Cookie Consent byPrivacyPolicies.comla crise touche les complémentaires ; raison de plus de - Eugenol

la crise touche les complémentaires ; raison de plus de faire de la PUB

ameli

26/10/2010 à 12h34

endomaitre écrivait:
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> Moi je te ferais des mouillettes pour tes oeufs à la coque(à la truffe bien sur)

Avec plaisir, ma poule !


mark's

27/10/2010 à 22h26

hop écrivait:
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> ameli écrivait:
> ---------------
>
> > Notre modestie dût elle en souffrir, nous en convenons car nous avons l'esprit
> de sacrifice.
>
> ameli, tu pourras être considéré comme ayant l'esprit de sacrifice le jour où
> sur tes 6000 E mensuels tu en donneras 4500 ou 5000 aux indigents, en attendant
> ce jour, c'est "fais c'que j'dis mais pas c'que j'fais", comportement que je
> reproche souvent aux bobo-pensants, càd "faut faire plein de super trucs, mais
> uniquement avec l'argent des autres, pas le mien". Valable aussi pour mark('s)
> qui au lieu de filer aux pauvres son excédant d'argent par rapport au smic le
> claque en pneus silencieux, voyages en Europe et autres choses égoïstes..

A priori la générosité est plus aisément supposée de la part d'un individu qui défend l'utilité des prélèvements obligatoires à l'usage de nécessiteux (et pas seulement d'escrocs et de profiteurs, voire de fraudeurs que l'on compte aussi dans d'autres catégories), que de la part d'un bourgeois au sens premier, qui vit aisément de son travail, en tire gloire, et à ce titre fulmine contre le moindre euro qu'on tire de sa bourse pour les mêmes motifs.

On peut donc considérer que la générosité tient plus de l'esprit que des montants, d'abord, car les plus généreux sont souvent ceux qui donnent beaucoup par rapport au peu qu'ils gagnent, ensuite parce que donner quand on le doit, sans arrière pensée, c'est plus que donner peu ou plus ou quoi ou caisses en pleurant la misère que souvent on n'a même pas connu, pas même en spectacle.

Enfin pour ce qui est de donner en plus, tu voudras bien m'épargner de te faire un état de mes dons, certainement insuffisants puisque le fisc m'en demande encore pas mal. ;)

Mais je remarque que tu es toujours aussi prompt à t'immiscer dans le détail du mode de vie ou de pensée de ceux qui ne vivent et ne pensent pas comme toi.

Il est vrai qu'à l'opposé, tu n'as pas besoin de t'étaler sur ta vie (encore que tu le fais assez bien et de façon fort révélatrice), pour savoir à qui on a affaire (le mot me paraît bien choisi ;).


ameli

28/10/2010 à 00h19

C'est une erreur récurrente des libéraux de refuser le principe de la solidarité obligatoire et de penser qu'un système social peut fonctionner avec la générosité, ou la charité, ou le don.
Notre société française ne fonctionne plus ainsi.
Je comprends que d'autres sociétés, en général avec un corps religieux bien en place, ont pour fondement la charité, mais on constate que ces sociétés sont bien plus fragiles, communautaristes, claniques, avec nombre d'exclus.

Plutôt que de continuer le système de charité hérité des communautés religieuses du moyen age, nous avons inventé la solidarité. Bien entendu, cette solidarité est forcée, elle n'est donc pas libre pour le "donateur".
Par contre, dans un système fondé sur la charité, libéral pour le donateur, c'est le bénéficiaire de la charité qui devient dépendant, perdant sa part de liberté. Il sera soumis à son généreux donateur, lui sera redevable.

