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Levée d'opposabilité, seul moyen d'améliorer la qualité tout en diminuant les coûts?
08/02/2012 à 16h25
Conséquences de la levée d'opposabilité sur tous les actes:
1.Ceux qui le veulent pourront continuer, comme ils l'ont toujours fait: compenser à leur manière l'absence de revalorisation.
Il continueront, par exemple, à traiter les maladies parodontales selon une prise en charge "sécu": prescription de Piasclédine et 2*SC12.
Avantages:
Pas de changement pour eux (ameli, tu peux être rassuré, ils ne gagneront pas plus).
Mais possibilité qu'ils s'améliorent (voir le point 3).
2.Ceux qui veulent proposer autre chose le pourront, de façon beaucoup moins hypocrite qu'aujourd'hui.
On appelle aujourd'hui traitement parodontal un détartrage qui dure 2 heures au total ou autre stratagème; là, le détartrage sera à 250€ de l'heure.
Inconvénients:
Augmentation à court terme des cotisations aux mutuelles , peut-être...peut-être pas, vu qu'il y aura moins de surtraitements prothétiques.
Avantages:
Les patients ayant besoin de traitements qui les refusaient de principe car il n'y avait aucune prise en charge, les accepteront s'ils sont pris en charge par leurs mutuelles.
Moins de black pour le Trésor Public.
Augmentation de la qualité moyenne des traitements par le biais d'une meilleure compliance économique des patients.
Diminution des coûts engendrés par les pathologies dentaires sur le reste des appareils.
3.Certains praticiens qui restaient cantonnés au "remboursé", devant cette officialisation d'un deuxième secteur, plus qualitatif (les patients sont-ils assez cons pour payer plus cher le même service?), changeront peut-être leur fusil d'épaule, car, à l'instar des patients, ils avaient des difficultés à accepter l'idée d'actes non remboursés et préféraient ne pas soigner les parodontites (par exemple).
Avantages:
Augmentation de la qualité moyenne des traitements par l'amélioration des pratiques, donc diminution des échecs, donc diminution des coûts pour les financeurs (sécu et mutuelles).
Diminution des coûts pour le dentaire, et diminution des coûts relatifs aux pathologies induites par les pathologies bucco-dentaires.
3.La sécu, donc indirectement l'Etat garde le contrôle.
Par rapport à une rupture totale avec la sécu, pas de risque que les assureurs privés prennent plus d'importance qu'ils n'en ont aujourd'hui sur les actes déjà en ED...
Avantages:
Protection (relative) de la profession conservée.
Pas de prise en main du secteur dentaire par des financiers uniquement motivés par la rentabilité (en tous cas plus que des professionnels de santé, qui sont censés, eux, avoir une éthique professionnelle).
Conservation du maillage territorial permis par des cabinets indépendants, au détriment de grands centres ouverts par des financiers.
Donc patients mieux soignés.
Donc diminution des coûts...
Si quelqu'un voit un autre moyen pour améliorer la qualité moyenne des traitements dentaires dans ce pays, qu'il n'hésite pas à reprendre, avec précision, chaque point exposé ci-dessus et à proposer un autre moyen plus avantageux.
Il va sans dire qu'une politique de prévention très coercitive serait idéale en parallèle de ces réformes (avec une capitation, pourquoi pas?) afin de diminuer drastiquement les coûts à long terme.
Mais nous traiterons, si vous le voulez bien, de l'aspect curatif dans ce sujet...
Je n'ai pas parlé de la diminution des coûts engendrée par une baisse des prescriptions d'antidépresseur aux dentistes, puisqu'ils arrêteront immédiatement de passer pour des salauds. ;-)
Voilà des arguments pour les "négociations".
Il faudrait juste mettre ça en forme et trouver d'autres avantages à exposer.
En avant la CNSD!!! :-)))
08/02/2012 à 17h08
Björn écrivait:
---------------
> Conséquences de la levée d'opposabilité sur tous les actes:
>
> Inconvénients:
> Augmentation à court terme des cotisations aux mutuelles , peut-être...peut-être
> pas, vu qu'il y aura moins de surtraitements prothétiques.
>
Peut-être un tout petit problème d'accès aux soins pour une population assez nombreuse, non ?
08/02/2012 à 17h12
bagheerra écrivait:
> Peut-être un tout petit problème d'accès aux soins pour une population assez
> nombreuse, non ?
