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Ca va mal pour les médecins..
17/06/2011 à 16h47
http://www.gehaltsvergleich.com/gehalt/Zahnarzt-Zahnaerrztin-Uni.html
En bas il y a un tableau.
alter: je crois que c'est l'age
beruffahrung: ancienneté dans le dentaire
arbeit(travail)stunden(durée/heure)
géhalt je vous laisse deviner
Wiki allemand sourcé 2007: "zwischen 3500 und 4400 Euro Monatsbruttogehalt (Stand 2007)"
autre source:
Ein Zahnarzt verdient im am schlechtesten bezahlten Bundesland Bremen durchschnittlich 2.400 Euro, dagegen rund 7.000 Euro im Saarland.
un dentiste gagne de 2400 à brème à 7000 dans la Saar.
17/06/2011 à 18h07
Je suis, à nouveau, assez d'accord avec Améli pour avoir fait quelques recherches concernant les revenus des chirurgiens-dentistes en Europe et dans le Monde.
Par contre, au vu du rapport état bucco-dentaire du patient français/Obligations diverses et variées/Exigence à la Française il est normal que nous soyons les mieux payés.
Par contre, le temps de travail est-il pris en compte dans ses études ?
Améli, peux tu me montrer où se trouve le matelas social au cas où je coule mon cabinet à cause d'honoraires excessivements bas pour les soins et d'honoraires de SOINS prothétiques trop peu remboursés (et donc de moins en moins souvent acceptés) ? Je compte sur ta réponse car du coup mes conditions de travail vont sévèrement s'améliorer et cette forme d'harcelement psychologique cessera!
18/06/2011 à 13h08
dentalproject écrivait:
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> Améli, peux tu me montrer où se trouve le matelas social au cas où je coule mon
> cabinet à cause d'honoraires excessivements bas pour les soins et d'honoraires
> de SOINS prothétiques trop peu remboursés (et donc de moins en moins souvent
> acceptés) ? Je compte sur ta réponse car du coup mes conditions de travail vont
> sévèrement s'améliorer et cette forme d'harcelement psychologique cessera!
Il y a consensus sur le constat : le système français n'est pas équitable, nuit à la qualité, et est globalement largement inadapté à la pratique. Et je suis absolument d'accord pour l'améliorer.
Par contre affirmer que les dentistes français sont de grands malheureux, mal traités par les pouvoirs politiques, et financièrement lésés, c'est non : ailleurs, c'est pareil ou pire, et souvent largement pire.
Ce sont les patients qui sont mal traités par les pouvoirs publics, et pompés financièrement : ce sont eux qui paient.
Le matelas social, je le vois au niveau macro-économique, pas évidemment au niveau de la pratique quotidienne. C'est un constat : les pays qui ont un niveau de redistribution important sur la base d'une solidarité organisée s'en sortent mieux quand ils sont confrontés à de grosses difficultés, car ils peuvent maintenir une consommation interne.
Quand on manque d'argent parce qu'il n'y a pas de travail, ou parce que les revenus du travail baissent, l'argent des différentes allocations (familiales, logement, chômage, sécu, retraite...) permet de faire tourner une économie et un commerce basique. Et ça commence à être admis par les économistes, puisque certains pays en crise l'ont démontré.
Ce n'est toujours pas admis par le FMI, pourtant dirigé jusqu'à maintenant par un homme qui prétendait être de "gauche".
Et comme je suis convaincu qu'on va entrer en crise économique grave, c'est vraiment pas le moment de toucher à ces cotisations qui nous coutent cher, car elles vont nous assurer notre fond de roulement.
Mais c'est juste un avis.
18/06/2011 à 13h53
A propos de l'Allemagne, ce tableau correspond mieux à la réalité que les chiffres annoncés plus haut. Et à mon avis, aujourd'hui, ils sont encore descendus.
Le monde dentaire allemand a subi une révolution depuis 2005, quand les règles de remboursement ont changé. Les revenus n'ont pas baissé, ils sont carrément chuté, et de nombreux labos ont mis la clé sous la porte, car cette chute concernait la prothèse.
Jusqu'en 2005, la prothèse était payée directement par la caisse au labo, sur facture séparée ; et le dentiste était payé pour son propre travail par le patient, qui se faisait rembourser.
Il n'y avait aucun frein financier, et la plaque résine était inconnue, de même que les crochets. Chaque prothèse mobile était sur "attachements", couronnes télescopique, barre, etc, et tout était payé, y compris les métaux précieux. C'était l'age d'or de la profession.
En 2005, badaboum, le système s'effondre, il faut mettre des freins.
