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Encore un dogme ?
08/02/2008 à 12h56
Certains auteurs, certains confrères évoquent la production d'acide lactique pour expliquer les douleurs de certains muscles masticateurs. La trop grande dimension verticale exigerait un effort anormal, 3 ou 4 mm de chemin supplémentaire à parcourir à chaque déglutition, autant de litres de salive et autant de mètres au bout de la journée, etc...
Il est utile de rappeler ce qui se passe au niveau musculaire lors de la mise en activité.
"- Pendant les quelques secondes qui suivent le début de l'effort, la cellule utilise ses stocks d'ATP, qu'elle reconstitue à partir de la phosphocréatine du muscle sans avoir besoin d'oxygène (par transphosphorylation). C'est la voie dite anaéobie alactique.
- Puis la cellule musculaire met en place la glyco(géno)lyse anaérobie (production d'acide lactique) à partir du glucose, issu du glucose sanguin, du glycogène endogène musculaire et hépatique. Il s'agit de la voie anaérobie lactique.
- Avec une inertie de quelques minutes se met en place la voie aérobie avec consommation d'oxygène, production de dioxyde de carbone et d'eau. Cette phosphorylation oxydative met en jeu le cycle de Krebs et a pour substrat le glucose, issu du glucose sanguin circulant, du glycogène hépatique et des acides gras dérivés des triacylglycérols du tissu adipeux [25]. Le glycogène musculaire est aussi une source énergétique mais il est dégradé plus graduellement que lors de la voie anaérobie [41].
Ceci étant admis, il est important de considérer le facteur temps.
"La glycolyse anaérobie utilise le glycogène et dégrade le glucose-6-phosphate en acide pyruvique. Celui-ci, converti en acide lactique, n'est pas utilisé par le muscle et s'accumule. Le processus se met en place avec un délai d'une dizaine de secondes et atteint son maximum d'intervention 30 à 60 secondes après le début de l'action chez l'homme [25,41].
Comment nos confrères peuvent-ils expliquer une douleur musculaire par la production d'acide lactique chez le déglutisseur dysfonctionnel pour une activité qui ne prend qu'une seconde par minute ? Merci de nous éclairer.
Réf. http://theses.vet-alfort.fr/telecharger.php?id=596
09/02/2008 à 01h42
Tu passes trop de temps avec les trolls, laisse le temps agir pour nous !
De toute façon ils sont perdants...
Mes amitiés.
14/02/2008 à 10h33
coucou Isaïe, la bise et tout, Amibien itou.
ne faudrait-il pas considérer:
- le cas particulier du "serreur", dont la contraction isométrique semi-permanent permet la produsction d'acide lactique en qnatité effective
- l'effet cumulatif alors considérable dans ce dernier cas?
14/02/2008 à 11h11
Les recherches d'Isaïe se situent entre les découvertes d'Indiana Jones et les enigmes du Da Vinci Code...
Les découvertes de Jules Verne ont mis presque un demi siècle pour se révéler,...
Souhaitons une reconnaissance plus rapide pour Isaïe, et son travail.
14/02/2008 à 12h19
mark Ecrivait:
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> coucou Isaïe, la bise et tout, Amibien itou.
>
> ne faudrait-il pas considérer:
>
> - le cas particulier du "serreur", dont la
> contraction isométrique semi-permanent permet la
> produsction d'acide lactique en qnatité effective
>
> - l'effet cumulatif alors considérable dans ce
> dernier cas?
acide lactique, tu le fais monter en mâchant un chewing-gum à grande vitesse par exemple mais là tu t'arrêtes et le sang lave le muscle très vite, le cycle aérobique reprend...
par contre si muscle rendu hypertonique malgré lui par un hypothétique mais Ô combien plus que probable signal de nature vibratoire (utile de le préciser, hein Daniel ?) la microvascularisation est rendu déficitaire (en raison de la contraction de cellules musculaires qui compriment les capillaires) avec réduction des apports en O2, baisse de production d'ATP qui nécessite un cycle aérobique, blocage du réseau d'actine-myosine et la contraction gagne de proche en proche tout le muscle cellule après cellule, ce qui aboutit à cette production accrue d'acide lactique issu du cycle anaérobique.
p.s. éclairez-moi si je me fourvoie
14/02/2008 à 23h41
hallboy Ecrivait:
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> le bruxomane n'arrete pas: c'est une manie. ce qui
> n'exclut rien.
détrompes-toi !