Peux-tu illustrer ce "problème d'accès aux soins" à l'aide d'un petit cas clinique: pulpite avec carie très délabrante rendant la dent non reconstituable par un matériau en phase plastique?
Qu'entends-tu par "soins"?
08/02/2012 à 17h24
Tu oublies une chose importante Bjorn, ce n'est pas la FSDL qui va pouvoir signer seule !
Dommage ,car ta démo était parfaite .
--
" dans tout débat, la FSDL demande toujours la lune disent les signataires mais cela vaut mieux que de montrer la sienne "
08/02/2012 à 17h33
Björn écrivait:
---------------
> En avant la CNSD!!! :-)))
problème :
la csnd avance à reculons
le troud'balle en avant !
--
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http://dl.free.fr/cPKnU8uEO
merci à tous ceux qui m'ont soutenu
08/02/2012 à 17h45
bagheerra écrivait:
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> Peut-être un tout petit problème d'accès aux soins pour une population assez
> nombreuse, non ?
Les soins c'est quoi? C'est ce qui est remboursé? Ça, tout le monde y a accès, on voit le résultat...
Les médecins secteur 2, ils se posent la question de l'accès aux soins? C'est normal que tout le monde ait accès aux soins, mais ce n'est pas à nous de financer cet accès, du moins pas directement.
Par le biais de l'impôt, oui, et c'est normal. Par le biais d'actes sous-évalués, de plan de traitement biaisés (oui oui il y a un "i") par la nomenclature, ça n'est pas acceptable. Les patients y sont tout sauf gagnants.
C'est le principe du "perdant-perdant", si les politicards n'en ont pas fait leur nouveau leitmotiv, c'est peut-être qu'il y a une raison...
08/02/2012 à 17h52
Björn président ?
--
Quand Eugénol a exclu Narik, Eugénol a perdu bien plus que Narik.
08/02/2012 à 17h58
Marrant, bagherra a eu deux +1 (au moins)...
Si ces deux-là donnaient leur avis, ce serait sympa.
08/02/2012 à 18h01
Björn écrivait:
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> 3.La sécu, donc indirectement l'Etat garde le contrôle.
> Par rapport à une rupture totale avec la sécu, pas de risque que les assureurs
> privés prennent plus d'importance qu'ils n'en ont aujourd'hui sur les actes déjà
> en ED...
Je crois que tu es dans l'illusion. Tu surestimes gravement la passivité d'un acteur essentiel : les complémentaires privées ou mutualistes. D'autre part, pourquoi la sécu (l'état) voudrait-elle garder le contrôle, alors qu'elle montre son indifférence depuis des années ?
Aujourd'hui, il y a liberté (quasi complète) tarifaire sur la prothèse, l'ortho, et le HN.
La sécu n'est intervenante que dans (à peu près) 30% du montant de la facturation dentaire globale ; 40% des dépenses pour les complémentaires, et 30% pour le patient. A cause de cet abandon progressif, les mutuelles entrent dans la danse de la négociation avec la profession, mais également dans la gestion du risque, et aussi, parfois, dans le plan de traitement, et dans la construction de leurs propres structures prestataires de soins. Tout ceci, évidemment dans un seul but : maitriser la dépense du risque (surtout prothétique), et proposer une offre concurrentielle à meilleur cout (par le moyen de cabinets mutualistes).
En cas de levée de l'opposabilité sur les soins, la donne change, car le partenaire "complémentaire" prend encore plus d'importance. Forcément, sa politique financière changera. S'il est impliqué dans 50% des dépenses globales, il prend la main, et voudra contrôler non seulement la prestation offerte, mais aussi la dépense, et le prestataire.
Il y aura modération tarifaire protocolisée et sévèrement contrôlée (agréments) et surveillance des prestations données par le biais d'un retour des Ententes Préalables.
Pour faire pression sur les prix et contrôler le prestataire, le meilleur moyen est de se substituer à lui. Les complémentaires créeront donc leurs propres cabinets. Dire que la Loi Européenne l'interdit est un faux débat : il suffit de créer un autre conseil d'administration. L'Ugecam n'est qu'un exemple de ces organismes pseudo-indépendants du payeur.
Penser qu'on peut résister est illusoire : la sécu ne voudra pas garder le contrôle, et les complémentaires voudront ce contrôle ! Plus les complémentaires paient, plus elles sont interventionnistes, c'est logique. La sécu lachant le secteur dentaire, c'est ce qui nous attend, et ça ne me réjouit pas.
