Cookie Consent byPrivacyPolicies.comFait chaud! - Eugenol

Fait chaud!

PAL

21/12/2009 à 16h04


Y en a qui disent que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. C’est des conneries ! Prenez les éboueurs…

Au contraire, moi je dis que l’homme n’est pas conçu pour trimarder. Tous les matins, rien qu’à viser sa tronche de sharpei dans la glace, l’homme sage prend conscience que s’arracher du pageot pour aller turbiner, c’est pas naturel, c’est même complètement anomalique.

C’est comme de dire que la femme est l’avenir de l’homme, c’est bien des conneries ! Prenez les deux grognasses qui poireautent dans mon sas d’attente…

A droite, c’est la mozeure, une vieille bique blonde décolorée qu’on avait repéré depuis longtemps dans le quartier. On n’a pas de mérite : peinturlurée et saboulée façon flashy fashion sur talons hauts, la minaudière déambule partout en ville dans l’espoir qu’on la reluque, chaloupant des miches derrière l’usine à crottes en ciré qui lui sert de chihuahua.
Je me poire ! A soixante-sept balais, la date de fraîcheur est largement dépassée, mais la vioque voudrait encore passer pour une starlette qui le vaut bien ! Comme elle est gaulée comme un spaghetti, elle aurait p’tête une chance de faire de l’effet à un bigleux de son âge qui l’apercevrait dans le brouillard à trois cent mètres, et encore… Mais alors, de près, bonjour tristesse ! Au point de vue tégumental, c’est même pas une vieille peau, c’est une carne racornie, que dis-je, une croûte, une écorce, marron, tannée, fumée, tellement qu’elle a été sur-irradiée aux zuvés !
En prime, elle s’est fait rectifier la gueule au scalpel une demi-douzaine de fois. J’ai pas fait science-peau, mais à mon avis, y a eu une couille quelque part. Son liftologue a vraiment dû lui tirer la couenne comme un bourrin, résultat, on dirait qu’elle est attachée à l’avant d’un TGV qui trace à trois cent à l’heure !
C’est pathétique, non ? Il est pourtant démontré qu’à partir d’un certain âge, la femme fait plus vieille que quand elle était plus jeune ! Faut s’y faire, mesdames ! La roue tourne ! C’est même pour ça qu’on l’a inventée !

Bon, alors à gauche, c’est l’héritière, Odile Hemeleux, quarante-cinq piges, c’est elle qu’ a rencard aujourd’hui avec mézigue.
Elle aussi, elle a un genre, mais différent, elle fait dans le franchement pouffe. C’est une vulgasse épaisse, schmectant la cibiche et le parfum à deux balles, boudinée dans son corsage à lanières. Ma vue baisse, mais en levant un peu la tête, je peux pas rater ce qu’elle exhibe au balcon, juste devant mon blaire : deux mahousses de nichebars compressés par une lolotière tendue à craquer. Pour peaufiner son look, elle a chaussé des cuissardes en plastoc blanc et s’est beurné les lippes d’une écœurante couche de gloss brillant. Top-classe !
Manifestement, Odile n’a froid ni aux yeux, ni ailleurs. D’habitude, j’ai pas les pétoches des pétasses. Surtout au cab, on se sent blindé par la beulouse de doc. Mais là, cette Marie bourre-moi l’ mou, insensible au prestige de l’uniforme, me jette un regard si vicelard que j’ai l’impression qu’elle m’a déjà foutu à poil mentalement.

Ressaisis-toi, Pal !

Assis au burlingue, je procède, concentré sur mon écran, à l’interrogatoire anamnésique ad hoc. Je relève que la greluche a la frite, ainsi que la CMU, ce qui ne l’empêche pas de revendiquer fièrement son gagne-bricheton :
« Je suis serveuse dans des bars. »
C’est ça, ouais ! J’ vois l’ genre : une soupeuse noctamburne qui écluse des boutanches de roteux au frais de l’honnête homme déboussolé, puis qui se fout à twister en porte-jarretelles sur la table pour l’inciter à se vautrer dans la débauche le plus interlope! C’est du propre !
« Ma mère m’a dit que vous étiez très doux. »
« Ah? Je, oui, enfin…»
°°°°Tiens, j’ vais foutre la clim, moi.°°°°
« Et donc… au niveau de l’orifice buccal, qu’attendez-vous de moi, chère mad … »
« Que vous me fassiez tout ! De fond en comble ! »
« Glp ! »
Elle me cherche, la chaudasse, ou quoi ou qu’est-ce ? me dis-je en m’épongeant le front.
« Vous allez comprendre » me fait la roulure en se retroussant la babine supérieure des deux pouces.
Pouah ! Quelle horreur ! Denture dantesque ! Il lui manque la moitié des pions dans le damier et l’autre est grave pourrie ! Avec ça, on s’ demande bien comment qu’elle croque, Odile ! En tout cas, moi, je viens de biter pourquoi on tamise l’ambiance dans les lupanars !

