Cookie Consent byPrivacyPolicies.comComment virer un patient crado ? - Eugenol

Comment virer un patient crado ?

cherche encore !

12/05/2010 à 10h44

Ma technique "sans clash": application de révélateur de plaque ; je montre au patient, il se relave les dents pour "enlever le rouge" qui correspond à la plaque, je "polis les dents" en 2 min, et 30 Euros HN.

C'est peut être pas la meilleure technique, mais c'est la mienne. Il y a même des patients qui en redemandent!!!(là, je comprends pas, mais bon...)


tatahi

17/05/2010 à 21h40

J'explique que les recommandations du praticien en matière d'HBD sont aussi importantes à respecter qu'une ordonnance, si il ne les suit pas, je suis amené à penser que notre travail ne peut pas aller plus loin, vu que j'ai absolument besoin de sa coopération pour la réussite de mon traitement, je donne toujours une chance , et ça marche plutôt bien .


Reddog dvkjwr - Eugenol
mary54

24/05/2010 à 23h51

c'est 2 détartrages remboursés par an et non pas 3.


Grueavatar nptrc9 - Eugenol
Le Choixpeau magique

25/05/2010 à 00h36

mary54 écrivait:
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> c'est 2 détartrages remboursés par an et non pas 3.
>

Source ?


Canard fkryf7 - Eugenol
Agachon

25/05/2010 à 02h21

Tu as droit à 2 détartrages consécutifs mais il n'est pas précisé la fréquence (trimestrielle, semestrielle ou annuelle)


Ylfwcw979cz1jnx9gfqeaxndiuzk - Eugenol
Algi

25/05/2010 à 11h09

1er rdv tu lui expliques comment brosser, tu lui expliques aussi les risques à travailler sur une gencive infectée et surtout que tu ne pourras pas le soigner si il ne prend pas les mesures idoines, rdv à 3 semaines pour plan de traitement, si il revient "propre" ou en tout cas si manifestement il y eu des progrés ok tu continues sinon c'est "désolé mais il y a un risque pour votre santé, je ne peux pas aller + loin....".

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"On a toujours le choix! Mais entre quoi et quoi?
Vas-y boulégue et l'avenir te le dira!"


PAL

25/05/2010 à 15h29

Record de schlingage battu !

Non, mais là, on ne rigole plus ! Le Gérard, là, il bouscule tous les standards ! Il suinte par tous les pores un gaz au fumet âcre qui te calcine tout le circuit olfactif jusqu’au cortex piriforme ! Ça corrode les cornets sinuso-pifoïdes, ça gangrène les alvéoles poumoniens, ça invagine le tiers supérieur du labyrinthe labio-rectal, de l’épigluette jusqu’au bas-fond de la boîte à ragoût. Erk !
C’est le genre de nidoreux émétisant que tu laisses surtout pas cinq minutes dans la salle d’attente, par respect pour le mobilier d’abord, et surtout par angoisse qu’une bourgeoise d’excellente éducation et à cheval sur la fraîcheur ne se radine à l’improviste.
Sans doute de crainte d’aromatiser trop superficiellement les locaux, ce nauséabond simplet n’oublie jamais de ramener sa daronne, laquelle, c’est patent, lui a légué sur un mode récessif Mendélien le gène de l’hyper-pestilence pernicieuse. Pendant que je me farcis le fiston, elle se charge d’imprégner en profondeur la moquette, les papiers-peints et le placo.
« Monsieur Gérard Manvussat ! »
Je suis peut-être un peu sec, d’accord, mais impossible d’en dire plus, l’air est toxique ! Et où iatrogène, y’a pas de plaisir ! Je lui désigne le cap d’un bras facho, histoire de lui ôter toute velléité de me tendre la louche, et je verrouille presto la lourde pour faire caisson étanche sur la vioque.
Au premier coup d’œil, le praticien sagace en est convaincu : le problème n’est pas hormonal. Ce type est une immondice ambulante. Je présume qu’il fut grossièrement toiletté, il y a quarante ans, à la maternité, mais depuis ? C’est pourtant pas du gros gibier- hors tout, il toise environ un mètre soixante pour un ptac de 55 kg - mais il pique acide les mirettes de l’observateur par un physique d’une ingratitude confinant à l’indécence.