Je ne vois vraiment aucune raison pour précipiter cette transition : la profession à tout à y perdre, et surtout les "indépendants" qui sont peu organisés et peu solidaires.
Je reste convaincu qu'il faut se battre comme des chiffoniers pour que le dentaire reste dans le giron de la sécu. La sécu ne l'acceptera que si elle a quelque chose à y gagner, sinon, elle va solder le dentaire (et l'optique)aux complémentaires.
08/02/2012 à 18h28
ameli écrivait:
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>D'autre part,
> pourquoi la sécu (l'état) voudrait-elle garder le contrôle, alors qu'elle montre
> son indifférence depuis des années ?
Ben, c'est pas avec elle qu'on "négocie" en ce moment?...
>
>
> En cas de levée de l'opposabilité sur les soins, la donne change, car le
> partenaire "complémentaire" prend encore plus d'importance. Forcément, sa
> politique financière changera. S'il est impliqué dans 50% des dépenses globales,
> il prend la main,
En premier lieu, si les remboursements des mutuelles augmentent, disons de 20%, rien ne prouve que leur politique financière changera, les cotisations augmenteront, tout simplement, exactement de la même façon que les cotisations augmentent en même temps que l'augmentation des honoraires des médecins en secteur 2.
En second lieu, il est très probable (au moins autant que tes hypothèses) que le surtraitement prothétique diminuera, ce qui laissera un budget libre pour les actes conservateurs.
Dans cette hypothèse, les revenus des dentistes n'augmentent pas, c'est juste la répartition des actes qui change, les dentistes y gagnent une meilleure image, un métier plus cohérent. Les patients sont mieux soignés.
Et tu oublies volontairement les économies à long terme, induites par l'augmentation de la qualité des soins, ces économies peuvent intéresser les professionnels qui vendent de la gestion du risque...
.
> Il y aura modération tarifaire protocolisée et sévèrement contrôlée (agréments)
> et surveillance des prestations données par le biais d'un retour des Ententes
> Préalables.
Ah bon, et pourquoi n'y en a-t-il pas actuellement sur les actes en ED?
En quoi, une augmentation des remboursements (hypothétique) va-t-elle entraîner tous les changements dont tu parles?
Et si cette augmentation (hypothétique) ne survenait pas, est-ce que ça empêcherait l'évolution dont tu parles?
Les médecins et chirurgiens en secteur 2 sont "protocolisés et sévèrement contrôlés" par les mutuelles qui les paient indirectement?
> Pour faire pression sur les prix et contrôler le prestataire, le meilleur moyen
> est de se substituer à lui. Les complémentaires créeront donc leurs propres
> cabinets.
Elles le font déjà.
En quoi la levée d'opposabilité sur tous les actes va augmenter la création de cabinets mutualistes?
En quoi le fait de ne pas lever l'opposabilité freinera-t-il la création de ces cabinets, puisqu'il existe DEJA un secteur non opposable qu'ils ont investi.
Au pire, les centres mutualistes se mettront à traiter les petites caries et à faire des extractions...
>
> Penser qu'on peut résister est illusoire : la sécu ne voudra pas garder le
> contrôle,
Bon, alors pourquoi on "négocie" avec elle?
> Je reste convaincu qu'il faut se battre comme des chiffoniers pour que le
> dentaire reste dans le giron de la sécu.
J'ai écrit autre chose?
Maintenant, j'attends ta proposition concrète, avec reprise POINT PAR POINT de ce que j'ai écrit, et les avantages de ta proposition.
Pour l'instant, la mienne ne coûte pas d'argent à la sécu, et les patients sont mieux soignés, ce qui entraîne des économies par diminution des échecs de traitement.
Et la tienne?
J'attends ta proposition, dans le domaine CURATIF.
Zyvameli.
08/02/2012 à 19h15
On peut ne pas être d'accord avec toi, Bjorn.
La problématique est toujours la même:
J'ai perso pas mal d'amis qui, à la question de savoir pourquoi on continuait encore à faire les extrac des odf, m'ont répondu, après un argumentaire long comme le bras et la destruction point par point de leurs objections "Oh ben moi ça me dérange pas."
Avant de convaincre les partenaires sociaux, il s'agit de convaincre la profession CNSD. C'est le plus dur.
