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Feuilleton des dépassements la saison 2.
10/07/2012 à 14h27
http://www.lemonde.fr/sante/article/2012/07/10/cout-des-soins-de-fortes-disparites-territoriales_1731546_1651302.html
http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202164686719-tarifs-des-medecins-toujours-plus-de-depassements-342518.php
http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/document/0202163548761-economies-sur-les-depenses-de-sante-le-rapport-de-l-assurance-maladie-342427.php
On parle du dentaire page 80 et très très rapidement.
http://www.lesechos.fr/entreprises-secteurs/grande-consommation/actu/0202162496052-protheses-diabete-chirurgie-des-pistes-d-economies-pour-l-assurance-maladie-342331.php
"Le diabète, justement, figure en bonne place dans ce rapport. Le nombre de malades devrait passer de 3 millions en 2011 à 4,1 millions en 2017. Et les dépenses liées à cette pathologie augmenteraient encore plus vite, passant de 6,7 milliards à 11,3 milliards d'euros dans le même temps. Si le dépistage est plutôt bien fait, les patients ne sont pas toujours correctement traités, ce qui multiplie les risques de complications sérieuses, voire dramatiques (amputations, infarctus, insuffisance rénale...), et donc coûteuses. "
amusant les patients ne sont pas correctement traité pour dire que nombre de patients ne suivent pas leur traitement de manière correcte.
11/07/2012 à 12h19
suite du feuilleton;
http://lexpansion.lexpress.fr/economie/limitation-des-depassements-d-honoraires-un-accord-ou-une-loi-cette-annee_313136.html
11/07/2012 à 16h46
meme TF1 s'y met,
http://lci.tf1.fr/science/sante/depassements-d-honoraires-abusifs-un-vieux-souvenir-en-2013-7412197.html
"Des études ont montré que la pratique consistant à demander des honoraires supérieurs aux bases de remboursement de l'assurance-maladie se généralisait en France, compromettant l'accès à la santé."
Comme dans les sondages tout est dans la formulation de l’étude.
https://www.google.com/news/story?ncl=dfyan_DJLU-O58Ml4zblpBC7PMwKM&topic=m
Amusant de voir aussi la formulation du depassement par rapport de prise en charge de la sécu et non en fonction du tarif de base,
"Une consultation chez le gynécologue facturée 70 euros alors que la Sécurité sociale ne rembourse que 15 euros : c’est ce type d’abus que la ministre de la Santé Marisol Touraine veut voir cesser"
Par contre pour les médecins la consultation est à 23 euros.
"Pour une visite chez le généraliste, c’est 23 euros. Ils ne peuvent faire grimper la facture que de manière exceptionnelle, par exemple, s’ils ouvrent leur cabinet en dehors des horaires prévus."
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120711.OBS6735/depassements-d-honoraires-quels-medecins-quels-prix.html
13/07/2012 à 14h24
http://live.nouvelobs.com/Event/TCHAT_jeudi_a_9h30_La_sante_bientot_un_luxe_
"Bien que salariée, il m'est aujourd'hui impossible de faire opérer ma fille de 17 ans. Elle a un sein de taille D et un sein de taille B. Le chirurgien demande 3000 euros pour l'opérer, alors même que ce n'est pas une opération de confort ! Comment se sortir de cette impasse. Je n'ai pas les moyens de lui donner 3000 euros pour ça !
par albanne 12 juillet 10:00
Lien permanent
Il faudrait s'adresser à un service de chirurgie réparatrice ou reconstrutrice d'un hôpital public pour voir si le cas de votre fille relève de cette spécialité et peut être prise en charge par la sécurité sociale et l'intervention pratiquée à tarif remboursable sans dépassement d'honoraires dans un établissement public. "
Amusant la manipulation de langue de bois sinon. Au lieu de dire que l’opération est très globalement une opération de confort et qu'elle ne mérite pas d’être prise en charge selon les critères de la sécurité sociale.On a un jolis morceau de langue de bois pour éluder le fait que ce ne sera pas pris en charge.
Amusant aussi les journalistes qui font le lien entre dépassement et trou de la sécu dans certains articles.
13/07/2012 à 15h48
http://leplus.nouvelobs.com/contribution/592630-depassements-d-honoraires-le-secteur-2-carre-vip-des-medecins.html
"Rembourser les dépassements d'honoraires ?