Brutalement, on passe à un système "à la française", dans lequel les remboursements sont plafonnés, les patients paient les différentiels, la plaque résine renait, et on revoit des crochets.
Pendant 15 ans, j'ai travaillé avec un labo allemand, tout simplement parce qu'en adjointe, c'était très certainement les meilleurs en Europe, et guère plus chers que les Français. Je faisais la moitié des travaux sur titane, pour un prix ridicule, et sans difficultés. Mais c'est normal : ils avaient l'habitude de faire le meilleur puisqu'il n'y avait aucun frein financier, et que le meilleur était la norme et le labo équipé en conséquence.
J'ai arrêté le fauteuil en 2001, mais j'ai conservé des amitiés avec des membres de ce labo. J'y vais parfois pour boire un café quand je vais me balader de "l'autre coté", et j'ai vu la différence de train de vie... et des travaux sur les établis.
Ne rêvez pas, chers confrères : les confrères allemands rêvent d'un système à la française !
Chez eux, maintenant, il y a la lettre-clé flottante qui interdit de gagner 2% de plus (suis pas certain de ce chiffre, il est approximatif) que l'année précédente et qui provoque des mi-temps et des émigrations en Hongrie ou même en France. Vous croyez qu'ils viennent d'où, ces "Hongrois" qui plantent à tout va ? C'est des Allemands !
Dans mon coin, il y a un ortho allemand (c'est un mauvais) qui vient 3 jours par semaine, et 4 ou 5 omnipraticiens allemands qui bossent 2 ou 3 jours. S'ils étaient si satisfaits chez eux, ils y resteraient. Et quand les Allemands viennent faire un tour chez nous, je vois ça d'un mauvais œil, j'ai toujours peur qu'ils restent.
Dans certains "Länder", n'oublions pas, la liberté d'installation est interdite : c'est le Conseil de l'Ordre, par délégation du Staatsminister, qui décide où on doit s'installer.
Chanceux, les Allemands ? dans le temps, oui. Certainement pas aujourd'hui !
18/06/2011 à 14h02
le probleme du fond de roulement, c'est que c'est un credit revolving a taux elevé et que les huissiers frappent à la porte. Pour le moment, la France et l'allemagne cautionne le fameux matelas en grece , au Portugal et en Espagne ( le credit facile, le nombre et le salaire des fonctionnaires font partie du matelas ). ils cautionnent l'alese des pays du Maghreb, la couette irlandaise et britanique etcetc... avec un argent qu'ils n'ont pas vu le niveau d'endettement ( surtout vrai pour la France )
Passé un point un changement quantitatif, devient toujours qualitatif; c'est la difference entre un vague et un Tsunami.
Le but de tous ces endettements gigantesqque n 'a jamais été d'enrichir les pays et de reditribuer ces richesses; il a été d'acheter des votes ( ce qui fait moins chic que de dire qu'on achete la pays social - en gros on est d'accord pour se faire racketter si on nous laisse tranquille)
On est au pont ou on s'est tellement endetté aupres de la banque pour " acheter la pays sociale" que la faillite est là, que la banque ferme le robinet et que ceux qui payeront le plus cher seront les plus faibles, les moins formés, les moins preparés, ceux qui ont joué sur l'illusion de perenité de ce systeme social. On avait acheté des votes , on avait acheté du temsp.
A credit.
Comme la grece.
Comme le Portugal.
Comme l'Espagne.
Comme L'irlande.
Comme l'angleterre, le USA etcetcetc..
Du temps et des votes contre du pain et des jeux... ça ne date pas d'hier et ça n'a pas été inventé içi. L'histoire étant tetue et l'homme n'ayant guere changé, Rome devrait finir brulée.
J'espere juste que ce sera du second degré.
19/06/2011 à 11h28
ameli écrivait:
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> Par contre affirmer que les dentistes français sont de grands malheureux, mal
> traités par les pouvoirs politiques, et financièrement lésés, c'est non :
> ailleurs, c'est pareil ou pire, et souvent largement pire.
> Ce sont les patients qui sont mal traités par les pouvoirs publics, et pompés
> financièrement : ce sont eux qui paient.
A moitié d'accord concernant les patients. Par contre, que les pouvoirs publics continuent à faire croire que nos actes de soins valent moins chers qu'une coupe de cheuveux, c'est une insulte.Je n'ai pas dit qu'on était financièrement lésés, je ne me plainds pas ,du moins, pour le moment. Par contre, j'aimerais bien savoir comment on fait, à l'heure actuelle, quand on a moins de 35 ans, pour investir sereinement 200 à 300 Ke dans un cabinet tout neuf, au vue de la situation actuelle ? Les amendes pleuvent, les impôts augmentent, EDF nous a installé un tuyau dans nos poches (sorte de nouvel impôt qui ne dit pas son nom) donc les dents ne vont plus être une priorité. Je te rappelle aussi que nous avons passés un concours, nous ne sommes pas passés avec 10 de moyenne et cela donne des obligations à nos sélectionneurs.
