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salle paro- d'implanto
09/12/2009 à 10h19
dentiste57 écrivait:
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> zian4807 écrivait:
> ------------------
> > ici, dans le désordre sur 9m2: porte automatique Portalp + un film opacifiant
> > sur environ 1m50 et lettrage adhésif, sol Gerflor Mipolam (carrés de 60x60
> > collés et jointés à chaud), fauteuil Planmeca d'occasion reconditionné,
> plafond
> > suspendu médical (lavable) avec 4 spots encastrés, scialytique Axcel, goullote
> > technique avec des prises électriques et le vide d'air (pompe vide d'air sur
> le
> > balcon) pour l'aspiration autonome Medivac, table pont et kart mobile avec
> > moteur, deux tabourets et un meuble haut pour stocker les implants et certains
> > consommables.
>
>
> mouaip!
>
> et les remontées de plinthe?
Pour les plaintes des remontées, on fait ce qu'on peut pour les éviter ;-)
09/12/2009 à 13h32
Les blocs dédiés ça ne sert qu'à la com, et encore, selon Bernard, ça sert surtout à faire peur !
09/12/2009 à 13h40
davemarss écrivait:
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> Les blocs dédiés ça ne sert qu'à la com, et encore, selon Bernard, ça sert
> surtout à faire peur !
C'est quand même pratique, ça évite de se bloquer sa salle de soins avant le temps de tout préparer.
Pour la peur, je suis 100% d'accord, je pense même que l'effet repoussoir du mot "chirurgie", très aggravé par celui de "bloc opératoire" (qui fait tout de suite imaginer les coeurs ouverts) est bien plus puissant que la justification des honoraires amenés.
Après il faut aussi comprendre que des praticiens passionnés de chirurgie aient envie de se faire un petit plaisir en s'offrant un "vrai" outil de chirurgien.
09/12/2009 à 14h27
davemarss écrivait:
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> Les blocs dédiés ça ne sert qu'à la com, et encore, selon Bernard, ça sert
> surtout à faire peur !
d'accord avec choixpeau, si ça permet d'offrir des conditions de travail qui permettent d'améliorer la qualité, il faut pas se gêner.
par contre, le petit coté décoratif "bloc opératoire" est super sympa de notre point de vu (le mien en tout cas) mais peut^tre un peu anxiogène pour les patients. du coup on perd un peu le coté rassurant (asepsie, confort de travail...) du bloc vis à vis du patient.
09/12/2009 à 16h28
nolive écrivait:
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> Attention, il me semble que la dénomination "bloc opératoire" répond à des
> normes particulières. Il semblerait que le terme salle de chirurgie serait plus
> approprié.
>
> A vérifier, en tout cas...
Tout à fait exacte.
09/12/2009 à 16h35
davemarss écrivait:
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> Les blocs dédiés ça ne sert qu'à la com, et encore, selon Bernard, ça sert
> surtout à faire peur !
Tout à fait d'accord avec JP Bernard.
Le bloc ça permet d'assoir le cabinet, crédibiliser son exercice implantatire et surtout justifier les honoraires.
C'est aussi pratique pour qui ne dispose pas d'une salle de soins épurée pour y pratiquer de la chirurgie implantaire.
Côté patient c'est anxiété maximum et trouillomètre au plus haut.
Le patient il se préoccupe pas de tout ça, il a une entière confiance en son praticien.
Quand il a signé son devis la seule chose qui l'intérresse c'est de pas avoir mal et d'avoir ses dents.
Le reste c'est un pur problème de dentiste qui veut se faire plaisir...
Cordialement
--
marcB6
09/12/2009 à 19h21
>
> Quand il a signé son devis la seule chose qui l'intérresse c'est de pas avoir
> mal et d'avoir ses dents.
> Le reste c'est un pur problème de dentiste qui veut se faire plaisir...
> marcB6
+1
le souci c'est que le dentiste qui ce fait plaisir ok, mais ensuite nos amis de la HAS passent et cela risque de devenir une norme selon le bon principe de précaution,
style PCR, DIGUE, 2heures pour une endo, bloc op sous méopat pour une dent de lait, etc...
Je grossis le trait mais depuis 30ans on évolue comme ca et qu'y a gagné le patient, la PCR ne lui diminue pas sa dose de rayon, et même posé dans un bloc dedié sous flux laminaire, l'implant du cas de doc lyonnaise sera toujours une merde
Et encore une fois quid du 2eme patient dans cette salle?
09/12/2009 à 20h19
salle de soin ou salle dédiée, lorsque l'intervention et/ou la psychologie du patient font qu'une prémédication a été prescrite, le patient n'a pas la trouille au ventre.