Mieux les rembourser ? Ce serait encourager leur augmentation, constatée depuis 1980 : 2004-2011, la facture est passée de 1,9 à 2,5 milliards d’euros. Quand les complémentaires augmentent leur remboursement, les dépassements augmentent.
A terme, si cette politique perdure, ce sera la fin des tarifs opposables appliqués par les 75% de médecins en secteur 1, car ce taux baisse chaque année, sauf chez les généralistes. Car le secteur 2 n’est pas seulement une façon de répondre à un problème de sous-tarification de certains actes, j’y reviendrai.
Le secteur 2, marqueur de la hiérarchie socio-médicale
Le vrai problème est ailleurs, le secteur 2 est en effet devenu une zone réservée aux médecins "titrés". Le titre est le marqueur de la hiérarchie socio-médicale, qui est un déterminant essentiel de la bataille qui s’annonce : accès aux soins versus défense de la hiérarchie sociale chez les médecins, construite pendant les études de médecine. Initialement hiérarchie du savoir et du compagnonnage, elle est devenue une vraie hiérarchie socio-médicale : le marqueur signifiant évolue, de l’externe à l’interne, le niveau minimum est actuellement fixé au niveau du chef de clinique hospitalier.
Sa traduction est financière, l’accès au sésame secteur 2. Toucher au secteur 2, c’est d’abord toucher à cette hiérarchie, qui depuis la fin du XIXe siècle est aussi géographique, l’internat de Paris se considérant comme la "pointe" de cette élite. C’est le creuset dans lequel on va voir se forger la vraie bataille du secteur 2, dont les excès se concentrent... à Paris... au sommet, chez quelques grands patrons hospitalo-universitaire qui ne font pas l’unanimité parmi leurs pairs.
Pendant que tous les autres médecins, compétents, mais non titrés regardent ce feuilleton du secteur 2, en se demandant si un jour les responsables politiques vont se concentrer enfin sur eux, la grande majorité qui exerce en secteur 1 !
Revenir à un seul secteur ?
Interdire les dépassements ? Revenir à un seul secteur suppose de reconsidérer la valeur des actes et leur cohérence avec le travail médical et le service rendu à la population. Des actes sont sous-évalués. C’est vrai pour les consultations, et d’abord celle des généralistes, médecin traitant choisi à 99% par la population, à 94% en secteur 1.
Le signal du désintérêt pour cette médecine de base, considérée par le sommet de la hiérarchie socio-médicale comme non utile, a été bien sûr de lui interdire l’accès au secteur 2 et de la maintenir au plancher des rémunérations horaires. Cette spécialité fatiguée et fatigante quitte peu à peu et silencieusement le navire, au grand dam de la population et des élus locaux, qui savent, eux, que l’accès aux soins de proximité, donc aux soins tout cours, s’en trouve menacé.
Car le secteur 2 a aussi affaibli la capacité négociatrice du secteur 1, la négociation étant en permanence décalée, non sur le tarif du secteur 1, mais sur l’ouverture de l’accès au secteur 2"
13/07/2012 à 19h14
Dépassements d'honoraires : le dispositif créé par Xavier Bertrand suspendu
http://www.lepoint.fr/sante/depassements-d-honoraires-le-dispositif-cree-par-xavier-bertrand-suspendu-13-07-2012-1485227_40.php
"Demande de la mutualité française
Un décret et un arrêté publiés en mars prévoyaient que les complémentaires remboursent les actes des médecins de bloc opératoire (chirurgiens, anesthésistes, obstétriciens) adhérant à cette option. Les médecins s'engageaient alors à limiter leurs dépassements à 50 % du tarif remboursé par l'assurance maladie et à pratiquer 30 % de leurs actes au tarif de la Sécurité sociale.
De son côté, l'assurance maladie prenait en charge leurs cotisations sociales sur leurs actes au tarif de la Sécurité sociale. La Mutualité française, qui avait rejeté ce dispositif, "se félicite de l'intention de la ministre" Marisol Touraine. La Mutualité dit avoir "demandé son abrogation avant l'engagement de toute concertation sur la maîtrise des dépassements d'honoraires"."
Reste plus qu'a demander l'abrogation de la convention avant toute discussion si ça marche pour les mutuelles.
Au moins il y aura des personnes pour retrouver leur job dans leur ancienne boite rapidement.
13/07/2012 à 21h01
http://www.lavie.fr/actualite/societe/depassements-d-honoraires-ce-que-veulent-les-differents-acteurs-13-07-2012-29338_7.php
au moins on a accès aux différents points de vue.