> Le matelas social, je le vois au niveau macro-économique, pas évidemment au
> niveau de la pratique quotidienne. C'est un constat : les pays qui ont un niveau
> de redistribution important sur la base d'une solidarité organisée s'en sortent
> mieux quand ils sont confrontés à de grosses difficultés, car ils peuvent
> maintenir une consommation interne.
> Quand on manque d'argent parce qu'il n'y a pas de travail, ou parce que les
> revenus du travail baissent, l'argent des différentes allocations (familiales,
> logement, chômage, sécu, retraite...) permet de faire tourner une économie et un
> commerce basique. Et ça commence à être admis par les économistes, puisque
> certains pays en crise l'ont démontré.
> Ce n'est toujours pas admis par le FMI, pourtant dirigé jusqu'à maintenant par
> un homme qui prétendait être de "gauche".
> Et comme je suis convaincu qu'on va entrer en crise économique grave, c'est
> vraiment pas le moment de toucher à ces cotisations qui nous coutent cher, car
> elles vont nous assurer notre fond de roulement.
> Mais c'est juste un avis.
Un avis de gauche que je respecte, mais avec lequel j'ai du mal à accrocher. Notre "matelas social" nous coûte trop cher et fait de nous un pays où la main d'oeuvre est trop chère. Donc un pays où l'on investit beaucoup moins, et donc de moins en moins d'emplois, et donc de plus en plus de chômage.(Personnellement faire le choix du chômage me fait penser à une nouvelle forme d'asservissement des peuples mais bon c'est personnel) En somme, un pays qui ne coule pas intérieurement mais pour combien de temps? Et quand l'économie mondiale repartira, et bien nous regarderons passé le train à cause de notre faible compétitivité.
19/06/2011 à 14h10
ameli écrivait:
> Et comme je suis convaincu qu'on va entrer en crise économique grave, c'est
> vraiment pas le moment de toucher à ces cotisations qui nous coutent cher, car
> elles vont nous assurer notre fond de roulement.
> Mais c'est juste un avis.
Et bien c'est gai tout ceci.
Ca nous promet des jours heureux.
Donc nous allons travailler pour payer, nos loyers, nos prothésistes, nos cotisations,nos hypothétiques retraites, nos fonctionnaires et tout ce qui gravite autour du cabinet, labos,représentants.............. et des impots.
C'est le système ou on aide celui qui ne bosse pas (ou qui ne veut pas bosser)au détriment de celui qui éssaie de s'en sortir en bossant honnétement malgré tous les batons qu'on va lui mettre dans les roues;Ordre, plaintes,obligations de formation ,.........
Et comme nous sommes idiots parce que nous aimons notre train de vie et éssayons de l'améliorer, alors on va encore plus bosser pour notre bien , et surtout celui des autres.
C'est logique.
Alors nous allons entrer en crise, donc on va renégocier nos tarifs de prothèses parce qu'il va y avoir de plus en plus de "pauvres", éssayer d'avoir des vacances, par exemple à NY , en achetant à des marchands du temple.
Car en définitive l'argument non évoqué des politiques est que quelque soit la profession , tout le monde gagne la même chose.
Alors veux tu me dire pourquoi les jeunes ne veulent plus se lever tot pour aller au boulot, que la profession se féminise, que les hopitaux n'emploient que des étrangers,
Et maintenant il va falloir mettre encore la main au porte monnaie pour la crise grecque, bientot l'Italie , puis le Portugal......
Heureusement que c'est la fête des pères et que l'Eté arrive.De toute façon rien n'a changé depuis les Romains " du pain et des jeux ".
19/06/2011 à 16h38
dentalproject écrivait:
-----------------------
Je te rappelle aussi que nous
> avons passés un concours, nous ne sommes pas passés avec 10 de moyenne et cela
> donne des obligations à nos sélectionneurs.
C'est un avis que je partage !
Mais il est si facile à contrer qu'il n'est pas valable : nos sélectionneurs vont regarder ta 2035, et vont constater que tu es mal placé pour râler, puisqu'on peut te ranger dans la catégorie des Français qui souffre le moins...
> Un avis de gauche que je respecte, mais avec lequel j'ai du mal à accrocher.
;)) ton avis serait-il un avis de droite ?
