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Sécu : les mesures antifraude au coeur du débat budgétaire
25/10/2011 à 17h27
Sécu : les mesures antifraude au coeur du débat budgétaire
Mots clés : UMP, RSA, CSG, FRANCE, Christian Jacob, Dominique Tian, ASSEmblée nationale, Sécurité sociale
Par Olivier Auguste Mis à jour le 25/10/2011 à 12:06 | publié le 24/10/2011 à 11:17 Réactions (72)
Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale. Crédit : Sébastien Soriano/Le Figaro
S'abonner au Figaro.fr Le budget de la Sécurité sociale arrive en débat à l'Assemblée. Autres points sensibles : la taxation des congés parentaux et la baisse des indemnités d'arrêt de travail.
Le projet de budget de la Sécurité sociale pour 2012 entame ce soir son parcours dans l'hémicycle de l'Assemblée. Le texte prévoit 17,6 milliards d'euros de déficit du régime général (fonds de solidarité vieillesse inclus), après 22 milliards cette année et 28 milliards en 2010.
L'examen du texte en commission a donné une idée des questions qui devraient être vivement débattues au sein de la majorité, et des amendements probables. Parmi les thèmes principaux: l'assujettissement des indemnités de congé parental (CLCA) à la CSG, la diminution des indemnités d'arrêt de travail et la lutte contre les fraudes.
Sur ce point, plusieurs amendements de l'UMP Dominique Tian ont été validés par la commission des affaires sociales. «Je les soutiens et je demande au groupe de les voter, déclare le patron des députés UMP, Christian Jacob. Ils découlent du rapport de la mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (Mecss), adopté à l'unanimité», droite et gauche confondues.
Il s'agit d'abord de redéfinir la notion de «personne isolée», qui entre en jeu dans le versement de prestations comme l'allocation parent isolé (API, désormais intégrée au RSA). «Cela revient à inverser la charge de la preuve. Celui qui demande l'allocation devra montrer qu'il est bien seul à assumer les charges du ménage: loyer, électricité, etc.»
Autre mesure appuyée par Christian Jacob: la suspension de toutes les prestations sociales en cas d'obtention d'un numéro de Sécu à partir de documents d'identité falsifiés. «Les caisses ne disposaient pas de cette possibilité, qui s'ajoutera bien sûr aux sanctions pénales», précise le président du groupe UMP.
Nouveau calcul des indemnités d'arrêt maladie
Ancien ministre de la Famille, Christian Jacob s'aligne aussi sur la commission des affaires sociales pour refuser de soumettre à 6,2% de CSG les quelques centaines d'euros mensuels versés en cas de congé parental. La mesure, voulue par le gouvernement, doit rapporter 140 millions par an.
Autre sujet controversé jusqu'au sein de la majorité: le nouveau mode de calcul des indemnités d'arrêt maladie, qui réduit leur montant d'environ 6%, pour un gain de 220 millions. La question sera abordée aujourd'hui lors de la réunion du groupe UMP.
Les outils supplémentaires de lutte contre la fraude rapporteront-ils suffisamment pour abandonner ces deux dispositions sans creuser le déficit? Yves Bur en doute, en tout cas à court terme, ces outils mettant du temps avant de porter leurs fruits.
«La Mecss évalue les fraudes à l'allocation parent isolé dans une fourchette de 160 à 300 millions d'euros par an, et celles découlant de faux documents à 1,3 milliard, répond Christian Jacob. Par définition, chiffrer l'ampleur de la fraude est délicat et les estimations sont larges. Mais il est important, symboliquement, au moment où des efforts sont demandés à tous les Français, de frapper fort sur la fraude.»
Yves Bur ajoute d'autres propositions pour générer davantage d'économies: abaisser d'un tiers le seuil de taxation des indemnités de ruptures de contrat de travail (à l'amiable, en cas de licenciement…), à 72.700 euros, ou lancer des appels d'offres pour la fourniture des médicaments génériques et en faire baisser ainsi le prix. Il espère les gains suffisamment importants pour renoncer à la mesure sur les arrêts de travail… tout en craignant que le gouvernement, à la recherche d'économies supplémentaires, retienne tout au final.
25/10/2011 à 18h11
Bah, le peuple veut du socialisme, il en a , il en bouffe.
La survie du système, et de ceux qui en vivent, est plus importante que l'objectif théorique du système.