13/07/2012 à 21h34
un peu en dehors mais intéressant pour comprendre la médiatisation d'un sujet.
http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=14218
"Dans le temps, ces travaux permettent aussi de constater le resserrement du traitement de l'information à un nombre plus limités de sujets. Des sujets qui bénéficient d'un battage plus intense d'année en année. Une corrélation est dressée avec le rôle croissant des réseaux sociaux. Ils sont un moyen rapide de mesurer l'audience et les retombées d'un article ou d'une vidéo, qui modulent ensuite "l’importance que leur en donnent les médias". Pour conclure son billet, Dominique Seux effectue un petit rappel : "Nous ne retenons que trois infos par jour, dont deux seront oubliés vingt-quatre heures plus tard !""
16/07/2012 à 20h12
http://www.riskassur-hebdo.com/actu01/actu_auto.php?adr=1607120917
"......
Pour être en mesure de pratiquer des tarifs supérieurs au barème de la Sécurité sociale, les médecins en catégorie 2 doivent s'installer à proximité d'une clientèle aisée, disposant d'une assurance complémentaire santé haut de gamme, capable de payer, par exemple une consultation de spécialiste à 70 euros.
Les dépassements d'honoraires vont encore plus loin chez les dentistes.
Ainsi, une de couronnes est facturée, hors soins, à 1 100 euros, soit 11 fois le barème de la Sécurité sociale, dans l'ouest de Paris ou à Neuilly.
Là, on tombe dans une médecine à trois vitesses car même les meilleures complémentaires santé ne couvrent un tel dépassement.
L'avantage pour le patient, qui paie de sa poche la différence, est de pouvoir obtenir un rendez vous à sa convenance, mais ce n'est pas pour autant qu'il connait l'origine de la couronne qui lui est posée, qui peut aussi bien être fabriqué en France, qu'en Asie, ou ailleurs !
.........."
18/07/2012 à 15h54
http://www.lesechos.fr/economie-politique/france/actu/0202177063990-l-assurance-maladie-propose-un-nouveau-contrat-d-acces-aux-soins-aux-medecins-344862.php
"Deuxième chantier : proposer aux médecins de secteur 2 (honoraires libres) un « nouveau contrat d'accès aux soins », dans lequel ils s'engageraient « d'une part, à proposer des tarifs opposables sur une part de leur activité », et « d'autre part à limiter leur taux de dépassement ». L'objectif étant « d'entraîner rapidement l'adhésion d'une grande majorité de praticiens de secteur 2 », l'assurance-maladie « prendrait en charge une partie des cotisations » de ces praticiens sur la part de l'activité réalisée au tarif opposable (comme pour les médecins en secteur 1). Il serait aussi demandé aux complémentaires (mutuelles, assurances) de « promouvoir » ce nouveau contrat en prenant mieux en charge les dépassements.
Le gouvernement précédent avait échoué à mettre en place un tel nouveau secteur s'activité. Cette fois, les esprits paraissent plus mûrs."
amusant on refait ce qui vient d’être annulé précédemment.
18/07/2012 à 16h32
Ils veulent créer un secteur 1,5 alors
Non mais sérieux, ils ont rien de mieux à foutre ?
Ils sont complètements cons et vraiment persuadés que 1% des médecins, c'est un vrai problème ? Ou ils prennent les gens pour des cons et essaient de faire croire au petit peuple qu'ils font des réformes pour régler ses problèmes ?
18/07/2012 à 21h25
king_zoulou écrivait:
---------------------
> Ils veulent créer un secteur 1,5 alors
> Non mais sérieux, ils ont rien de mieux à foutre ?
> Ils sont complètements cons et vraiment persuadés que 1% des médecins, c'est un
> vrai problème ? Ou ils prennent les gens pour des cons et essaient de faire
> croire au petit peuple qu'ils font des réformes pour régler ses problèmes ?
Le 1.5 avait été proposé par Bertrand, vient d’être annulé par la ministre avant d’être reproposé encore une nouvelle fois.
sinon;
http://www.usinenouvelle.com/article/les-industriels-menacent-de-delocalisation-si-les-prix-des-generiques-baissent.N179003
19/07/2012 à 01h32
Non King Zoulou, je crois qu'ils essaient surtout de faire passer les praticiens pour des voleurs.... histoire, qu'à terme, tous descendent leurs tarifs afin que tous les citoyens puissent se faire soigner quasiment (voir completement) gratos...