Je ne pense pas qu'il faille regarder le contexte économique de façon partisane, mais à la lumière des faits et de l'expérience. Ce que je dis n'a pas été inventé par moi, mais c'est un avis d'économistes érudits et observateurs qui en reviennent aux fondamentaux : l'argent est une donnée objective et matérielle, et non une donnée virtuelle.
Autrement dit, une économie d'un pays tourne avec l'argent que les gens ont dans la poche, et non avec des transactions bancaires virtuelles, des spéculations, ou une économie de papier.
Or, cet argent réel, c'est les salaires et les prestations sociales. C'est cet argent qui permet d'acheter une cafetière, un frigo, ou un ragout chez le boucher. Si on supprime une partie de cet argent réel, l'économie du pays s'arrête car il n'y a plus d'acheteurs ; c'est ce qui s'est passé en Irlande, maintenant en Islande et au Portugal, en Angleterre à un niveau moindre, et qui commence en Grèce.
> Notre "matelas social" nous coûte trop cher et fait de nous un pays où la main
> d'oeuvre est trop chère.
C'est très vrai, et pourquoi ?
Les statistiques internationales comparatives démontrent que la France est le pays où le travail est le plus taxé. Donc, la main d'oeuvre est chère et handicape la compétivité des entreprises, provoque le chômage.
Comment font les autres ? les cotisations sont bien davantage fiscalisées, donc le travail est moins taxé, et le patrimoine davantage ! Il me parait tout à fait anormal que les plus gros contribuables français, qui ne travaillent pas et vivent de leurs rentes, paient très nettement moins de cotisations sociales que celui qui vit de son travail. Là où les uns ne paient que la CSG, l'autre est taxé pleins pots, et son employeur aussi.
19/06/2011 à 19h43
Il faut être réaliste, dans notre beau pays, depuis les 35 heures et la CMU, le goût du travail s'est estompé chez les médicaux et chez les CD, l'implantologie nous a appris par ses multiples campagnes à faire passer nos devis sans trop de malaise avec un coefficient multiplicateur de 4 à 6 .
Heureux ceux qui partent à la retraite cette année !
Depuis des cécennies , l'herbe est de - en - grasse et maintenant , nous allons vers une dégradation rapide du fait de la mondialisation et des vases communicants le tout accéléré par la dernière crise en souhaitant que dans les semaines à venir l'europe tienne le coup.
Ce qui m'inquiète le plus , c'est l'aveuglement devant la dégradation de l'état social du pays.
Sans oublier que le monde se peuple vite et réclame aussi sa part de bien-être alors les caprices bourgeois de notre corporation nantie!!!
J' ai beaucoup de doutes aujourd'hui sur les capacités de notre société à aller vers mieux et pourtant j'y ai crues.
Si notre profession hautement privilégiée faisait preuve de capacité extaordinaire d'élévation sociétale, elle serait capable de mettre en place un système de démocratie directe sur le net via le conseil de l'ordre afin d'interroger nos confrères sur l'avenir de la profession et de l'élaboration d'un nouveau carnet de route.
Il me reste encore pas mal d'années avant la retraite surtout si il faut attendre 67 ans aussi j'ai décidé de partir prématurément pour être sûr de profiter d'un système qui a été généreux et est encore généreux mais qui ne le restera pas
20/06/2011 à 03h17
caiman écrivait:
----------------
> C'est le système ou on aide celui qui ne bosse pas (ou qui ne veut pas bosser)au
> détriment de celui qui éssaie de s'en sortir
Oui, l'homme est un animal social.
Et un sociétaire aisé doit aider un sociétaire dans la difficulté, c'est l'intérêt de la société dans laquelle l'un et l'autre vivent.
Si cette aide n'existait pas, outre le malheur qui s'abattrait sur les plus faibles, le lien social n'existerait pas, et la société se désagrègerait, en entrainant ses membres les plus aisés.
S'il n'y avait pas d'aides sociales envers les plus démunis, pour ne parler que de santé, comment se soigneraient-ils ? ... et avec quoi les personnels soignants vivraient-ils, puisqu'une part importante de leurs revenus provient de cette aide sociale... ? Il y a une interdépendance entre aidants et aidés, et chacun, y compris ceux qui aident, vivent de cette aide.
Il en est ainsi pour tout le système économique, commerce et industrie, mais surtout dans le sanitaire.
Illustration :
Le leitmotiv des dentistes est la critique de la CMU.
C'est une forme d'aide donnée par le contribuable, tous les contribuables. A qui est-elle destinée ? aux plus démunis. Et dans quelle poche finit-elle ? chez les soignants, essentiellement les opticiens et les dentistes.
Si on la supprime, qui est lésé ? le patient qui perd sa santé, et le dentiste qui perd un patient et des recettes.