Jamais la société française n'acceptera un tel retour en arrière, jamais elle n'acceptera un système social fondé sur la générosité facultative des plus riches, sur une dépendance.
C'est un point que les libéraux (au sens économique du terme) oublient toujours : derrière un système économique, il y a des hommes, une nation, une histoire, des valeurs.
On ne balaye pas cette histoire d'un revers de manche.
Ils oublient que la science économique est une science humaine, pas une science mathématique.


endomaitre

28/10/2010 à 17h23

Ameli d'amour,si cette distinction religieuse a tout son sens ,je crois que l'etat mamellifiant obése et gargantuesque a touché sa limite avant hier et le lait qu'il sert aux pauvres fait mourir la vache qui piaffe et se rebelle dans son champ réduit ou l'herbe a laissé place à la terre et à la bouse.
Puissent les pauvres ne pas périr avec la vache!Tel est ton souhait.

--
CNSD what for?
FSDL we can!


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hop

28/10/2010 à 17h36

ameli écrivait:
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> C'est une erreur récurrente des libéraux de refuser le principe de la solidarité obligatoire

Tout n'est que question de dosage: si la France a la plus grande pression fiscale au monde, c'est qu'on est con car les autres se démerdent sans ça, je te le redis: le dosage ! des impôts, ok, mais avec TACT ET MESURE ! trop de social tue le bon social.. regarde, la vache d'endomaître est en train de crever, quand elle ne sera plus qu'une charogne, les pauvres crèveront aussi.. les wagons n'avancent pas seuls: si la locomotive est cassée, plus personne ne bouge.


ameli

28/10/2010 à 18h01

Je te suggère de lire le Courrier International, page 54, un article intitulé : Keynes n'est plus prophète en son pays, paru dans le New York Times.
Je rappelle que Keynes disait que les dépenses publiques sont indispensables pour éviter une longue récession.
Stieglitz, prix Nobel d'économie, dit, en parlant du plan d'austérité en Angleterre : "pari pratiquement sans gain potentiel".
Selon lui, il va y avoir : ralentissement de croissance, baisse de la consommation, diminution des recettes fiscales, dégradation des compétences (chômeurs), alourdissement de la dette.
Dans le "guardian", il dit "nous ne pouvons pas nous permettre l'austérité".
Le contraste avec les Etats Unis est saisissant. Ils se foutent de l'austérité et de la réduction des déficits. Ils se souviennent que Roosevelt avait taillé dans les dépenses en voulant combattre la crise de 29, et que cela avait provoqué la grande dépression.
En Europe, la seule question est de savoir à quel cran on se serre la ceinture. Les économistes, eux, pensent que se serrer la ceinture n'est pas pertinent !

Je n'ai donc pas d'états d'âme.
Réduire la dette et le déficit, oui, mais pas au prix de privations drastiques. Abattre un système fondé sur la solidarité, certainement pas.


ameli

28/10/2010 à 18h28

Il y a, à mon sens, 2 choix à faire.

Préfère-t-on un système fondé sur la solidarité ou sur la charité ?
J'ai donné ma propre réponse qui est un choix philosophique.

Doit-on tailler dans les dépenses sociales ?
Deux réponses possibles, la première est celle de hop : oui.
La deuxième est celle d'un prix Nobel d'économie : non.

Je demande quelques jours de réflexion.
Faire un tel choix n'est pas aisé, hop contre Stieglitz, ça se discute.
Parce que, hein, un prix Nobel, c'est un peu bidonné quand même.
Et hop, c'est pas une andouille en économie. D'ailleurs il est sur le nonol comme moi, et que sur le nonol, c'est nous les meilleurs.


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hop

28/10/2010 à 18h30

ameli écrivait:
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> En Europe, la seule question est de savoir à quel cran on se serre la ceinture.
> Les économistes, eux, pensent que se serrer la ceinture n'est pas pertinent !

Ce n'est pas mon propos, je dis juste qu'il n'est pas normal que la France ait la plus grande pression fiscale au monde, c'est tout. T'as saisi cette fois ? Les autres se portent mieux, font du meilleur social et ce sans cette si grande pression fiscale sur ceux qui produisent de la richesse (pour eux et pour les autres) et créent des emplois. Donc les autres sont moins cons, c'est tout.