Mais qu'accessoirement nous soyons smicards ou presque, parce que nous n'aurons plus que les prix sécu à appliquer, ça ils s'en foutent.. bah oui... c' est pas eux qui seront dans la mouise!
Un peu comme nos députés qui "gagnent" des émoluments colossals non imposables et qui demandent à tous nos concitoyens de payer plus d'impôts!
19/07/2012 à 09h29
Le secteur I comme les généralistes ( ville de province ) ont des cabinets où la ‘deco ‘ est dans son jus.faut voir..c'est particulier...
Ma gyneco medicale secteur I est partie en retraite il y a deux ans :une passionnée ,ancienne du planning(ayant eu des ennuis m'avait elle dit ,avant la loi Weil)
Mais bon ,la salle d’attente avait gardé sa tapisserie de 30 ans ,le cabinet aussi, table d’examen antique et le diagnostic tout à la palpation ,pas d’écho
là il faut être docile ,les femmes me comprendront :quand on vous palpe(quasi écrasement) les ovaires ou les seins ,ça peut faire bondir..Elle connaissait ma profession donc je devais bien me comporter…
De toute façon ,elle m’a bien dit à la fin que ce n’était plus viable…Elle n’a pas été remplacée.
19/07/2012 à 10h39
Consulté 2 orl l'année dernière, cabinets identiques dans le look de leur jus des années 70. Impressionnant.
24/07/2012 à 15h57
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/24/20002-20120724ARTFIG00314-les-depassements-d-honoraires-dans-le-viseur.php
"Frédéric Van Roekeghem. Le directeur de l'Assurance-maladie peut se flatter d'une progression historiquement basse des dépenses de santé. Mais il est aussi l'ancien bras droit de Philippe Douste-Blazy au ministère de la Santé. Autant dire que le nouveau pouvoir tient à l'œil Frédéric Van Roekeghem, qui joue peut-être son poste sur ce dossier. Il a pour lui d'être un redoutable négociateur.
Sa technique consiste à épuiser ses interlocuteurs à coups de diapositives exposant les enjeux de la discussion. Il entre dans le vif du sujet - les questions de gros sous - quand la fatigue et l'impatience gagnent tout le monde.
Non sans succès. Peu avant la présidentielle, il a fait signer la convention médecins-Sécu par les frères ennemis du syndicalisme médical: MG-France, composée de généralistes et réputée à gauche, et la CSMF, dominée par les spécialistes et marquée à droite."
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2012/07/24/20002-20120724ARTFIG00310-sante-des-specialites-devenues-inabordables.php
25/07/2012 à 12h45
https://www.google.com/news/story?ncl=dXpECncNlr1UwvM-tp6cGrRPT7XxM&topic=m
« Les dépassements d'honoraires créent une double peine »
L'Assurance maladie va "demander un effort" aux médecins du secteur 2
Sécu: un "effort" demandé aux médecins
Honoraires médicaux : stop aux abus
Dépassements d'honoraires : «Une anarchie tarifaire préjudiciable ...
..........
25/07/2012 à 16h05
téléscopage de news;
http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/07/25/les-remunerations-des-dirigeants-du-public-plafonnes_1738115_3234.html#xtor=RSS-3208
"Le gouvernement a approuvé mercredi 25 juillet un décret qui plafonne à 450 000 euros la rémunération brute annuelle des dirigeants d'entreprises publiques. Ce plafond, annoncé lors du conseil des ministres du 13 juin, représente vingt fois la moyenne des plus bas salaires des principales entreprises publiques......
"
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20120725.OBS8110/marisol-touraine-nous-pouvons-arriver-a-un-bon-accord.html
"Selon Claude Leicher, le président du syndicat des généralistes MG France, le dépassement est abusif au-delà d'une quarantaine d'euros pour un spécialiste, soit 40% de plus que le tarif remboursable. Pour vous, qu'est-ce qu'un prix de consultation excessif ?"
et dire qu'a 4 fois le tarif sécu non augmenté depuis 25 ans, on ne serait plus dans le tact et la mesure.
25/07/2012 à 18h17
barbabapat écrivait:
--------------------
>> Pour être en mesure de pratiquer des tarifs supérieurs au barème de la Sécurité
> sociale, les médecins en catégorie 2 doivent s'installer à proximité d'une
> clientèle aisée,
Nous sommes dans un système mixte, dont l'ambiguité devient pesante.
