Cookie Consent byPrivacyPolicies.comFeuilleton des dépassements la saison 2. - Eugenol

Feuilleton des dépassements la saison 2.

Flaschcode adresse site cabinet  bsizag - Eugenol
dentissimo

11/08/2012 à 14h42

ameli écrivait:
---------------

>
> Nous sommes dans un système mixte, dont l'ambiguité devient pesante.
> D'un coté, le patient qui considère que les frais de santé doivent être
> remboursés, et de l'autre le praticien qui, se pensant libéral, fixe les prix en
> fonction de l'offre et de la demande.

je suis au regret de te contredire..; les prix se fixent en fonction des frais d'un cabinet, du temps passé à travailler, à se former et en fonction de la valeur que le patient nous donne... cela vaut pour la prothèse, la paro et l'implanto. Si certains te trouvent trop cher c'est que tu ne leur offres pas ce qu'il veulent au prix que tu leur demande..; ils vont ailleurs.... et il trouvent chaussure à leur pied....

Derrière le prix trop cher se cachent souvent d'autre refus... peur, préférence à dépenser l'argent pour autre chose et le principe également " cela est dû".



> C'est là où le bât blesse.
> Le praticien français n'est pas libéral, il est conventionné, et exerce son
> activité dans un domaine hyper-réglementé.

au départ la convention est un accord... PAS UNE SOUMISSION... ce qu'elle est devenue.... car le plus fort l'état ne réalise jamais ses promesses sinon nous ne sourions pas là à nous plaindre du prix d'une traction ou d'un composite... il serait au moins 4 à 5 fois plus cher.

Le praticien LIBERAL s'est fait de plus en plus soumis.... on lui met la tête sous l'eau et juste avant qu'il ne puisse plus respirer on lui la ressort pour qu'il dise merci de ne pas l'avoir noyé...AMELI devient alors notre sauveur....


AMELI des tarifs de soins ajustés sur les autre pays civilisés cela poserait un problème à qui et à cause de qui.. ?


De plus, il est protégé de la
> concurrence par un numerus-clausus qui lui assure son activité.
> On n'est pas dans un domaine concurrentiel ou marchand : on entre dans la
> profession par un concours, et non par un examen.
> Si le système était "libéral", la concurrence d'un nombre élevé de dentistes
> suffirait pour tirer les prix vers le bas, avec un aspect qualitatif en rapport.
> Mieux vaut donc éviter le libéralisme tant chéri par les professions prétendues
> libérales de santé.

AMELI regarde un peu en dehors de ton bureau et vas sur INTERNET... la concurrence, à bas prix et, de surcroît, déloyale existe.. et nous n'avons pas le droit de nous défendre.
tu montre un sourire sur ton site Internet et tu te fait gronder par le conseil de l'ordre... et tu vois fleurir de la pub pour des implants en Hongrie... ou des cliniques low cost en France même... qui bien sûr ne pratiquent aucun soin.... pas rentable....
>
> L'autre ambiguité réside en la concurrence actuelle fondée sur le rapport
> qualité-prix. Si le prix est invariable, il ne reste que la qualité pour juger
> la prestation du praticien. Or, le patient est très mauvais juge... : il juge le
> respect des horaires, la frimousse de l'AD, ou la sympathie supposée de son
> tortionnaire, mais pas son travail.

je te rassure même des dentistes conseil ne savant pas juger de la qualité d'un travail.... mais ils sont payés pour faire la police et la morale au TORTIONNAIRES... alors on leur pardonnera !

> Rien ne dit que la CCM à 1000€ est de meilleure qualité que celle à 500. Rien ne
> dit que la cataracte opérée à 2500€ sera plus efficace que celle qui est
> gratuite.
> C'est pourquoi je suis partisan d'une absolue transparence tarifaire, y compris
> pour les factures-prothésistes : le patient, qui devient hélas un consommateur,
> a droit à la totalité des renseignements qui peuvent guider son choix. Il nous
> respectera davantage si nous ne lui cachons rien.
> C'est aussi pourquoi je suis navré que la sécu abandonne le terrain de l'analyse
> qualitative d'activité.

