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maison médicale
01/06/2008 à 17h14
Voilà le sujet :
Créer avec la participation des eugenoliens un dossier, qui fera prendre conscience à une marie de la nécessité de construire une maison médicale regroupant toutes les professions médicales d’un village assez important.
Ce dossier est intéressant si bien sur vous n’êtes pas propriétaire de vos murs, si vous n’avez d’ accès aux handicapés, et si vous ne travaillez pas dans une métropole, que vous avez envie de travailler dans une grosse structure médicale avec des confrères indépendants comme vous
En soulevant le problème de la raréfaction des professions médicales
De la bascule du libéralisme vers le salariat « confortable »
De la désertification des campagnes actuelles
D'autres choses?....
De la difficulté de revendre un cabinet isolé...
Sans doute vous comprendrez très vite l’intérêt de trouver des articles de mairies qui commencent à se battre pour garder leurs médecins et leurs dentistes, leurs infirmières, leurs kinés
Voici deux exemples sur la démographie future des médecins et des dentistes jusqu’à 2030
http://www.sante.gouv.fr/drees/etude-resultat/er595/er595.pdf
http://www.web.ordre.medecin.fr/demographie/etatdeslieux38.pdf
Je compte sur vous, pour apporter votre vision des choses et aussi des articles que vous trouverez a droite et a gauche.
Ce dossier pourra être utile à beaucoup
Il existe aussi le problème des grosses structures qui se montent actuellement dans quelques villes de France en périphérie d’une grande ville.
Les praticiens du centre ville, ont le choix d’accepter en priorité de rejoindre le staff, mais ceux bien installés et proprio le leurs murs ont refusé et certains regrettent déjà
01/06/2008 à 23h15
Cher Jeff2
Je suis en plein transfert d'une activité "hypercentre" vers une maison médicale en milieu rural. Le projet est porté à bout de bras par la mairie qui est maitre d'oeuvre de l'ouvrage. Il est évident que sans la "puissance de feu" d'une maire qui en veut (temps passé avec les différentes administrationssssssssssss ... 1 secrétaire presque à plein temps sur ce seul projet) je pense qu'il est impossible pour un quidam de le faire lui-même.
Affaire à suivre
01/06/2008 à 23h30
je pense que la création d'un dossier commun a remettre a nos municipalités, peut declencher , plein d'initiatives communales, car trés peu de communes sonta au courant de l'environnement medicales des 20 prochaines années.
Si ces municipalités étaient au courant et bien informées, elles prendraient sans doute des initiatives.
C'est un challenge, face aux centres de soins qui vont être créer par des mutuelles privées, qui vont attirer l'étudiant sortant a coup d'euros dans l'ignorance de celui ci des conditions d'excercice des centres mutualistes.
Ce projet de dossier est un projet social important, je ne sais si beaucoup l'on compris.
12/06/2008 à 22h34
jeff, ..on ne peut pas dire que les futurs employés municipaux se bousculent au portillon.
12/06/2008 à 22h47
etch Ecrivait:
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> jeff, ..on ne peut pas dire que les futurs
> employés municipaux se bousculent au portillon.
Ce ne sont pas des employés municipaux, ce sont des maires qui vont attirer des professions medicales avec le tapis rouge.
Vu la perspective dans 10 ans de la démographie médicale en France, tu as tres peu de chance de revendre ton cabinet quelque soit ta profession.
Les nouveaux sortant s'orienteront eux vers le salariat mutualiste si celles ci ont réussi a gagner le marché? ou alors ils chercheront des structures multi médicale avec des loyers tres peu cher, car la mairie veut les garder à tout "prix". Un parking etc etc et ca deviendra un Plus, pour ces villages ou petites villes, où les gens s'installeront, car une ville desertée par les professions médicales se videra.
12/06/2008 à 23h03
tapis rouge peut être, mais en cambrousse ..faut savoir qu'y-a même pas d'funérarium !!
12/06/2008 à 23h37
cambrousse?? ne te fais pas d'illusion, même a paris ca va devenir tres dur de revendre ton cabinet et pourtant, pas de maison médicale.
La question qu'il faut se poser , c'est "mon cabinet est'il aux normes x, y", observer ta ville de 5000 a 40 000 h, car même une ville en province sera atteinte.
dans 10 ans, n'importe quel sortant de fac aura largement le choix si il veut s'installer en liberal
Penses tu qu'un cabinet dentaire méme ultra moderne, non accessible au handicapés, sans parking, va attirer un jeune qui sort alors que de l'autre cote il aura une maison médicale ultra moderne, accessible a tous, avec parking, avec une quinzaine de professionnels réunis sous le même toit, la mairie qui te fais les yeux doux pour te garder avec des condtions avantageuses.