15/02/2008 à 01h45
on exclut quoi?
patrick, la grille de couleurs avec les groupes musculaires reliés j'ai aussi. Mais il va falloir une couleur pour les onycophages et le bouffeurs de crayons. il est otua fait possible que parfois ce soit un systeme qui s'est mis en boucle et qu'on peut reguler. dans d'autres cas, ce sera vraiment une manifestation maniaque, qu'on pourra peut etre alleger. peut etre. et ce sera deja pas mal.
15/02/2008 à 11h58
un rongeur d'ongle est un nerveux au sens diélien du terme qui refoule une culpabilité imaginée devant la tentation de réaliser une de ses tâches exaltée aussi imaginativement... (du genre IL FAUT, JE DOIS, etc...). Trouve la tâche, fais switcher le conscient dessus et la culpabilité s'envole comme une baudruche... Tu ne trouves pas bizarre qu'ils rongent en se servant presque exclusivement de la 11 ? Connais-tu des rongeurs sur les molaires ?
15/02/2008 à 13h31
=> Connais-tu des rongeurs sur les molaires ?
Les morbides titillant les joues et lèvres et pas la 11 forcément
15/02/2008 à 14h32
Amibien Ecrivait:
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> un rongeur d'ongle est un nerveux au sens diélien
> du terme qui refoule une culpabilité imaginée
> devant la tentation de réaliser une de ses tâches
> exaltée aussi imaginativement... (du genre IL
> FAUT, JE DOIS, etc...). Trouve la tâche, fais
> switcher le conscient dessus et la culpabilité
> s'envole comme une baudruche... Tu ne trouves pas
> bizarre qu'ils rongent en se servant presque
> exclusivement de la 11 ? Connais-tu des rongeurs
> sur les molaires ?
si le il faut/tu dois s'applique a tout, tu peux t'attendre a devoir lui faire changer sa vision du monde. pour la 11 on peut se dire que c'est juste le moyen le plus simple et efficace, bcp plus que les molaires, ce qui me parait plutot plausible. ta theorie pourrait tres bien s'interpreter à contrario: la 11 marche pas, la preuve!
et est ce que que les gauchers se rongent avec la 21? moi je sais pas. et meme avec 2 rongeurs gauchers, je me garderai bien de tirer des conclusions, qui m'ameneneraint a d'autres conclusions qui me ferait poser des affirmations.
15/02/2008 à 16h44
et moi je sui un gaucher contrarié qui se rongeait les ongles avec la 11 et est passé au coupe ongle apres de micor fracture de ses prismes sur le bord incisif: le racourcissement de ma 11 m'a equilibré? rendu intelligent? l'experience m'a poussé a choisir un outil mieux adapté?
encore un dogme?
15/02/2008 à 17h41
Nous sommes entre gens de bonne volonté, on peut discuter.
Dans la relation entre l'occlusion et l'oreille, il y a quelques liens que nous pouvons montrer et que chacun peut reproduire. Il y a aussi une série d'observations fondamentalement.... accessoires et bien d'autres choses inexplicables pour le moment.
A chaque étape, à chaque progrès, nous essayons de donner du sens aux observations, nous essayons de construire un modèle qui va pouvoir se montrer prédictif et alors trouver un intérêt thérapeutique. Je dis un modèle et pas un dogme.
Actuellement, et je sais bien que c'est mauvais et imparfait, j'utilise une image avec mes patients pour qu'ils comprennent l'hypothèse qui justifie l'acte posé.
Dans mon cabinet, je peux lire l'heure sur le thermostat d'ambiance, sur mes ordinateurs et sur une horloge de chez Oregon. Avec le temps, toutes se dérèglent gentiment sauf l'Oregon. Pourquoi ? Parce que la dernière "est en lien" avec Francfort. Il y a là un générateur d'impulsions périodiques strictement réglé.
Au niveau de l'oreille interne se trouve un organe au comportement piézoélectrique, la CCE ( le champ électrique le met en mouvement et le mouvement crée du champ électrique). Son activation (par information centrale, système efférent) crée de la vibration qui se transmet.
Le problème est que ce générateur d'impulsions est en chambre fermée et sensible à la variation de pression, il ne fonctionnerait qu'entre +/- 0 et 40 dPa. Il est aussi "parasitable", mais les deux sont peut-être liés, par l'information vibratoire courte.
Je peux aussi générer de la résonance localement par une source externe (info de lumière visible, champ électrique contre un muscle, massage peut-être ...), mais cet effet va progressivement s'éteindre si on supprime cette source externe qui ne peut probablement jamais, à mon avis, relancer le moteur cochléaire bloqué.
Plusieurs expérimentations reproductibles indiquent que cette image présente un certain intérêt, mais, hélas, la seule chose dont on est absolument et modestement certain, c'est que la réalité est autre.
En attendant mieux, on cherche et on avance.