D'un coté, le patient qui considère que les frais de santé doivent être remboursés, et de l'autre le praticien qui, se pensant libéral, fixe les prix en fonction de l'offre et de la demande.
C'est là où le bât blesse.
Le praticien français n'est pas libéral, il est conventionné, et exerce son activité dans un domaine hyper-réglementé. De plus, il est protégé de la concurrence par un numerus-clausus qui lui assure son activité.
On n'est pas dans un domaine concurrentiel ou marchand : on entre dans la profession par un concours, et non par un examen.
Si le système était "libéral", la concurrence d'un nombre élevé de dentistes suffirait pour tirer les prix vers le bas, avec un aspect qualitatif en rapport.
Mieux vaut donc éviter le libéralisme tant chéri par les professions prétendues libérales de santé.
L'autre ambiguité réside en la concurrence actuelle fondée sur le rapport qualité-prix. Si le prix est invariable, il ne reste que la qualité pour juger la prestation du praticien. Or, le patient est très mauvais juge... : il juge le respect des horaires, la frimousse de l'AD, ou la sympathie supposée de son tortionnaire, mais pas son travail.
Rien ne dit que la CCM à 1000€ est de meilleure qualité que celle à 500. Rien ne dit que la cataracte opérée à 2500€ sera plus efficace que celle qui est gratuite.
C'est pourquoi je suis partisan d'une absolue transparence tarifaire, y compris pour les factures-prothésistes : le patient, qui devient hélas un consommateur, a droit à la totalité des renseignements qui peuvent guider son choix. Il nous respectera davantage si nous ne lui cachons rien.
C'est aussi pourquoi je suis navré que la sécu abandonne le terrain de l'analyse qualitative d'activité.
25/07/2012 à 19h10
ameli écrivait:
---------------
> Si le système était "libéral", la concurrence d'un nombre élevé de dentistes
> suffirait pour tirer les prix vers le bas, avec un aspect qualitatif en rapport.
Oui c'est bien connu, c'est à Paris où la concurrence est la plus rude que les honoraires sont les pus bas. Et c'est dans les déserts médicaux que les dentistes coûtent le plus cher...pffff
>
> L'autre ambiguité réside en la concurrence actuelle fondée sur le rapport
> qualité-prix. Si le prix est invariable, il ne reste que la qualité pour juger
> la prestation du praticien. Or, le patient est très mauvais juge... : il juge le
> respect des horaires, la frimousse de l'AD, ou la sympathie supposée de son
> tortionnaire, mais pas son travail.
> Rien ne dit que la CCM à 1000€ est de meilleure qualité que celle à 500.
Tout est une question de communication avec le patient, il y a le savoir faire, et il y a le faire savoir. Faut arrêter de prendre les patients pour des cons, un patient ça s'éduque.
> C'est pourquoi je suis partisan d'une absolue transparence tarifaire, y compris
> pour les factures-prothésistes : le patient, qui devient hélas un consommateur,
> a droit à la totalité des renseignements qui peuvent guider son choix.
Parce que prothésiste cher = belle empreinte, bon choix de matériaux, bon protocole de collage??
Réduire la prothèse dentaire au travail du prothésiste, il n'y a rien de plus con.
Il nous
> respectera davantage si nous ne lui cachons rien.
> C'est aussi pourquoi je suis navré que la sécu abandonne le terrain de l'analyse
> qualitative d'activité.
Là je suis d'accord, sauf que au tarif imposé par la sécu, les critères de qualité sont biaisés.
Car je le répète, faire un soin selon les données acquises de la science au tarif de la sécurité social est IMPOSSIBLE (sans y mettre de sa poche, mais j'ose espérer que la sécu ne s'attend pas à ce que les praticiens sponsorisent les soins de leurs patients... Elle serait vraiment conne la sécu...) Enfin on trouvera bien des gogos pour accepter ça, mais pour un praticien acceptant de faire de la qualité au prix de la merde, combien se contenteront de faire de la merde au juste prix opposable?
25/07/2012 à 21h24
ameli écrivait:
---------------
> barbabapat écrivait:
> --------------------
> >> Pour être en mesure de pratiquer des tarifs supérieurs au barème de la
> Sécurité
> > sociale, les médecins en catégorie 2 doivent s'installer à proximité d'une
> > clientèle aisée,
>
Tu cite une citation, il serait peut être plus sain de revenir à l'auteur de ce passage.
http://juristprudence.online.fr/smic%20anciens.htm
2012, smic brut, soit 1 425,67 euros mensuels
1986, smic brut 4549,48 francs (693.50 euros)
soit 732.17 euros de dépassements depuis 1986. Faudra il aussi une loi pour revenir sur ces dépassements injustifiés et préjudiciables pour toute l’économie française.
