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Je ne savais pas
18/10/2011 à 11h52
que les soins dentaires n'étaient pas pris en charge par la secu Suisse:
http://www.lematin.ch/actu/suisse/les-dentistes-nen-demordent-pas
... Et nos confrères helvètes ont pas très envie que ça change, on les comprend.
Ils doivent savoir comment ça se passe chez nous, grace à Eugénol...
18/10/2011 à 12h58
en suisse 14% de renoncement aux soins dont 3/4 pour les dents soit 11%
chez nous le renoncement est de plus de 17% dont 10% les dents
mais c'est remboursé
y'a pas photo !
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merci à tous ceux qui m'ont soutenu
18/10/2011 à 13h36
Le système suisse repose non sur des cotisations, mais sur l'assurance (paiement d'une prime individuelle). Cette assurance est privée, donc la prime est fonction de la compagnie, du contexte local, et parfois, hélas, les assurances cherchent à virer les gros dépensiers.
Comme c'est un système de prime individuelle, plus la famille est nombreuse, plus le montant des primes de la famille est élevé... et ce qui pèse peu sur les gros revenus devient insupportable pour les petits salaires et les familles avec 3 enfants ou plus.
L'assurance "de base" est obligatoire. Le panier de remboursable est réduit (par rapport à le France), sont exclus, par exemple, les soins dentaires, la lunetterie, mais aussi les arrêts de travail, certains chroniques, et certaines personnes agées.
On peut, bien entendu, payer des primes supplémentaires pour des assurances complémentaires.
Le système suisse de base coute (à la louche) 11,5% de PIB. En France, c'est 12%.
Le système français (contrôlé par l'état et par la loi) est inflationniste de 2,8%/an (l'Ondam, qui est effectivement tenu). Le système suisse, libéral et reposant sur la concurrence, est contrôlé par la seule concurrence, mais inflationniste de 5% depuis 5 ans (et en augmentation, c'est une moyenne).
A l'unanimité, les économistes pensent que le système suisse va exploser à cause de son cout. Il sera plus cher que le système français dans les 2 ans, et il est déjà nettement moins performant en terme de panier de soins.
D'autre part, son aspect libéral est très attractif pour les grosses sociétés d'assurance (américaines et sud-africaines surtout) qui investissent massivement dans les centres de soins et rachètent les hôpitaux des communes ou des cantons, multiplient les offres de soins, et qui à la fois offreurs de soins et propriétaires d'assurances, font tourner la roue, en augmentant les primes.
Le libéralisme dans toute sa splendeur.
En santé, le libéralisme et la concurrence sont de graves dangers, car le jeu se termine inévitablement de la même façon : en réduction d'accès aux soins.
Les Suisses sont très attachés à leur système. Mais ces liens vont les étrangler à moyen terme.
18/10/2011 à 14h09
A voir les réponses des suisses sur le sujet, les 2 systèmes sont à égalité : les dentistes sont des enfoirés.
A choisir je préfère le système suisse et ses honoraires libres et non remboursés.
18/10/2011 à 14h15
On voit la paille dans l'oeil du voisin mais pas la poutre dans le sien !
http://www.google.fr/url?sa=t&source=web&cd=3&sqi=2&ved=0CGwQFjAC&url=http%3A%2F%2Flexpansion.lexpress.fr%2Feconomie%2Fles-cliniques-francaises-attisent-les-convoitises-etrangeres_145761.html&ei=A1GdTvWiCZChOsGXjMoJ&usg=AFQjCNEEZ-JNH-7XlojPgCWiCKD3afiuXA&sig2=8wfjuf4JCFGBrqvzZppkHg
Mais c'est toujours bon d'avoir un audit extérieur pour pointer ce qui ne va pas chez soi. ))
18/10/2011 à 18h01
Le système suisse considère que quelqu'un qui se brosse bien les dents après chaque repas, qui passe le fil dentaire tous les jours, qui se racle la langue après chaque repas et utilise un bain de bouche fluoré tous les soirs, qui fait une visite de prévention tous les six mois chez le dentiste pour qu'il soigne en trente secondes toute carie débutante n'aura jamais de gros problème dentaire.
Et refuse donc de prendre en charge les soins dentaires autre que les accidents.
Edit: j'ai écrit ça avant d'aller lire l'article, je suis fort quand même :p
18/10/2011 à 18h45
chicot29 écrivait:
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> A choisir je préfère le système suisse et ses honoraires libres et non
> remboursés.
Evidemment !
Mais il y a un financeur : la compagnie d'assurances complémentaires, tant qu'on paie les primes.
Et si les primes continuent d'augmenter à ce rythme (les 5% d'inflation, c'est sur la partie "base", pour le versant complément, c'est bien plus), il y aura de plus en plus de familles qui refuseront de payer.
Et alors... tu préfèreras quoi lorsque seule famille financera... ou non.
