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Confraternelle
21/03/2008 à 18h31
Un patient vu ce matin , lors du questionnaire médical il me dit qu 'il a perdu la sensibilitée de la lèvre suite a un traitement il y a un an.
Selon ces mots apres l'anesthesie, tout est revenu a la normale sauf la sensibilité levre/dent secteur 4.
Je fais la radio du bridge en question et je trouve 2 lentulos cassés dans les racines mésiales , des "tres" gros dépassements des cones et des residus de pate.
Sur le coup j'ai pas osé donner mon avis mais je revois le patient la semaine prochaine et je compte lui en parler.
Comment aborder le sujet sans "casser" trop de sucre sur le dos du précédent praticien, cruel dileme...
21/03/2008 à 18h35
"la dent est au bout du rouleau et peut entretenir un foyer infectieux qui peut aggraver le petit manque de sensiblité. Il va falloir faire sans doute un nettoyage du bout de la racine (résection) , ou au pire songer peut etre à enlever le bridge."
21/03/2008 à 19h33
> Comment aborder le sujet sans "casser" trop de
> sucre sur le dos du précédent praticien, cruel
> dileme...
dis toi une chose : il ne vient pas pour casser du sucre sur le dos d'un confrère mais pour trouver une solution à son problème, de toute façon peu de chance que cette perte de sensibilité rentre dans l'ordre.rend lui le service que tu estimes avoir à lui rendre et à la question que forcément il te posera "mais alors c'est mal fait " réponds lui très simplement que tu vas t'occuper avant tout du problème actuel et que c'est pour ça qu"il est venu chez toi .
en toute simplicité cela se passe bien, mais ne masques pas les problèmes passés : évoques les en axant ton explication sur les solutions que tu peux ou pas apporter.
il ne vient ni pour que tu lui mentes ni pour que tu"casses" le confrère : juste pour être soigné.
la franchise avant tout.
.
21/03/2008 à 19h52
Bon,bé deux avis diamétralement opposés! Y'a plus qu'à passer la balle au centre!
21/03/2008 à 20h05
Tu lui dit que peu importe ce qui a été fait avant, ce qui compte c'est qu'on va faire maintenant.
Si le patient insiste, tu lui dis que ton code de déontologie t'interdit de dire du bien ou mal.
Et s'il insiste encore. Tu lui dis que la porte est grande ouverte.
21/03/2008 à 20h32
Si y'a pas de prothése à faire en bouche, tu le renvois chez son ancien dentiste, sinon tu fais la prothése, et aprés tu lui annonces la mauvaise nouvelle...
22/03/2008 à 00h12
plouf Ecrivait:
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> Tu lui dit que peu importe ce qui a été fait
> avant, ce qui compte c'est qu'on va faire
> maintenant.
>
> Si le patient insiste, tu lui dis que ton code de
> déontologie t'interdit de dire du bien ou mal.
>
> Et s'il insiste encore. Tu lui dis que la porte
> est grande ouverte.
Je dis toujours que le praticien a utilisé une technique qui n'est pas la mienne. Si tu connais le praticien qui continue cette technique ancienne, tu dois le joindre(c'est ce que je fais) et le tester. S'il se fout de ta gueule en pipotant ou en t'envoyant chier, alors tu vas chez lui et tu lui mets ton point dans la gueule. C'est déontologique ça m'sieur !!??
22/03/2008 à 00h58
Ewing Ecrivait:
alors tu vas chez
> lui et tu lui mets ton point dans la gueule. C'est
> déontologique ça m'sieur !!??
>
>
>
Sur les i serait plus confraternel.
22/03/2008 à 01h11
oui apres reflexion je pense que faire un etat des lieus sans cacher les choses et envoyer toutes les solutions possibles apres serait une bonne chose.
Mais des fois je vous jure...
22/03/2008 à 01h15
Peut être simplement en te mettant à sa place, et en lui tenant les propos que tu aimerais entendre si c'est à toi que cela était arrivé.
De plus en plus,( je ne dis pas ça pour toi) la profession en evenant plus technique se déshumanise et quelque part, c'est un peu triste.