L'intérêt majeur d'une salle dédié c'est quand même d'avoir tout le matériel nécessaire dans un même lieu sans que ce soit le branle-bas de combat à chaque intervention. J'ai longtemps réalisé mes chirurgies dans ma salle de soins, à chaque fois c'était une perte de temps considérable pour préparer la salle et la débarrasser. Alors, comme nous ne manquions pas de surface, nous avons décidé de faire cette salle dédiée chirurgie, simple et ergonomique comme devraient d'ailleurs l'être de simples salles de soins. Ce n'est pas la certitude d'un risque de contamination qui serait plus élevé dans une salle de soins qui nous a fait prendre cette décision.
Pour le moment les recommandations de la HAS ne sont pas si draconiennes que cela (intevention en salle de soin préparée ou en salle dédiée, pas de flux laminaire ou trucs dans ce style); mais imaginons qu'un patient procédurier porte plainte pour problème infectieux post-op. Il est fort probable que le juge se retranche derrière ces recommandations pour juger l'affaire. Aussi, il semble important de suivre ces recommandations quand on intervient en salle de soin préparée (là il est mentionné que la zone "administrative" doit être séparée, donc si le bureau se trouve directement dans la salle de soin cela peut être reproché).
bref, si vous avez la place, faites une salle dédiée pour le gain de temps que cela procure, sinon, pensez à peaufiner le mode de préparation de votre salle de soin pour perdre le minimum de temps.
@+
09/12/2009 à 23h36
Moi je n'ai rien contre le fait de ne pas avoir de salle d'op dédiée pour l'implanto.
Pour la chir préimplantaire c'est autre chose. Cela me semble indispensable sauf si les praticiens en question ne fraisent jamais de résine dedans car les particules en suspension ne retombent pas au bout de 2 minutes.
A moins de tout nettoyer à fond et de bloquer sa salle 1/2 journée complète pour ne faire que ça.
Je pense aussi que cela ne sert à rien de mettre la digue (Salop d'HAS)... C'est pas comme si au moins 60% des endos n'étaient pas des reprises lorsqu'on sait que fait dans les règles de l'art le taux de succès est à peu près de 90% à la première fois !
Le fil avant une empreinte (ou tout autre moyen de rétraction) ne sert à rien non plus... Il suffit de demander à son protho :+)), il a des yeux bioniques.
Bon quand on n'aura fini de justifier faire de la merde en expliquant de façon populiste que cela n'apporte rien de plus que la satisfaction de quelques denturologues excités qui se font plaisir, je pense qu'on aura fait un pas... et même un grand.
10/12/2009 à 00h30
dudule écrivait:
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> Le fil avant une empreinte (ou tout autre moyen de rétraction) ne sert à rien
> non plus... Il suffit de demander à son protho :+)), il a des yeux bioniques.
Tu rigoles, mais on m'a même sorti que les prothésistes préfèrent quand il n'y a pas de fil...
10/12/2009 à 13h42
Comme souvent, on parle d'"implantologie" alors que la notion recouvre des actes chirurgicaux qui vont de la chirurgie ambulatoire benigne qui doit se faire au fauteuil comme dans le cas d'implants simples à des chirurgies loco-régionales assez sérieuses comme certaines chirurgies pré-implantaires.
La formation et le plateau technique ne peuvent pas être équivalentes dans les deux cas.
La salle de chirurgie dédiée fait partie autant que la formation des critères qualitatifs necessaires pour avancer et comme le souligne ceux qui en ont une, quel confort au niveau de l'organisation.
Après j'admet que certains éléments comme la porte vitrée automatique, le sas, le flux laminaire etc etc ce sont des petits plus fort couteux surtout mis en avant par ceux qui les vendent (et ceux qui les ont acheté) et pas plus indispensable que l'attitude adaptée de l'équipe.
12/12/2009 à 09h57
MarcB6 écrivait:
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> davemarss écrivait:
> -------------------
> > Les blocs dédiés ça ne sert qu'à la com, et encore, selon Bernard, ça sert
> > surtout à faire peur !
>
> Tout à fait d'accord avec JP Bernard.
.
.
votre enfant à une inflammation de l’appendice iléo-cæcal ce n'est pas grave monsieur, la preuve je vais pratiquer cette opération ici même, je vais installer un champ stérile sur cette table opération. Soyez rassuré j'ai 98% de réussite.
12/12/2009 à 10h27
curdents écrivait:
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> votre enfant à une inflammation de l’appendice iléo-cæcal ce n'est pas grave
> monsieur, la preuve je vais pratiquer cette opération ici même, je vais
> installer un champ stérile sur cette table opération. Soyez rassuré j'ai 98% de
> réussite.
