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depuis la rentrée c'est mort....
15/10/2010 à 18h50
une idée : tu plantes l'ordi julie et tu perds toutes tes données et tu vas avoir de quoi t'occuper largement tes journées seront doubles.
tu peux aller faire la manif aussi ...
--
.
15/10/2010 à 21h04
fouilla écrivait:
-----------------
> tu peux aller faire la manif aussi ...
...ou la queue à la pompe.
15/10/2010 à 22h08
"Plus les cabinets sont " sociaux " plus ils souffrent... "
J'ai un cabinet que j'assume "social"
C'est à dire des tarifs accessibles pour l'ile de France (et même très accessibles), des 1/3 payants systématisés pour les soins et la prothèse, l'adhésion aux différents protocoles (sauf Santeclair qui m'a usé), des ententes financières pour tout devis, le PNF,....
Et du coup je ne souffre pas, sauf de l'excès de patients.
J'ai donc engagé des collaborateurs:
Et mon problème vient qu'ils sélectionnent leurs patients:
Refus de faire les extractions "difficiles" car chronophage et donc pas rentables pour eux.
Refus de soigner les enfants (ou baclage des soins que je dois refaire après);
Refus de faire les soins tant que les devis de prothèses ne sont pas signés (ils doivent lire Eugénol!!)
Donc les patients reprennent RDV avec moi, même avec 2 mois d'attente: je fais les soins négligés et les devis faits par les collabos;
Et les collabos ne comprennent pas pourquoi les gens ne veulent pas reprendre RDV avec eux (ni leurs conjoints, leurs enfants, leurs amis, leurs voisins,....) et disent que c'est la secrétaire qui est méchante et ne leur remet pas les RDV!!
Pas de remise en question de ces dentistes: les responsables de leurs échecs, c'est : la sécu qui rembourse pas, les mutuelles qui sont nulles, les gens qui ne sont pas reconnaissants, le personnel qui ne les estime pas, le titulaire.
Je deviens donc le déversoir de ces collabos qui ne veulent pas soigner et s'attendrait presque à ce que je fasse les soins qu'ils ne veulent pas faire et leur redonne la prothèse: le monde à l'envers!!
Heureusement que j'ai réussi à trouver quelques jeunes sensés, qui ont besoin de travailler pour vivre.
--
Antony
15/10/2010 à 22h17
Antony écrivait:
----------------
> "Plus les cabinets sont " sociaux " plus ils souffrent... "
>
> J'ai un cabinet que j'assume "social"
> C'est à dire des tarifs accessibles pour l'ile de France (et même très
> accessibles), des 1/3 payants systématisés pour les soins et la prothèse,
> l'adhésion aux différents protocoles (sauf Santeclair qui m'a usé), des ententes
> financières pour tout devis, le PNF,....
> Et du coup je ne souffre pas, sauf de l'excès de patients.
>
> J'ai donc engagé des collaborateurs:
> Et mon problème vient qu'ils sélectionnent leurs patients:
> Refus de faire les extractions "difficiles" car chronophage et donc pas
> rentables pour eux.
> Refus de soigner les enfants (ou baclage des soins que je dois refaire après);
> Refus de faire les soins tant que les devis de prothèses ne sont pas signés (ils
> doivent lire Eugénol!!)
>
> Donc les patients reprennent RDV avec moi, même avec 2 mois d'attente: je fais
> les soins négligés et les devis faits par les collabos;
> Et les collabos ne comprennent pas pourquoi les gens ne veulent pas reprendre
> RDV avec eux (ni leurs conjoints, leurs enfants, leurs amis, leurs voisins,....)
> et disent que c'est la secrétaire qui est méchante et ne leur remet pas les
> RDV!!
> Pas de remise en question de ces dentistes: les responsables de leurs échecs,
> c'est : la sécu qui rembourse pas, les mutuelles qui sont nulles, les gens qui
> ne sont pas reconnaissants, le personnel qui ne les estime pas, le titulaire.
> Je deviens donc le déversoir de ces collabos qui ne veulent pas soigner et
> s'attendrait presque à ce que je fasse les soins qu'ils ne veulent pas faire et
> leur redonne la prothèse: le monde à l'envers!!
> Heureusement que j'ai réussi à trouver quelques jeunes sensés, qui ont besoin de
> travailler pour vivre.
>
>
> --
>
> Antony
Et si pour une fois les les collaborateurs étaient bien payés???? ça ne te dérange pas de te faire du fric sur leur boulot ?