Je ne te comprends pas.... tu dis que le patient n'est pas en position de savoir juger de la qualité d'un traitement ... en quoi peut il être alors capable de juger la qualité d'un travail de laboratoire...à quoi sert alors cette pseudo transparence...
et réduire cette transparence au prix de la couronne c'est nous faire revendeur de couronnes comme un revendeur de chaussures... on fait abstraction de tout le travail réalisé....

De plus tu oublies la notion de service....il ya des gens qui veulent être soignés dans un environnement personnalisé, d'une manière personnalisé et non comme dans un dispensaire ou un supermarché de soins.... il demandent juste d'être remboursés de ce qu'il ont le droit à être remboursé normalement comme cotisant Sécu....le reste ils le paye de leur poche sans emmerder la société....pourquoi leur refuse ton cela?


ameli

17/08/2012 à 18h57

dentissimo écrivait:
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> au départ la convention est un accord... PAS UNE SOUMISSION... ce qu'elle est
> devenue.... car le plus fort l'état ne réalise jamais ses promesses sinon nous
> ne sourions pas là à nous plaindre du prix d'une traction ou d'un composite...
> il serait au moins 4 à 5 fois plus cher.

Oui, bien sur... dans une négociation, c'est le plus fort qui gagne. Alors pourquoi ne pas faire de musculation pour se rendre plus fort ? On connait les arguments économiques de l'adversaire, et on fait bien peu pour aller dans son sens ! La sécu cherche des économies ? trouvons comment elle peut en faire en nous payant davantage !
Cette soumission est en grande partie de notre propre responsabilité.
L'état, plus fort, n'est pourtant jamais en position d'imposer : il n'agit pas par décret.
Notre responsabilité, c'est d'avoir laissé la sécu nous marginaliser avec notre accord, d'avoir laissé la sécu traiter la santé dentaire comme un terrain de santé non indispensable.
Nous ne nous comportons plus en profession médicale, donc les négociateurs étatiques ne nous traitent pas en profession médicale, mais en profession para-médicale, voire en profession pseudo-médicale.

> AMELI des tarifs de soins ajustés sur les autre pays civilisés cela poserait un
> problème à qui et à cause de qui.. ?

Faut arrêter avec ces "tarifs de soins" : ça ne veut plus rien dire ; on est en 2012, pas en 1950. Parler de tarif de soins, c'est entériner la crédibilité du seul outil définissant les soins : la NGAP. La rémunération d'un praticien ne concerne pas seulement le soin, mais tout le reste aussi !
Tous les autres pays se tournent vers la diminution de la part de l'acte dans la rémunération... et nous y sommes toujours opposés !
Tous les autres pays se tournent vers la rémunération de l'exercice partagé, la coordination, le paiement à la pathologie, les forfaits, la capitation, la création de "cliniques dentaires"... et nous en sommes toujours à l'exercice individuel et à la rémunération à l'acte.
Tous les autres pays se lancent dans la santé publique dentaire, et pas nous.
Alors on accuse benoitement la sécu de ne pas le faire !
Mais la sécu, prise à la gorge, n'a aucun intérêt (sur le court terme) à financer quoi que ce soit. Elle nous laisse auto-financer des progrès naturels qui viendront de toutes façons un jour ou l'autre, que le payeur soit public ou privé.
Il aurait fallu, mais il n'est pas trop tard, proposer nous-mêmes ces réformes, et chercher les financements nécessaires.
Dans ces réformes "naturelles", il faudra intégrer un fait absolument certain : le salariat. Exactement comme pour les pharmacies, les cabinets dentaires seront bientôt plus importants, nettement moins nombreux, et avec soit des salariés souvent à temps partiel, ou encore des formes de coopératives de libéraux. Qui ne voit pas ça est aveugle. On doit s'y préparer, et s'y former.

la
> concurrence, à bas prix et, de surcroît, déloyale existe.. et nous n'avons pas
> le droit de nous défendre.

Oui, mais cette concurrence reste très marginale. La tentation de consommation de soins étrangers existe, mais la majorité des Français ne franchit pas le pas.

> Je ne te comprends pas.... tu dis que le patient n'est pas en position de savoir
> juger de la qualité d'un traitement ... en quoi peut il être alors capable de
> juger la qualité d'un travail de laboratoire...à quoi sert alors cette pseudo
> transparence...