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athos

28/10/2010 à 18h43

"tailler dans les dépenses sociales"

tricotage de mots meli melo, ou pour le moins vilain raccourci, pratique pour exonérer les défaillances, a moins que tu penses qu'elles n'existent pas, mais ce n'est pas en évitant d'appeler un chat un chat qu'on le fera aboyer, il continuera de miauler!

a force de rajouter encore et encore, de la quantité au détriment de la qualité, on fait du gras! te l'ai deja dit:):)

a coté de tous ces mots en isme, faudrait peut etre revoir un jour les fondamentaux, quasiment les redéfinir, et c'est vrai que chez nous le social devient réellement..... confortable! ce n'est plus de la solidarité, c'est de l'incitation.


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hop

28/10/2010 à 19h02

ameli écrivait:
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> Et hop, c'est pas une andouille en économie. D'ailleurs il est sur le nonol comme moi, et que sur le nonol, c'est nous les meilleurs.


Doit-on tailler dans les dépenses sociales (surtout quand on est la pays au monde qui dépense le plus là-dedans) ?

Deux réponses possibles, la première est celle d'ameli: non, au contraire, on doit saigner le contribuable, càd le moteur.
La deuxième est celle d'un prix Nobel d'économie, Milton Friedman: oui.
http://www.france-examen.com/focus-cours-milton-friedman-78703.html

Faire un choix entre ameli et le Nobel d'économie Friedman n'est pas aisé, ameli n'est pas un imbécile en économie, il a fait ses preuves ;-)) et d'ailleurs il déclare lui-même qu'à la fin du mois il ne lui reste rien pour lui car il a tout claqué.


ameli

28/10/2010 à 19h02

endomaitre écrivait:
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> si cette distinction religieuse a tout son sens ,

On va encore dire que je mets de la religion partout...
Pas de la religion, mais une influence culturelle d'origine religieuse.

Les pays qui adoptent facilement la grande rigueur budgétaire, les coupes sombres sociales, et l'austérité, sont des pays protestants.
Ils mettent dans une dette une valeur morale négative. Une dette, ce n'est pas bien, c'est un péché, et il faut au plus vite la rembourser. C'est une rigueur de pensée adaptée à la rigueur économique,
Les conservateurs américains du tea party, favorables aux pires coupes budgétaires possibles, sont des religieux protestants. Les économistes au pouvoir, neutres religieusement, avaient laissé filer la dette, qu'ils soient démocrates ou républicains.
En pays protestant, un homme politique qui pique du pognon sur des notes de frais est viré avec perte et fracas. La honte éternelle est sur lui.

Les pays à majorité catholique ont un sens des valeurs morales différent. Ils dépensent l'argent qu'ils ont dans la poche, et quand il n'y en a plus, ils vont au distributeur.
En pays catholique, un homme politique qui pique du pognon sur des notes de frais ne démissionne pas, est réélu, et récompensé par son chef.

J'ai des doutes. Ceux qui veulent imposer une rigueur économique le font-ils en fonction de critères économiques ?
Les économistes disent que ce n'est pas aussi simple que ça, et les plus éminents disent carrément que c'est une erreur grave et qu'il y a des précédents !
Le font-ils alors en fonction de critères moraux ?
Là, ça m'embêterait. J'ai toujours eu des divergences de vue avec les partisans de l'ordre moral.




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athos

28/10/2010 à 19h07

sans parler d'ordre, un peu de morale ne nuirait pas

quand je parle de ce vilain confort social, je ne vise pas ceux qui seraient sensés en etre beneficiaires et qui en réalité en sont victimes, mais ceux qui le dispensent

vilain fond de commerce


ameli

28/10/2010 à 19h20

hop écrivait:
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> Doit-on tailler dans les dépenses sociales (surtout quand on est la pays au
> monde qui dépense le plus là-dedans) ?

Ramenés en parité de pouvoir d'achat, les chiffres des prestations sociales parlent : (chiffe/personne)
Italie 6460€
Finlande 7090€
Royaume Uni 7320
Allemagne 7640
France 7870
Belgique 8240
Autriche 8380
danemark 8400
Pays Bas 8770
Suède 8840

T'as lu l'article d'alternative économique que j'ai résumé ?