Si il y a des maires parmi vous , manifestez vous
un village, une ville sans professions de santé, que vat'elle devenir?
Ce sont les maires qui seront les premiers a prendre l'intiative qui s'en sortiront de la desertification inéluctable de leur ville et village.
13/06/2008 à 00h46
quand on s'installe, penses-tu qu'il soit naturel de songer déjà à la revente ? j'ai fait une création en milieu rural il y a plus de vingt ans en sachant que ce que je créais serait sans suite. et alors ? ma faute ne s'est pas située à ce niveau mais plutôt face au désert "intellectuel" environnant que je ne voyais pas à l'époque, n'ayant pas encore d'enfants: maintenant la vision est autre, pas de lycée, pas de fac, bref le réveil taré sous 5h30 depuis des années. tu me dis "la mairie qui te fait les yeux doux pour te garder avec des conditions avantageuses" .."conditions", tout se paie, surtout certaines conditions. les campagnes se vident, est-ce notre faute ? faut-il maintenir partout les bureaux de postes avec des arrêts SNCF tous les 15 km ? la société étant en perpétuelle mutation, l'avenir du jeune diplômé est dans l'exercice de groupe en ville ou en sa périphérie sous forme de petites cliniques privées: cela commence à se faire, cela fonctionne et ce sans l'aide du maire.
13/06/2008 à 00h59
tu as raison etch.
Seulement il y adeja des exemples de maisons medicales qui se montent dans certaines communes de France
tous les professionnels medicaux sont invités a y venir, mais certina sont proprio de leur mur et ne veulent pas boucger.
Déja certains regrettent, de ne pas avoir rejoint le groupe, ils sont en centre ville devenu pietonnier au premier etage sans ascenceur, et ils sont proprio de leurs murs.
quelle belle affaire..
je reconnais c'est une affaire qui n'est pas simple.
je reflechis plutot en politique municipale, mon village veut'il garder ses medicaux?, sans initiative ca sera non et ca c'est une evidence qui n'est pas encore percu aux niveau des municipalités.
13/06/2008 à 01h45
Bien sur, de telles structures peuvent se créer sans l'aide d'une mairie, mais c'est plus facile avec.
D'abord, il faut définir le projet : qui sera propriétaire ? Une société (elle a intérêt à être bétonnée), ou un individu.
Moi, je travaille avec des investisseurs privés, des professionnels qui n'y connaissent rien dans le domaine médical, mais qui savent ce qu'est un sou.
J'en ai deux, qui se connaissent, et s'entraident, et souvent investissent ensemble, c'est plus facile pour des projets lourds.
Ils paient, dessinent, construisent, et louent les surfaces. Ils font appel à des archi spécialisés, qui présentent les projets, qu'on peut rectifier.
Toujours, il faut voir le maire. Je n'en connais pas qui n'aide pas. Un patient est un électeur. C'est lui qui cherche le terrain, qui négocie l'achat en compagnie de l'investisseur.
On suggère au maire que sa crêche est mal foutue, pas aux normes, moche, et qu'elle serait mieux dans cette nouvelle construction, et le service social de la commune. Il ne faut pas craindre de mélanger les genres. Pourquoi ne pas passer voir l'ambulancier, la PMI (et un pédiatre ?). Bref, il faut attirer la foule, être incontournable !
L'essentiel est de ne pas voir petit, si la structure est importante et diversifiée, les charges communes seront moins lourdes, et les accueils peuvent être partagés.
Aller voir aussi le Conseiller Général, il peut, s'il a de la gueule, obtenir l'installation d'une assistante sociale (la CRAV aussi). L'aide d'une AS peut débloquer bien des soucis, pour les toubibs, comme pour les dentistes. Il ne faut pas craindre non plus les mélanges public-privé !
Il faut donc frapper à de nombreuses portes, et ne pas être pressé... et aller voir le maire de temps en temps si le dossier se coince.
L'aide financière de la mairie sera minime, les accès, le parking, l'arrêt de bus déplacé, l'éclairage public... mais surtout, il fera avancer le projet.
Si le terrain n'est pas trop cher, ça fera du 130/m2 annuel environ, avec une construction tip-top, panneaux solaires inclus. Si le maire ne trouve pas de terrain, il faut penser à l'intercommunalité, ils ont souvent de beaux terrains en bordure d'agglomération, et si le projet est bien vendu, les prix sont bradés. J'en ai vu de superbes à 2E le m2.