On est d'accord : cette transparence, en soi, ne sert à rien au patient qui n'est pas un juge fiable. Le prix de la prothèse (et son lieu de fabrication) n'est qu'une information d'une valeur relative.
Mais ne pas accepter cette transparence, c'est donner raison à ceux qui pensent que nous avons des choses à cacher. Soyons réalistes : notre image est mauvaise.
Cette transparence est à mon avis une étape indispensable à la reconquête de notre image. Sans image favorable, on n'obtiendra rien de concret, et on entretiendra une image de nantis tricheurs qui font du fric sur le dos de pauvres patients-victimes ; la presse se chargeant du reste.
Quel député, de droite comme de gauche, donnerait son appui à un projet finançant des nantis-tricheurs putatifs alors que les problèmes sociaux montent ? Les députés lisent le journal... et suivent le mouvement. Il faut donc inverser ce mouvement et le rendre plus favorable.


P2eqdh3csim6s7nb09ktdq3e7ev8 - Eugenol
barbabapat

25/08/2012 à 10h07

Un best off chez le quotidien du médecin,

http://www.lequotidiendumedecin.fr/dossier/reforme-en-vue-pour-les-depassements-d-honoraires

A part les internes qui peuvent emmerder les hôpitaux publique, les derniers articles montrent bien l'utilisation des généralistes par les négociateurs.


P2eqdh3csim6s7nb09ktdq3e7ev8 - Eugenol
barbabapat

25/08/2012 à 10h12

Amusant comme télescopage avec la sécu qui attaque les médecins qui cherchent à faire baisser le reste à charge pour les patients. À le méchant reste à charge quand c'est les professionnels de santé qui le demandent et le gentil reste à charge imposé par la sécu

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/exercice/non-respect-du-bizone-sanctionnee-une-generaliste-s-adresse-l-elysee



dentalproject

25/08/2012 à 11h06

Cela aussi c'est amusant: http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/les-francais-renoncent-a-consulter-leur-dentiste-en-raison-des-tarifs-appliques-23-08-2012-2135654.php

J'ai lu ailleurs qu'ils étaient plus nombreux à consulter un spécialiste donc je ne suis pas sûr que le tarif de la consultation soit un frein ...


P2eqdh3csim6s7nb09ktdq3e7ev8 - Eugenol
barbabapat

25/08/2012 à 11h55

dentalproject écrivait:
-----------------------
> Cela aussi c'est amusant:
> http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/les-francais-renoncent-a-consulter-leur-dentiste-en-raison-des-tarifs-appliques-23-08-2012-2135654.php
>
> J'ai lu ailleurs qu'ils étaient plus nombreux à consulter un spécialiste donc je
> ne suis pas sûr que le tarif de la consultation soit un frein ...
>

Nombre des patients qui viennent consulter au cabinet n'ont aucune idées des tarifs des soins. Alors être capable de dire qu'ils sont trop important me semble une gageure si le gentils sondeur ne précise pas dans sa question que la consultation est à 21 euros.

Après même si il y aune légère différenciation prothèse soins dans le sondage, c'est quand même pas très net dans la tête des patients que l'on a sur le fauteuil.


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wakrap

25/08/2012 à 21h18

Tiens, j'avais pas vu, l'avenir de toute profession est le salariat et le gigantisme. Ameli et tous les socialistes raisonnent ainsi. L'histoire ne vous a décidément rien appris.
Que la finalité de tout monopole soit l'uniformisation et le gigantisme est une évidence, mais affirmer que l'avenir de la santé, c'est ça, est pathétique.
Certainement que l'avenir de la dentisterie de base, que beaucoup qualifient de médiocre, soit là, et la CNSD et la SECU sont sur les rangs pour le gérer. Et comme toutes les entités médiocres et lâches, elles ne peuvent supporter ni vivre face à leur reflet, et combattent toute forme de liberté qui pourrait leur renvoyer leur image.


Grueavatar nptrc9 - Eugenol
Le Choixpeau magique

25/08/2012 à 23h16

ameli écrivait:
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> Tous les autres pays se tournent vers la diminution de la part de l'acte dans la
> rémunération... et nous y sommes toujours opposés !

