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7650 euros déductibles du revenu imposable...
10/03/2011 à 23h42
C'est pas pour nous mais pour les journalistes!!!
Quelqu'un peut m'expliquer d'où vient ce privilège totalement injustifié, digne de l'Ancien Régime?
Pourquoi eux et pas nous, les fleuristes ou les marchands de kebabs... ?
10/03/2011 à 23h56
Parce que toi t'es dentiste t'es riche et tu fermes ta gueule... ;-)
Déjà on t'oblige plus à mettre le prix des CCM que tu facture 600€ et que tu payes 120€...
Ah ces dentistes...Tous des nantis jaloux et envieux!...lol
10/03/2011 à 23h58
Pour mieux comprendre la pourriture des journalistes
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La carte de presse est un sésame. Elle ouvre la porte à un monde d’avantages, de passe-droits et de cadeaux. La plupart des journalistes font mine d’ignorer, à défaut d’avoir lu Marcel Mauss peut-être, que ces cadeaux des entreprises sont des dons appelant inéluctablement un contre-don de leur part.
Ainsi, j’ai pu être frappé par un journaliste du Monde qui, alors que je l’interrogeais sur son attitude face aux « petits » cadeaux qu’il pouvait recevoir, m’a avoué benoîtement ne s’être jamais posé la moindre question quant au fait de les accepter ou pas et qu’une carte de cinéma illimitée gratuite, c’était quand même bien pratique. Etc. Il ajoutait que, oui, il lui était arrivé d’user de son statut de journaliste pour faire avancer son dossier dans de nombreux cas.
Le journaliste est au-dessus du quidam. Et se vit comme tel. Mieux, son statut devrait non seulement lui ouvrir des portes, lui apporter avantages et cadeaux, mais devrait également l’autoriser à agir comme il le souhaite dans toutes les situations.
Même quand il ne travaille pas.
Dans la vidéo ci-dessous, celle du journaliste de Canal + un peu molesté par des CRS, on s’aperçoit de plusieurs choses.
http://www.dailymotion.com/video/xf6i6m_retraites-la-police-frappe-un-journ_news#from=embed&start=2
LA POLICE FRAPPE UN JOURNALISTE D'INVESTIGATION DE CANAL+
envoyé par MOASPRESS. – L'info internationale vidéo.
Premièrement l’incompréhension.
Ils sont tellement habitués à ce que leur carte de presse agisse comme un sésame. On entend distinctement un journaliste à côté de celui qui se fait matraquer dire,
On est de la presse bon sang, ne nous tapez pas dessus on est pas comme les autres
Cela confinerait au comique s’ils n’en étaient pas persuadés.
Moi, si j’entendais quelqu’un me crier dessus -comme une pauvre petit victime surjouant l’effroi- de ne pas me taper dessus pendant plusieurs minutes alors même qu’il n’a pas la moindre stigmate de coups, j’aurais étrangement envie de le faire.
C’est là-dessus que ces journalistes comptaient.
Deuxièmement la violence et la provocation.
Se mettre pile devant des CRS prêt à avancer -ou charger, leur hurler à la figure qu’il faudrait qu’ils témoignent de la déférence et du respect à leur personne de journaliste tout en les pointant du doigt et en beuglant qu’on vient de se faire torturer, ce n’est pas très malin. Car, oui, ne pas bouger lorsque les CRS se mettent en mouvement, c’est prendre le risque, effectivement, de se prendre quelques coups.
Les CRS ne sont pas la police de proximité. Ce n’est pas leur boulot de discuter pendant des heures avec le moindre mec bourré ou le journaliste provocateur se sentant intouchable du fait de son métier.
Vous restez en plein milieu de Bastille après la manifestation et vous occupez le terrain en organisant quelques feux dits « festifs » ? Il ne faut pas s’étonner de voir les CRS débouler pour ouvrir la voie aux pompiers. Et si vous êtes sur le chemin, mieux vaut s’écarter.
Par ailleurs on voit notamment, de manière distincte, qu’une fois que les CRS poussent en avant notre journaliste parce qu’il se trouve pile sur leur chemin, ce dernier fait pression de son corps en arrière pour leur résister.
Forcément, il finit au sol.
Incroyable.
Ce journaliste n’est pas là en tant que tel, il le dit lui-même, mais en tant que manifestant. Les autres manifestants sont tous sur le côté. Cependant le journaliste, de par son métier, exige que les CRS s’écartent devant lui, contournent son auguste personne et lui proposent, peut-être, un buffet chaud avec quelques petits fours.