22/03/2008 à 01h44
Je veux bien qu'un jour, étant claqué ou grippé, tu fasses un traitemnt foireux(cela ne marrive jamais biensûr). L'erreur est humaine.
Mais si c'est constamment, pourquoi faire croire au patient que tu couvres un enfoiré. Moi,je lui mets mon point dans la gueule !! (à ce dernier).
Ainsi,je mens d'un côté, mais je me sens mieux de l'autre.
22/03/2008 à 09h28
Il ne s'agit pas de couvrir. Comme il a été dit, tu dis la réalité de la situation "vous avez des morceaux d'instruments cassés dans les racines", et quand le patient immanquablement te demande d'où ça vient, tu répond "on ne peut pas savoir..." avec l'air de ne pas trop vouloir t'appesantir sur le sujet. En procédant ainsi, ne t'inquiète pas, le patient a tout à fait compris la situation, a compris aussi que tu n'étais pas un margoulin qui tire son "prestige" du dénigrement des confrères, et enfin, la plupart du temps, tu rend service à ton confrère en désamorçant la crise, et tu seras bien content que quelqu'un le fasse un jour pour toi, quand une de tes merdes t'aura échappé avant que tu n'aies pu résoudre la situation.
22/03/2008 à 12h52
Montre-lui la radio, une image ne ment pas.
Tu lui expliques la solution que tu envisages pendant qu'il voit les dégâts.
Pas besoin d'en rajouter.
22/03/2008 à 15h32
Oui, je suis d'accord lorsque cela arrive ponctuellement. Mais que faites vous lorsque ces gestes cliniques sont répétés et que les patients viennent vous voir.
Cela m'est arrivé avec un praticien qui dirigeait ses patients vers le stomato pour des résections apicales. Sur les courriers est écrit: "Cher Confrère, comme d'habitude, signé Dr X".
Dernièrement, un patient vient me voir car sous son bridge,il y a une odeur nauséabonde. En bouche,je constate qu'il a une racine sous l'inter; je le renvoie vers le praticien qui va trouver une solution. Le patient revient dans la semaine et me dit que non, le praticien n'a rien trouvé. LA, C'EST MOI QUI PASSE POUR UN CON.
Je lui fais une radio pour confirmer et le renvoie une nouvelle fois. Le nom d'un des associés de mon titulaire apparait sur le cliché. Le praticien diagnostique alors la présence de la racine en ajoutant: "ah c'est lui, le Dr Y qui vous envoie. Il ne m'aime pas lui".
Vous savez quoi? Le patient revient me voir 3 semaines plus tard. Il me dit que la racine a été retirée. Je constate la table vestibulaire complètement éclatée, et le bridge qui n'a pas bougé. Et moi,je me dis, quand on est un enculé de première, on reste un enculé jusqu'au bout. Je refais une radio et constate la présence d'un bout d'apex. J'en étais sûr.
Et là, comment réagir. Il ne mérite pas mon poing dans la gueule?
22/03/2008 à 23h03
Ewing, tu n'es pas expert au tribunal ou cdc de la sécu. Un patient se pointe avec une racine sous un inter de bridge, si tu juges que la racine doit être retirée, tu en informes le patient, et tu lui fait un devis pour ton boulot, dépose, extrac, nouveau bridge...
Pourquoi tenais-tu tant à renvoyer le patient chez son praticien ? Pour lui apprendre son métier, lui mettre le nez dans son caca ? Quel intéret ?
Les mecs viennent te voir pour que tu soignes leurs dents, pas pour que tu joues au "justicier".
22/03/2008 à 23h58
c'est marrant, il y a 2 mois environ, un patient du cabinet que je viens de reprendre vient en consultation pour une douleur sous un bridge. Je fais la radio, et je vois une racine sous l'inter. Je lui dit la nature du probleme en lui demandant s'il était au courant (apparement non).Je programme donc la dépose du bridge et l'extraction de la racine. Le patient n'est jamais revenu, je pense qu'il ne m'a pas cru, j'attends toujours qu'il me regle la consultation...
23/03/2008 à 01h30
Je dois etre un sal con, mais j'ai toujours du mal avec cette histoire de confraternité.
Ok pour ne pas baver sur les confreres du coin dont on sait que le boulot est fait avec des techniques de bricoleur.