Ah bon, quel pays par exemple ? Ton modèle pour le dentaire c'est le NHS ?


king_zoulou

26/08/2012 à 02h07

Je pense qu'il veut parler des tous les pays qui ont adoptés une vraie politique de prévention efficace et dans lesquels les gens n'ayant plus de caries, les praticiens ne pratiquant plus d'actes, on a forcément été obligé d'essayer de sortir d'une rémunération à l'acte pour ne pas se retrouver du jour au lendemain sans aucun praticien ;)
Politique parfaitement applicable en France, donc, avec ses millions de gosses de pauvres qui s'envoient un litre de coca par jour.


P2eqdh3csim6s7nb09ktdq3e7ev8 - Eugenol
barbabapat

26/08/2012 à 14h21

dentalproject écrivait:
-----------------------
> Cela aussi c'est amusant:
> http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/les-francais-renoncent-a-consulter-leur-dentiste-en-raison-des-tarifs-appliques-23-08-2012-2135654.php
>
> J'ai lu ailleurs qu'ils étaient plus nombreux à consulter un spécialiste donc je
> ne suis pas sûr que le tarif de la consultation soit un frein ...
>

Et maintenant les reprises avec effet tâche d'huile du même article qui arrive à dire que la consultation est trop chère sans en indiquer le montant.

http://news.google.fr/news/story?pz=1&cf=all&ned=fr&hl=fr&topic=m&ncl=d1K6R0mAIdstTPM&cf=all&scoring=d

Un syndicat pour obtenir d'Harris le matériel et méthode complet de ce sondage.


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wakrap

26/08/2012 à 21h02

Excellent ce sondage. Si la maison mère Ameli remboursait les consultations, les français pourraient consulter. C'est la faute à la sécu.
Au contraire, profitez en , c'est très bien, c'est assimilé aux lunettes et tous les français savent que la sécu ne rembourse rien sur les lunettes.


P2eqdh3csim6s7nb09ktdq3e7ev8 - Eugenol
barbabapat

26/08/2012 à 21h54

wakrap écrivait:
----------------
> Excellent ce sondage. Si la maison mère Ameli remboursait les consultations, les
> français pourraient consulter. C'est la faute à la sécu.
> Au contraire, profitez en , c'est très bien, c'est assimilé aux lunettes et tous
> les français savent que la sécu ne rembourse rien sur les lunettes.

Le gros problème c'est que la sécu ne remboursera pas plus de 100%.
Et vus comment ce genre de chiffre est repris sans jamais aller voir le contenu du sondage, la sécu utilisera ces chiffres pour justifier les tarifs de merde.

Il serait bon d'obtenir le matériel et méthode et voir les la qualité de la méthode pour l'attaquer devant les commissions de vérification des sondages.


P2eqdh3csim6s7nb09ktdq3e7ev8 - Eugenol
barbabapat

05/09/2012 à 13h23

https://www.google.com/news/story?ncl=dLgt4_Okz_v9BuM64C3f7cobO6HuM&topic=m


ameli

05/09/2012 à 15h01

Le Choixpeau magique écrivait:
------------------------------
> Ah bon, quel pays par exemple ?

Tous.
Tu peux vérifier toi-même en allant sur le site de l'OMS, qui d'ailleurs le recommande.
C'est logique : soins abusifs voire inutiles pour ceux qui peuvent payer, et soins délaissés pour ceux qui ne peuvent pas quand il y a l'avance des frais, donc soins urgents et couteux ultérieurs.
La non-qualité et les abus sont les causes premières des manques de trésorerie, suivis par les retards de soins.


ameli

05/09/2012 à 18h09

wakrap écrivait:
----------------
Ameli et tous les socialistes raisonnent ainsi. L'histoire ne vous a
> décidément rien appris.

Si, justement.
L'histoire nous dit que dans les pays dans lesquels les assurances-santé ne sont pas obligatoires, la prise en charge des soins n'est pas bonne, et les statistiques de morbidité sont mauvaises.
L'histoire nous dit que lorsque la santé n'est pas administrée, les couts flambent... et seuls les plus aisés se soignent.
L'histoire nous dit aussi que lorsque l'état a la main et que la santé est administrée, la prise en charge est bonne, mais le cout est important.
L'histoire montre aussi que si l'assurance est obligatoire mais privée et en concurrence, les couts continuent de monter car personne n'est en mesure de réguler l'offre... : la concurrence fait monter les prix !

