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No future
16/09/2010 à 00h06
Dans le Ouest France de lundi:
*65% des jeunes médecins envisagent leur exercice en salariat exclusif.
*25% veulent faire du rempla un mode de vie.
*10% choisissent le cabinet libéral.
A Rennes, les cabinets n'arrivent-plus à recruter de jeunes collaborateurs en statut libéral. Rennes, c'est qd même pas Saint-Philippe-De-Cault...
90% des jeunes médecins ne veulent plus exercer en libéral!
Je suis resté sur le cul devant les stats...
La solution de CDO des médecins: limiter à 5 ans maxi la durée d'exercice en rempla. Ben voyons, ça va bien motiver nos gosses à faire médecine générale ce genre de décision...
Qd je vois la déferlante de contraintes qui s'abat sur notre profession, avec une démographie en chute libre (je suis l'un des seuls "jeune" du secteur et j'ai 37 balais, avec un carnet qui explose déjà), des tarifs qui ne bougent pas, et la menace d'un contrôle de dépassement sur les prothèses et j'en passe...
Dentiste en libéral...No Future? Perso...je le pense. Et ça m'attriste.
16/09/2010 à 00h11
Bienvenue en République Socialiste du Frankistan !!!
Et puis pourquoi pas être salarié , finalement , l'état français fait tout pour nous dégouter du libéral , y a un moment où il faut arrêter d'être maso . Ou alors faut se barrer de ce pays à l'agonie...
16/09/2010 à 00h14
Tiens on dirait qu'à Rennes le cours de gestion ne se limite plus aux contrats de mariage.... Ils ont du rentrer dans le vif du sujet (taux urssaf, carcd, taxe pro etc...) et ca leur a foutu les boules aux jeuns !
16/09/2010 à 00h20
Le problème est de savoir si , au bout d'un moment, tu as encore le choix: moins de libéraux, c'est forcément moins d'heures de consults. Et les gus comme nous qui sont dans leur popote vont se retrouver archi-submergés de demande...ingérable, et nuisible pour notre santé.
J'aime bcp être en libéral. Mais je n'ai pas envie de crever au pied du fauteuil parce que les collègue salariés sont chez eux à 18h.
Je crains vraiment que ce qui se passe en méd.générale face tâche d'huile en dentaire. Car tout est prêt pour ça qd on lit le rapport de la cour de comptes à notre égard.
16/09/2010 à 00h23
http://www.eugenol.com/sujets/390064-dentiste-salarie-oui-mais-comment-combien?page=1#post_507833
Qu'est ce que je disais...5 minutes après mon post de sujet...
16/09/2010 à 00h29
Tapavuméclé écrivait:
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> Le problème est de savoir si , au bout d'un moment, tu as encore le choix: moins
> de libéraux, c'est forcément moins d'heures de consults. Et les gus comme nous
> qui sont dans leur popote vont se retrouver archi-submergés de
> demande...ingérable, et nuisible pour notre santé.
>
> J'aime bcp être en libéral. Mais je n'ai pas envie de crever au pied du fauteuil
> parce que les collègue salariés sont chez eux à 18h.
>
> Je crains vraiment que ce qui se passe en méd.générale face tâche d'huile en
> dentaire. Car tout est prêt pour ça qd on lit le rapport de la cour de comptes à
> notre égard.
M'enfin c'est quoi cette mentalité et ces idées préconçues ? en libéral si tu veux etre chez toi à 18h tu y est! Pour avoir vécu les 2 je dirais meme qu'a salaire égal en libéral tu est chez toi à midi ! (enfin pour l'instant)
16/09/2010 à 00h30
tant mieux!
qu'ils se cassent tous dans le salariat. Ceux qui resteront dans le libéral seront en position de force.
16/09/2010 à 00h38
chicot29 écrivait:
----------------
>
> M'enfin c'est quoi cette mentalité et ces idées préconçues ? en libéral si tu
> veux etre chez toi à 18h tu y est!
Non. Ou alors avec 6 mois d'attente.
16/09/2010 à 00h43
Tapavuméclé écrivait:
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> http://www.eugenol.com/sujets/390064-dentiste-salarie-oui-mais-comment-combien?page=1#post_507833
>
> Qu'est ce que je disais...5 minutes après mon post de sujet...
Il est vrai, Tapavuméclé, que ton post m'a fait pensé à envoyer le mien.
Nous ne trouvons aucun collaborateur, seule une future thésée est ok si contrat salarié donc...
