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Sous le ponte, la bête!
03/12/2012 à 19h42
C’est bizarre, la physio sexuelle !
Suffit qu’une donzelle dodue dandine du derche, et tous les couillards des environs sont obligés de grimacer pour rester dignes !
C’est pour ça que maintenant, des margoulins malins de l’expo de l’ADF embauchent de grandes blondasses bronzées comme des cacas luisants pour distribuer des prospectii. Ça fait agglomérer à tous les coups la confraternité en état de sidération près de leur stand.
On se poile à observer le mâle, qu’il soit doctaillon anonyme ou sommité illustre, à l’instant où, sans doute émoustillé par quelque subtile phéromone, il aperçoit de loin les appâts potichoïdes. Il paume brutalement le fil de ses hautes conversations médico-professionnelles, ainsi que le contrôle de ses mirettes qui se mettent en zoom furtif (x12) et mise au point autofocus sur les balconnets.
A ce moment précis, le conférencier, en particulier, perd de sa superbe (car le conférencier a de la superbe, c’est même à ça qu’on le distingue de l’arracheur basique). Dans le costard bien coupé de l’éminent, c’est l’étudiant libidineux qui renaît, le goret lubrique qui s’ébroue.
A l’examen, on observe le frémissement superficiel d’un rash testostérique profond.
Un brutal spasme temporo-massétérin de contention vient contrecarrer l’affaissement mandibulaire initial – effet collapsus-trismus- tandis qu’une déglutition réflexe tente de retenir à la base une langue inerte prête à se dérouler sur la moquette. Nonobstant, un léger filet de bave s’échappe aux commissures.
Dans les trente secondes, les bras ballants et les paluches moites, l’homme sent ses guiboles flageolantes s’animer et l’entraîner irrésistiblement vers l’amorce pulpo-magnétique. Fébrile, il passe au plus près, matant par en-dessous jusqu’au dernier moment. Et là, au moment où la gnan-gnan définitive lui tend son papelard sous le pif, il prend un air fort surpris et se fend d’un sourire aussi nigaud qu’il le voudrait séduisant. Intérieurement, sûr de son sexe à pile, il se fantasme déjà le soir à l’hôtel, procédant sur la poupée barbante à une époustouflante démonstration de son pouvoir tampon.
Mais ça pousse fort derrière, et il faut dégager, car tout le monde veut absolument compulser cette passionnante brochure.
Quelques minutes plus tard, on voit repasser le pisteur dans l’autre sens (il a dû tourner, l’étalon), faisant mine, mais il est piètre acteur, de quêter un collègue égaré dans les coursives. Au deuxième passage, il tente un second rictus, plus enjôleur encore. Las, la gourde mécanique lui tend sa pub derechef. Stupeur ! Comment se fait-ce, se dit-il mortifié, qu’elle ne m’aie point reconnu, ne serait-ce qu’à la prestance ?
Ce méga-flop affecte les fonctions bestiales instincto-primitives et le sujet prend conscience, en son faible intérieur, de son insignifiance essentielle. D’où un rapide retour des fonctions frimantes de couverture : allure décontractée, sourcils en accent circonflexe, expression pénétrée face à l’exposant, tendance à la facétie complice en confraternelle compagnie et agitation générale pour avoir l’air indispensable et débordé d’affaires urgentes.
Il se dirige alors promptement vers la grande salle bleue, pour se hisser sur l’estrade de la gloire, là où le collège de ses collègues orateurs soigne son autolâtrie en félicitations croisées.
03/12/2012 à 20h01
Très drôle, comme d'hab. J'ai lu fellations croisées à la fin.
03/12/2012 à 20h05
"il a dû tourner, l’étalon", très bon !
C'est vrai qu'on ne peut que remarquer une certaine similitude entre l'ADF et le Salon de l'auto, si ce n'est qu'une Lamborghini fait quand même plus rêver qu'un unit Siemens...enfin pour la plupart, à ceci près que les greluches à jupes courtes sont presque les mêmes.
03/12/2012 à 21h20
"le goret lubrique"...lol lol lol
j'ai bien ri, merci;-))
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....йыннартс...¿ıoɯ ɐ ɹǝssǝɹǝʇuı, s ıonbɹnod 'sɐd ǝɯıɐ,ɯ ǝu uo ıs
03/12/2012 à 21h28
Superbe !!
Dans le même genre, dans le métro, je voyais un confrères montrer à l'autre sur son téléphone des photos desdites gonzesses ! Photos prisés sans honte aucune dans les allées de l'expo, montrant quelques fessiers et poitrails....
03/12/2012 à 21h28
Superbe !!
Dans le même genre, dans le métro, je voyais un confrères montrer à l'autre sur son téléphone des photos desdites gonzesses ! Photos prisés sans honte aucune dans les allées de l'expo, montrant quelques fessiers et poitrails....
03/12/2012 à 22h24
En même temps elles sont payées pour ça...
Très drôle Pal comme d'habitude !
04/12/2012 à 10h11
gulguch écrivait:
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> Que n'aurait-il écrit, aux Journées Dentaires de Nice..
Avec un défilé de cagoles, il aurait eu de l'inspiration (ou plus encore...)
04/12/2012 à 10h14
Merci de rappeler à ces hommes, leur instinct primaire!!!
A quand de beaux mannequins hommes dans les congrès? Tout le monde sait que le métier se féminise (au grand malheur de certains)?
04/12/2012 à 10h55
Certains commerciaux sont très beaux (et en jouent). Ils ont également une compétence commerciale, à la différence des "potiches".
On trouve également de jolies commerciales, surtout chez les fournisseurs d'implantologie.
Quant à l'instinct il est donc primaire quand on apprécie la plastique de jolies hôtesses et il est égalitaire quand on réclame de beaux hommes à l'ADF ? Un peu d’honnêteté, nous sommes tous attirés par le beau et le jeune.
05/12/2012 à 11h13
radich_a_tord écrivait:
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> Certains commerciaux sont très beaux (et en jouent). Ils ont également une
> compétence commerciale, à la différence des "potiches".
>
> On trouve également de jolies commerciales, surtout chez les fournisseurs
> d'implantologie.
>
> Quant à l'instinct il est donc primaire quand on apprécie la plastique de jolies
> hôtesses et il est égalitaire quand on réclame de beaux hommes à l'ADF ? Un peu
> d’honnêteté, nous sommes tous attirés par le beau et le jeune.
... parfaitement exact, sauf pour les complexés en tous genres d'ou quelquefois des jolis mots comme "cagole" pour qualifier une jolie fille.