Certes, il n'ont pas d'arguments, ou du moins pas d'autres au fond que "Oh ben moi je veux pas trop changer, ça va bien comme ça". Mais ils ont leur putain de tête de mule.
Ameli, c'est différent, il a au fond une vision de technocrate de ministère, d'ailleurs je suis sûr qu'il finira là-bas, à signer des exécutions à distance pour le "bien" supposé de la majorité.
La peur des dentistes, c'est "Qu'est-ce qui va m'arriver si je passe en secteur 2 et pas mon voisin?" Ou encore "A quoi je vais ressembler si mon voisin passe en secteur 2 et pas moi?".
Va leur faire comprendre que dans le premier cas ils vont tout y gagner, et dans le deuxième cas rien y perdre...
Mais plus encore, la raison pour laquelle nos confrères majoritairement gentils et stressés ne lèveront pas le petit doigt, c'est parce que "si on change le système pour augmenter la qualité de soins, ça veut donc dire que je fais de la merde depuis 20 ans? Non, c'est pas possible, j'appelle vite mon correspondant CNSD pour qu'il me rassure en me disant qu'il est encore pire que moi, ouf".
Bien sûr tu as, on a raison ici.
Et quand bien même on aurait tort, on aurait encore plus tort de ne pas essayer de changer ce système archi-merdique, il faut être aveugle ou ne plus être impliqué pour ne pas s'en rendre compte.
M'enfin va faire comprendre ça à la CNSD ou encore plus difficile, à ses votants.
J'avoue être assez pessimiste malgré la constance avec laquelle je répands la bonne parole.
08/02/2012 à 20h02
Et comme d'habitude toujours la meme reponse parametree d'Ameli.Les mutuelles vont prendre le controle et bla bla .Regarde ce qui se passe dans les pays civilises,les assurances ne posent pas plus de problemes a mon avis que ce qu'engendre le systeme secu.Et on attend toujours TES PROPOSITIONS,TES SOLUTIONS,car la dessus tu restes vague contrairement a bjorn.On est pressé comme des citrons par la convention avec la secu,tu penses vraiment que les assurances peuvent faire pire.Je ne le pense pas,elles sont bien plus receptive aux evolutions de notre pratique que la secu.De nombreux contrats proposent des visites preventives hors secu,une prise en charge pour la paro,des forfaits pour l'implanto,l'ortho adulte,etc .C'est qu elles ont bien compris qu en prenant ces soins en partie en charge on a tous a y gagner,patients,praticiens et les assurances en tirant la qualité vers le haut.
08/02/2012 à 20h13
Björn écrivait:
---------------
> Pour l'instant, la mienne ne coûte pas d'argent à la sécu, et les patients sont
> mieux soignés,
Je persiste : les patients QUI EN ONT LES MOYENS seront mieux soignés. Il y a déjà un système à deux vitesse pour les soins non opposables (soins conformes aux données acquises de la science d'une part, "a minima" sans implant ni céramique d'autre part), lever l'opposabilité des soins conservateurs et chirurgicaux étendrait ce système à l'ensemble de notre activité.
Typiquement les excès du libéralisme à tout va : tant mieux pour ceux qui s'en sortent bien, tant pis pour les autres...
Je précise que je suis dentiste et que, évidemment, je préfèrerai facturer les soins conservateurs à leur juste prix. Mais on ne peut pas ne pas penser au patient, même s'il est de mauvaise foi. Il y en aura toujours qui préfèreront payer leur paquet de clopes plutôt que leur détartrage, et au moins avec le SC12 ils n'ont pas l'excuse financière, qu'ils auront si ça passe à 250€ dont 200 de leur poche.
08/02/2012 à 20h53
le liberal pur et dur pense d'abord pognon avant bien être des patients.tant pis pour ceux qui sont largués.
on en serai pas la si la génération d'avant avait été moins egoiste et avait un peu pensé aux autres avant de penser qu'a leur pomme. on est largués grave et il y a peu de solutions pour se remettre a flots.
merci les vieux!
au fait qu'ils viennent pas pleurer qu'ils ont pas de pognon pour leur retraite, vu leur montant(de retraite) et les couilles en or massif qu'ils se sont faites durant 30 ans.
on aura jamais ce qu'ils ont.