16/09/2010 à 00h50
Tapavuméclé écrivait:
---------------------
> chicot29 écrivait:
> ----------------
> >
> > M'enfin c'est quoi cette mentalité et ces idées préconçues ? en libéral si tu
> > veux etre chez toi à 18h tu y est!
>
> Non. Ou alors avec 6 mois d'attente.
Je demande à voir. J'ai succédé à un confrere qui prenais jusqu'à 40-50 patients par jour et il n'était pas rare qu'i finisse à 10-11h le soir avec un cahier plein sur 3 mois. Mon cahier etait plein sur 15 jours avec 10 patients maximum et je finissais à 18h30 et je te garantis que je l'ai enterré au niveau chiffre.
16/09/2010 à 01h42
Ce n'est pas tant le déferlement de contraintes qui est à l'origine de ce phénomène. Il a été étudié et semble irréversible : c'est un choix de vie qui n'est pas propre à notre profession, mais général. Il n'est pas non plus franco-français, mais commun à de nombreux pays développés. Le Canada fonctionne ainsi depuis plus d'une génération.
On est prêt à sacrifier une partie non négligeable de sa rémunération contre un confort supplémentaire, des horaires réguliers, l'absence de paperasse, la vie de famille, ou le simple droit de profiter de sa part de paresse.
Les exercices à temps partiel, essentiellement féminins, se multiplient et vont dans le même sens. Or, la profession s'est féminisée.
On se dirige rapidement vers des structures libérales ou associatives qui emploient des salariés. On peut prévoir que les textes évolueront, et s'adapteront dans un sens permettant à un financier quelconque de devenir actionnaire d'une structure employant des salariés.
Pourquoi pas, du moment que l'exercice reste libéré d'un patron qui pousse au travail à la chaîne ?
16/09/2010 à 09h46
Ameli scud.
Tu sais trés bien que la responsabilité est incompatible avec le salariat qui par essence ,via les assureurs sera productivo dépendant.
Ils auront les cotisations,le controle des salaires,l'outil de production.
Ils feront de la com en guise de morale et sécurité des traitements,utiliseront une batterie d'avocats pour gérer les problémes .
Le dentiste sera non pas salarié,mais tacheron voire auto-entrepreneur.
Mais tu as raison pour la tendance.
Sans moi.
16/09/2010 à 16h07
ameli écrivait:
---------------
> Ce n'est pas tant le déferlement de contraintes qui est à l'origine de ce
> phénomène.
???
Pas du tout d'accord, sauf pour la recherche du confort.
Quand on parle aux jeunes de quelques contraintes et devoirs et amendes et contrôles et responsabilités.. pfuiiiittt, plus personne.
Direction salariat où pour l'instant, il y a très peu de contraintes (juste respecter les horaires, et encore, il y a l'arrêt maladie), pas d'amende, pas de contrôle (sauf pour l'employeur), pas de responsabilité
En plus, il y a des avantages salariaux.
Mais pour gagner pareil , il faut travailler plus ou truander grave.
Je ne sais pas truander, donc chuis parti.
16/09/2010 à 16h40
endomaitre écrivait:
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> Tu sais trés bien que la responsabilité est incompatible avec le salariat
ça reste à démontrer.
Ta vision du salariat me semble bien négative ! Chercherais-tu à me vexer en me traitant d'irresponsable ? ;-)
On pourrait t'objecter qu'il est reconnu que la productivité du salarié français est la plus importante au monde.
Mais aussi que le code de la santé publique rend TOUJOURS les praticiens responsables de leurs actes, et non les propriétaires de fauteuils.
Mais aussi que les praticiens hospitaliers, qui ne sont pas propriétaires de leur hôpital mais salariés, sont responsables de leurs actes, et pas obligatoirement fainéants ou incompétents.
J'en reviens à la première ligne : ton affirmation reste à démontrer, et je crains que ce soit une idée reçue.
Par contre, les dérapages que l'on constate parfois dans certains centres de soins (privés ou publics) vont dans le sens que tu dénonces. A nous, professionnels et Ordres professionnels à rester vigilants quant au respect de notre travail.
16/09/2010 à 16h51
paradoxe écrivait:
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> Quand on parle aux jeunes de quelques contraintes et devoirs et amendes et
> contrôles et responsabilités.. pfuiiiittt, plus personne.
Entendons-nous, paradoxe, je ne dis pas qu'il n'y a pas de contraintes, ni que ces contraintes ne sont pas craintes, mais simplement que ces contraintes ne sont pas la motivation première de l'aspiration au salariat.
Je pense que c'est une étude-sondage du Credes auprès des sortants de fac qui l'avait démontré récemment, mais je ne suis pas certain et je n'ai pas le temps de chercher. Je me contente donc de mes souvenirs de lecture, et si quelqu'un veut chercher...