En France, on se dirige lentement vers la même chose, et je le regrette. Le métier de dentiste libre-indépendant est encore (un peu) protégé par la sécu, qui prend en charge une partie de la facture. Une petite partie, c'est peu, mais mieux que rien, car le pouvoir des assureurs est limité par cette partie sécu. Si seule la concurrence assurancielle mène le jeu, non seulement les montants des primes flambent avec le corrolaire de la diminution de l'accès aux soins et donc de l'absence de patients et du déficit en santé publique, mais encore les professionnels sont soumis à la concurrence des offreurs-assureurs.
Pour les praticiens, c'est ce dernier risque qui est le plus grand. Soit l'assureur signe des conventions contraignantes avec des libéraux-indépendants qu'il tiendra par la barbichette, soit il crée lui-même son système d'offre.
En Suisse, pour la médecine, on est en plein dedans, avec tout le système soumis aux assureurs-offreurs. Et pour la dentisterie, dans lequel la dépense est moins grande (donc, l'avidité des assureurs est moins marquée pour le moment, mais ça va venir vite), on est fortement engagé. Ce n'est pas ce que je souhaite.
18/10/2011 à 18h59
king_zoulou écrivait:
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> Le système suisse considère que quelqu'un qui se brosse bien les dents
et à quoi on objecte que toutes les études (absolument toutes) montrent que l'hygiène est directement dépendante du niveau social et socio-éducatif.
Ce sont les pauvres qui ont le plus de problèmes dentaires !
Bien sur, on peut les culpabiliser pour tenter de régler le problème, mais ça ne marche pas. Ils sont imperméables à toute critique, car ils sont bêtes.
On peut les faire payer quand ils ont mal, mais ça ne marche pas non plus : ils s'en foutent, et ne vont pas chez le dentiste.
Salauds de pauvres, qui nous foutent tous les indicateurs de santé publique dans le rouge, car le dentaire n'a pas l'exclusivité ! Ils bouffent aussi des frites avec de la mayo, et sont obèses. Et regardent TF1 et s'abrutissent. Et je parie que ce soir, ils regarderont le foot en picolant de la Kro.
Faut les éliminer.
Les faire payer, c'est sans espoir.
18/10/2011 à 19h14
Le plus gros problème est que l'on se satisfait de ces conclusions sans trouver de solution et en plaignant des personnes qui ne font aucun effort. Cela s'appelle l'assistanat. Alors qu'un bon gros coup de pied au cul suffirait à les faire progresser... mais qui prendra le risque?
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18/10/2011 à 19h34
ʞıɹɐu écrivait:
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Alors qu'un bon gros coup de pied au cul suffirait à les
> faire progresser... mais qui prendra le risque?
Pas d'accord du tout. T'as rien compris à la politique sociale.
Si tu mets un bon gros coup de pied au cul, ils vont progresser, et prendre ma place.
Et du coup, ce sera moi qui serai pauvre, et qui me prendrai un coup de pied. Non merci.
C'est la difficulté : y a pas de richesse pour tout le monde !
C'est le principe de la République : chacun reste à sa place, avec un minimum d'ascenseur social, et donner un coup de main (et non un coup de pied) à ceux qui ont la mauvaise place, pour qu'ils n'aient pas trop envie d'en prendre une bonne.
18/10/2011 à 22h19
Le problème c'est qu'ils veulent faire moins pour gagner plus... faire la révolution pour prendre aux salops qui ont un bon travail... bref revenir au communisme pour commencer...
Tu te rends compte si la gauche molle prend le pouvoir? On y va direct...
Et ne t'inquiète pas pour ton boulot, ils ne sont pas assez roublard pour espérer t'arriver à la cheville...
Quand je parlais de coup de pied au cul, c'était dans le sens de les priver d'aides diverses dont ils profitent à outrance pour beaucoup, afin de leur faire respecter le minimum, tout en les laissant là où ils sont. C'est là la vrai politique à mener pour qu'ils coûtent moins cher à la société...
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19/10/2011 à 06h25
Notre système social exhortent les pauvres à faire plein de gosses non éduqués et à vivre dans l'assistanat aux crochets de la communauté.
On favorise une natalité de pauvres qu'on entretient au motif de trouver des actifs pour financer les retraites.
La classe moyenne l'a dans le fion, elle travaille et gagne de l'argent plus tard, fait des gosses plus tard, ce qui est sociologiquement synonyme, donc se reproduit moins, et a moins d'avantages au motif qu'elle est aisée. Et au final ce que je constate dans le cadre de ma petite famille bientôt nombreuse : on s'appauvrit financièrement. Les parasites sociaux au contraire s'enrichissent à chaque nouvelle portée.
En France l'assisté social est le modèle de citoyen du futur.
En 2012 n'oubliez pas de voter mou du genou !