Moi pour que mes patients n'aient pas a refuser le collaborateur... je n'en prends pas, les urgences, on s'arrange entre 3 cabinets pour les vacances....
15/10/2010 à 22h28
"Et si pour une fois les les collaborateurs étaient bien payés????"
Ce présupposé est insultant; ils sont très bien payés; mais seulement s'ils travaillent !!!
"ça ne te dérange pas de te faire du fric sur leur boulot ? "
Pas du tout : c'est la condition pour que je les prenne
Si je suis déficitaire, quel intérêt pour moi?
Ils consomment, usent, occupent et en plus je devrais perdre de l'argent??
Non je gère une entreprise que j'assume rentable
"Moi pour que mes patients n'aient pas a refuser le collaborateur... je n'en prends pas, les urgences, on s'arrange entre 3 cabinets pour les vacances...".
C'est bien; je suis heureux pour toi. Moi je demande que les patients qui font me confiance (au cabinet) soient bien soignés, c'est à dire que toutes les caries et maladies (rentables ou non) soient soignées: car je suis Docteur et ça me désole de voir des enfants (ou leurs parents) pas ou mal soignés car le devis de prothèse n'a pas été signé.
--
Antony
15/10/2010 à 23h22
Antony écrivait:
----------------
> "Plus les cabinets sont " sociaux " plus ils souffrent... "
>
> J'ai un cabinet que j'assume "social"
> C'est à dire des tarifs accessibles pour l'ile de France (et même très
> accessibles), des 1/3 payants systématisés pour les soins et la prothèse,
> l'adhésion aux différents protocoles .....
J'ai arréte là....
15/10/2010 à 23h26
Antony, tu peux m'ecrire ton adresse stp, j'ai quelques cas
intéressant pour toi. En échange je prends tes patients non sociaux...
15/10/2010 à 23h33
Antony écrivait:
----------------
>
> Pas du tout : c'est la condition pour que je les prenne
> Si je suis déficitaire, quel intérêt pour moi?
Les enfants et les avulsions difficiles ont-ils un intérêt pour tes collaborateurs?
Bon, amusons-nous un peu.
Quand tu veux que les patients de ton cabinet soient "bien soignés", tu ne prends pas de collaborateurs, c'est une évidence.
Donc tu prends des collaborateurs pour faire du fric, avec le risque très probable de diminuer la qualité moyenne de soin dans ton cabinet.
Tu soignes donc "mal" tes patients (ceux de Ton cabinet)pour gagner plus de fric.
Comme tes collaborateurs.
Sinon, tu pourrais illustrer par un cas clinique la dissociation médicale que tu fais entre "soins" et "prothèse", ou m'expliquer comment tu procèdes en général, pour faire des "soins" sans "prothèse" chez un patient qui a besoin de "prothèse", sans compromis médical?
Merci et bonne soirée.
Et encore bravo pour les protocoles et le tiers payant, tes collaborateurs doivent te remercier chaque jour d'hypothéquer leur avenir.
16/10/2010 à 00h02
je vais répondre, j'ai bossé 6 mois dans un cab comme ça... screaw laiton, amalgame au pouce... cotations fantaisiste pour les actes non remboursables ... Le top c'est que la sécu ne controle pas ce genre de dentiste... y font du social m'a répondu un DC, si on le dénonce à l'ordre, les patients vont nous tomber sur le dos !!!!!
16/10/2010 à 01h31
C'est vrai qu'à Marseille et depuis 2 ans que j'ai transféré mon cab, je n'ai jamais vu un ralentissement pareil.
Pareil autour de moi, avec des propositions de traitement dans la nature, des journées très calmes, des rendez-vous annulés.
Il paraitrai que le climat anxiogène des grèves ne met pas le consommateur en confiance...
16/10/2010 à 01h42
"C'est vrai qu'à Marseille et depuis 2 ans que j'ai transféré mon cab, je n'ai jamais vu un ralentissement pareil.
Pareil autour de moi, avec des propositions de traitement dans la nature, des journées très calmes, des rendez-vous annulés.
Il paraitrai que le climat anxiogène des grèves ne met pas le consommateur en confiance..."
Tu peux voir plus haut les recettes pour que ça marche.
Le premier jour de grève, je n'ai pas eu un seul absent et j'ai vu 5 patients en urgence (sans compter mon collabo qui a bossé, alors qu'il ne voulait pas venir au début).
Ou tu peux prendre les réponses des aigris qui veulent abaisser le CA de ceux qui réussissent à leur niveau.