Votre enfant a un genou écorché, ce n'est pas grave Monsieur,il faut que je procède à une application de Mercryl, je vais pratiquer cette opération dans mon bloc opératoire, on va l'habiller de la tête au pied avec des protections stériles et j'entrerai dans le bloc habillé en cosmonaute, mais ne vous inquiétez surtout pas, c'est juste une égratignure.
12/12/2009 à 10h43
Choipeaux t'as oublié le pansement, le petit bisou et ton taux de succès de 98% :-)
Si on a la place une salle dédiée c'est génial, si on l'a pas, ben on s'en passe et c'est plus compliqué.
A refuser de demythifier la chirurgie simple (implantologie simple comprise) on favorise le glissement de ces actes vers les futurs spécialistes en chirurgie buccale (qui ne demanderaient pas mieux) après la perte de l'orthodontie etc-ce que l'on a envie de subir cela, alors qu'il n'y a aucune justification médicale ?
CC.
12/12/2009 à 10h48
Le Choixpeau magique écrivait:
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> curdents écrivait:
> ------------------
> > votre enfant à une inflammation de l’appendice iléo-cæcal ce n'est pas grave
> > monsieur, la preuve je vais pratiquer cette opération ici même, je vais
> > installer un champ stérile sur cette table opération. Soyez rassuré j'ai 98%
> de
> > réussite.
>
> Votre enfant a un genou écorché, ce n'est pas grave Monsieur,il faut que je
> procède à une application de Mercryl, je vais pratiquer cette opération dans mon
> bloc opératoire, on va l'habiller de la tête au pied avec des protections
> stériles et j'entrerai dans le bloc habillé en cosmonaute, mais ne vous
> inquiétez surtout pas, c'est juste une égratignure.
.
poser un implant est très bénin monsieur je vais écorcher votre gencive perforer votre structure osseuse procéder à une application de Mercryl.
12/12/2009 à 10h56
Candide Candida écrivait:
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on
> favorise le glissement de ces actes vers les futurs spécialistes en chirurgie
> buccale (qui ne demanderaient pas mieux)
100% d'accord
12/12/2009 à 11h53
Je voudrais recentrer le débat ence quin concerne ma volonté d'aménager une salle dédiée uniquement à la paro et à l'implanto. Ce n'est pour ma part ni un effet de mode ni un besoin de me faire plaisir, ce qu'il faut comprendre et je suis certain que beaucoup de mes confrères sont dans le même cas, c'est que je pose mes implants dans une grande salle où j'ai mon bureau à déménager à chaque intervention, tous les produits etb matériaux que j'ai sur mon plan de travail, mon localisteur d'apex,mon système B, mon Pentamix, couvrir mon crachoir(eh oui désolé pour le débat en cours j'en ai un et je suis à 50% d'accord avec ceux qui n'en ont pas)cacher mes fouets et encore d'autre et d'autre rangement à faire par mon assistante, ensuite il faut installer mon moteur et ma tablette d'instruments, désinfercter mes surfaces autour de moi. Enfin c'est vraiment long, lourd, fastidieux et pas du tout rassurant pour le patient car aujourd'hui nos patients savent presqu'autant que nous et ont déjà été confrontés eux même ou un de leur entourage à la pose d'implant par un spécialiste qui ne pratique que dans des salles dédiées à cette pratique. Voilà le problème auquel je suis confronté aujourd'hui alors qu'il y a deux ans quand j'ai démarré cette activité je ne pensais que mes patients étaient autant demandeurs et que la demande allait augmenter de la sorte. Donc pour moi, qui a par ailleurs deux salles libres et non aménagées, c'est une nécessité due à la disposition de la pièce dans laquelle je travaille.
12/12/2009 à 12h32
jeamba écrivait:
----------------
> Je voudrais recentrer le débat
.
je pense que tu a compris que poser un implant ne peut être fait dans les même conditions qu'un détartrage.
.
pour ceux qui justifient n'importe quoi, c'est la porte ouverte a faire n'importe quoi.
12/12/2009 à 13h23
curdents écrivait:
------------------
> je pense que tu a compris que poser un implant ne peut être fait dans les même
> conditions qu'un détartrage.
Et pourquoi pas ?
Quelle bactériémie quand tu fais un détartrage ?
Ta comparaison entre la pose d'un implant et la chir viscérale est révélatrice soit d'un manque de réflexion, soit d'un melon super développé.
Est-ce que tu habilles le patient des pieds à la tête quand tu fais une avulsion ?
