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Gérard Bapt (PS) affirme que "la Sécurité sociale sera en banqueroute en 2011, son financement n'étant plus assuré".
28/10/2009 à 12h13
http://www.latribune.fr/opinions/20091026trib000437047/secu-banqueroute-en-vue.html
Sophie Gherardi, directrice adjoint de la rédaction de La Tribune
Trente milliards d'euros de déficit l'an prochain, trente de plus en 2011, autant en 2012 et encore autant en 2013. Pour ceux qui ont encore un peu de mal à apprécier les grosses sommes en euros, c'est 200 milliards de francs qu'il va manquer chaque année pour boucler le budget de la Sécurité sociale d'ici à 2013, si on ne fait rien.
Or, précisément, le choix du gouvernement est de ne rien faire si l'on excepte, à la marge, des mesures comme le déremboursement de quelques médicaments ou l'augmentation du forfait hospitalier. Juste de quoi faire bougonner le bon peuple qui s'estime toujours volé, mais rien de substantiel. Laisser filer le déficit en 2010 peut s'expliquer par la situation économique de la France.
La récession est encore là, elle creuse automatiquement les dépenses, notamment du fait de l'augmentation du chômage, et lamine les recettes. La protection sociale représente environ le tiers du PIB, et les préceptes keynésiens appliqués à la lettre par le duo Sarkozy-Fillon dans leur gestion de la crise invitent à soutenir la demande sans barguigner.
La Sécu aura d'ailleurs bien contribué au maintien de la consommation des ménages, qui permet à la France de plonger moins bas que ses voisins en termes d'activité. Va pour 2010. Mais les années suivantes ? Est-ce encore pour ne pas peser sur la croissance qu'on n'esquisse même pas un début de solution ? Il y a quelque chose de pathétique à voir les élus, appelés à examiner à partir de demain le projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), chercher désespérément à grappiller de l'argent en taxant tout ce qui leur vient à l'esprit.
Non seulement le gouvernement n'encourage pas leurs initiatives, mais il les combat. Quant aux électeurs, ils restent sourds à leurs mises en garde. Nous aurions intérêt à écouter, cependant, lorsque Marie-Anne Montchamp (UMP), rapporteur du texte pour la commission des Finances, dit qu'on touche 'aux limites du système", et quand Gérard Bapt (PS) affirme que "la Sécurité sociale sera en banqueroute en 2011, son financement n'étant plus assuré".
Banqueroute. Le mot est fort, volontairement. L'insouciance des Français envers leur Sécu est sidérante. Sûrs d'avoir des droits, puisqu'ils cotisent, ils s'attendent au service quatre étoiles. Sans se soucier le moins du monde de la différence croissante entre ce qu'ils payent et les prix des prestations qu'ils consomment. Alors que le "trou de la Sécu" se transformait en gouffre, aucune pédagogie sérieuse n'a été faite. Apparemment, elle n'est pas prévue au programme d'ici à 2012.
[email protected]
28/10/2009 à 12h20
20 ans de socialisme redoutablement destructeur et la droite la plus bête du monde.
Ne votez plus.
Laissez gentiment couler le navire.
On en reconstruira un autre :-)))
28/10/2009 à 12h31
adhoc écrivait:
---------------
> Laissez gentiment couler le navire.
> On en reconstruira un autre :-)))
VGE 2012 !
http://www.facebook.com/pages/Valery-Giscard-dEstaing/8771444175?ref=search&sid=1669340422.1036592550..1
28/10/2009 à 18h59
Attila écrivait:
----------------
> >
> Trente milliards d'euros de déficit l'an prochain, trente de plus en 2011,
> autant en 2012 et encore autant en 2013. Pour ceux qui ont encore un peu de mal
> à apprécier les grosses sommes en euros, c'est 200 milliards de francs qu'il va
> manquer chaque année pour boucler le budget de la Sécurité sociale d'ici à 2013,
> si on ne fait rien.
>
>évidemment, on ne peut pas tout faire ...
Un rapport de la Cour des comptes remis au Sénat critique sévèrement les 171 millions d'euros dépensés par la France pour sa présidence de l'Union dans le second semestre 2008, l'une des plus coûteuses de l'histoire.
Un rapport de la Cour des comptes remis au Sénat critique sévèrement les 171 millions d'euros dépensés par la France pour sa présidence de l'Union dans le second semestre 2008, soit près de un million d'euros par jour.
Dans ce rapport publié dimanche par le site Mediapart, la Cour remarque d'abord que les dépenses ont été très supérieures aux présidences françaises précédentes de 1995 (14,1 millions d'euros) et de 2000 (56,9 millions), et aussi à celles des autres présidences les plus récentes, qui se sont situées entre 70 et 80 millions d'euros, souligne la Cour.
Sous le titre "la folie des grandeurs", Mediapart a publié aussi une lettre au ton très critique envoyée par le président Philippe Séguin le 9 octobre au Sénat. Il relève un "nombre considérable d'opérations financées sur ce programme", en dénombrant 489 en six mois dont neuf sommets, 227 réunions ministérielles ou de niveau ministériel, 328 séminaires ou symposiums.
57.408 euros pour un logo
"La multiplication et le coût parfois élevé des opérations mises en place par chaque administration et le caractère urgent, parfois dérogatoire, voire irrégulier, des procédures suivies auront, au bout du compte, fait supporter par l'Etat des charges d'utilité publique variable", écrit Philippe Séguin.
Symbole de ces dépenses excessives : les 16,6 millions d'euros consacrés au sommet de l'Union pour la Méditerranée, qui ont servi notamment à un réaménagement complet du Grand palais pour trois heures de réunion, avec 91.500 euros de moquette éphémère, 194.900 euros de jardinières et 136.000 euros consacré au fond de scène.
Le logo de la présidence française, montrant des drapeaux européen et français, a profité au célèbre designer, Philippe Stack, qui a empoché 57.408 euros par l'intermédiaire d'un sous-traitant, après une mise en concurrence jugée curieuse par la Cour.
En général, n'y a pas eu d'évaluation de l'intérêt des dépenses et de leur impact, déplore aussi Philippe Séguin, qui estime que l'Union devrait à l'avenir mieux encadrer et organiser ces dépenses
28/10/2009 à 20h59
Bah, la mégalomanie quand on est au pouvoir n'a pas de limite ni de bord politique.
On n'oubliera pas non plus Mitterand qui faisait entretenir, nourrir, protéger, voyager, etc... à (nos) grands frais ses deux familles et leur cour, et ça durant 14 ans.
La sécu était alors aussi en déficit et il y avait 3 millions de chomeurs...
Tout le monde n'a pas son Pierre Bergé.
28/10/2009 à 21h46
Aujourd'hui la cour des comptes a entre autres épinglé Sarko car les douches qu'on lui a fait faire pour la présidence de l'union européénne ont coputé . . . . 245000 euros MDR.
C'est en gros le CA moyen annuel d'un cabinet dentaire.
NO COMMENT