C'était écrit depuis 160 ans
http://bastiat.org/fr/secusoc.html
25/10/2011 à 19h27
Bastiat était un grand génie qui a parfaitement décrit la sécurité sociale française 150 ans à l'avance.
Mais un grand génie dans sa compréhension du français, parce que quand tu transposes ses textes aux modèles suédois, danois, norvégiens ou hollandais, hop, leurs contenus s'évaporent.
25/10/2011 à 19h46
Je suis heureux d'enfin lire un argument.
Le raisonnement de Bastiat n'est pas contre le principe de solidarité (bien au contraire, les libéraux l'ont initié avec ces sociétés de secours) mais contre la perte de responsabilité inhérent à la généralisation autoritaire de ces systèmes, qui est la patte du socialisme.
Les exemples que tu cites, ces pays du nord, ont connu les mêmes travers, en particulier la Suède et les ont réformés il y a bien longtemps.
D'autre part ces pays sont très proches de sociétés fermées, très rigides, ce n'est pas pour rien que l'eugénisme s'y est répandu avec vigueur au début XXeme, et le contrôle entre les citoyens et la délation sont des comportement naturels.
Ce sont aussi des pays qui sont classés en tête des pays les moins corrompus, rien à voir avec la France.
Quant aux réformes réalisées comme par exemple la privatisation massive des hôpitaux en Suède, elle a justement visé à remplacer le contrôle et le flicage par la concurrence, et à ce titre leur socialisme serait qualifié d'über-giga-libéral ici.
Si les aides restent à beaucoup de niveaux importantes après les coupes calires effectuées depuis 15 ans dans ces pays, elles sont auto limitées par des contraintes, non de flicage mais de travail obligatoire pour la collectivité ou bien l'interdiction de refuser un travail, ou bien la formation obligatoire...
Sans disserter plus, ce livre pourrait t'éclaircir sur ces pays, écrit par un suédois : http://www.amazon.fr/Mod%C3%A8le-su%C3%A9dois-Magnus-Falkehed/dp/2228899445/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1319557572&sr=1-1
25/10/2011 à 20h49
On pourrait dire que Bastiat était un grand idiot en fait.
Il affirme qu'un système de couverture sociale généralisée (au passage, qu'elle soit gérée par l'état ou par des mutuelles privées ne change rien) entrainera l'apocalypse parce qu'il déresponsabiliserait les gens.
Sauf que, la solution est d'une simplicité déconcertante: imposer une contrepartie pour pallier à ce problème.
Le génie de Bastiat était donc dans sa compréhension de la mentalité du français puisqu'il avait lu avec un brio visionnaire que d'imposer des contreparties au français était juste impossible ;)
Sinon, pour en revenir au sujet, les parlementaires ont du mal à exiger qu'on tape un peu sur les vrais parasites du système: les mutuelles privées et l'industrie pharmaceutique.
Interdiction de la publicité et réduction des tarifs grâce aux économies réalisées, packaging par 100 eu lieu de par 8 pour les patients avec des traitements de longue durée (en gros, les patients qui coutent cher à la sécu) etc etc etc (trop fatigué pour pondre trois pages de propositions)
25/10/2011 à 22h09
wakrap écrivait:
----------------
>
> Le raisonnement de Bastiat n'est pas contre le principe de solidarité (bien au
> contraire, les libéraux l'ont initié avec ces sociétés de secours) mais contre
> la perte de responsabilité inhérent à la généralisation autoritaire de ces
> systèmes, qui est la patte du socialisme.
>
... comme chacun sait, Bismarck était un grand socialiste...
http://www.institutpolanyi.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=227:les-systemes-de-sante-quatre-modeles&catid=42:textes-a-lappui&Itemid=60
^^
Pour le reste, à défaut de changer le système faute d'un élan de Liberté qui continue de se faire attendre, je serais tout à fait pour une pénalisation lourde des escrocs en tous genres, particulièrement aux aides et subventions diverses... et accessoirement en fraudes sociales et fiscales...
On ne s'y achemine que trop lentement.
25/10/2011 à 22h58
"On pourrait dire que Bastiat était un grand idiot en fait.
Il affirme qu'un système de couverture sociale généralisée (au passage, qu'elle soit gérée par l'état ou par des mutuelles privées ne change rien) entrainera l'apocalypse parce qu'il déresponsabiliserait les gens.
Sauf que, la solution est d'une simplicité déconcertante: imposer une contrepartie pour pallier à ce problème.
