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lassitude
21/04/2009 à 00h02
azerty, mets toi des baskets, trouve un coin sympa pas trop vallonné avec des arbres, et cours pendant une demi-heure, une heure si tu peux.
Tu verras qu'après, la vie te semblera moins triste.
21/04/2009 à 01h11
Bonsoir,
Cher AZERTY, je compatis à ta détresse, mais si j'ai trouvé dans ton énumération beaucoup de choses que je connais, il n'empêche qu'après réflexion, je suis malheureusement d'accord peu d'évolution majeure dans notre art. Il n'empêche que ton discours me gonfle encore plus que ce que nous vivons tous les jours et que tu décris si bien. Pourquoi après 32 ans d'exercice, j'ai encore plus la patate qu'avant , alors que rien n'a vraiment changé? Rien ? Une chose, la plus importante à mes yeux: moi !
Mon exercice d'aujourd'hui n'a plus rien à voir avec celui d'il y a 5 ans et ne ressemble en rien à celui que j'aurai à la veille de ma retraite, si je la prends. Moi j'ai changé, de méthode, d'attitude, de look, de discours, de technique, de tout, j'ai innové, j'ai osé avec des outils qui n'ont pas changé, j'ai osé des trucs, j'ai pris des gamelles, mais 'tain quel pied ! On fait un métier génial, avec des à côtés dont on se passerait bien, mais bons ailleurs, l'herbe n'est pas plus verte soit en sûr, et si tu ne ne me crois pas, prends un remplaçant et va-y-voir toi même. Je ne te connais pas pour savoir si tu fais partie de cette génération qui attend qu'on leur trouve du nouveau pour s'en servir, et qui si on leur en trouve pas, se lamentent de la monotonie de leur existence d'assisté (je sais de quoi je parle, j'en ai deux à la maison). Non décidément, ma compassion à ton égard n'a d'égal que la rage que j'ai de voir des gens capables se laisser prendre au piège du pré cuit, du pré maché et du pré chier !
Maintenant à toi de faire.
21/04/2009 à 02h19
Moi ,je comprends.
La profession comporte de telles disparités : type d'exercice, lieu, honoraires, patientèle que personne n'a le droit de juger une situation qui n'est pas la sienne et qu'il aurait peut-être du mal à gérer.
Un conseil aux gros malins : pour éviter de dire des conneries que vous regretterez peut-être un jour : les doigts, sur la bouche !
21/04/2009 à 04h10
je comprends aussi: c'est vrai que parfois comme ce soir au bout de 10 h non stop,la lassitude est au RV
mais qd mme comme chabit,je ne changerai pas de place
question de generation?
et puis un ti-punch et un coup de piscine à 30° et les elephants redeviennent roses
21/04/2009 à 11h05
Ne pas confondre lassitude et fatigue. Chausser les baskets, faire un plouf, se vider la tête d'une façon ou d'une autre, c'est indispensable soit pour se défouler, soit pour se finir. Là on parle de fatigue, de stress. Mais ce n'est pas à mon avis suffisant pour que AZERTY ai envie de retourner bosser le matin avec l'envie où il s'agit de la lassitude qui te met le moral dans les chaussettes, qui te donne envie de tout envoyer ballader, qui te fait trouver les journées trop longues et les moments de satisfactions trop courts, qui te fait croire que tu es dans une impasse empruntée en entrant à la fac dentaire, une ruelle étroite, avec de chaque côté des maisons aux murs noirs, portes closes et fenêtres barreaudées entrebaillées sur des horizons paradisiaques.
21/04/2009 à 11h24
SIRE a écrit:
"La profession comporte de telles disparités : type d'exercice, lieu, honoraires, patientèle que personne n'a le droit de juger une situation qui n'est pas la sienne et qu'il aurait peut-être du mal à gérer."
Complètement d'accord, mais ce n'est pas une raison, encore moins une excuse. Chacun d'entre nous a prise sur chacun de ces éléments, et je persiste, sans juger, à dire que si quelque chose ne convient pas et qui engendre la lassitude, il faut le changer, mais pas attendre qu'on le change pour nous au risque que la nouvelle version ne convienne pas mieux.