Recettes fournies par tous les contribuables, y compris moi, qui ne soigne pas et n'aurai donc pas de retour sur investissements ;))
Le dentiste est donc subventionné, lui aussi, par l'aide sociale (CMU, sécu, alloc,...)... et n'a aucun intérêt à vouloir la diminuer ou la supprimer.
Conclusion : le dentiste est un être frustre et irréfléchi quand il veut diminuer les aides sociales, puisque ses revenus y sont étroitement liés.
20/06/2011 à 04h11
ameli écrivait:
---------------
> caiman écrivait:
> ----------------
>
> > C'est le système ou on aide celui qui ne bosse pas (ou qui ne veut pas
> bosser)au
> > détriment de celui qui éssaie de s'en sortir
>
> Oui, l'homme est un animal social.
> Et un sociétaire aisé doit aider un sociétaire dans la difficulté, c'est
> l'intérêt de la société dans laquelle l'un et l'autre vivent.
> Si cette aide n'existait pas, outre le malheur qui s'abattrait sur les plus
> faibles, le lien social n'existerait pas, et la société se désagrègerait, en
> entrainant ses membres les plus aisés.
> S'il n'y avait pas d'aides sociales envers les plus démunis, pour ne parler que
> de santé, comment se soigneraient-ils ? ... et avec quoi les personnels
> soignants vivraient-ils, puisqu'une part importante de leurs revenus provient de
> cette aide sociale... ? Il y a une interdépendance entre aidants et aidés, et
> chacun, y compris ceux qui aident, vivent de cette aide.
> Il en est ainsi pour tout le système économique, commerce et industrie, mais
> surtout dans le sanitaire.
>
> Illustration :
> Le leitmotiv des dentistes est la critique de la CMU.
> C'est une forme d'aide donnée par le contribuable, tous les contribuables. A qui
> est-elle destinée ? aux plus démunis. Et dans quelle poche finit-elle ? chez les
> soignants, essentiellement les opticiens et les dentistes.
> Si on la supprime, qui est lésé ? le patient qui perd sa santé, et le dentiste
> qui perd un patient et des recettes.
> Recettes fournies par tous les contribuables, y compris moi, qui ne soigne pas
> et n'aurai donc pas de retour sur investissements ;))
> Le dentiste est donc subventionné, lui aussi, par l'aide sociale (CMU, sécu,
> alloc,...)... et n'a aucun intérêt à vouloir la diminuer ou la supprimer.
> Conclusion : le dentiste est un être frustre et irréfléchi quand il veut
> diminuer les aides sociales, puisque ses revenus y sont étroitement liés.
L'épreuve du bac de philo était il y a peu et je reconnais toujours cet art du sophisme qui te caractérise... un gout certain pour la prose avec des démonstrations dont je ne peux croire que tu puisses les croire toi même.
Pour être simple et direct. La population n'a jamais eu besoin d'aide sociale pour payer ses plombiers ou ses éléctriciens et cela n'empèche pas ces professions de prospérer et les clients de les solliciter.
Comme pour le principe des ruptures épistémologiques, ce seul exemple suffit à prouver que ta théorie est fausse mais bon continuons...
Les chirurgiens dentistes comme les autres professionnels de santé libéraux acceptent volontiers de participer à une action commune de soins car ils ont fait le choix de soigner des patients sans pour autant penser tous les jours à penser à s'enrichir.
Le jour où les pouvoirs publics comprendront d'ailleurs que nous ne sommes pas des acteurs de santé dispensant des soins à des usagers de santé, nous aurons fait un grand pas non seulement sur le plan sémantique mais surtout sur la vision bien pauvre que cette acception recouvre.
Je te rassure dans les siècles passés il n'y avait pas de sécurité sociale et il y avait pourtant des patients, des praticiens et des paiements des uns vers les autres en échange de bons soins.
Il ne me semble pas qu'ils vivaient pauvrement mais les connaissances économiques en la matière me manque. Néanmoins à lire tout comme toi molière, il ne me semble pas que les médecins paraissaient biens pauvres à cette époque.
Les chirurgiens dentistes n'ont rien contre la CMU en particulier.
Personnellement je n'aime pas son cadre car je trouve et les faits le prouve qu'elle stigmatiste une population.
Maintenant si l'on se demande qui est à l'origine de cette stigmatisation, on peut toujours essayer de faire croire que ce sont les professionnels de santé plutot en secteur 2 ou avec une partie d'honoraires libres comme pour nous, ou bien la séu qui refuse de rémunérer les actes à leurs justes valeurs sous prétexte que si l'on payait les prothèses les dentistes malhonnêtes en feraient à tour de bras (mais pas les soins bien sur...).