Le génie de Bastiat était donc dans sa compréhension de la mentalité du français puisqu'il avait lu avec un brio visionnaire que d'imposer des contreparties au français était juste impossible ;)"
Rien compris, tu peux reformuler? contrepartie? tu parles de quoi? Et y a pas de solution au problème décrit.
25/10/2011 à 23h22
Aussi "Bastiat était un grand idiot", si tu pouvais éviter, c'est grotesque comme propos vis à vis d'un économiste enseigné depuis 2 siècles et pris comme référence par, par exemple, Karl Menger qui a créé ce que l'on appelle l'économie Autrichienne et très largement nobellisée.
25/10/2011 à 23h32
Contrepartie ? Bah, euh, des contreparties, qu'est-ce que tu ne comprends pas ?
25/10/2011 à 23h47
"comme chacun sait, Bismarck était un grand socialiste..."
Du point de vue économique, évidemment.
Je suis sidéré par votre analphabétisme à ce niveau.
Vous êtes ras des pâquerettes, vous étalez votre ignorance crasse de l'économie que vous ne connaissez qu'à travers le prisme franchouillard.
Par exemple je vous rappelle cette citation de Bismark lorsqu'il a créé la retraite en s'adressant à un conseiller: "-Dites moi quel l'âge de l'espérance de vie moyenne.
-60 ans monsieur
- nous fixerons donc l'âge du droit à la retraite à 60 ans"
Heureusement qu'il y a eu, dès cette époque, des hommes à l'intelligence rare pour annoncer la faillite de tous ces systèmes économiques socialisants, qu'ils soient mis en place par des hommes de gauche ou de droite.
Pour finir, ce lien, en rapport avec Polanyi.
A sa place j'aurais honte d'avoir de tels ânes comme disciples. Je cite par exemple : "Système libéral américain : l'absence de système national obligatoire"
A niveau d'ignorance, ne pas savoir qu'existent medicaid , financé par les contribuables, gratuit pour les bénéficiaires et strictement réservé aux nécessiteux, et medicare concernant la totalité des retraités américains, les deux systèmes étant totalement gérés par l'Etat fédéral.
Et surtout pondre un article sans savoir qu'il existe des pays comme par exemple Singapour organisés ainsi :
http://www.contrepoints.org/2010/12/13/9000-medisave-le-modele-singapourien-2
4% du PIB contre 10 à 12% dans nos pays!
Et c'est quoi, la différence fondamentale entre nos système et l'exemple singapourien: LA RESPONSABILITE qui est resté celle du malade par son épargne, et qui ne s'est pas diluée dans le grand fond fiscal ou de cotisation à gestion paritaire et redistributive.
Relis maintenant Bastiat et tu verras qui est idiot.
27/10/2011 à 15h08
wakrap écrivait:
----------------
> Je suis sidéré par votre analphabétisme à ce niveau.
Et moi, par ta grande compétence dans le domaine de l'économie de la santé, qui te permet de mettre dans le même panier économie sociale et économie socialiste.
Je te suggère de te mettre à jour.
> Et c'est quoi, la différence fondamentale entre nos système et l'exemple
> singapourien: LA RESPONSABILITE qui est resté celle du malade par son épargne,
> et qui ne s'est pas diluée dans le grand fond fiscal ou de cotisation à gestion
> paritaire et redistributive.
A titre d'exemple, concernant cette utopie.
Tous les grands systèmes à capitalisation des retraites et autres fonds de pension ont subi de plein fouet la crise boursière et les retraités ont vu leurs pensions fondre comme neige au soleil. Chaque système a ses aléas, ses avantages et ses inconvénients, la capitalisation marche quand l'économie marche, et se révèle être un jeu dangereux quand les investissements boursiers s'effondrent.
Quant à la responsabilité, voulue par tous les systèmes, elle n'est efficace qu'en cas de population libre et responsable. Cette lapalissade est voulue. Un chômeur est-il libre et responsable ? Un étudiant, un déficient intellectuel, un retraité sont-ils libres ou dépendants ?
La responsabilité individuelle est un enjeu qui ne peut être atteint que si les citoyens sont parfaitement libres, ce qui ne peut être le cas dans une société comme la nôtre, car nous sommes tous interdépendants ; c'est cette interdépendance qui amenuise notre liberté et notre responsabilité ; notre responsabilité est donc une responsabilité collective, dont chacun détient une petite part, et dont chacun ne peut se défausser.