Je ne nie pas qu'il y ait un problème. Mais je pense qu'adopter une posture simpliste, caricaturale, ne réglera rien, car il y a assez d'exemples inverse.
Il n'y a pas de lois économiques comme il y a des lois physiques : tout est incertain.
C'est pourquoi ta certitude est touchante : tu es soit naïf, soit idéologue.
Nous sommes en république et en démocratie, nous avons une histoire que nous n'oublions pas. Alors Friedmann, inspirateur économique ultra de Pinochet, c'est pas pour nous.
Les recettes qui marchent peut-être ailleurs, et ça reste à démontrer, ne marcheront pas chez nous. Car c'est nous qui décidons de l'économie, et non l'économie qui décide pour nous.


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hop

28/10/2010 à 19h30

ameli écrivait:
---------------

> Les recettes qui marchent peut-être ailleurs, et ça reste à démontrer, ne marcheront pas chez nous. Car c'est nous qui décidons de l'économie, et non l'économie qui décide pour nous.

Si tu crois ça, tu vas vite déchanter car les conséquences de la mondialisation vont te démontrer l'exact contraire, nous ne sommes pas en vase clos et ceux qui ne voudront pas s'adapter crèveront la gueule ouverte: mort par asphyxie.

Les Chinois nous donneront des sacs de riz ;-)

http://www.cafepress.com/cp/moredetails.aspx?productNo=457159761&pr=F&showbleed=false&colorNo=6&tab=1&Zoom=2


ameli

28/10/2010 à 19h38

athos écrivait:
---------------
> "tailler dans les dépenses sociales"

Cette expression n'est pas de moi. Elle est dans l'article du Courrier.
Elle revient d'ailleurs un peu partout. Ou d'autres encore plus dures :
"la hache tombe sur les plus pauvres" titrait la Une du Guardian (21/10/10)
"Ouch ! that hurt" titrait le Sun.

Ce qui me dérange, ce n'est pas une rigueur dans les dépenses (au contraire, j'y suis favorable), c'est que certains considèrent le libéralisme économique comme une donnée indiscutable.


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hop

28/10/2010 à 19h47

ameli écrivait:
---------------

> "la hache tombe sur les plus pauvres" titrait la Une du Guardian (21/10/10)

Oui, j'avais vu cet article.. tiens, Osborne et les Frangins Cameron ;-)
http://www.guardian.co.uk/politics/2010/oct/20/spending-cuts-george-osborne-axe


ameli

29/10/2010 à 01h23

hop écrivait:
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> Si tu crois ça, tu vas vite déchanter car les conséquences de la mondialisation
> vont te démontrer l'exact contraire, nous ne sommes pas en vase clos et ceux qui
> ne voudront pas s'adapter crèveront la gueule ouverte: mort par asphyxie.

Autrement dit : TINA, there is no alternative...

Pas d'accord du tout.
D'une part parce que cette théorie économique, que rien ne vient démontrer, ne tient pas compte de l'adaptabilité des nations perdantes. Ce serait écrit ? C'est une croyance, une religion, pas une suite logique de faits.
D'autre part, rien n'oblige une nation à s'aligner sur le moins disant, au nom de la concurrence. Le mieux disant, oui, et non le moins disant ! Pour qu'une concurrence soit normale, il faut que les règles soient équitables : droit du travail équivalent, droits sociaux équivalents, salaires équivalents. Ils ne le sont pas, la concurrence n'est pas juste, elle est faussée.
Si on adopte la théorie libérale, pour être concurrentiel, doit-on être rémunéré comme un Pakistanais ? Accepterais-tu les mêmes honoraires et la même protection sociale qu'un Pakistanais ? Jamais on n'acceptera une telle régression sociale, souhaitée par les libéraux ! Le libéralisme, c'est tirer le monde économique vers le bas. Niveler par le bas, pas vers le haut !
Lorsque la situation sera critique, ces nations feront comme les Etats Unis, elles adopteront des mesures protectionnistes, des barrières douanières ou autres.