Je crois à te lire que la logique de vos institutions relève du "Chateau" ou pour ceux qui aiment moins Kafka de "Brazil"... Vive les logiques technocratiques.
Il y a 15 ans, on avait abaissé le numérus clausus en médecine à 3500 pensant que 1°) sans médecins, il n'y aurait plus de patients 2°) que les patients dépenses de l'argent et donc 3°) que sans médecins, il n'y aurait plus de dépenses... Je crois que ce beau syllogisme propre aux sophistes que vous êtes dans les administrations n'a pas résisté longtemps à l'épreuve de la vie réelle.
Cochons de dentiste avec leur 80000€ de BNC volés honnêtement aux pauvres gens malades : "Et en plus, ils s'engraissent sur la misère humaine".
Et si l'argument phare aujourd'hui c'est de m'expliquer que le fait d'être moche c'est pas grave parce qu'il y en a à qui il manque un bras ou une jambe...
20/06/2011 à 10h07
@Dudule
Je vois que les insomniaques ont bouffé du lion.
De toute façon , ce Cher Améli (tu as vu j'ai fais un effort pour ne pas écorner ton pseudo) sait pertinament que la sécu va lever le pied et passer le bébé aux mutuelles qui vont nous laminer.
Bien sur que notre principal employeur est la Sécu.
Bien sur qu'il faut aider le pauvre
Mais il faut un peu changer les mentalités dans les deux sens
-il faut que certains confrères arrètent de se prendre pour des Champions du Monde
-il faut également que le Monsieur qui est à la CMU arrète de lire les papiers imprimés en gros comme quoi le pro de santé ne doit pas demander d'honoraires dans le panier de soins et dans leur esprit de croire que TOUT est gratuit.
Parce qu'à force de dénigrer le travail par volonté politique, plus personne ne voudra bosser et l'idée commence à germer.
20/06/2011 à 11h31
ameli écrivait:
---------------
> caiman écrivait:
> ----------------
> Illustration :
> Le leitmotiv des dentistes est la critique de la CMU.
> C'est une forme d'aide donnée par le contribuable, tous les contribuables. A qui
> est-elle destinée ? aux plus démunis. Et dans quelle poche finit-elle ? chez les
> soignants, essentiellement les opticiens et les dentistes.
> Si on la supprime, qui est lésé ? le patient qui perd sa santé, et le dentiste
> qui perd un patient et des recettes.
> Recettes fournies par tous les contribuables, y compris moi, qui ne soigne pas
> et n'aurai donc pas de retour sur investissements ;))
> Le dentiste est donc subventionné, lui aussi, par l'aide sociale (CMU, sécu,
> alloc,...)... et n'a aucun intérêt à vouloir la diminuer ou la supprimer.
> Conclusion : le dentiste est un être frustre et irréfléchi quand il veut
> diminuer les aides sociales, puisque ses revenus y sont étroitement liés.
Si ca pouvait etre vrai ! Rectification " le contribuable qui pour financer ce système autorise l'état à emprunter en son nom "
20/06/2011 à 12h05
chicot29 écrivait:
aucun intérêt à vouloir la diminuer ou la supprimer.
> > Conclusion : le dentiste est un être frustre et irréfléchi quand il veut
> > diminuer les aides sociales, puisque ses revenus y sont étroitement liés.
>
>
ilm y en a qui ont fumé la moquette ou koi?
comment peut on écrire autant de conneries sur la cmu.
20/06/2011 à 12h37
azerty écrivait:
----------------
> chicot29 écrivait:
> aucun intérêt à vouloir la diminuer ou la supprimer.
> > > Conclusion : le dentiste est un être frustre et irréfléchi quand il veut
> > > diminuer les aides sociales, puisque ses revenus y sont étroitement liés.
> >
> >
>
> ilm y en a qui ont fumé la moquette ou koi?
> comment peut on écrire autant de conneries sur la cmu.
En plus on peut lui rétorquer que les cotisations sociales sont effectivement plus qu'étroitement liées aux revenus ! )
20/06/2011 à 14h39
dudule écrivait:
----------------
> Pour être simple et direct. La population n'a jamais eu besoin d'aide sociale
> pour payer ses plombiers ou ses éléctriciens et cela n'empèche pas ces
> professions de prospérer et les clients de les solliciter.
> Comme pour le principe des ruptures épistémologiques, ce seul exemple suffit à
> prouver que ta théorie est fausse mais bon continuons...
Pas d'accord, c'est l'inverse, et facile à démontrer.