C'est ce qu'on appelle la mutualité : nous sommes mutuellement responsables les uns des autres. C'est effectivement une vision sociale, mais pas une vision socialiste au sens politique. Et ça ne préjuge pas de la nécessaire responsabilité de chacun envers lui-même et envers les autres membres de la société.
Chaque sociétaire a sa part de responsabilité envers les autres sociétaires. Les enjeux de responsabilité collective d'une société de 60 millions de membres aux revenus très dissemblables sont bien plus complexes à tenir que ceux d'une société de 4 millions d'habitants au niveau de vie parmi les plus élevés de la planète. La solidarité entre riches parait, a priori, moins nécessaire, n'est-ce pas ?
Ta comparaison est donc sans objet.
27/10/2011 à 16h39
wakrap écrivait:
----------------
> Quant aux réformes réalisées comme par exemple la privatisation massive des
> hôpitaux en Suède, elle a justement visé à remplacer le contrôle et le flicage
> par la concurrence, et à ce titre leur socialisme serait qualifié
> d'über-giga-libéral ici.
La T2A, la loi HPST, la convergence, la réduction du nombre de lits, toutes les mesures prises en France ces dernières années vont exactement dans le même sens que le système suédois. Ce n'est pas la lutte privé-public qui est importante, mais c'est l'efficience du système et l'argent qu'on y met.
En France comme en Suède, l'hôpital est devenu une entreprise, que cet hôpital soit privé, privé non lucratif ou public. Je suis étonné par ton analphabetisme sur ce sujet : ta position n'est pas pragmatique, elle est idéologique.
Avec cependant en France une différence notable : une T2A très défavorable aux interventions lourdes et urgentes qui handicape sévèrement le secteur public (chargé aussi de l'enseignement médical sans contrepartie), et décourage le privé de rentrer sur ce secteur peu rémunérateur (ou carrément déficitaire).
La France est passée en douceur à un système über-giga-libéral qui se renforce avec la mise en place progressive des PTU (plateau technique unique) spécialisés en MCO (médecine chirurgie obstétrique) aigus qui vont détruire quantité de lits dans les petits hôpitaux ou les transformer en SSR (soins de suite et de réadaptation) beaucoup moins couteux.
Quant au contrôle-flicage, il est absolument drastique en Suède sur le respect des protocoles de soins et recommandations, bien plus qu'en France, mais on y vient (cf chir-cardiaque du CHR de Metz fermée manu-militari), et ça va faire mal.
Et en France, une surveillance comptable à la loupe est exercée par les ARS sur tous les établissements publics et non-lucratifs, qu'ils soient hospitaliers ou médico-sociaux, afin de parer aux dérives... mais malgré de notables améliorations, tant que la T2A sera à ce niveau, et que la réorganisation (PTUs et nombre de lits) ne sera pas achevée, l'équilibre ne pourra être atteint.
Le problème n'est pas, je le redis, dans la lutte public-privé, ou dans le choix du privé qu'on oppose au public, mais dans l'organisation de l'ensemble public-privé du système et dans son financement. La concurrence public-privé est une notion ancienne, obsolète, actée par la loi HPST : les groupements de coopération sanitaire (GCS) se forment entre établissements publics et privés, et ils se regroupent en fonction des territoires et de leurs compétences respectives pour se partager la tâche.
Le but n'est pas la concurrence, source de déficits et d'offres surabondantes nuisibles tant pour les entreprises-hopitaux privées que publiques, mais de limiter la concurrence et de réguler l'offre pour que chacun soit soigné au juste prix.
27/10/2011 à 22h09
C'est assez drôle, au fond, de se faire insulter par un mec qui a lu des livres et ne s'est pas aperçu qu'il défend une utopie de plusieurs siècles qui a fait comme d'autres la démonstration de son inefficacité... à part pour le budget. ;)
Il est assez amusant de te tracer dans différents sujets pour apprécier à quel point ton obsession te fait quelquefois perdre le fil du sujet dans lequel tu t'es immiscé... :)
Un jour il faudra te présenter un autre avatar, un certain Kuing Yamang, avec lequel tu as de trop évidentes affinités... :))))
Que disent tes professeurs d'économie libérale de l'école autrichienne sur les fraudes économiques qui font couler un budget, des banques, suite à des décisions économiques qui ont un peu plus ruiné des ménages, des états et des banques qui ont triché sur leurs comptes, leurs conseils, leurs prévisions.