Pour moi, la théorie libérale est obsolète, autant que la théorie communiste. Le mur de Berlin n'est pas tombé que d'un seul coté. Le libéralisme ne tient pas debout seul, il n'est pas fiable, et la crise récente l'a démontré.
Le chef d'oeuvre libéral, la banque, a été subventionné par les impots pour ne pas s'écrouler. Laisser le libéralisme agir à sa guise, ce n'est pas seulement entretenir une régression sociale, c'est aussi la ruine des peuples. Si le secteur public étatique n'avait pas injecté des centaines de milliards dans le secteur privé bancaire, nous serions tous ruinés.
Ceci est la preuve que non seulement le secteur public fort est indispensable, mais qu'il doit être décisionnaire, régulateur et contrôleur.


chicote64

29/10/2010 à 01h48

Ce qui est dommage,c'est que je vois de plus en plus en plus de chefs d'entreprise et de retraités aisés s'expatrier dans des des pays plus cléments que la France sur le plan fiscal!Ne vaudrait-il pas mieux lever le pied sur cette pression fiscale et "garder nos riches?"


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hop

29/10/2010 à 02h28

ameli écrivait:
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> Pour qu'une concurrence soit normale, il faut que les règles soient équitables : droit du travail équivalent, droits sociaux équivalents, salaires équivalents. Ils ne le sont pas, la concurrence n'est pas juste, elle est faussée.

C'est subjectif de dire que la concurrence est faussée: la concurrence est ainsi, elle existe de cette façon, un point c'est tout. Il pleut ? rhooo, la méchante pluie, elle est vraiment pas gentille, tu es mouillé.. ben non, la pluie n'est ni gentille ni méchante, elle tombe et l'air n'est pas faussé.
L'équilibre se fera quand ces nations (Pakistan et consorts) et nos nations sur le déclin auront trouvé l'équilibre osmotique entre les différents avantages et les inconvénients. En attendant et tant que les marchés sont ouverts, ils montent et on descend jusqu'à équilibre.



> Si on adopte la théorie libérale, pour être concurrentiel, doit-on être rémunéré comme un Pakistanais ? Accepterais-tu les mêmes honoraires et la même protection sociale qu'un Pakistanais ?

Ben en tant que dentiste, les soins opposables me sont payés comme à un pakistanais.
Et toi ? tu penses que les Français accepteraient d'acheter leur ordi, leur télé, leurs fringues etc.. aux prix auxquels ils les payeraient si ils étaient fabriqués en France par de la main d'oeuvre française donc onéreuse vu le coût du travail chez nous, insupportable et donc non compétitif pour les entreprises qui dès qu'elles le peuvent délocalisent ?
Tous ces gens qui râlent parce qu'ils n'ont pas de boulot ou qu'ils sont mal payés et qui achètent du chinois ou du pakistanais me font bien rire.. Si ils veulent aider leur économie, qu'ils fassent du protectionnisme spontané en n'achetant que des trucs chers mais made in République Sociale Française.



> Jamais on n'acceptera une telle régression sociale, souhaitée par les libéraux ! Le libéralisme, c'est tirer le monde économique vers le bas. Niveler par le bas, pas vers le haut !

Le socialisme (ou communisme, je ne sais pas trop comment tu te définis), c'est le nivellement par le bas: ceux qui produisent des richesses pour eux et les autres et qui essayent de créer des emplois sont punis par l'impôt et les taxes ( et ! la lourdeur du dissuasif code du travail ) mais ceux qui glandent sont encourager par des aides. On a vu ce que ça a donné en Europe de l'est.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Parasitisme_de_couv%C3%A9e



> Lorsque la situation sera critique, ces nations feront comme les Etats Unis, elles adopteront des mesures protectionnistes, des barrières douanières ou autres.

La différence est que les Etats Unis sont (encore) les maîtres du monde, donc ils font ce qu'ils veulent avec leur monnaie, avec la planche à billets et ils exportent ainsi leurs problèmes chez les autres, nous on ne peut pas faire ça.



> Laisser le libéralisme agir à sa guise, ce n'est pas seulement entretenir une régression sociale, c'est aussi la ruine des peuples.