Car ce qui ont des fins de mois difficiles font de la qualité;
Et ceux qui ont un CA important font un mauvais travail.
C'est d'une logique imparable.
--
Antony
16/10/2010 à 01h52
"j'ai bossé 6 mois dans un cab comme ça"
Comme qui???
"cotations fantaisiste pour les actes non remboursables"
Et coter des actes non réalisés (que j'ai réalisé gratuitement car ils avaient été déjà facturés) comme certains de mes collaborateurs que j'ai remercié, c'est mieux???
"tes collaborateurs doivent te remercier chaque jour"
Oui car ceux qui travaillent comme moi ont un cabinet qui marche avec du personnel et du matériel. Et gagnent leur vie en respectant la loi sans geindre.
Les méthodes sont faciles à appliquer; il faut juste faire l'effort.
--
Antony
16/10/2010 à 01h55
"Antony, tu peux m'ecrire ton adresse stp, j'ai quelques cas
intéressant pour toi. En échange je prends tes patients non sociaux..."
Tu n'as rien compris; je prend tout; je délègue au collaborateur s'il le désire et je ne t'envoie rien.
--
Antony
16/10/2010 à 01h58
Antony écrivait:
----------------
> Et ceux qui ont un CA important font un mauvais travail.
> C'est d'une logique imparable.
Ta logique imparable fait référence à la fameuse et immuable loi de l'offre et de la demande ?
16/10/2010 à 02h06
C'est dans cette même optique qu'on ne saurait ignorer l'impulsion rousseauiste de la consubstantialité métaphysique, et on ne saurait ignorer la critique leibnizienne de l'immutabilité, pourtant, il est indubitable que Emmanuel Kant réfute le syncrétisme génératif de l'individu tout en essayant de l'opposer à son contexte politique.
16/10/2010 à 02h41
alapex écrivait:
----------------
> C'est dans cette même optique qu'on ne saurait ignorer l'impulsion rousseauiste de la consubstantialité métaphysique,
La conjoncture actuelle amène notre profession dans sa majorité à la prise en compte encore plus effective d'une revalorisation sans concession de notre activité, ceci bien entendu pour le confort de nos respectables patients afin qu'ils aient enfin accès à la qualité de soins qu'ils méritent.
Dès lors, il semble nécessaire que chacun désire s'unir aux autres dans un élan de confraternité pour se battre afin de faire admettre l'inébranlable volonté de sortir notre situation de la crise et conforter ainsi notre désir incontestable d'aller dans le sens de cette revalorisation indiscutable de notre honorable exercice de chirurgiens dentistes.
Et c'est en notre âme et conscience que nous revendiquons avec une imperturbable conviction que la conjoncture actuelle a pour conséquences obligatoires l'urgente nécessité d'un projet porteur de véritables espoirs: les dépassements totalement libres sur les soins opposables.
Dès lors, sachez que, unis et fédérés, nous, chirurgiens dentistes, nous battrons pour faire admettre que l'effort prioritaire doit oeuvrer en ce sens et qu'en aucun cas nous ne concéderons ne serait-ce qu'une seule remise en cause en haut lieu de nos louables aspirations.
Si nos revendications n'aboutissent pas, unis, nous ferons tous grève de la faim et du vin.
16/10/2010 à 09h51
hop écrivait:
-------------
>
> Si nos revendications n'aboutissent pas, unis, nous ferons tous grève de la faim
> et du vin.
Pitié, pas le boursin !
16/10/2010 à 12h56
hop écrivait:
-------------
> alapex écrivait:
> ----------------
> > C'est dans cette même optique qu'on ne saurait ignorer l'impulsion
> rousseauiste de la consubstantialité métaphysique,
>
> La conjoncture actuelle amène notre profession dans sa majorité à la prise en
> compte encore plus effective d'une revalorisation sans concession de notre
> activité, ceci bien entendu pour le confort de nos respectables patients afin
> qu'ils aient enfin accès à la qualité de soins qu'ils méritent.
> Dès lors, il semble nécessaire que chacun désire s'unir aux autres dans un élan
> de confraternité pour se battre afin de faire admettre l'inébranlable volonté de
> sortir notre situation de la crise et conforter ainsi notre désir incontestable
> d'aller dans le sens de cette revalorisation indiscutable de notre honorable
> exercice de chirurgiens dentistes.
> Et c'est en notre âme et conscience que nous revendiquons avec une imperturbable
> conviction que la conjoncture actuelle a pour conséquences obligatoires
> l'urgente nécessité d'un projet porteur de véritables espoirs: les dépassements
> totalement libres sur les soins opposables.