Parce qu'on peut aussi parler de fraude là aussi, non?
Si tu pouvais détailler les mesures antifraudes économiques et financières qui ont été ou restent à prendre pour nous sortir de ce merdier, préconisées par ta Sainte Eglise, ça recentrerait un peu le sujet et mettrait un terme au ridicule de ta situation. Par avance merci. ;)
27/10/2011 à 22h12
mark écrivait:
--------------
> Pour le reste, à défaut de changer le système faute d'un élan de Liberté qui
> continue de se faire attendre, je serais tout à fait pour une pénalisation
> lourde des escrocs en tous genres, particulièrement aux aides et subventions
> diverses... et accessoirement en fraudes sociales et fiscales...
>
> On ne s'y achemine que trop lentement.
L'assistanat a tué le social qui lui même avait tué le social...
--
http://soundcloud.com/narik/tracks
♪ ♪♪♪ d-.-b ♪♪♪ ♪
28/10/2011 à 05h49
Et pendant ce temps c'est l'envie d'entreprendre et d'embaucher que les mesures sociales tuent.
Pourquoi entreprendre quand on te traitera comme un nanti, te piquera tout et te donnera plus de responsabilités envers tes salariés qu'envers tes propres enfants ?
Dans la même veine pourquoi embaucher quand tu connais les emmerdes qu'on peut te chercher en tant qu'employeur ?
Nous vivons dans un pays capitaliste avec des lois communistes.
En même temps les États-Unis sont en récession pour avoir abusé de la machine capitaliste.
Les deux continents plongent pour avoir chacun plongé dans l'excès de sa doctrine.
28/10/2011 à 06h29
@ ameli
"ta position n'est pas pragmatique, elle est idéologique."
Ni l'un ni l'autre, cela s'appelle "l'aléas moral" parfaitement décrit et documenté en économie, que l'on retrouve entre autre dans la théorie des choix publics.
C'est la divergence fondamentale entre public et privé. Ni pragmatisme, ni idéologie, simplement cette théorie de l'observation des actions humaines en fonction des cadres dans lesquels elles s'expriment. C'est du domaine de la praxéologie dont l'économie est une banche. La théorie des choix publics relie ces deux branches de la praxéologie: économie et éthique.
Et puis, quand même, sans bagage théorique, vous allez avoir du mal à me prendre sur l'économie.
N'oublie pas, le libéralisme n'est pas une idéologie, loin de là. Un idéologue a un but et va agir pour réaliser son but.
Un libéral n'a qu'une éthique de vie, basée sur la notion de liberté et de propriété et va observer le monde et les actions humaines au regard de cette éthique. C'est une éthique de la liberté, rien d'autre, et vous pouvez tourner autour du pot tant que vous voulez, vous ne me prendrez jamais en défaut à ce niveau.
28/10/2011 à 12h18
Le libéralisme n'est pas une idéologie, mais toi tu es un idéologiste dogmatique qui prend les gens de haut en plus de raconter des âneries (ce qui ne donne pas envie de contre-argumenter sur un autre terrain que celui de l'ironie).
Pour ce qui est de l'aléa moral (et non pas "l'aléas"), je ne saisis pas bien le rapport avec tout ce qui a été dit précédemment ? On a l'impression que tu balances un mot savant au milieu d'une conversation pour faire ton intéressant. C'est d'autant moins intéressant qu'il est suivi d'une explication alambiqué n'ayant pas grand chose à voir avec l'aléa moral, du coup, moi pas comprendre quoi toi vouloir dire une fois de plus.
Si j'essaie vaguement de comprendre le sens de ton message (je suis peut-être analphabète en économie, mais toi, tu as quelques difficultés à écrire des messages cohérents et compréhensibles), tu soutiens que l'aléa moral est la différence fondamentale entre privé et public ?
Si c'est le cas, je rigole doucement devant une ânerie aussi fondamentale. Si ce n'est pas le cas, je te prierai d'écrire des messages qui veulent dire quelque chose.