A l’examen général du sujet, je note : la carnation tégumentaire est blanchâtre, terne, et de texture poly-desquamée. En clair, tout se barre en croûtes. Mais, et c’est heureux pour l’agent de surface du cabinet, un sébum visqueux et luisant fixe les scories à la surface.
Au sommet, foin de gomination stu-stu-studio-line, le cuir est naturellement lipidoïque, et fige sur un tas de crin noir poisseux un patchwork de poussières, cendres, chiures d’insectes, épluchures et pellicules d’origines diverses.
Derrière les carreaux nettoyés au jambon d’une paire de lorgnons type sécu (année 63), avec monture épaisse mordorée marron en plastique de crasseux, on distingue vaguement deux microviseurs globuleux et convergents, de teinte indéfinie. Très indépendants, ils semblent pointer tous azimuts, mais surtout dans les coins, à la recherche d’objectifs virtuels multiples et mouvants.
Au dessous, ce tarbouif informe et souillon me laisse perplexe. De deux choses l’une : où le mec se mouche au doigt, ou il y a là-dedans une portée de bigorneaux particulièrement baveux. En tout cas, y cause pas canard pour rien !
Latéralement, deux éventails à mouches à merde, n’ayant probablement jamais été coton-tigés, débordent d’une cire humaine craquelée, desséchée par les courants d’air. Pas étonnant qu’il soit dur de la feuille !
Les mains moites, les pieds poites, et les ongles en deuil, le craspec se meut dans des fringues agricoles qui tiendraient debout tous seuls.

Et faudrait être avenant avec ce nosocomial qui vient sans scrupule nous polluer les cinq sens ? Je crève d’envie de l’envoyer se faire karchériser à 120 bars ! Mais bon, hospitalier par déontologie, je jette quand même, de loin, un œil écœuré dans le massicot du goret, évidemment infâme. Je repère trois pourritures racinaires enfouies, vouées à la poubelle, je lui fait aussitôt boucler l’égout et me meus prestement à une distance de sécurité raisonnable.
Avec ce genre de salingue, on s’affranchit aisément des affres de la mauvaise conscience. Le moment est venu d’exposer au patient mon plan de traitement, à une seule phase, élaboré en un éclair, consistant en une abstention thérapeutique intégrale et définitive. Déjà, ça me défriserait bien de sortir le cutter et la bobine pour un Dc 10 que Gégé-la-crasse ne va même pas cigler, vu qu’il a la CMU. Surtout que dans le panier de soins, il n’a pas été prévu la prise en charge du désodorisant industriel.
Ensuite, je n’ai pas une immunité à l’épreuve des hautes concentrations grouillantes de micro-viro-myco-bactéries virulentes.
Et puis, il y a aussi des raisons nobles, altruistes et scientifico-médicales :
« Ecoute, pouilleux, si je pratiquais la viandectomie qui s’impose dans une telle fange, je suis certain de t’ensemencer toute la tripaille à la flore fétide. Si ça te branche de te faire septicémiser jusqu’au trognon, tu le dis ! »
Alors, là, marrade ! Le minus tente piteusement de me bourrer le mou par un alibi dineux : il a pas osé se laver les pavés parce que ça saignait !
C’est ça ! Bon, allez, hop-hop-hop, ça contamine, faut conclure fissa avant suffocage ! Y’a déjà sur-saturation de la troposphère en composés sulfurés volatiles. La sortie, c’est par là, pourceau, tu rappelleras quand tu seras détergé de fond en comble ! Et n’oublie surtout pas ta vieille !

La fenêtre, vite !

Ah, y’a des fois, on se sent franchement plus proche du singe que de l’homo sagoins !


Grueavatar nptrc9 - Eugenol
Le Choixpeau magique

25/05/2010 à 15h39

Ton Gérard, il doit être On Tour, parce qu'il est passé me voir la semaine dernière !


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