J'ai plus de 50 balais, changé 4 fois de cabinet, du plus profond rural (betteraves et maïs) où tu connais tout le monde et tout le monde te connaît, à la ville où tu es un inconnu dont on se sert de temps à autre, en passant par une campagne d'élevage à viande avec des horaires de maquignons, où la station balnéaire où tu ne fais que de l'urgence estivale.Je n'ai pas encore tout vu mais à chaque fois, je me suis adapté, et si ce n'était pas possible ou trop contraignant, j'ai recommencé ailleurs. Gros intérêts de ces déménagements:
1°) tu ne refais pas les mêmes erreurs,
2°) tu te remets en question à fond,
3°) tu te prouves que tu en es capable,
4°) tu perds des ronds et ça te motive encore plus,
5°) tu vois du pays
6°) enfin et surtout pas de routine, plus de lassitude.
21/04/2009 à 11h54
en effet il est évident que pour garder la motivation il faut absoluement changer de cabinet,au bout d'un moment au meme endroit on sature...
parfois aussi on rencontre dans les formations des gens passionés qui vous redonnent la peche et l'envie de se dépasser,de repousser ses propres limites,il faut chercher en soi les moteurs sinon quelque soit le métier rien n'y change: au bout d'un certain temps on s'ennuie!!!
21/04/2009 à 12h24
remmettons les choses au clair:
c'est un metier sympa ou on gagne bien sa vie et ou on fait beaucoup de jaloux.mais les autres n'avaient qu'a se casser le nénette a l'ecole a lieu de glander. j'ai eu le bol de faire le métier que j'ai choisi. Et non, coomme c'est le cas pour 90% des jeunes qui sortent actuellement, subir car ils n'ont pas pu faire médecine.
le fait de changer de cabinet tous les 10 ans est a mon avis une betise et fait preuve d'une certaine instabilité.
oui, je ne bosse plus comme il y a 5 ans et dans 5 ans je ferai encore différemment.
oui, je trouve que les conditions de travail se sont dégradé, et a mon avis ce n'est que le début.
qd au fait de se remettre a courir après deux mois d'arret forcé, c'est galère. il va falloir du tp pour retrouver le niveau.
qd au fait que je suis un glandeur, c'est bien connu.
21/04/2009 à 13h10
azerty écrivait:
----------------
>
>
,
> le fait de changer de cabinet tous les 10 ans est a mon avis une betise et fait
> preuve d'une certaine instabilité.
je ne suis pas du tout d'accord ,quand on change de cabinet on se remet forcément en question puisque la patientèle ne nous connait pas et n'est pas acquise,par contre je ne dis pas de changer tous les dix ans,changer juste quand on sent qu'on s'ennuie qu'il n'y a plus de challenge,et c'est pas si facile car en general on a du mal à laisser les patients qu'on soigne depuis longtemps !!!
21/04/2009 à 14h42
magnolia écrivait:
----------------
> je ne suis pas du tout d'accord ,quand on change de cabinet on se remet
> forcément en question puisque la patientèle ne nous connait pas et n'est pas
> acquise,par contre je ne dis pas de changer tous les dix ans,changer juste quand
> on sent qu'on s'ennuie qu'il n'y a plus de challenge,et c'est pas si facile car
> en general on a du mal à laisser les patients qu'on soigne depuis longtemps !!!
pour l'avoir fait; cabinet vendu 8 ans après, parce que la routine finit toujours par m'ennuyer...
je me suis retrouvée "remplaçante" quelque mois, c'était cool...ensuite 6 mois de recherche pour la reprise d'un cabinet, plus de 50 visites...rien de bien...au final je me retrouve "collaboratrice"...:-)
pas évident tout ça...fidéliser les gens demande quelques années...c'est quelques années de perdu...
et je continue à demander des nouvelles de mes patients à ma remplaçante...:-)
21/04/2009 à 14h50
c'est un peu comme dans le couple, faut changer tous les 7 ans, sinon on se lasse..
21/04/2009 à 15h04
azerty écrivait:
----------------
> j'ai eu le bol de faire le métier que j'ai choisi. Et non, coomme c'est
> le cas pour 90% des jeunes qui sortent actuellement, subir car ils n'ont pas pu
> faire médecine.