Toute aide sociale est une source de revenus pour celui qui la reçoit, et ces revenus sont dépensés partout. La majorité de ces aides est soumise à des conditions de ressources, mais pas toutes. Plus ce receveur a des revenus faibles, moins il peut thésauriser, et plus cet argent est immédiatement réinvesti pour vivre. D'où l'importance de ces aides dans l'économie d'un pays.
Les travaux du plombier, du garagiste et de l'electricien sont payés partiellement avec les revenus de l'aide sociale, et complètement payés par les revenus de l'aide sociale si le client est un chômeur, car même un chômeur a une voiture.
Mon voisin, smicard et papa de 4 gosses, ne pourrait pas financer le carrelage de sa salle de bains sans les allocs !
> Je te rassure dans les siècles passés il n'y avait pas de sécurité sociale et il
> y avait pourtant des patients, des praticiens et des paiements des uns vers les
> autres en échange de bons soins.
Oui, mais c'est le passé ! dans ce passé, seules les classes supérieures bourgeoises avaient accès aux soins, et pouvaient payer les médecins. Il faut effectivement relire Molière et la situation ridicule qu'il décrit ! Voudrais-tu revenir à cette situation, qui a encore cours dans de nombreux pays ?
Les aides sociales médicales et médico-sociales (sécu, allocs handicapés, CMU, allocs personnes agées...) sont directement injectées dans le système de santé et le font fonctionner. Les diminuer serait diminuer de façon automatique les revenus des praticiens et des établissements (exemple : le délabrement roumain) si la haute bourgeoisie n'est pas assez nombreuse pour compenser les pertes. Croire qu'on pourrait s'en passer en France est un aveuglement d'origine idéologique.
Bien entendu, on peut faire un autre choix, politique, celui de revenir à l'époque de Molière, avec un accès aux soins réservé à la haute bourgeoisie seule capable de financer les soins à leur juste prix, mais ce n'est pas le mien. Je n'aime pas revenir en arrière.
Sur le reste, je suis en gros d'accord avec toi.
20/06/2011 à 14h54
Donc en gros c'est le serpent qui se mord la queue.
Je bosse , je gagne de l'argent , je paie des taxes (sens général) qui servent à ceux qui ne bossent pas à me payer pour que je gagne ma vie.
Je ne bosse pas, je touche des sous, je fais des gosses, je peux refaire ma salle de bains et me fais soigner à l'oeil.
Cl : tu bosses tu bosses pas , ti crèves quand même
Le seul hic est que tu n'es pas fatigué, et que l'autre coté tu paies tout plein pot.
Ce n'est que de la politique.
Bien sur il faut que tout le monde vive.
Mais faut pas pousser.
Pourquoi faut il toujours "emmerder" celui qui se lève pour aller au turbin ?
Et maintenant par solidarité avec la planète , on va etre solidaire de toute l'Europe ? je passe sur l'Afrique.
Résumons tant que l'équilibre n'est pas rompu ca peut tourner "ta" façon de voir, mais si demain tout ceux qui travaillaient , s'arretent.........Que va t il se passer ?
Le libéral va vite en avoir marre de bosser pour les fonctionnaires qui lui mettent des batons dans les roues et l'indigent qu'il doit nourrir .........Ils ne sont pas cons ceux qui s'expatrient .
20/06/2011 à 15h05
chicot29 écrivait:
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> Si ca pouvait etre vrai ! Rectification " le contribuable qui pour financer ce
> système autorise l'état à emprunter en son nom "
ça, c'est une vue de l'esprit et une schématisation.
Lier les aides sociales et la dette est très largement abusif. C'est une dette, oui, mais elle est productive, car elle est investie sur place et non (ou très peu) mondialisable.
L'état est largement gaspilleur, mais personne n'ose lui poser des questions, et quand on est insistant sur un sujet, le ministre se lève, offusqué, se drape dans sa haute dignité, et va faire un tour.
Où, ailleurs que chez nous, verrait-on un ministre qui achète pour 2 milliards de vaccins destinés à une poubelle géante confirmé dans ses fonctions, à peine égratigné par la presse, et félicité par le président avec un autre ministère ? Ce ministre nous a couté (à nous, contribuables) une somme astronomique, et il sévit toujours... et on devrait sanctionner celui qui vit avec 490€ ?
Des gabegies, il y en a plein, tant dans les dépenses abusives et/ou suspectes, que dans le manque de recettes pour copinage en haut lieu !
C'est là qu'il faut agir pour diminuer la dette, et pas sur des aides sociales dont tout le monde a besoin, y compris le système de santé et les offreurs de soins.
20/06/2011 à 15h46
ameli écrivait:
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> Le monde dentaire allemand ...
> En 2005, badaboum...