> Dès lors, sachez que, unis et fédérés, nous, chirurgiens dentistes, nous
> battrons pour faire admettre que l'effort prioritaire doit oeuvrer en ce sens et
> qu'en aucun cas nous ne concéderons ne serait-ce qu'une seule remise en cause en
> haut lieu de nos louables aspirations.
> Si nos revendications n'aboutissent pas, unis, nous ferons tous grève de la faim
> et du vin.
AMEN
16/10/2010 à 13h11
Oui, dans un monde idéal, l'ensemble des soins serait à un niveau de prix correct pour assurer leur qualité.
Or en 88, on a signé un pacte avec le diable échangeant une non rémunération des soins contre une relative liberté sur les prix de prothèse.
Aujourd'hui, les politiques sont plus à essayer de faire vivre un mythe du prix des soins bloqué et des prothèses bloqués pour en assurer l'accès à la population en faisant miroiter une relative tranquillité sur le HN pour l'instant( au moins le temps que l'un des syndicats signe de nouveau un pacte avec le diable).
Après, il faut bien voir qui se cache aussi derrière les politique et les médias qui ont besoins des financements publicitaires des assureurs.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=9369
Au final on risque de se retrouver à nous faire croire qu'en faisant du blanchiment, on pourra équilibrer des soins et des prothèses maintenus à des prix fictifs.
16/10/2010 à 13h52
Le but est que tous les dépassements se fassent en HN pour que les mutuelles n'aient rien à payer. Tout simplement.
J'ai vu une pub pour une mutuelle, si vous nous coûtez rien on vous rembourse 1/3 de vos cotisations... En gros tu paies 2/3 pour du vent...
Voilà le choix que nous donne l'avenir :
- compensation en HN sur tous les actes si on se laisse faire
- ou ED sur tous les actes si on se bat.
Et l'espoir d'une abolition du tarif d'autorité qui obligera la sécu à faire une convention attractive.
Je laisse ameli nous dire la solution qui favorisera le plus l'accès au soins.
16/10/2010 à 14h11
chatondecarte écrivait:
-----------------------
>> J'ai vu une pub pour une mutuelle, si vous nous coûtez rien on vous rembourse
> 1/3 de vos cotisations... En gros tu paies 2/3 pour du vent...
>
>
Non,dans ce cas la totalité c'est du vent ! vu que si l'on ne coute rien remboursez tout ! En fait le plus simple dans ce cas c'est de ne pas prendre de mutuelle !
16/10/2010 à 18h47
Antony écrivait:
----------------
>
>
> Tu peux voir plus haut les recettes pour que ça marche.
>
Tout le monde les connaît tes recettes pour faire du fric.
Mais tout le monde n'a pas envie de les appliquer, certains caressent l'espoir qu'il soit possible de faire du fric avec une haute qualité de soin.
C'est nettement plus difficile que d'avoir le fric comme unique objectif.
J'espère que tu sais tout cela?
Tu ne m'as pas répondu sur la dissociation soins/prothèse.
16/10/2010 à 21h39
Ca, c'est un fil qui se barre en couilles!
Va falloir m'expliquer le rapport de cause à en effet entre la baisse de fréquentation de certains cabinets avec la nécessité de libérer les tarifs de leur opposabilité ou encore d'un remboursement étendu à des honoraires libres.
Hélas, la qualité réelle ou supposée n'a rien à voir là-dedans, étant entendu que la patientèle motivée (par nous) ne calcule pas comme celle qui s'approche d'un cabinet planquée derrière le bouclier de son barème de mutuelle puis disparaît avec nos devis...
Si je peux me permettre une interprétation de la situation de certains: la mise en situation de concurrence démographique, la conjoncture médiatique qui traduit la pression économique mise en branle par la mutualité et l'assurance privée à l'égard de notre profession, incite probablement une grande part de patientèle à l'attentisme.
Ou alors, encore plus grave, on n'aura pas suffisamment mesuré l'effet de contrats de partenariat, protocoles d'accord, extension de procédures de tiers payants moyennant des remboursements supérieurs avec des praticiens se contentant d'honoraires misérables. ;)
Ou pire encore, le taux de fuite de patientèle est proportionnel à la hauteur des tarifs pratiqués, comparativement à ceux, répandus par les médias, internet et le téléphone arabe, pratiqués par l'étranger, voire des praticiens hexagonaux aux pratiques barbares. :))))