Les économistes en concluent que l'assurance doit être obligatoire, de préférence monopolistique et administrée, que l'offre doit être régulée, et on se dirige vers un équilibre public-privé dans cette offre.
Bien sur, c'est draconien, et peu en phase avec le libéralisme économique habituel. La santé est décidément un monde à part !
Ce raisonnement n'a rien à voir avec un socialisme ou capitalisme, puisqu'il est appliqué un peu partout, y compris dans des pays fortement administrés par les pouvoirs publics.

> Que la finalité de tout monopole soit l'uniformisation et le gigantisme est une
> évidence, mais affirmer que l'avenir de la santé, c'est ça, est pathétique.

C'est pathétique si les résultats sont mauvais. On verra.

> Certainement que l'avenir de la dentisterie de base, que beaucoup qualifient de
> médiocre, soit là, et la CNSD et la SECU sont sur les rangs pour le gérer.

Sécu et syndicats ne gèreront jamais rien d'autre que leurs propres fonds. Les décisions sont politiques, et cette politique intègre des choix économiques fondés sur des études internationales et des comparatifs.
On peut se démarquer en fonction d'un choix politique droite-gauche, mais jusqu'à un certain point. La réalité financière nous rattrappe vite. Les EU se permettent de dépenser 18% de leur PIB dans les soins, avec des résultats pas franchement flatteurs, les pays européens ne le feront pas, et ne pourraient pas.

> comme toutes les entités médiocres et lâches, elles ne peuvent supporter ni
> vivre face à leur reflet, et combattent toute forme de liberté qui pourrait leur
> renvoyer leur image.

C'est beau, mais j'ai rien compris.


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wakrap

05/09/2012 à 20h15

C'est parce que tu n'as rien compris que l'histoire ne t'a rien appris.
Toutes tes assertions sont des mantras et certaines se contredisent.

Mais la plus belle est : "C'est pathétique si les résultats sont mauvais. On verra."
Justement non, on ne verra rien, une fois que tu auras détruit toute liberté et toute source de comparaison, tu ne verras rien du tout. Tu seras sur ton nuage de morts et de misère, en étant persuadé d'être le bien.

Tu es à ce point ignorant que tu écris que la concurrence fait monter les prix dans un système où l'assurance est obligatoire et l'offre non régulée. Ce n'est pas la concurrence, dans ce cas, elle n'existe même pas, c'est la cartellisation de l'offre, résultat de l'obligation d'assurance et du corporatisme réglementaire imposé par la loi.

Et puis il serait bien que tu écoutes un peu moins les conomistes de santé et un peu plus les économistes.


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wakrap

05/09/2012 à 23h44

Bon , je vais encore faire un petit effort qui ne servira à rien car ta position est religieuse mais qui aidera d'autres à saisir un peu de logique économique.

Le point de concurrence que tu as soulevé et qui est faux dans la conclusion que tu énonces, on le retrouve ici dans le 'dilemne du prisonnier", tarte à la crème pathétique des conomistes.

un lien tarte à la crème de conomiste : http://www.ceremade.dauphine.fr/~jouini/prisonnier.pdf

En réalité la faille dans tous les raisonnement qui gravitent autour c'est que le cadre de leur raisonnement est la prison: donc l'absence de liberté, donc l'impossibilité de communication, donc l'impossibilité de test, de connaissance...
Bref, on applique à un cadre différent de celui de la vie, un raisonnement qui a pour prémisse l'absence de liberté.

Tu fais exactement la même erreur avec ton propos sur la concurrence.

D'un autre côté, nous savons tous que les rêves humides de tous les conomistes que tu fréquentes sont cette absence de liberté.


P2eqdh3csim6s7nb09ktdq3e7ev8 - Eugenol
barbabapat

06/09/2012 à 01h43

http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualite/exercice/negociations-le-projet-de-l-uncam-contre-les-gros-depasseurs-la-profession-en-ale

"Ces critères reposeraient principalement sur trois indicateurs :

- le taux de dépassements par rapport aux honoraires pris en charge par l’assurance-maladie

- la fréquence du dépassement par rapport aux honoraires opposables et la variabilité des honoraires pratiqués

- le reste à charge du patient, issu du cumul des dépassements d’honoraires qui devra rester sous un certain seuil non défini."