08/02/2012 à 21h01
Björn écrivait:
---------------
> bagheerra écrivait:
>
> > Peut-être un tout petit problème d'accès aux soins pour une population assez
> > nombreuse, non ?
>
> Peux-tu illustrer ce "problème d'accès aux soins" à l'aide d'un petit cas
> clinique: pulpite avec carie très délabrante rendant la dent non reconstituable
> par un matériau en phase plastique?
Un certain nombre de patients dans ce cas s'en tiennent à la pulpec et au sc33, sans aller plus loin. En tout cas, j'en vois régulièrement. Je sais, je suis mauvais commercial.
La dent est donc perdue à terme, mais je pense qu'on leur a quand même rendu service.
>
> Qu'entends-tu par "soins"?
>
Par "soins" j'entends dans cette phrase l'ensemble de notre activité. Il me semble indéniable qu'il y a aujourd'hui un problème d'accès aux soins "
08/02/2012 à 21h07
bagheerra écrivait:
-------------------
> Björn écrivait:
> ---------------
> > Pour l'instant, la mienne ne coûte pas d'argent à la sécu, et les patients
> sont
> > mieux soignés,
>
> Je persiste : les patients QUI EN ONT LES MOYENS seront mieux soignés.
Tu peux nous expliquer ce que ça change par rapport à la situation actuelle, en répondant aux questions que je t'ai posées:
Björn écrivait:
---------------
> bagheerra écrivait:
>
> > Peut-être un tout petit problème d'accès aux soins pour une population assez
> > nombreuse, non ?
>
> Peux-tu illustrer ce "problème d'accès aux soins" à l'aide d'un petit cas
> clinique: pulpite avec carie très délabrante rendant la dent non reconstituable
> par un matériau en phase plastique?
>
> Qu'entends-tu par "soins"?
>
Le "problème d'accès aux soins" dont tu parles (je ne comprend pas ce que ça veut dire, puisque les patients n'ont actuellement pas tous accès aux traitements dentaires, pour des raisons financières) n'existera pas, puisque tu pourras prendre en charge dans ton cabinet ces patients.
Tu auras le choix de faire payer ce que tu fais payer actuellement, de faire exactement ce que tu fais depuis toujours. Et d'autres de proposer autre chose.
Tu as compris?
Il y en aura toujours qui préfèreront
> payer leur paquet de clopes plutôt que leur détartrage, et au moins avec le SC12
> ils n'ont pas l'excuse financière, qu'ils auront si ça passe à 250€ dont 200 de
> leur poche.
Une autre question:
Tu passes une heure pour un détartrage SC12?
J'oubliais la principale: quelles sont tes propositions pour améliorer la qualité des traitements dentaires en France, et peux-tu démontrer, en prenant chaque point un à un, en quoi elles sont supérieures aux miennes?
Mais tu trouves peut-être que le système actuel est parfait, qu'il ne faut rien changer?
J'attends tes propositions et celles d'ameli.
08/02/2012 à 21h13
Björn écrivait:
---------------
>
> Une autre question:
> Tu passes une heure pour un détartrage SC12?
>
Deux séances d'une demi-heure, ça m'arrive souvent.
08/02/2012 à 21h17
Björn écrivait:
> J'oubliais la principale: quelles sont tes propositions pour améliorer la
> qualité des traitements dentaires en France, et peux-tu démontrer, en prenant
> chaque point un à un, en quoi elles sont supérieures aux miennes?
> Mais tu trouves peut-être que le système actuel est parfait, qu'il ne faut rien
> changer?
>
> J'attends tes propositions et celles d'ameli.
>
Je n'en ai pas. On en revient toujours aux pb financiers, la qualité coûte cher et il n'y a pas d'argent partout. Je dis juste que tes propositions ne vont pas augmenter la qualité des soins sur tout le monde, que le système actuel est déjà très inégalitaire (je ne dit pas injuste) et qu'il n'est pas bon de creuser les inégalités, en particulier dans la santé.
08/02/2012 à 21h18
azerty écrivait:
----------------
> le liberal pur et dur pense d'abord pognon avant bien être des patients.tant pis
> pour ceux qui sont largués.
>
> on en serai pas la si la génération d'avant avait été moins egoiste et avait un
> peu pensé aux autres avant de penser qu'a leur pomme. on est largués grave et il
> y a peu de solutions pour se remettre a flots.
>
> merci les vieux!