Rappelle-nous l'année de ta P1 et le NC de l'époque?...
21/04/2009 à 16h02
Remettons à plat AZERTY, je conçois que tu éprouve cette lassitude, je compatis encore une fois, et je le déplore parce que dans ce métier c'est simple de ne pas s'"enroutiner", et ça me fait mal aux tripes quand je vois un confrère se laisser aller au gré des évolutions de notre pratique. C'est par envie d'aider que je te confie mes méthodes, tu prends ou pas. Je suis guitariste depuis 40 ans, et s'il y a bien un instrument qui n'a pas beaucoup évolué c'est bien celui là, devines un peu comment font les guitaristes pour ne pas trouver leur pratique monotone et lassante.
Tu parles de Binhas, c'est un exemple de ceux qui ont tout compris: profiter de ce "laisser aller et voir venir" pour t'expliquer qu'il faut que tu changes toi, et toi seulement, par rapport à un métier qui reste le même et au passage te ponctionner une somme rondelette pour te motiver un peu plus. Comment je vais gérer la pénurie de prat qui s'annonce ? 1°) je gère déjà mon fichier patient, 2°) je ne pense pas que ce soit à moi de gérer quoi que ce soit, 3°) je n'ai aucun moyen pour cela, 4°) si la gestion des effectifs m'interressait, je n'aurais pas fait dentaire !
21/04/2009 à 18h52
Et si on commençait la journée tous les matins en disant,le miroir à la main:"It's a beautiful day to save teeth"
(excusez moi, je n'ai pas pu m'en empêcher, j'ai visionné tous les épisodes de la saison 5 en quelques jours...)
21/04/2009 à 19h50
En streaming sur internet jusqu'à pas d'heure:je rentre trop tard du cabinet le soir pour suivre les programmes télé(j'exagère à peine)
21/04/2009 à 20h06
en tous cas tout le monde a le temps d'aller sur eugenol????
BIZARRE!!!!
21/04/2009 à 20h14
mac écrivait:
-------------
> le collage sur la dentine, les nouveaux états de surface implantaires, la mise
> en charge immédiate, le tout céramique, le zircone, le CAD/CAM, la photo
> numérique, la radio 3D...
D'accord avec toi mac, il y a aussi et surtout le REMage qui permet de traiter radicalement les bruxomanies pour ne parler que de ce résultat lié à ce traitement.
Nous vivons une époque formidable où il n'y a jamais eu autant d'opportunités pour s'éclater dans notre métier.
Si j'éprouve une lassitude actuellement c'est parce que j'ai traité trop de patients ces cerniers temps, j'ai besoin de vacances, mais croyez bien qu'aucun patient ne m'a ennuyé, à aucun moment je ne me suis forcé pour "supporter" quoique de ce soit de contraire, tout est clair entre le patient et moi-même, pas de tension particulière, et si je sens quelque chose poindre à l'horizon du mental du patient alors je le REMe immédiatement, idem chez moi.
La réponse est intérieure, Azerty, si tu ressens un malaise, si tu souffres dans ta relation avec les patients c'est que tu n'es pas satisfait de TOI, il y a quelque chose à changer chez toi, il y a quelque chose qui demande régulation, je t'aide sur ce coup-là, passe-donc me voir, on rigolera ensemble de tout cela... Tu verras par la suite comment se transforment les choses autour de toi...
Mes amitiés
21/04/2009 à 20h40
en fait, je pense que le malaise actuel vient du fait que régulièrement je dis non, je peux pas vous prendre, je suis pas dieu le père, j'ai que deux mains.vu le contexte actuel economique, les gens se défoulent comme ils peuvent. c'est l'assistante, c'est le dentiste. et entendre geuler a ce sujet, cela me fatigue.
pour eux c'est normal qu'on se casse le c pour les prendre tt de suite.il est anormal que nous prenions des vacances.
oui, je pense que c'est cela qui me fatigue plus que le reste.
n'empèche pour repondre a chabit, on sera bien obligé a un moment ou a un autre de trier les patients face aux deserts médicaux qui s'annoncent. par le pognon? ^par le j'aime ou j'aime pas? par le leiu d'habitation? par le sexe?(uniquement des blondes au gros seins.... nan je rigole...)