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PROTOCOLE D’ACCORD CHIRURGIE DENTAIRE OPTION IMPLANTOLOGIE V2.5
16/11/2011 à 15h04
dans la série si vous êtes bons signez!
Limité à 130 pigeons en France
j'ai quand même pris le temps de tout lire, puisque la consœur qui téléphone précise que les tarifs, restent libres, si l'on pose différents de la base.
refus bien évidemment
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xbk
"Si tous ceux qui croient avoir raison n'avaient pas tort, la vérité ne serait pas loin" Dac Pierre
16/11/2011 à 16h50
Tillc écrivait:
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> 660E la pose d'implant . Ca laisse songeur
+1 ou alors faut se fournir chez brico, ou plus haut de gamme chez casto, et si on est vraiment pas avare, chez leroy...;-)
à classer vertical avec les autres torchons qu'on reçois tous les jours...et s'ils téléphonent, un sympathique "allez vous faire..."
16/11/2011 à 18h53
C'est quoi ces tarifs du tiers-monde ^^
Non mais sérieux, ils comptent trouver 130 pigeons ou 130 dépressifs pour signer ça ??
Je crois que même en espérant qu'ils me rabattent 3 patients par an je préfèrerais aller vendre des fruits et légumes :-(
Si l'on en arrive à nous proposer cela, est-ce que nous sommes une profession si désespérée ?
CC.
17/11/2011 à 09h55
Je crois hélas que l'on va bientôt toucher le fond avec ces partenariats "gagnant/gagnant".
17/11/2011 à 12h02
Très intéressant, ce protocole !
Par exemple, l'assurance "met à disposition" du praticien un praticien "consultant" pour "l'aider".
Bon, en fait, c'est un contrôleur.
Ce contrôleur, on le retrouve en cas de conflit assurance-praticien, et dans la commission paritaire.
Un mélange des genres qui ne serait pas toléré par le code de la sécu.
Etonnant aussi la participation de l'Ordre à cette commission paritaire qui est dans les faits un copié-collé de la section des assurances sociales, juridiction ordinale de première instance : 2 DC, 2 ordinaux, et 1 juge.
Et dans ce cas, ça donne, 2DC de l'assurance, 2 ordinaux, et 1 "personne qualifiée" choisie par les 4 précédents.
Je me demande si l'Ordre a vraiment été consulté, et s'il a vraiment donné son accord pour intervenir dans le fonctionnement interne d'une entreprise privée à but lucratif. ça me parait être absolument contraire à sa mission, car cette instance "paritaire" prononce un jugement.
Si conflit entre praticien traitant et praticien "conseiller" il doit y avoir, c'est à l'Ordre de concilier et de juger, d'organiser la médiation, pas à une société privée dans ses propres locaux.
Vraiment étonnant, et vraiment révélateur de ce qui nous pend au nez.
La sécu se désengage, il n'y a quasiment plus de DC-sécu, et l'assurance privée s'organise pour prendre le relais, en l'absence totale de règles, puisque ces assurances ne sont pas soumises au contraignant code de la sécu, très protecteur des praticiens soumis aux contrôles.
Bon, je sais, et j'admets que certains praticiens, aveuglés par leur militantisme libéral, sont de farouches adversaires du monopole de la sécu.
J'admets qu'ils vont gagner, du moins dans le domaine dentaire. Mais au résultat, la profession y perdra, gravement.
17/11/2011 à 12h20
Ca fait 1400 avec la couronne, en posant de l'implant discount je suis sûr qu'ils vont trouver des tas de candidats !
17/11/2011 à 12h56
J'aimerais assez que l'Ordre siffle la fin de partie pour certains protocoles. C'est dans son champ de compétence.
Celui-là fait la part belle au praticien pudiquement appelé "consultant".
Exemples :
Le praticien signataire s'engage à respecter les recommandations HAS, etc. C'est évident, c'est la moindre des choses. Mais, qui a le pouvoir de vérifier que ces recommandations sont effectives ?
La non précision du texte permet au "consultant" de le faire, mais en vertu du quoi ? a-t-il les compétences, qui l'a nommé, en vertu de quel diplôme ou de quelle formation ? Juridiquement, en tous cas, le signataire du protocole semble bien se soumettre à ce contrôle, par une personne qui pourrait ne pas être qualifiée.
Ce consultant aura le pouvoir d'attaquer le traitant en "commision de médiation" non seulement sur des conflits financiers de prise en charge, mais également sur des conflits de qualité de travail, mais également sur des conflits portants sur l'organisation du cabinet, de l'hygiène, etc. Un pouvoir exorbitant, sans contrôle, et avec une pseudo-caution ordinale (dont je doute fort).
Le flou règne sur les sanctions prononcées par cette "médiation". Exclusion du protocole, sanction financière, refus de participation de l'assurance, mise en demeure d'exécution du travail ?
Le mot "médiation" est en l'occurence inapproprié, puisqu'une décision est prononcée, qui pourrait être vécue comme une sanction, mais le mot est remarquablement choisi par le rédacteur du protocole. Car une sanction est toujours susceptible d'appel, une médiation non.
Dans ce cas, il n'y a pas "d'appel", puisque ce n'est pas une "juridiction" bien que ce soit un copié-collé de la juridiction ordinale. C'est très malin, mais pervers, et faux dans la réalité.
Enfin, un trouble subsiste dans le mot "consultant" et dans sa "mise à disposition" pour le praticien traitant. Il serait donc une aide pour le praticien d'une part, et a un pouvoir de contrôle de l'autre, ce qui strictement interdit par le code de santé publique. Il est donc nécessaire de clarifier cette mise à disposition, est-elle administrative, technique, opérationnelle, ou prend-elle la forme simplement d'une demande d'entente préalable ?
ça mérite un carton rouge, et j'aimerais que l'Ordre commence à les distribuer.
Il faut aussi mettre l'Etat en face de ses responsabilités : c'est lui qui est en charge de la santé publique, et une assurance privée lucrative qui contrôle l'hygiène, la qualité ou l'organisation sans en avoir forcément la compétence, ce n'est pas tolérable.
17/11/2011 à 14h33
ameli écrivait:
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> ça mérite un carton rouge, et j'aimerais que l'Ordre commence à les distribuer.
> Il faut aussi mettre l'Etat en face de ses responsabilités : c'est lui qui est
> en charge de la santé publique, et une assurance privée lucrative qui contrôle
> l'hygiène, la qualité ou l'organisation sans en avoir forcément la compétence,
> ce n'est pas tolérable.
tout à fait d'accord avec ton analyse, ameli !
Si personne ne signe, c'est la fin de ce torchon. Un seul qui signe...et ce genre de "partenariat discount" peut vivre.
Mais est-ce que vous vous rendez compte ? : à 600 euros la pose d'implant, c'est même moins cher que dans certaine clinique hongroise !
Si personne ne signe , la profession est sauvée. Mais vu le peu de solidarité entre nous....quand je pense que les camionneurs arrivent à bloquer la France...et nous, nous ne sommes même pas capable de mener UNE seule action pour se faire respecter !