> au fait qu'ils viennent pas pleurer qu'ils ont pas de pognon pour leur retraite,
> vu leur montant(de retraite) et les couilles en or massif qu'ils se sont faites
> durant 30 ans.
> on aura jamais ce qu'ils ont.
peut-on leur en vouloir d'avoir vécu et agit avec leur époque et son environnement politique ? si les choses se sont passées ainsi c'est que cela leur a été permis et à leur place nous aurions majoritairement et malheureusement fait pareil.
08/02/2012 à 21h22
bagheerra écrivait:
-------------------
> Björn écrivait:
> ---------------
> >
> > Une autre question:
> > Tu passes une heure pour un détartrage SC12?
> >
>
> Deux séances d'une demi-heure, ça m'arrive souvent.
Aucun problème, avec ma proposition, tu pourras continuer à le faire! ;-)
08/02/2012 à 21h23
bagheerra écrivait:
-------------------
>
> > J'attends tes propositions et celles d'ameli.
> >
>
> Je n'en ai pas.
Suivant!
08/02/2012 à 21h23
Björn écrivait:
---------------
> bagheerra écrivait:
> -------------------
> > Björn écrivait:
> > ---------------
> > > Pour l'instant, la mienne ne coûte pas d'argent à la sécu, et les patients
> > sont
> > > mieux soignés,
> >
> > Je persiste : les patients QUI EN ONT LES MOYENS seront mieux soignés.
>
> Tu peux nous expliquer ce que ça change par rapport à la situation actuelle, en
> répondant aux questions que je t'ai posées:
>
Ce que ça changerait : les patients qui en ont les moyens seront encore mieux soignés, et les patients qui n'en ont pas le seront encore moins bien.
Il faudrait vérifier les chiffres, mais en gros 80% des français gagnent moins de 2300€ par mois. Je rappelle que tous les foyers n'ont pas les moyens d'avoir une voiture. A quelque km de chez moi il y a des fermiers qui n'ont pas l'eau courante. On ne va quand même pas donner une "super CMUc" à 80% des français ?
08/02/2012 à 21h32
Vaut mieux qu'on crève, c'est sûr.
L'histoire de la convention avec nous c'est celle d'un mac avec sa protégée :
Elle se fait baiser, continue de bosser et il ne lui reste rien.
Mais elle est réconfortée par ses copines : "tu sais, c'est la crise".
--
Quand Eugénol a exclu Narik, Eugénol a perdu bien plus que Narik.
08/02/2012 à 21h43
Björn écrivait:
---------------
> Conséquences de la levée d'opposabilité sur tous les actes:
> 1.Ceux qui le veulent pourront continuer, comme ils l'ont toujours fait: compenser à leur manière l'absence de revalorisation.
Cet argument me paraît inacceptable parce qu'il entérine le mépris total de la caisse pour notre profession et l'essentiel de nos actes curatifs.
Ce type de "compensation", en tout cas sa nécessite doit disparaître par une revalorisation conséquente des actes que je qualifierais improprement "de base".
Les autres, à définir aussi, perdrons leur opposabilité dans la mesure du refus ou de l'insuffisance de revalorisation proposée par nos partenaires. Ce peut être le cas de la paro médicale en complément d'une revalorisation du détartrage, acte de"de base" traité pour de la merde par notre nomenclature en dépit de son aspect préventif essentiel ne serait-ce que d'un point de vue économique global.
>
>
> 2.Ceux qui veulent proposer autre chose le pourront, de façon beaucoup moins hypocrite qu'aujourd'hui.
> On appelle aujourd'hui traitement parodontal un détartrage qui dure 2 heures au
> total ou autre stratagème; là, le détartrage sera à 250€ de l'heure.
>
Voir plus haut, mais dans ta formulation le détartrage étant mergé avec le reste de ta paro, on frise le risque d'ED avec les conséquences sur le mode actuel de détermination de nos cotisations...
Il vaudrait mieux obtenir que la paro chirurgicale, conséquence de l'insuffisance jusqu'à nos jours à considérer la prévention et son coût réel, soit traitée hors nomenclature. Là ça me paraîtrait un peu moins hypocrite encore.
> Inconvénients:
> Augmentation à court terme des cotisations aux mutuelles , peut-être...peut-être pas, vu qu'il y aura moins de surtraitements prothétiques.