28/10/2011 à 14h28
Pour en revenir à tes affirmations suédoises :
Six régions sanitaires
Comme beaucoup de conseils généraux ont
une base de population restreinte, six
régions sanitaires ont été constituées pour
assurer les soins les plus avancés. Le dispositif
est coordonné par la Commission des
spécialités médicales nationales (Rikssjukvårdsnämnden),
qui fait partie de la Direction
nationale de la santé et des affaires
sociales. Les hôpitaux d’urgence appartiennent
tous aux conseils généraux, mais les
services de santé peuvent être sous-traités à
des prestataires extérieurs. Pour les soins
programmés, il existe diverses cliniques privées
auprès desquelles les conseils généraux
peuvent acheter certaines prestations pour
compléter l’offre de leurs propres services.
C’est là un élément important des efforts
accomplis pour améliorer l’accès aux soins.
C'est un extrait d'un site suédois.
Je suppose que c'est ce que tu appelles la "privatisation massive" des hôpitaux et l'absence de contrôles !
C'est cette interprétation curieuse qui me fait dire que tu es un idéologue : tu transformes une réalité pour l'adapter aux idées que tu défends, tu fais de la propagande, tu n'analyses pas, tu agis.
En réalité la privatisation suédoise n'est qu'une sous-traitance partielle des prestations dont le but n'est pas, comme tu le prétends, d'ouvrir une concurrence, mais de combler des manques. Le but n'est pas non plus, comme tu le dis, d'abolir un flicage, car le flicage suédois ne porte pas seulement sur la comptabilité des établissements et la régulation territoriale, mais comporte un volet "pratiques médicales" très oppressant.
En réalité, le système suédois et le système français ont la même philosophie... depuis quelques années. Disons pour schématiser que la France copie, avec du retard, les transformations que les Suédois ont réussies !
La plus importante réforme suédoise de ces dernières années a été la création de PTU spécialisés, et la réduction drastique du nombre de lits, et on est sur le même chemin. Mais ils ont renforcé les soins primaires et la prévention, et nous n'avons encore rien fait (ou peu) dans ce domaine.
Quant à la privatisation ou non, elle n'a qu'une importance limitée, car la responsabilité de la santé publique s'impose aux représentants du peuple, et cette responsabilité impose des contrôles d'efficacité et de couts. Quelle que soit l'option choisie (libérale ou étatique), le système doit être régulé et surveillé, rectifié et adapté, et il coutera à peu près la même chose car chaque maillon est une entreprise (libérale ou publique avec des règles identiques) qui doit s'autosuffire.
La Suède ayant un système de ressources presqu'entièrement fiscalisé, il est logique que l'état (ou le département) garantisse le bon usage des dépenses publiques, et donc, soit très vigilant dans les contrôles.
Dans le domaine de l'économie de la santé, tous les observateurs notent que la régulation et la surveillance sont plus faciles quand le système est étatique, et quand la seule concurrence repose sur la qualité. Bien entendu, il y a des inconvénients qu'il faut limiter, en instaurant cette concurrence qualitative, et en régionalisant cette régulation (donc alléger et activer les réactions) car chaque territoire a ses spécificités.
28/10/2011 à 21h43
Arnaud Go écrivait:
-------------------
> Et pendant ce temps c'est l'envie d'entreprendre et d'embaucher que les mesures
> sociales tuent.
>
En même temps, on rêve tous de payer une assistante indienne en roupies, corvéable et jetable... non?
> Pourquoi entreprendre quand on te traitera comme un nanti, te piquera tout et te
> donnera plus de responsabilités envers tes salariés qu'envers tes propres
> enfants ?
>
Personnellement on ne m'a jamais pris plus de la moitié de ce que j'ai gagné avec l'aide de mon personnel, et chaque fois que je m'en suis difficilement sorti j'ai repensé à La Cigale et La Fourmi. ;)
Et je n'ai jamais envié les cigales qui doivent s'en sortir plus ou moins mais toujours avec moins...
> Dans la même veine pourquoi embaucher quand tu connais les emmerdes qu'on peut te chercher en tant qu'employeur ?
>
Et encore! Si tu savais comment ça se passe avec le personnel si en plus tu l'as VRAIMENT baisé! :)))
> Nous vivons dans un pays capitaliste avec des lois communistes.
>
J'aurais dit un pays de petits bourgeois avec des lois corporatistes où personne ne trouve sont compte.
> En même temps les États-Unis sont en récession pour avoir abusé de la machine capitaliste.
>
Il faut dire qu'ils ont remarquablement exporté la seconde après nous avoir vendu la première ;)
> Les deux continents plongent pour avoir chacun plongé dans l'excès de sa doctrine.
In Medio Stat Virtu. (François B.)