Le dernier critère est assez amusant car il n'incite pas les mutuelles à avoir des remboursements intéressants. Moins elles remboursent, plus les reste à charge augmente et moins le dépassement serait alors possible.

Après, l'impression de tarifs à la gueule du client est assez amusante dans le projet de la sécu.


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wakrap

06/09/2012 à 02h20

"Le dernier critère est assez amusant car il n'incite pas les mutuelles à avoir des remboursements intéressants. Moins elles remboursent, plus les reste à charge augmente et moins le dépassement serait alors possible."

Amusant, on peut le dire ainsi. En réalité, à partir du moment où la liberté d'avoir ou non une mutuelle disparaît dans la pratique par le maquis d'avantage divers plus ou moins impératifs, et prochainement dans la loi, ce critère est cohérent. Nous sommes en plein dilemme du prisonnier: hors liberté, les acteurs prennent des décisions contraires à leur intérêts, et ameli viendra nous remettre dans le droit chemin à coup de bisous dans la gueule.


ameli

06/09/2012 à 11h55

wakrap écrivait:
----------------
> Tu es à ce point ignorant que tu écris que la concurrence fait monter les prix
> dans un système où l'assurance est obligatoire et l'offre non régulée. Ce n'est
> pas la concurrence, dans ce cas, elle n'existe même pas, c'est la cartellisation
> de l'offre, résultat de l'obligation d'assurance et du corporatisme
> réglementaire imposé par la loi.

Comme en Suisse ?
- Assurance obligatoire et concurrentielle.
- Offre libre et concurrentielle. Absence de régulation.
- Très bons résultats en stats de morbidité, malgré des faiblesses dans certains domaines (IJ, chroniques, dentaire, patients agés).
Résultat : inflation importante des couts des soins, compensée par une inflation importante du montant des primes d'assurance.
Les Suisses ont démocratiquement fait un choix politique, qu'ils ont confirmé il y a un an environ. Ce choix est la liberté. Très bien, mais cette liberté a un cout très important, et il est certain que d'autres pays ne veulent pas suivre cette voie.

En analyse, on observe en Suisse, pour l'offre de soins qui est en concurrence :
La création de services redondants et doublonnants, se faisant concurrence jusqu'à ce qu'un gagne et l'autre perde, ce qui est de la logique économique basique. Mais chaque service dispose d'un plateau technique lourd, qu'il faut amortir, et la clientèle se partage : il y a donc sous-activité. Comme le promoteur de santé n'est pas un philanthrope, les prix montent pour permettre l'amortissement. Et comme les promoteurs ont les reins solides, et ont de multiples plateaux techniques dispersés sur le territoire, qu'ils sont parfois gagnants quelque part, et perdants ailleurs, le système tourne en rond sans évoluer sensiblement : les fermetures de service sont exceptionnelles.
Ce prix, quelqu'un le paie : l'assureur, donc, par ricochet, celui qui paie les primes d'assurance.
C'est pourquoi le régime suisse est inflationniste par nature, bien davantage que tous les systèmes régulés.
Dans un système régulé administrativement, la clientèle ne se partage pas, elle se répartit : telle structure fait telle activité, et telle autre se spécialise dans une autre, ce qui fait que chaque structure atteint la taille critique suffisante pour tourner à moindre frais. Par exemple, en France, on sait qu'une maternité faisant moins de 500 accouchements/an ne peut être que déficitaire (et plus risquée). Donc, hors contexte particulier d'aménagement du territoire, on la ferme : on ne laisse pas deux maternités l'une en face de l'autre se partager les patientes, c'est une ruine, et ça peut être dangereux car la sous-activité a des conséquences qualitatives.
Je n'ai rien contre le système suisse, bien plus libre que le système nordique, ou que le système français, chaque pays choisit en fonction de ses propres critères.
Mais le maintien de la santé est une charge lourde tant pour les individus que pour la collectivité, et il est légitime pour chaque pays de tenter de limiter cette charge.


