Tous les forums
Petite question aux utilisateurs du pentamix (et assimilés)
27/01/2008 à 17h28
Bonjour à tous
Désirant depuis quelques temps passer aux silicones avec autmélangeur, une petite question technique me turlupine :
Les "lourds" sont plus fluides qu'en pots. Donc le putty qui sort par automélangeur est moins compressif. D'où ma question,
"Faut-il utiliser des porte-empreintes pleins plutôt que les habituels perforés pour compenser cette plus grande fluidité ??"
Je dis ça car j'ai constaté une moins bonne définition de mes limites cervicales après avoir essayé du lourd en cartouche sur pistolet.
Merci de vos réponses, impressions, remarques pour faire avancer le schmilblick !!
27/01/2008 à 17h51
Ma réponse risque de te paraître atypique:
J'utilise un Mixstar (DMG par PRED), que j'ai préféré car les cartouches sont rigides, donc facilement interchangeables, les embouts à guillotine plus faciles à changer, et que l'appareil dispose d'une pédale pour commander l'extrusion sans toucher l'appareil. Enfin l'alarme de fin de prise me convient.
Pour le produit, j'utilise du monophase (Honigum Mono) qui convient dans la plupart des cas, avec des PE plastique jetables perforés(Miratray), lorsque je ne pense pas devoir batailler pour avoir de bonnes limites.
Un nouveau putty extrusible semble être très apprécié mais je ne l'ai pas essayé.
Depuis peu, pour les grandes étendues, au lieu d'utiliser une masse à pétrir et un light en pistolet (Dexter Easy Tech), pour les limites sous-gingivales, j'utilise l'honigum mono au Mixstar plus injection intra-sulculaire à l'Aquasil ultra fast, en mini cartouche Digit.
De cette manière je réduis les manipulations, peux même réaliser des empreintes multiples seul, sans criser, et n'ai pratiquement plus qu'à décontaminer et emballer l'empreinte (le plus souvent un mordu), mettre à décontaminer la seringue Digit et jeter tout le reste.
31/01/2008 à 21h55
Utilisateur du pentamix, je suis fan de l'impregum en monophase.
Du coup c'est PE pleins et adhésif.
J'imagine que les "putty" sont effectivement plus fluides pour s'extruser de l'appareil et donc pas assez compressifs pour ton double mélange.
Passe alors à l'impregum.
PS : je fais aussi des butées en silicone au palais et zones rétro-molaires pour éviter toute fuite du matériau et améliorer la précision.
01/02/2008 à 18h40
Les fabricants sont en train de sortir des putty beaucoup moins fluides qu'avant pour les malaxeurs (Heraeus Kulzer, Dentsply, DMG, et Kettenbach chez qui ça existe depuis longtemps). L'expérience montre que si l'on apprend à se servir des monophases ou putty non compressifs, on a d'aussi bons, voire de meilleurs résultats qu'avec ces putty compressifs. Mais comme les dentistes sont souvent peu enclins à modifier leurs habitudes, même mauvaises, les fabricants qui veulent continuer de faire leur blé et toucher ces praticiens là ont estimé nécessaire de développer ces nouveaux produits. Personnellement, je ne leur trouve pas un intérêt significatif.
Pour plus de détail, lire mon article dans l'Information dentaire du dernier trimestre 2007 (me souviens plus le numéro) sur les malaxeurs automatiques.
03/02/2008 à 12h26
Bonjour Marc.
Penses-tu que l'enregistrement systématique d'une arcade soit une mauvaise habitude ?
Je conçois que l'économie procurée par un bite tray ou équivalent soit séduisante en temps et en qtté de matériau mais quid pour le prothésiste qui n'a pas les repères de pente procurés par la définition des dents opposées sur la même arcade ?
Je suis certain que nos confrères mordus d'occluso trouvent absurde ce genre d'empreinte qui ne permet pas de définir une courbe de Spee ni de Wilson correctement.
Je ne cherche pas à me faire l'avocat du diable sur cette technique, je cherche juste des réponses qui me permettraient d'envisager le confort procuré par ces empreintes sans scrupules vis à vis de mon prothésiste ni de mes patients.
En atendant ta réponse, je te souhaite un bon dimanche.
03/02/2008 à 15h07
Bonjour bigcandy,
Non, ce n'est pas une mauvaise habitude de prendre une empreinte complète. Mais ce n'est pas toujours indispensable.
En particulier lorsque l'on utilise un putty très dense, il arrive qu'on ait des déformations indécelables à cause d'une pression mal répartie sur les deux hémiarcades, qui entraîne un enregistrement erroné.
Il se trouve que je côtoie aussi des "mordus" (cas de le dire ??), ou tout au moins des spécialistes d'occluso (des gens dont je suis très proche et avec lesquels j'ai travaillé ces derniers mois à la rédaction de l'ID). Lorsqu'il s'agit d'un édentement encastré de moins de 3 dents sur la même hémi-arcade, il n'y a pas de problème.
Dans mon article, je cite une ou deux références qui expliquent que la précision de l'enregistrement occlusal est meilleure avec un enregistrement en mordu que celui de deux arcades entières (trouvé sur pubmed).
Donc, pourvu qu'on soit rigoureux, sérieux, qu'on utilise les bons produits, à bon escient, dans de bonnes conditions, et qu'on travaille avec un bon prothésiste, on obtient de bons résultats d'une manière plus simple, plus rapide et plus économique qu'avec les méthodes laborieuses que ceux qui n'ont rien étudié d'autre que ce qu'on leur a appris il y a 30 ans se plaisent à estimer incontournables.
Bien amicalement
03/02/2008 à 19h14
Pour soutenir ce point de vue:
s'il est évident que l'anatomie occlusale d'une coiffe, voire deux, réalisée(s) d'après empreinte sectorielle en mordu ne peut respecter la réalité des trajets cuspidiens, la précision de l'occlusion en intercuspidation maximale et la guidance simulable selon les anatomies occlusales des dents voisines et antagonistes, pour peu que le prothésiste soit observateur et attentionné, autorise des réalisations ne nécessitant pas de retouches occlusales, en tout cas aussi peu qu'avec des enregistrements d'arcades complètes.
c'est somme toute le même principe de similitude qui est employé par le système CEREC sans que cela ait fondamentalement remis en cause le procédé.
Mais bien sûr ce point de vue, pour ma part, est celui d'un praticien qui cherche à réduire au maximum le temps clinique sans sacrifier à la qualité d'éxécution, compte tenu du différentiel: cout d'1 heure de cabinet élevé/modicité des honoraires selon la situation du marché... Etant entendu que, pour ce qui me concerne, comme dans le standard industriel, tout ce qui concoure à augmenter la productivité (matériel et matériaux) revient moins cher que la part de frais généraux et salariaux qu'il faut alors amortir à plus forte raison...