Plus gros PIB per capita sur Terre ? quels pays ? quel fonctionnement ?

(2007, significatif car avant la crise éconoique mondiale): http://bit.ly/9wyOiR



> Ceci est la preuve que non seulement le secteur public fort est indispensable, mais qu'il doit être décisionnaire, régulateur et contrôleur.

Et depuis le début, tu fuis ou zappe "la France championne du monde de la pression fiscale", comme si c'était normal, voire une fatalité qu'on devrait accepter, donc je te le recolle !
http://www.forbes.com/global/2009/0413/034-tax-misery-reform-index.html
On est plus communiste que la Chine (et que tous les autres bien entendu).. On est plus cons que les autres ? Les autres se démerdent mieux ?


endomaitre

29/10/2010 à 02h41


aujourd'hui les états sont impuissants,si cela avait été calculé et ce pourrait étre le cas,cette crise aurait été ,a été, le dernier assujettissement des états enfermés dans leurs frontiéres à une super-puissance ubiquitaire qui les tient par les taux d'interet qu'elle voudra bien leur servir demain si ils sont bien gentils à jouer les gardiens de la dette omniprésente .
Cet esclavage durera longtemps créant l'illusion émancipatrice par la consommation sous la férule des états petits chefs eux-mémes pris au piége.
On nous dira quoi consommer ,comment s'endetter par le ciblage impot-défiscalisation -communication de maniére encore plus prégnante ,les classes sociales essayant toujours de copier celle qui les surclasse immédiatement.(le voisin a une BM ,chéri!)
La mort est déja niée au profit de l'esthétique positive de la vie qui produit et s'endette pour en avoir l'image.
La crainte devient celle de ne plus étre solvable,endettable,beau,positif,capable de rembourser demain en fait.La génération qui suit ,en cela ,supplante tout de suite l'ancienne qui conserve sans plus pouvoir s'endetter de nouveau.
Ce monde fictif va droit dans le mur et comme toi Ameli peut-étre,je ne lui trouve plus de solution,le pouvoir est insaisissable apatride,comme Ben Laden ,et la machine à faire de chacun un rouage de sa fortune immense ,implacable.
La solution risquera fort d'étre dans le sabordage du navire plutot que de le livrer ,refuser la consommation,non comme idée principale,mais comme une embolie de la béte cupide.
Ca sera pas facile je crois.
--
CNSD what for?
FSDL we can!


ameli

29/10/2010 à 03h31

chicote64 écrivait:
-------------------
Ne vaudrait-il pas mieux lever le pied sur
> cette pression fiscale et "garder nos riches?"

Evidemment, mais là on entre dans le rêve.
On a besoin d'argent, parait-il. On le prend où il est.
Les pauvres, on les taxe comment ? autant tondre un oeuf. Certains riches partiront, oui, mais ils reviendront, car en France ce n'est pas si mal, et les problèmes existent partout, mondialisation oblige.

Les anciennes recettes ne marchent plus. Le système bancaire a explosé, les banques font faillite, les états sont tous endettés, les états unis jouent sur l'inflation et vont entraîner les autres. L'économie-zombie, c'est-à dire artificielle, s'est généralisée, au point qu'elle est entrée dans Wikipédia.
Tout est artificiel : les EU achètent en Chine, en leur empruntant de l'argent pour les payer, et les Chinois savent que les EU ne pourront pas les rembourser ! Et les Chinois s'en fichent, car en faisant tourner leurs usines, ils achètent la paix sociale, et augmentent progressivement et lentement leur consommation interne.