« Et j’ai prévu c’ qu’ y faut, je vous paierai en espèces. »

Ben ça alors, c’est l’ pompon !

Si on m’ avait dit qu’un jour, une écrémeuse professionnelle serait prête à raquer cash pour que Pal lui comble tous les trous !


Utilisateur banni

21/12/2009 à 16h38

PAL écrivait:
-------------
>
>
>


J’ai pas fait science-peau,
...
> comment qu’elle croque, Odile !
...

:.)))


Image 4 lrchtq - Eugenol
Alain

21/12/2009 à 17h16

mouarf! excellent!

je suis accro, je ne peux plus m'en passer! (PAL, c'est came)


Utilisateur banni

21/12/2009 à 17h44

Alain écrivait:
---------------
(PAL, c'est came)
Voir NTSC...


Pa050055 igyagy - Eugenol
mark

21/12/2009 à 18h58

Merci et encore bravo! :)


PAL

21/12/2009 à 19h07

Merci les mecs! Dites-donc, qui qu'a vu ma tronche dans le dernier Clinic?


Pa050055 igyagy - Eugenol
mark

21/12/2009 à 19h40

Pas encore.
Il faudrait un PAL 2 pour caricaturer le dentiste submergé par les revues pro, flyers, catalogues en tous genres, tous encore sous film, empilés, répandus, mélangés avec les enveloppes de pub pro et offres diverses... Alosr Clinic... quel numéro?


Img 0812 mvp6i0 - Eugenol
jeamba

21/12/2009 à 22h59

Bravo Pal c'est un "répal".


marcus

22/12/2009 à 00h08

quand je pense que ma femme veut pas me payer le premier tome pour Noel( j'débute dans la lecture) Dois je changer de femme Docteur ?


PAL

22/12/2009 à 08h28

mark écrivait:
--------------
> Pas encore.
> Il faudrait un PAL 2 pour caricaturer le dentiste submergé par les revues pro,
> flyers, catalogues en tous genres, tous encore sous film, empilés, répandus,
> mélangés avec les enveloppes de pub pro et offres diverses... Alosr Clinic...
> quel numéro?

Clinic, décembre 2009, Cahier 2, p 24 et 25


S2y2o1v7q53ws4r5wy6ou8czrpom - Eugenol
pxav

22/12/2009 à 09h20



super Pal,

même Albert, mon chien aime bien!

quoi que en cherchant un peu, tes ancêtres étaient déjà doués!

Le supplice du pal est sans conteste d'origine orientale. Les Assyriens avaient coutume d'empaler les corps juste en dessous du sternum. Les victimes pouvaient être vues de très loin à la façon de la croix des Romains ou des Carthaginois. Les Turcs, les Perses, les Siamois pratiquèrent aussi le supplice du pal.

Selon une méthode illustrée sur des reliefs assyriens, la victime était empalée juste en dessous du sternum sur un pieu planté à la verticale, puis laissée telle quelle jusqu'à ce que mort s'ensuive. Toutefois, la méthode la plus répandue est celle employée par Vlad III (qui inspira la légende de Dracula), et dont il existe des traces en Russie et en Turquie, qui voulait qu'on enfonce le pal dans l'anus du condamné, avant de le planter en terre. La cruauté du supplice était modulée par le degré d'acuité de la pointe, la taille du pieu, et la profondeur à laquelle on l'enfonçait. le plus fréquemment, la pointe entrant dans le corps était arrondie afin de repousser les chairs sans les léser, afin que le supplice dure le plus longtemps possible. Elle ressortait par le thorax, par les épaules, ou par la bouche, en fonction de la direction donnée. Le but était d'apporter une frayeur maximale aux spectateurs.


déjà petit, dentiste tu étais, ou ????

tu peux essayer ça pour tes deux pétasses:

Extrait d'un récit rapporté par Claude Desprez au sujet de l'empalement du Syrien Soliman, exécuté au Caire en 1800 :

L'homme fut condamné, par le conseil de guerre français, à avoir les poings brûlés puis à être empalé vif. Le bourreau Barthèlemy coucha sur le ventre Soliman, tira un couteau de sa poche, lui fit au fondement une large incision, en approcha le bout de son pal et l'enfonça à coups de maillet. Puis il lia les bras et les jambes du patient, l'éleva en l'air et fixa le pal dans un trou préparé. Soliman vécut encore durant quatre heures, et il eut vécu plus si, durant l'absence de Barthèlemy un soldat ne lui eut donné à boire : à l'instant même il expira.

à moins bien sur qu'à la place du pal tu ne dispose d'un "outil" moins meurtrier...

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xbk

Br23 tcd1gp - Eugenol