suis d'accord avec toi et que je te titille. Alors, s'il te plaît, va boire une pinte de bonne bière au pub du coin et prend les choses un peu plus à la légère.
A ta santé (pulpaire) !
21/02/2007 à 16h26
Je suis peut être symptomatique (ohoh) du problème français sur le sujet, mais j'avoue que quand j'entend Stéphane parler de conservation de la vitalité pulpaire, j'ai un peu de mal à voir de quoi il est en train de nous parler.
Quelles sont les situations dans lesquelles la vitalité pulpaire gagnerait à votre avis à être conservée ?
Il me semble qu'au delà des histoires de nomenclature et autres remboursements, la véritable inquiétude des praticiens se porte au niveau de la sécurité et de la tranquillité : comment être sûr que la dent ne va pas partir en pulpite, ou qu'elle ne va pas se nécroser tranquillou, restant asymptomatique pendant un bail avant l'apocalypse bactérien ?
Vous abordiez le problème des bridges sur dents saines, mais est-ce que la vraie problèmatique, n'est pas de se demander pourquoi on réalise encore ce genre de choses ?
Passons maintenant aux dents non saines:
- dent asymptomatique, vitale, avec une pulpe présentant un volume et un rapport avec la lésion carieuse nous laissant présumer qu'elle est presque "comme neuve".
A partir de là, soit la dent est restaurable avec une restauration collée, soit elle ne l'est pas (mais pourquoi donc ??), et ça veut probablement dire qu'on aura besoin d'un ancrage radiculaire.
- dent hyperhémiée, mais dont on pense qu'on va pouvoir la faire revenir à un état stable (et pas à l'état normal, qui est de toute façon derrière nous).
Là encore, soit la dent est restaurable par une restauration collée, soit elle ne l'est pas. Si elle ne l'est pas, en dehors de l'argument de l'ancrage radiculaire que j'ai utilisé plus haut, allez vous vraiment vous lancer à faire une couronne, dont la préparation mutilante et traumatisante (surtout pour une CCM ?) ne va pas améliorer les choses, en conservant la vitalité pulpaire ? Moi perso, non, j'aurais trop les chocottes biologie ou pas biologie, et entre les deux aléas thérapeutiques, l'échec endodontique et la perte non contrôlée de la vitalité pulpaire, je choisis de risquer le premier, qui me semble moins probable sur ce type de situation. Maintenant, si la science est capable de me présenter un arbre décisionnel m'amenant a des taux de succès supérieurs au traitement endo initial sur pulpe vitale, je suis tout à fait prêt à l'adopter, mais je n'en ai pas la connaissance actuellement.
21/02/2007 à 16h29
ce qui fait peut-être dépulper avant un bridge,c'est l'aléatoire de le faire sur dents vivantes,au vu des sommes engagées
Un bridge est fait pour rester de nombreuses années,et que dire au patient si quelque temps aprés la pose,il a des sensibilités dues à des problèmes paro,des nécroses dues à différents facteurs,
la dent dévitalisée et couronnée ,est elle beaucoup moins perenne qu'une dent vivante couronnée,qui elle risque de remettre tout le travail en question en raison de sensibilités?
21/02/2007 à 16h49
choixpeau, tu as dit à peu près la même chose que moi.
Annie, on va te répondre que statistiquement, il est probable que les mauvaises pulpectomies avec leur conséquences sont plus nombreuses que les menus problèmes liés à la conservation des dents vivantes sous bridge.
Il est bien évident, que toutes choses égales par ailleurs, il faut plus de précautions pour faire un bridge sur dents vivantes que sur dents dépulpées (à cause de la chauffe au faisage, il faut aussi une étanchéité parfaite des provisoires en interséance, des provisoires indispensables, une résine qui ne chauffe pas à la prise..., un bridge définitif parfaitement adapté car sinon, il y a des zones fraisées on recouvertes par la prothèse avec sensibilités) .
21/02/2007 à 16h58
j'ai donné après Choixpeau sans l'avoir lu,, et moins bien que lui,les quelques arguments qui plaident pour la "tranquillité" à effectuer certaines dévitalisations
Marc,c'est vrai qu'il y a toujours un risque quoiqu'on fasse,il faut choisir le moindre mal
21/02/2007 à 17h01
pour aller dans le sens de stéphane, je rappellerai qu'il y a quelque temps, j'ai montré une série d'inlays/onlays sur dents fortement délabrées, mais vitales. "l'argument" que j'ai le plus entendu, était qu'il fallait dépulper tant que c'était encore facile, avant calcification, etc.....
21/02/2007 à 17h03
genre celui là, par exemple: combien auraient dépulpé d'emblée?
21/02/2007 à 17h16
Oui, mais Stéphane parle si je ne m'abuse de couronnes.
Maintenant, des onlays de ce type, tu en fais très souvent ? Quelle était la spécificité de ce cas qui t'as amené à te dire "là, ça serait vraiment trop bête de couronner"? (d'ailleurs, comment elle est arrivée dans cet état cette dent ?)
21/02/2007 à 17h33
Reste à savoir combien de temps cette belle restauration va durer,et pour confirmer la calcification ou pas des canaux une radio,avant après
Ceci dit les risques pris pour un élément unitaire ne sont pas les mêmes que pour un bridge complet,et dans ce cas c'est jouable!
21/02/2007 à 17h37
alhoun Ecrivait:
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> genre celui là, par exemple: combien auraient
> dépulpé d'emblée
4.
21/02/2007 à 17h45
pas tous les jours, vincent, mais assez souvent.
mais ils tiennent le coup, à cause de ma colle israélienne. je fais même des bridges complets avec ça.
21/02/2007 à 17h57
La colle israélienne ? Bridges complets ? Je ne suis pas sûr de te suivre...
21/02/2007 à 18h00
faut demander à la grande prêtresse de la dentisterie.
21/02/2007 à 18h31
Le Choixpeau magique Ecrivait:
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> La colle israélienne ? Bridges complets ? Je ne
> suis pas sûr de te suivre...
comment cela,tu refuserais de suivre aveuglément?
c'est quelquefois le genre de la maison!
22/02/2007 à 12h55
Même chez Stéphane, c'est pas si bien. Félicitations à l'heureux papa, et longue vie à Sarah !
Eur J Prosthodont Restor Dent. 2001 Sep-Dec;9(3-4):107-12. Links
Endodontic standards in general dental practice--a survey in Birmingham, Part I.
* Stewardson DA.
[email protected]
A postal questionnaire was used to evaluate endodontic treatment performed in the general dental services in Birmingham, assessing whether practice type--private or National Health Service (UK), or year of graduation, influences compliance with established guidelines. For the aspects of treatment investigated, many dentists were not following guidelines. More private practitioners adhered to the guidelines. Practitioner age was not related to compliance with guidelines, although there were differences in the procedures and materials employed among the different age groups. Within the survey's limits, it was concluded that endodontic performance varies from established guidelines.
PMID: 12192945 [PubMed - indexed for MEDLINE]