Le système capitaliste-libéral agonise, comme est mort avant lui le système communiste.
Nous sommes en pleine révolution économique, comme dans la 2è moitié du XVIè siècle, quand l'argent venu d'Amérique coulait à flot, dévaluant tout sur son passage et multipliant les dettes. Le royaume de France était en faillite. ça avait duré 30 ans.
La seule solution, c'est de se rapprocher de l'unité économique de base, le ménage, le consommateur, pour relancer l'économie de marché avec un protectionnisme aux frontières en attendant que les marchés se rééquilibrent, que l'économie artificielle brûle et s'éteigne, quitte à laisser filer l'inflation. Mais on ne vivra pas plus mal.
Sinon, avec le tempérament sanguin qui est le nôtre, cette petite révolution économique tournera en révolution sociale.


ameli

29/10/2010 à 04h11

endomaitre écrivait:
--------------------
> La crainte devient celle de ne plus étre
> solvable,endettable,beau,positif,capable de rembourser demain en fait.

Je suis plus cynique que toi.
Je suis partisan de s'enfoncer dans la dette, car je suis persuadé que personne ne la remboursera. Aucun état ne pourra rembourser !
Elle existe, c'est vrai, mais elle est devenue tellement énorme que c'est irréaliste, artificiel comme le reste.
Que certains fassent des efforts pour la rembourser m'est égal. Je pense qu'ils sont naïfs, ils vont épuiser leurs peuples, s'apprêtent à de graves conflits sociaux, pour ne pas pouvoir rembourser exactement comme d'autres qui ne feront pas ces efforts.
Je ne crois pas un instant que les EU ont l'intention de rembourser. Déjà, il jouent la planche à billets, l'inflation, donc, la dévaluation, car leur dette est en dollars ! Leur banquier-prêteur, la Chine, qui leur a prêté des dollars quand le dollar était fort, y a perdu en 2 mois un très gros paquet de pognon ! L'a-t-on seulement entendu râler ?... elle sait qu'elle ne reverra pas un fifrelin de ces dollars. Elle grognera un peu, pour le plaisir d'engueuler l'occident, c'est tout.
Ce n'est pas l'Angleterre, la Grèce, l'Irlande, les EU ou la France qui sont en faillite, c'est le monde entier. Donc, il ne restera plus qu'à annuler les dettes, comme on l'a fait pour les pays africains.
Tu en reparleras avec mes enfants, dans 30 ans, et ça te fera rire.


Avatar reduit tuudiu - Eugenol
saitosama

29/10/2010 à 09h24

ameli écrivait:
---------------
> endomaitre écrivait:
> --------------------
> > La crainte devient celle de ne plus étre
> > solvable,endettable,beau,positif,capable de rembourser demain en fait.
>
> Je suis plus cynique que toi.
> Je suis partisan de s'enfoncer dans la dette, car je suis persuadé que personne
> ne la remboursera. Aucun état ne pourra rembourser !
> Elle existe, c'est vrai, mais elle est devenue tellement énorme que c'est
> irréaliste, artificiel comme le reste.
> Que certains fassent des efforts pour la rembourser m'est égal. Je pense qu'ils
> sont naïfs, ils vont épuiser leurs peuples, s'apprêtent à de graves conflits
> sociaux, pour ne pas pouvoir rembourser exactement comme d'autres qui ne feront
> pas ces efforts.
> Je ne crois pas un instant que les EU ont l'intention de rembourser. Déjà, il
> jouent la planche à billets, l'inflation, donc, la dévaluation, car leur dette
> est en dollars ! Leur banquier-prêteur, la Chine, qui leur a prêté des dollars
> quand le dollar était fort, y a perdu en 2 mois un très gros paquet de pognon !
> L'a-t-on seulement entendu râler ?... elle sait qu'elle ne reverra pas un
> fifrelin de ces dollars. Elle grognera un peu, pour le plaisir d'engueuler
> l'occident, c'est tout.
> Ce n'est pas l'Angleterre, la Grèce, l'Irlande, les EU ou la France qui sont en
> faillite, c'est le monde entier. Donc, il ne restera plus qu'à annuler les
> dettes, comme on l'a fait pour les pays africains.
> Tu en reparleras avec mes enfants, dans 30 ans, et ça te fera rire.

La fontaine doit s'en retourner dans sa tombe, lui qui essayait d'enseigner un peu de sagesse élémenraire dans sa Cigale et la fourmi... Chantons, l'hiver ne viendra pas... oui oui...