On est entré depuis lurette dans une société de loisirs, et c'est la société de loisirs qui est cette motivation prioritaire, car il est connu que les salariés tiennent à leurs loisirs ;-)
16/09/2010 à 17h02
il y a peu de chance que quelquun qui vise un salariat et sur qui on enquete, te dise qqchose qui lui soit vraiment defavorable ( j esui un branleur je m'en foutiste / je sias pas bosser/ j'ai pas envie dem'emmerder ( deja t'as une idée de la qualité de ses bios )
16/09/2010 à 17h16
et que pensez vous du sondage qui disait que 75% des jeunes de 19 a 28 ans voulaient rentrer dans la fonction publique
l'avenir est grisatre
16/09/2010 à 17h34
Pas faux, hallboy !
Mais parfois, on se gourre...
Tu veux un exemple ? Moi !
J'avais un cabinet il y a longtemps. J'y étais pas mal, je gagnais confortablement ma vie, j'investissais même dans de ruineuses courses auto.
Et, honnêtement, j'étais pas fatigué à la fin de la semaine. Je ne crois pas que je faisais 30 h par semaine ! D'accord, c'était l'âge d'or.
J'ai arrêté-vendu pour des motifs familiaux et suis devenu salarié, avec la ferme intention de surtout ne pas travailler davantage, et si possible, moins. J'ai en effet un don avéré pour faire semblant de travailler, et je comptais bien l'exploiter : je m'étais entraîné pendant des années, à l'école et à la fac, et aucun des profs n'avait remarqué que j'étais le pire glandeur de la promo.
Chose étonnante, j'ai découvert que j'étais très à l'aise dans cette forme d'exercice, je faisais ce que je voulais au fauteuil, mon patron ne m'enquiquinait pas, me payait du matos rutilant, et du coup, j'ai travaillé beaucoup plus qu'en libéral, vraiment beaucoup plus, mais en y prenant plus de plaisir, dans une liberté totale.
Comme quoi, des fois, on se trompe sur soi-même, et on se construit un schéma de pensée erroné ! ;-)
Mais je ne généralise à propos de mon propre cas...
Ca ne pouvait pas durer. Je suis revenu à mes premières amours, je fais de nouveau semblant de travailler. Ce n'est pas mal non plus, et surtout, c'est moins fatigant. Il m'arrive même d'y prendre du plaisir.
17/09/2010 à 09h34
Ameli je n'accuse personne,simplement ,la société impose,via le salariat ce que le corps refuse.J'aime les hommes mais dans l'ordre ,mes proches,ma famille,mes amis,mes patients...etc.
Donc,mon équilibre et ma moralité sont à l'aise dans un exercice individuel et choisi.
Le salariat ce sera ce que veut le patron et si il veut du fric ce qui ne fait aucun doute ,le porte à faux sera le mode principal.
17/09/2010 à 10h13
Je sais, endomaitre, c'est bien ainsi que je l'avais compris.
Heureusement qu'il existe encore des individus qui ont l'esprit d'entreprendre, comme toi et d'autres !
Car si il y a un courant porteur vers le salariat, il faudra bien des patrons pour oser créer, et leur accorder une récompense pour cela !
Et après, il faudra que la profession soit capable de s'encadrer seule, afin de limiter drastiquement le pouvoir des investisseurs extérieurs à la profession, qu'ils soient privés, publics, ou associatifs-mutualistes. Je pense qu'elle est capable de le faire.
On a vu un investisseur-coach créer des structures bien peu déontologiques en utilisant des prête-noms, et à ma connaissance, certaines ont eu des ennuis... au point que maintenant, il se lance dans la prothèse d'importation, toujours avec la méthode des prête-noms.
Je ne suis pas trop inquiet à propos de cette mutation de notre profession. Je pense qu'on sait se défendre, sur ce sujet du moins.
17/09/2010 à 10h43
La profession saura se défendre c'est sur ! surtout avec la création d'une section cgt dentiste !
17/09/2010 à 10h54
Pour les déserts médicaux la solution c'est exonération totale de prélèvements obligatoires pendant 10 ans on ne demande aucune aide.
17/09/2010 à 12h02
Ca existe déjà Chicot...je connais d'ailleurs un confrère pas très loin de chez toi qui au sortir de la fac à démarché des communes paumées en "Plou" ;°), qui s'est fait financer sa structure par la collectivité territoriale et qui roule en Lexus 4x4 depuis fort longtemps...si tu vois ce que je veux dire?
Ce dispositif existe ...
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Hebken!