> Brutalement, on passe à un système "à la française", dans lequel les
> remboursements sont plafonnés, les patients paient les différentiels,...
> Ne rêvez pas, chers confrères : les confrères allemands rêvent d'un système à la
> française !
> Chanceux, les Allemands ? dans le temps, oui. Certainement pas aujourd'hui !
Encore une fois, les plafonds de soins des autres pays ne me feront pas pleurer tout de suite. Gagner ce que les allemands gagnent en faisant la même quantité de soins qu'eux, ça doit être plus facile que d'enchaîner des cavités dont l'aumône se situe entre 16,87 et 40,97€.
C'est marrant, dans ton histoire quand les remboursements allemands ont baissé, la qualité aussi. Faire bien ça coûte cher?
Maintenant, que les CD allemands rament, rien de plus logique. Tu es parti sur un train de vie et d'un coup tu es limité de 20, 30%, il est clair que tu vas souffrir financièrement... (je dis "tu", c'est une figure de style, hein!)
20/06/2011 à 15h57
ameli écrivait:
> L'état est largement gaspilleur, mais personne n'ose lui poser des questions, et
> quand on est insistant sur un sujet, le ministre se lève, offusqué, se drape
> dans sa haute dignité, et va faire un tour.
> Où, ailleurs que chez nous, verrait-on un ministre qui achète pour 2 milliards
> de vaccins destinés à une poubelle géante confirmé dans ses fonctions, à peine
> égratigné par la presse, et félicité par le président avec un autre ministère ?
> Ce ministre nous a couté (à nous, contribuables) une somme astronomique, et il
> sévit toujours... et on devrait sanctionner celui qui vit avec 490€ ?
>
Je suis d'accord, alors comment veux tu la virer cette nulle ? On la change de ministère et en plus elle donne des leçons.
Comment veux tu aprés que les gens dans la rue , ici , respectent quelque chose ?
Si aux plus hautes sphères, on se permet ce genre de bévue, alors comment veux tu que cela marche ?
Si tu prends à gauche , c'est pareil.
On fait quoi ? on ressort la guillotine ?
Ca avait le mérite de trancher la question.
Il n'y a plus d'homme d'Etat, on a crée l'argent facile depuis les affaires du LCL et de BT.
Plus personne ne croit en rien et ne respecte rien , faut faire attention à la montée des extrémismes.
Que proposes tu pour remettre de l'ordre dans la boutique ?
20/06/2011 à 17h09
caiman écrivait:
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> Si tu prends à gauche , c'est pareil.
Ha oui ! L'esprit républicain-contrôleur se perd aussi bien à droite qu'à gauche !
J'ai entendu un jour une dame de gauche incapable de différencier une république d'une démocratie. On se demande parfois ce qu'ils apprennent à l'ENA...
> On fait quoi ? on ressort la guillotine ?
> Ca avait le mérite de trancher la question.
> Que proposes tu pour remettre de l'ordre dans la boutique ?
1. On redonne un pouvoir aux députés, on les responsabilise. Les "questions au gouvernement", écrites ou orales, ne doivent pas pouvoir être esquivées, et la réponse doit être validée par un vote. Seuls les présents votent, avec interdiction des procurations. Tous les votes sont secrets (limitation des votes sur ordre des partis). L'indemnité des élus est liée à leur présence effective.
2. Toute condamnation pénale doit entrainer une inéligibilité à vie. (je connais un conseiller général officiellement inéligible, condamné pour concussion à deux reprises, qui s'est présenté, et a été élu !!!, et le tout validé par MAM !)
3. Pour éviter tout conflit d'intérêt et installation de collusions, un seul mandat pour chacun, renouvelable une fois, pas davantage. Comment peut-on être ministre à temps plein, et maire d'une grande ville à temps plein aussi ?
4. La Cour des Comptes doit donner des avis opposables et sanctionnables.
5. On étête tous ceux qui se foutent de notre gueule.
20/06/2011 à 19h23
@Améli, tu vois que toi aussi .....la guillotine.
Comment veux tu que l'on s'en sorte , les députés votent les lois pour eux? les ministres pour leurs amis et le Président pour ses frères.
république bananière, corruption à tous les niveaux.
Et on fait des effets coups de manches, on noie le poisson,on place ses copains, et tes mesures sont inapplicables, tu vas passer pour réactionnaire.
20/06/2011 à 21h20
ameli écrivait:
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>Comment peut-on être
> ministre à temps plein, et maire d'une grande ville à temps plein aussi ?
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le père Maire d'Amboise et député de la Réunion
le fils député et chef de service dans l’hôpital dont le nom est celui de son grand père ;quelle famille!!!!