On va être clair. Le journaliste a cherché très exactement ce qu’il a reçu. Il voulait prendre des coups devant la caméra et a agit très exactement de la manière qu’il fallait pour les prendre. Il devrait remercier les CRS.
On ne comprend donc pas trop bien de quoi il se plaint.
D’ailleurs, il ne se plaint que médiatiquement. Les micros éteints, il doit se réjouir de ce petit coup de pub et de buzz. Point. C’est bien joué. Mais ce n’est pas pour autant qu’il faudrait s’abstenir de dire qu’il s’agit d’une grossière manipulation.
D’autant qu’en matière de matraquage, la presse est nettement plus violente que les compagnies de CRS.
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11/03/2011 à 00h04
Lorsqu’il s’agit de défendre des privilèges, aucune profession, aucun lobby n’est plus puissant et mieux organisé que le lobby des traîne-savates, fouille-merdes et autres journaleux pour defendre leurs niches fiscales .
Cette niche fiscale qu’ont tous les journalistes…en effet, avant ils avaient un rabais automatique de 30% sur l’impôt sur le revenu…maintenant ce privilège monte à 7650 euros, ce qui signifie que chaque journaliste peut ôter de son revenu la somme de 7650 euros… un exemple, prenons un journaliste qui gagne 50 000 euros par an, il ne paiera donc son impôt que sur la somme de 42350 euros…ce qui signifie à vue de nez une économie nette pour lui d’environ 2000-2500 euros. Pas mal, un mois de salaire moyen…hilarante justification du syndicat es journalistes.
Évidemment, cela est négligeable pour le budget de l’État, une paille, à peine 50 millions d’euros, mais soit tout de même 10% du bouclier fiscal pour moins de 40 000 professionnels de la presse, auxquels il faut ajouter les 60 millions d’aides touchées par la PQN, PQR et autres sites handicapés mentaux du type Rue89 ou Mediapart…
C’est très bien vu de la part des politiques, s’acheter la loyauté des journaleux pour à peine 110 millions d’euros (et bien sûr dedans, je ne compte pas les macarons et autres légions d’honneur remis par nos politiques à nos chers têtes de journalistes)…après tout le seul journal sérieux est un canard paraissant le mercredi, dont les statuts mentionnent clairement la liberté du journaliste vis-à-vis du politique…pas étonnant dès lors que ce soit le journal le plus rentable dans lequel les employés sont le mieux payés…
Péché capital du journaliste, flingue braqué sur la tempe par le politique, industrie sous perfusion incapable de s’adapter aux nouvelles lois de l’économie et à la dynamique du capitalisme…il serait donc sain, tant pour les journalistes que pour le budget de l’État de supprimer cette niche fiscale tout comme les subventions afin que la presse française puisse remonter dans le classement mondial de la liberté de la presse.
11/03/2011 à 00h10
dentino écrivait:
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> Quelqu'un peut m'expliquer d'où vient ce privilège
Mauvaise question.
Mauvais débat.
La bonne question était: "comment faire pour que nous puissions bénéficier de ce privilège?"
11/03/2011 à 13h23
Je ne vois pas où est le problème.
S'il était décidé de faire la chasse aux niches fiscales au prétexte de remettre le système à plat et de le rendre plus équitable, imaginez la tâche plutôt délicate pour le journaliste de rendre compte, pour défendre cet avantage, de cette mesure de suppression?
Qui, des lecteurs, auditeurs, téléspectateurs ou internautes pleureraient sur le sort des journalistes... à moins d'être touchés eux-mêmes par une mesure similaire touchant leur propre petite niche qui jusque là en faisaient des petits chiens dociles car persuadés de leur privilège? :)))
Forcément solidaires, du coup, contre une mesure générale qui en génère une particulière qui vous atteint...
11/03/2011 à 13h30
"La carte de presse est un sésame. Elle ouvre la porte à un monde d’avantages, de passe-droits et de cadeaux. La plupart des journalistes font mine d’ignorer, à défaut d’avoir lu Marcel Mauss peut-être, que ces cadeaux des entreprises sont des dons appelant inéluctablement un contre-don de leur part."
Et bien, c'est du propre! Déjà qu'il est devenu totalement illégal pour nous d'accepter ne fût-ce qu'un paquet de Pépito de la part de ces mêmes entreprises (surtout les entreprises pharmaceutiques)... Pourquoi pas, mais il serait bon alors que certaines professions fassent elles aussi le ménage devant leur porte avant de sous-entendre que nous sommes des voleurs et des empoisonneurs...