Aux US, certains endos prennent les mêmes précautions pour leurs traitements, bah oui, les problèmes endos sont infectieux, donc il vaut mieux là non plus ne pas rajouter de germes.
Vous pouvez raconter tout ce que vous voulez, mais il faut apporter des preuves.
A ce jour, les preuves n'existent pas.
Que vous vouliez un bloc pour X raisons, ou que vous preniez des précautions que certains jugeraient disproportionnées, c'est une preuve de conscience professionnelle, et ça ne fait de mal à personne, mais que vous alliez montrer du doigt ceux qui ne font pas comme vous, sans aucun argument, je trouve ça un peu fort de café.
12/12/2009 à 14h49
> Que vous vouliez un bloc pour X raisons, ou que vous preniez des précautions que
> certains jugeraient disproportionnées, c'est une preuve de conscience
> professionnelle, et ça ne fait de mal à personne, mais que vous alliez montrer
> du doigt ceux qui ne font pas comme vous, sans aucun argument, je trouve ça un
> peu fort de café.
Je suis entièrement d'accord avec toi choipeaux, mais c'est un débat qui reste trés sensible et qui pourrait durer longtemps entre les chercheurs à tout prix de l'illusoire aseptie complète et les autres.
>
>
12/12/2009 à 14h51
Le Choixpeau magique écrivait:
------------------------------
> A ce jour, les preuves n'existent pas.
.
enfin tu commence a raisonner même si tu pense que je suis un con.
extrait HAS 2008
.
L’analyse des différents guides montre certains manques en méthodologie. Néanmoins,
ces guides malgré leurs lacunes méthodologiques ont été réalisés par des institutions
publiques ou sociétés savantes de notoriété importante et très souvent en partenariat
avec divers organismes afin d’aboutir à un consensus et une représentativité de la
profession. Compte-tenu du manque de littérature scientifique dans le domaine des
conditions de réalisation des actes d’implantologie, ces guides ont servi de support pour
élaborer ce rapport.
.
Selon les membres du GT, l’activité implantaire génère peu de signalement d’infections
mais il n’y a pas actuellement de surveillance ou de signalement obligatoire qui
permettent de se positionner sur une fréquence de ces infections.
L’analyse des différents guides montre certains manques en méthodologie notamment
concernant la participation des groupes concernés, la rigueur d’élaboration et
l’indépendance éditoriale.
Certains guides ne précisent pas les groupes de travail et de lecture, les utilisateurs cibles
des recommandations, ni les attentes des patients.
chacun comprend ce qu'il lui arrange
12/12/2009 à 17h27
Bah voilà, sans données on fait des recommandations opposables sur l'avis d'experts autoproclamés, qu'on renforce ainsi dans leur rôle de prophètes du dogme.
12/12/2009 à 19h47
jeamba écrivait:
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je préfère aménager une salle reservée à la paro et à la pose d'implants.
La paro tu es dans la boue et le fumier...
L'implanto c'est un autre monde !
Il ne me viendrait jamais à l'idée de faire de la paro dans la salle d'implanto.
Et la paro c'est occlusal avant tout.
13/12/2009 à 11h48
Le Choixpeau magique écrivait:
------------------------------
> Bah voilà, sans données on fait des recommandations opposables sur l'avis
> d'experts autoproclamés, qu'on renforce ainsi dans leur rôle de prophètes du
> dogme.
.
extrait HAS 2008
.
L’analyse des différents guides montre certains >manques en méthodologie ?<. Néanmoins,ces guides malgré leurs >lacunes méthodologiques ?< ont été réalisés par des >institutions
publiques ou sociétés savantes de notoriété importante ?partenariat avec divers organismes ?< afin d’aboutir à un >consensus ?< et une >représentativité ?< de la profession. Compte-tenu du >manque de littérature scientifique ?< dans le domaine des
conditions de réalisation des actes d’implantologie, ces guides ont servi de support pour
élaborer ce rapport.
.
Selon les membres du GT, l’activité implantaire génère peu de >signalement d’infections ?< mais >il n’y a pas actuellement de surveillance ou de signalement obligatoire ?< qui permettent de se positionner sur une fréquence de ces infections
.
L’analyse des différents guides montre certains manques en méthodologie notamment
concernant la participation des groupes concernés, la rigueur d’élaboration et >l'indépendance éditoriale.? <
Certains guides ne précisent pas les groupes de travail et de lecture, les utilisateurs cibles des recommandations, ni les attentes des patients.
chacun comprend ce qu'il lui arrange
Le Choixpeau magique de quel dogme tu parle puisqu'il n'y a pas d'obligation d'avoir une salle d'opération dédié à l'implantologie ni d'obligation de déclaration des suites opératoires ?