Cookie Consent byPrivacyPolicies.comobligation de satisfaction du patient - Eugenol

obligation de satisfaction du patient

chicote64

29/05/2011 à 01h02

Je suis de le vieille école :un patient c'est un patient pas un "client".Je n'ai pas forcément un caractère facile mais je mets tout mon" savoir "à faire un boulot de qualité(autant que possible).Depuis 32 ans que je pratique,je n'ai pas eu de problèmes ,ni avec les patients ni avec la CPAM,j'ai demandé à des patients des expertises quand j'avais des refus(à l'époque des EP)et j'ai toujours obtenu gain de cause.Mais là ,trop c'est trop!Ca veut dire quoi l'obligation de satisfaction du patient?Il veut des dents jacob delafon,tu lui fais des dents juste"normales",il n'est pas content,c'est toi qui es en tort?Il a une desmodontite après endo,il est pas content,tu es en tort?Qu'est ce que c'est que cette société ou tout est du,ou il faut un responsable chaque fois qu'il fait fait trop chaud ou trop froid?Ils ont des caries parce que mauvaise hygiène ou mauvaise alimentation (ou les deux)et c'est encore je ne sais pas le responsable mais "c'est pas de leur faute".Et c'est le règne de "j'y ai droit".Je me suis faire pratiquement insulter sur ce forum parce que je conseillais à une jeune installée de virer les "casse-burnes" dès le départ mais je réitère:ON A LE DENTISTE QU'ON MERITE.Et effectivement pour l'instant il y a assez de praticiens_carpettes pour supporter ces gens_là!Mais bon courage!!


Q25056868931 2834 nwgm4i - Eugenol
starky

29/05/2011 à 21h48

Houuuu....respire dans un sac,prend un vélo, et fais le tour de France, ou prend simplement des vacances.
Tu m'as l'air tendue comme un string, et c'est dangereux pour la santé!
Plus sérieusement, l'obligation de satisfaction du patient...à partir du moment ou tu fais ton maximum, la plupart des patients le sentent, et ne font pas d'histoire. Certains sont même ravis, alors que personnellement malgré des efforts, le résultat n'est pas aussi topissime qu'on aurait souhaité au départ. Maintenant, c'est certain qu'il y en aura tjrs pour être....cons, ou insatisfaits permanents. Maintenant, c'est loin d'être la majorité. Donc relax.


marcus

30/05/2011 à 00h37

calme toi !

"le temps ne fait rien à l'affaire , quant on est con, on est con !" G.Brassens

Fais ton boulot et n'aie rien à te reprocher (par contre çà , c'est moins évident)


ameli

30/05/2011 à 03h39

chicote64 écrivait:
-------------------
'Et c'est le règne de "j'y ai
> droit".

La formule est percutante, mais elle n'est pas fausse.

Disons qu'avec les réformes sur le consentement éclairé, le patient a des droits, ce qui n'est pas choquant.
Si le patient exige l'impossible, il faut refuser de le soigner. Et si on se lance dans un soin, il faut l'informer des conséquences possibles, même des conséquences désagréables, afin qu'il ait une chance de refuser ce soin.
Le patient a aussi le droit d'interrompre un soin, après tout, c'est sa vie, il en fait ce qu'il veut. Il peut même quitter l'hôpital juste avant l'opération qui va lui sauver la vie ! c'est sa vie, pas celle du chirurgien !
Si le patient n'est pas satisfait de la prestation, il gagne devant le tribunal, ... sauf si le praticien l'avait averti que la prestation pouvait ne pas correspondre à sa demande et qu'il avait pris le risque de la faire quand même.
Moi, je trouve ça pas mal ! Au moins, maintenant, c'est le patient qui décide (ou refuse) du soin. S'il se retourne contre le praticien alors qu'il avait été informé, il perd.

Rassure-toi, chicote, ce consentement éclairé et ces jurisprudences ne changent pas grand chose pour l'énorme majorité des praticiens. Du moins en "ambulatoire", car la "causerie" avec le patient fait partie de l'exercice.
Par contre, en hôpital, c'est plus complexe.
En dentaire, pour l'implanto et la paro, ça demande un minimum d'organisation du discours et de formalisation, car les sommes en jeu rendent méchants en cas d'échec. Mais ce n'est pas compliqué, et moins chronophage qu'il y parait.
Pour moi, informer un patient, c'est du savoir-vivre. Je suis persuadé que tu en as, et que tu le fais déjà.


Pure msn be1nue - Eugenol
drilleur

30/05/2011 à 16h25

ameli écrivait:
---------------
> chicote64 écrivait:
> -------------------
> 'Et c'est le règne de "j'y ai
> > droit".
>
> La formule est percutante, mais elle n'est pas fausse.
>

> Si le patient n'est pas satisfait de la prestation, il gagne devant le tribunal,
> ... sauf si le praticien l'avait averti que la prestation pouvait ne pas
> correspondre à sa demande et qu'il avait pris le risque de la faire quand même.
> Moi, je trouve ça pas mal ! Au moins, maintenant, c'est le patient qui décide
> (ou refuse) du soin. S'il se retourne contre le praticien alors qu'il avait été
> informé, il perd.
>

Comment prouver qu'il avait été informé???
Un patient (tout comme un praticien) peuvent être de mauvaise fois devant le tribunal, dans ce cas on fait signer un papier pour prouver que le patient avait été informé??
Je ne sais pas si un morceau de papier a la moindre valeur devant un tribunal...


ameli

30/05/2011 à 18h30

drilleur écrivait:
------------------
> Comment prouver qu'il avait été informé???

Il n'y a pas besoin de preuves. Il y a besoin de convaincre le juge, donc, d'un faisceau de présomptions.
Les présomptions, ça peut être la remise de fiches explicatives, une procédure immuable pour les actes lourds, une confirmation d'une AD (ou d'autres patients), et un délai de réflexion avant signature du devis... et donc de traces dans le dossier patient (exemple : devis remis tel jour, et rendu signé par le patient tel jour)

> Je ne sais pas si un morceau de papier a la moindre valeur devant un tribunal...

Ce n'est qu'une présomption de plus. C'est recommandé pour les travaux lourds, mais pas indispensable.


azerty

30/05/2011 à 18h49

demandez a narik, il connait la question : dans ts les cas on est baisé.