13/06/2008 à 03h02
Astuces :
- rechercher la pluridisciplinarité.
Si on met des toubibs, on peut envisager le partage des locaux pour diminuer la surface, donc le loyer : le matin, consultations, l'apreme, visites et on inverse la semaine suivante.
- Quelle que soit la méthode, les dossiers médicaux doivent être communs, pour assurer l'interremplacement pendant les congés, et ça aide la permanence des soins.
- A fortiori si la clientèle potentielle est agée, mettre des infirmières, pour les piquouzes, les prises de sang, les pansements. Le tandem médecin-infirmière marche très très bien.
- Ne pas proposer de kiné : ils ont besoin de grandes surfaces, et n'arriveront à rentabiliser le loyer que s'ils travaillent à la chaîne, pas terrible pour l'image de la maison (c'est mon avis).
Pour les dentistes, on peut aussi partager les locaux et le matos, mais c'est délicat. C'est quasiment un mariage... et attention au divorce. On peut faire 30h l'un et 30h l'autre sur un seul fauteuil, et on couvre du lundi au samedi. Vu les ego et les petites manies des praticiens, je ne suis pas certain qu'ils pourront se mettre d'accord sur le choix de l'alginate, la marque du composite, etc ..., car il faudra tout partager !
13/06/2008 à 11h58
Pour plusieurs raisons :
La première est que la densité des praticiens en ville est largement suffisante, inutile d'aller renforcer un secteur déjà naturellement fort. Mieux vaut aller là où la densité est faible : en zone rurale, ou en zone suburbaine. D'ailleurs, c'est bien là que les maires, qui sont conscients du problème de la démographie pro, vont chercher à aider ces projets.
la deuxième est économique. Comment trouver en ville une surface suffisamment grande et facile à aménager sans dépenser une somme folle ? Par curiosité, je l'ai fait : j'ai examiné la possibilité de (faire) racheter une salle de cinéma en milieu urbain. Le batiment ne valait pas bien cher, mais les aménagements possibles étaient limités (absence de lumière du jour), et beaucoup trop onéreux.
Il est moins cher, et plus agréable de partir sur du neuf.
13/06/2008 à 12h55
Autre remarque :
En zone rurale, ou à habitat dispersé, il est logique de penser à regrouper les professionnels de santé dans un même lieu, tant pour la permanence des soins, de plateau technique, que pour des raisons d'interremplacement. Ca arrange le patient et le professionnel.
On se retrouve donc devant un inconvénient : on s'éloigne de la population, qui souvent est agée et peu mobile. Ils vivent seuls, n'ont pas de voiture, et sont ravitaillés par la camionnette du boucher... On les isole si on ne trouve pas la parade, car prendre un taxi pour aller chez le dentiste, tout le monde ne peut pas.
Voila comment je compte faire, et ça va marcher. 9 fois sur 10, les transports sont de la compétence de l'intercommunalité, on va négocier, et on a l'appui (très efficace) du maire de la commune qui veut que la maison fonctionne, et qui ne veut pas se mettre les vieux du patelin sur le dos. Or, le maire est (quasiment toujours) vice-président de l'intercommunalité (il y a souvent autant de vice-présidents que de communes).
Attribution de subventions-transports par 1/3 payant sous conditions (raison médicale avec présentation du carton de rendez-vous, et transport dans le territoire de l'intercommunalité). J'en suis à 11 par transport versé directement au taxi et 2 par patient. Je crois que ce ne sera pas assez pour que les taxis marchent. Faudra peut-être monter un peu. On verra.
Je suis aussi allé voir le Conseil Général et la Région. L'accueil est favorable, mais c'est en stand-by, on ne sait pas comment procéder..., peut-être en aidant les intercommunalités qui se lancent.
Et en ce moment, c'est vraiment pas facile de négocier, l'argent ne coule pas à flots.
Cette idée de taxi fonctionne déjà, mais pas assez bien, les taxis rechignent, la somme n'est pas épaisse, faudra revoir ça.
Mais, pour les rendez-vous programmés, les malades chroniques, les renouvellements d'ordonnance, les dentistes, ça devrait pouvoir fonctionner. On devrait même à terme, pouvoir organiser des ramassages : aujourd'hui, on soigne Trifouillis, demain Lebled sur Rupt, etc !
On peut rêver, non ?