C'est bizarre comme les raisonnements médiocres qui parsèment les articles de presses sont utilisés non pour informer mais pour diffamer.
01/08/2012 à 13h42
http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/social/sante/221151062/francois-chirurgie-fout-camp
http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/social/sante/221150544/madame-marisol-touraine-danger-terrain-depassements-dhonorai
http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/social/sante/221150099/reglement-cest-reglement-creusez-nouveau-trou-mettre-dette
Des points d'argumentaires peuvent être intéressants à reprendre.
Après c'est plus du tout venant interessant pour voir comment démonter certains argumentaires et préparer les formulation de bon aloi.
http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/social/sante/221151282/deserts-medicaux-a-faute
http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/social/sante/221151454/sante-autre-approche-depassements-tarifaires
01/08/2012 à 13h47
http://www.lavoixdunord.fr/region/a-propos-des-depassements-d-honoraires-les-medecins-jna0b0n610345
pour les nordistes, l'article est accessible mais il faut pourrir une adresse mail.
08/08/2012 à 12h30
suite avec les méchants médecins mais pas seulement;
http://www.lefigaro.fr/assurance/2012/08/01/05005-20120801ARTFIG00462-quelle-prise-en-charge-des-depassements-d-honoraires.php
"Tarifs conventionnés et dépassements d'honoraires
Les médecins et professionnels de santé, «conventionnés» ou non, appliquent des tarifs de consultation plus ou moins importants.
-Les conventionnés dits «de secteur 1» appliquent des tarifs de consultation conventionnels. Ils peuvent y ajouter des dépassements d'honoraires: médecins (consultations hors journée), dentistes (prothèses dentaires), opticiens (verres, montures, lentilles) ;"
https://www.google.com/news/story?ncl=d_hXwRedoc4qaMMdqO8mgPDSmWDHM&topic=m
http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2012/08/07/97002-20120807FILWWW00465-depassements-l-appel-de-111-medecins.php
"Le texte, signé par une quinzaine de professeurs hospitaliers de Bordeaux et de ses environs, par des praticiens hospitaliers et un grand nombre de médecins de ville libéraux, généralistes et spécialistes, "
10/08/2012 à 13h01
http://www.jim.fr/en_direct/pro_societe/e-docs/00/02/09/86/document_actu_pro.phtml
"......
En l’absence d’une telle étude, minutieuse et objective, on s’en tient aux conjectures – et notamment aux données si variables des instituts de sondage. En la matière, l’un des résultats le plus souvent cité est celui d’une enquête menée par l’institut CSA pour Europe Assistance indiquant en 2010 que 29 % des Français déclaraient avoir dû renoncer à se faire soigner faute d’argent au cours des douze derniers mois. Bien sûr ce résultat édifiant n’a pas manqué d’être repris à l’envi par ceux qui dénoncent la détérioration de notre système de couverture sociale et le lourd fardeau des dépassements d’honoraires.
Renoncement aux soins faute d’argent : de 6 à 29 % selon les enquêtes !
Néanmoins, ces chiffres peuvent être sujets à discussion, notamment parce qu’ils résultent uniquement de données déclaratives. Par ailleurs, il est difficile de déterminer ce qui dans ces « renoncements aux soins » en augmentation est lié aux dépassements d’honoraires ou aux divers déremboursements mis en œuvre ces dernières années. Enfin, ce résultat pourrait être contredit (ou en tout cas amendé) par de nombreuses autres données. Tout d’abord on relèvera que les sondages en la matière se suivent et ne se ressemblent pas : une étude réalisée également par l’Institut CSA dans le Languedoc Roussillon en octobre 2011 mettait ainsi en évidence que le montant des consultations n’était cité comme un obstacle aux soins que par 6 % des personnes interrogées lorsqu’ils souhaitaient voir un spécialiste et 3 % en cas de visite à un généraliste. Une telle variation dans ces chiffres ne semble pas uniquement devoir s’expliquer par la spécificité du Languedoc Roussillon mais plus certainement par la volatilité des résultats de sondages.
......."