Les mutuelles seront contraintes, par le jeu d'une concurrence qui déjà s'instaure entre elles à ce niveau, à prendre en charge une part des actes HN sans que les caisses primaires n'ait leur mot à dire dès lors qu'elles se seront complètement retirées de certains actes "pointus" ou "exceptionnels" par leur indication comme par les moyens techniques mis en jeu.
>
> Avantages:
> Les patients ayant besoin de traitements qui les refusaient de principe car il
> n'y avait aucune prise en charge, les accepteront s'ils sont pris en charge par
> leurs mutuelles.
Voir au dessus, l'argument s'applique aussi.
> Moins de black pour le Trésor Public.
Rien à foutre, chacun prend ses risques.
> Augmentation de la qualité moyenne des traitements par le biais d'une meilleure compliance économique des patients.
Là Baghera a raison, inéluctablement ce sera plus dur pour une partie de notre patientèle qui devra payer au juste prix ces actes et/ou leurs cotisations complémentaires proportionnelles... jusqu'à ce que ces complémentaires saisissent l'intérêt de responsabiliser leurs adhérents pour baisser leurs tarifs en conséquence des meilleurs choix thérapeutiques à long terme par ceux-ci.
>
> 3.Certains praticiens qui restaient cantonnés au "remboursé", devant cette officialisation d'un deuxième secteur, plus qualitatif (les patients sont-ils assez cons pour payer plus cher le même service?), changeront peut-être leur fusil d'épaule, car, à l'instar des patients, ils avaient des difficultés à accepter l'idée d'actes non remboursés et préféraient ne pas soigner les parodontites (par exemple).
>
Je te rejoins à ma manière:
La situation sera plus claire pour tout le monde:
Le praticien se forme et se fait honorer pour cela, ou il s'interdit de fait certains actes en raison de son choix de se limiter au "remboursé"
Le patient se trouve devant une seule alternative: une attitude raisonnée et préventive à moindre frais, ou assumer le coût d'actes très officiellement "hors panier opposable"
> Avantages:
> Augmentation de la qualité moyenne des traitements par l'amélioration des
> pratiques, donc diminution des échecs, donc diminution des coûts pour les
> financeurs (sécu et mutuelles).
> Diminution des coûts pour le dentaire, et diminution des coûts relatifs aux
> pathologies induites par les pathologies bucco-dentaires.
>
> 3.La sécu, donc indirectement l'Etat garde le contrôle.
> Par rapport à une rupture totale avec la sécu, pas de risque que les assureurs privés prennent plus d'importance qu'ils n'en ont aujourd'hui sur les actes déjà en ED...
>
Quelle que soit la proportion opposable/ed/hn, les complémentaires ne feront de cadeaux à personne et feront pression sur la caisse avant de tenter de faire pression sur la profession.
D'où selon moi l'idée de trancher le noeud gordien qui les lie en scindant plus franchement opposabilité revalorisée d'une part et d'autre part le reste, ou du moins une bien plus grande part en HN.
L'Etat via la Caisse Primaire a une porte de sortie budgétaire pour peu qu'il prenne pour chaque acte la responsabilité de choisir, soit de le revaloriser à sa vraie valeur, soit de l'abandonner purement et simplement aux complémentaires.
L'idée est de rendre chaque praticien libre de choisir une part conséquente de son mode d'exercice tout en garantissant le minimum vital.
Il sera de fait, libre de se vendre à une mutuelle ou assurance, mais pour ces dernières la partie sera plus difficile à jouer, sans référentiel national opposable ou nomenclaturé pour des actes de qualité ou de pointe ou très techniques donc onéreux, c'est-à-dire hors budget de la caisse primaire.
>
> Il va sans dire qu'une politique de prévention très coercitive serait idéale en parallèle de ces réformes (avec une capitation, pourquoi pas?) afin de diminuer drastiquement les coûts à long terme.
> Mais nous traiterons, si vous le voulez bien, de l'aspect curatif dans ce sujet...
Effectivement sans rapport avec ton sujet mais pourtant essentiel, voire même une question préalable...
08/02/2012 à 21h51
bagheerra écrivait:
-------------------
>
> Ce que ça changerait : les patients qui en ont les moyens seront encore mieux
> soignés, et les patients qui n'en ont pas le seront encore moins bien.
Mais non, puisque ceux qui veulent rester dans le secteur opposable le pourront!
Comme toi par exemple?