P2eqdh3csim6s7nb09ktdq3e7ev8 - Eugenol
barbabapat

06/09/2012 à 12h23


http://pourquoi-docteur.nouvelobs.com/Depassements-d-honoraires--a-la-recherche-de-la-potion-magique-1145.html


" Les médecins veulent ouvrir les yeux de leurs patients sur « le véritable coût » des actes médicaux, à l’heure où les négociations sur les dépassements d’honoraires viennent de reprendre. Autrement dit, leur faire comprendre pourquoi ils pratiquent ces fameux dépassements. Pour faire passer leur message, un syndicat de spécialités, l’Umespe, a décidé de lancer une campagne d’affichage. A partir du 6 septembre, des affiches vont donc fleurir dans les cabinets des gynécologues, des cardiologues ou encore des radiologues. Le syndicat souligne que le tarif des actes « est bloqué depuis 20 ans par la sécurité sociale » alors qu’en dix ans seulement, le tarif d’une coupe de cheveux pour homme a, lui, doublé.

Ecoutez le Dr Michel Chassang, président de la Confédération des syndicats médicaux français :"On veut faire comprendre aux patients qu'il y a 2 poids 2 mesures dans la prise en charge des caisses d'assurance maladie".

............."



ameli

06/09/2012 à 12h32

barbabapat écrivait:
--------------------
> Nombre des patients qui viennent consulter au cabinet n'ont aucune idées des
> tarifs des soins. Alors être capable de dire qu'ils sont trop important me
> semble une gageure si le gentils sondeur ne précise pas dans sa question que la
> consultation est à 21 euros.

On ne sonde pas des faits ou des connaissances, on sonde des opinions. Que la consultation soit à 21€ ou à 30 ne changerait rien à la réponse.
Ce qui ressort de l'opinion des sondés, c'est la crainte de la dépense. Justifiée ou non, c'est ainsi, mais c'est parfaitement compréhensible : les temps sont durs.

Pour le médecin spécialiste, l'opinion est différente, car l'enjeu est différent. Autant le patient peut envisager de souffrir un peu d'une dent en attendant que ses finances s'arrangent, autant il ne peut se permettre une maladie pouvant devenir grave : le sacrifice financier lui parait donc incontournable. C'est la peur de la maladie qui le motive, alors que le mal de dents est pénible, insupportable, mais jugé comme bénin.
La comparaison entre dentiste et spécialiste est donc un poil biaisée, dans l'opinion des sondés.


P2eqdh3csim6s7nb09ktdq3e7ev8 - Eugenol
barbabapat

06/09/2012 à 15h20

Quelle est la codification secu d'une "douleur de dent" déjà.

Pour ce qui est des question de contrôle ou de contexte, c'est normalement tout à fait basique dans une methodoogie de sondage. Ce qui est annormal, c'est leur absence. Enfin la sécu est tout à fait au courrant de la non connaissance des tarifs conventionnels puisqu'il y a une obligation d'affichage sur ces tarifs.


200106 10150128247663588 709988587 6466236 5598391 n d7mksb - Eugenol
hallboy

06/09/2012 à 15h54

les tarifs de soins, la CMU pour la prothese, sont bloqués depuis 6 ans et pour 6 ans encore.
si la sortie de la crise mondilae se fait sans une enorme casse ce sera en eliminat la dette par l'inflation.

si on se retrouve avec une inflation a 2 chiffres comme il ya 40 ans et une prothese encadréee, la moitié de la profession n'aura plus d'autre choix que l'abattage et poser de la merde venue de chine entre deux explosions des charges et une caisse de retraite en faillite.. . il n'y a qu'a voir ce qui reste des avantages que procuraient les SEL ou du couple PEE/PERCO.
Reste a savoir si nos syndicats sauront au moins sur ce point s'expliquer ou faire front face a Rocky. parceque 5 ans à 12 ou 15 % d'inflation , je sais pas ce qui va rester du tarif des compos... probablement le cout du consomable. UN peu comme si un café coutait 15 centimes


Capture d  cran 2015 03 12 12.28 - Eugenol
chicot29

06/09/2012 à 16h05

C'est spr 30 point. pas spr 30 + spr 60 enfin, faut pas déconner. Vu les efforts consentis ces dernières années par la sécu en termes de revalorisation vous allez mettre en péril notre système de santé cher à améli.)