Apres si un patient vient de chez un confrere avec un souci comme celui ci: je m en fout. Je dis juste la vérité: vous avez 2 lentullos petés qui peuvent etre la source de la parethésie. Si il demande d'ou ca vient je lui réponds de demander a ses anciens dentistes.
Le patient a aussi des droits. Dont le droit que l'on ne se foutte pas de sa gueule. Alors ses responsabilités faut les assumer. Des conneries j en ai fait et je les ai annoncées et payées (couronne refaite, spé endo payé de ma poche etc).
Ne pas baver ok, mais dire la vérité: oui.
On a des assurances, elles sont la pour quelque chose.
Le réaction type mafia ca me fille la gerbe.
23/03/2008 à 11h01
Salamandre Ecrivait:
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> Apres si un patient vient de chez un confrere avec
> un souci comme celui ci: je m en fout. Je dis
> juste la vérité: vous avez 2 lentullos petés qui
> peuvent etre la source de la parethésie. Si il
> demande d'ou ca vient je lui réponds de demander a
> ses anciens dentistes.
Ton devoir est de lui dire qu'il a ces 2 lentulos.
Maintenant quand tu lui répond à son interrogation suivante "de demander à ses anciens dentistes", qu'est-ce que ça apporte au patient ?
Ne peux tu pas simplement lui répondre "je ne peux pas vous dire" ? Ton patient n'est pas débile, il comprend bien qu'ils ne sont pas arrivés là par l'opération du saint esprit, à lui ensuite de se débrouiller pour savoir si il a envie d'aller se disputer avec son ancien praticien.
> Le réaction type mafia ca me fille la gerbe.
Encore une fois, ce n'est pas un problème de mafia. On s'abstient juste de faire des commentaires désobligeants car d'une part ce n'est pas notre rôle (on est des soignants, pas des flics ou des juges), et d'autre part, on n'a qu'une infime partie des éléments pour juger.
Mais il ne faut pas cacher la vérité au patient, dans ton histoire la vérité c'est que le patient a deux lentulos pétés, tout le reste n'est que suppositions de ta part, si ça se trouve c'est de la vieille histoire d'il y a x praticiens de ça, tu vas jeter l'opprobe sur un confrère qui n'y est pour rien (n'oublions pas que beaucoup de patients ne se souviennent déjà pas de ce qu'on leur a fait six mois auparavant).
23/03/2008 à 11h05
Maintenant, je vais être un peu plus méchant parce que ça commence aussi à me gonfler, on sait bien qu'un nombre non négligeable de praticiens pense tirer du prestige du dénigrement systématique des confrères (même pour des actes correctement réalisés), et je reste persuadé que la propension à baver est souvent inversement proportionnelle aux aptitudes professionnelles.
23/03/2008 à 13h41
La différence entre ce type de praticiens et moi, c'est que je refais le travail de ma poche sans faire intervenir l'assurance.
Mais jamais j'irai me lancer dans un travail dont je connais l'issu.
En fait,ton comportement me fait penser à celui du conseil de l'ordre départemental (la mafia).Personne ne veut se mouiller et on couvre à tort des bouchers de la dentisterie. (D'ailleurs, tous ces praticiens perdent leur procès au tribunal). Et entre-temps, la mafia n'a fait que temporiser et le patient nous met tous dans le même panier.
Moi,je dis: "pas d'accord".
23/03/2008 à 13h50
On tourne en rond, et j'ai l'impression que tu n'as pas pris en compte mes arguments.
23/03/2008 à 13h58
Dans ton raisonnement, le patient paye une seconde fois le travail. Ce n'est pas juste.
23/03/2008 à 16h53
Le Choixpeau magique Ecrivait:
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> Maintenant, je vais être un peu plus méchant parce
> que ça commence aussi à me gonfler, on sait bien
> qu'un nombre non négligeable de praticiens pense
> tirer du prestige du dénigrement systématique des
> confrères (même pour des actes correctement
> réalisés), et je reste persuadé que la propension
> à baver est souvent inversement proportionnelle
> aux aptitudes professionnelles.
>
Bien d'accord avec ça.