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sabbat
28/04/2007 à 00h19
Dans mon coin survit une tradition, celle de la nuit du 30 avril au 1er mai, la nuit du grand sabbat des sorcières.
Elles se réunissent sous le vieux chêne, dansent et vont faire des mauvais coups dans les villages. Il y a des sorciers aussi. Il se murmure que les plus grands des sorciers s'unissent aux sorcières et font des diablotins dans la forêt, de telle sorte que cette cérémonie étrange ne s'arrêtera jamais.
Chaque année, je crains.
L'an dernier j'ai retrouvé le barbecue au fond du jardin du voisin. Pas grave.
L'année d'avant, ma porte de garage était repeinte en un jaune citron du plus bel effet. Rageant.
Il y a 3 ans, la porte d'entrée bavait sous les oeufs.
Je me demande si j'y échapperai cette année. Mais qu'ai-je donc fait au diable pour qu'il s'acharne ainsi ? Des confrères malfaisants feraient-ils partie du groupe ?
La maire du patelin voisin, connu pour ses idées frontales et nationales, a pris un arrêté interdisant les sorcières, et les menace de la maréchaussée. Si j'étais lui, je me méfierais, on ne lutte pas contre la sorcellerie. La rumeur dit que sa maison, au petit matin, sera rouge vif, comme lui.
28/04/2007 à 00h23
Donc tu crois quand même un peu au diable, finalement?
28/04/2007 à 02h02
ameli Ecrivait:
> Il y a des sorciers aussi.
Quel machisme!! comme si les hommes avaient quelque chose a voir avec la sorcellerie.
Désolé je suis attaché a l'authentique witch craft.
28/04/2007 à 02h33
ameli Ecrivait:
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> L'année d'avant, ma porte de garage ...
> Il y a 3 ans, la porte d'entrée ...
> Je me demande si ...
t'inquiète, cette année sera ta porte de sortie.
28/04/2007 à 10h25
ameli Ecrivait:
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> Dans mon coin survit une tradition, celle de la
......
Arretes le calva...
01/05/2007 à 14h19
Ca y est, ma gentille fifille a été intronisée sorcière. Quelle tristesse. Son premier acte maléfique a été de griller la permission de 22h pour rentrer à minuit.
Je regrette bien que la sorcellerie contemporaine ait beaucoup perdu de sa saveur et manque d'imagination. Emballer les voitures de papier hygiénique même pas usagé n'est guère taquin. Et démonter les ampoules de feux tricolores carrément de mauvais gout.
Dans les temps anciens, quand j'étais moi-même sorcier, c'était plus sportif.
Murer la porte de l'église, c'est musclé. Il faut de l'adresse pour monter une brouette en haut d'un arbre. Déplacer les pots de fleurs était le travail des sorcières, les sorciers se chargeaient de redistribuer les volets et portails de jardin dans le village. Ceux qui portaient des bottes amoncelaient le fumier du paysan devant la porte de l'aigri qui nous piquait le ballon de foot quand il a avait la malchance de tomber dans son jardin.
Les nuits étaient courtes. Et il fallait de lever tôt pour avoir droit à la récompense : voir le village s'agiter dès le matin, courir en tous sens, pour récupérer son bien éparpillé. Combien d'amitiés villageoises sont nées ainsi, les victimes finissant par être une communauté.
Décidément, les traditions se perdent.
Les adolescents d'aujourd'hui préfèrent la fréquentation d'une souris américaine à but lucratif venue faire son fromage en Brie.
01/05/2007 à 15h20
Et Ameli confond tout, parlez de traditions en comparant a des blagues d'ado ou de potaches.
je prefere entendre l'ami bien qui dit qu'il a une sorciere a la maison, je le crois beaucoup plus que le devot de la secu qui pretend savoir un pouvoir dont il n'a même pas eu l'enseignement quelque soit son niveau
01/05/2007 à 15h38
C'est balot jeff parce qu'après avoir fait des recherches sur internet cette fête traditionnelle existe bel et bien. Avant de cracher son venin on se renseigne.
01/05/2007 à 22h45
Puisqu'il faut expliquer...
C'est bien une tradition, un rituel d'inversion comme il en existe tant, dans lequel ici les sorcières servent de support.
Cette nuit-là, les enfants sont les rois, et ont le droit de faire les fous, de danser, de rire, de rentrer tard, de faire des blagues aux adultes, sans risquer réprimandes ou punitions.
Le fou du roi est aussi l'inverse, et a le droit de singer le roi.
Le "père cent", auquel j'ai participé, 100 jours avant mon bac est aussi un rituel d'inversion. Les pauvres profs, singés, imités, chahutés, punis, passaient en jugement, et étaient exécutés avec une guillotine en carton.
Et le bal du gras, en plein carême, aussi, est un rituel d'inversion. Il est toujours d'actualité, et comment ! Je résume : après un repas très gras, en plein carême, les épouses sortent au bal sans leurs maris, vêtues de façon provocante, et ont tous les droits, tous... Aucun homme n'a le droit de les aborder, elles abordent et draguent sans retenue, et elles ont le droit absolu de ne rentrer chez elles que le lendemain soir, sans explication. Le mari, lui, a le droit de sortir, dans un autre lieu, où il sera victime de cette drague par une autre épouse.
Je vois des avantages à ces traditions. Elles réunissent, comme tous les riuels. Le rituel d'inversion, quant à lui, n'a un sens que lorsque les valeurs inversées existent. Si l'enfant est le roi tous les jours de l'année, quel est l'intérêt ?
Pour le moment, la fête existe toujours, j'espère qu'elle existera encore longtemps.