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Implantologie et tabac.
04/02/2013 à 15h54
Il est amusant de voir le traitement par les journeaux de la pillule ces dernier temps surtout avec la question des facteurs de risques.
http://www.lejdd.fr/Societe/Sante/Actualite/La-pilule-tuerait-35-femmes-par-an-589540
http://news.doctissimo.fr/Sante/La-pilule-serait-responsable-de-35-deces-par-an-31186
".....
En passant au crible 550 hospitalisations intervenues entre 1998 et 2012, le CHU de Brest a recensé 155 femmes de 15 à 45 ans ayant fait des embolies pulmonaires ou des accidents vasculaires cérébraux (AVC) alors qu'elles prenaient la pilule, toutes générations confondues.
Seulement 23 (15%) d'entre elles ne présentaient aucun facteur de risque identifiable (tabac, obésité, antécédents familiaux, immobilisation lors d'une chirurgie ou d'un voyage récents) auxquelles viennent s'ajouter 23 femmes porteuses d'une anomalie cardiaque non détectée avant l'accident.
.........
Mais au delà des risques accrus présentés par certains contraceptifs, l'étude montre l'importance des facteurs de risques annexes dans la survenue d'un accident. "Le poids, le tabac et les antécédents familiaux lorsqu'ils se cumulent pourraient s'avérer être le risque majeur", relève le Pr Riché.
Seulement 8 des 75 femmes hospitalisées pour des AVC à Brest n'avaient aucun facteur de risque, tandis que 62 en présentaient un ou plus, les autres ayant des risques non identifiables à l'interrogatoire.
Le tabac arrive en tête des risques associés à la prise d'une pilule, avec 41 mentions pour 75 cas d'AVC, devant les facteurs de risques vasculaires (36) et les antécédents familiaux (21). Enfin 19 des femmes hospitalisées à Brest pour un AVC sous pilule avaient plus de 40 ans.
.........."
Comment présenter le risque du tabac pour les implants alors que pour la pilule ce risque semble avoir du mal à rentrer. Et que la préscription qui semble anormale, c'est la pilule devant le droit à la clope qui semble lui ne pas devoir être modifié.
04/02/2013 à 19h00
En ce qui me concerne ma présentation du risque est simple et facilement comprise par le patient:
Vous fumez ?
Ok ! Allez vous faire implanter ailleurs.
Radical.
05/02/2013 à 00h31
rapelapente écrivait:
---------------------
> En ce qui me concerne ma présentation du risque est simple et facilement
> comprise par le patient:
>
> Vous fumez ?
> Ok ! Allez vous faire implanter ailleurs.
> Radical.
Ok, le patient ne souhaite ni arrêter le tabac, ni changer de praticien. Tu changes alors le plan de traitement pour retirer l'implant et proposer une autre prothèse. Et là, on voit arriver la perte de chance car cette autre prothèse est plus risquée que l'implant même chez un fumeur.
Tu as les memes problèmes avec la paro. Un risque augmenté d'un côté et la perte de chance possible si une autre technique est réalisée.
05/02/2013 à 11h39
je n'implante que des patients motivés.
Si hygiène nulle, l'état paro suit.
L’hygiène de base commence par arrêter de fumer.
Le genre de patient qui ne le comprend pas n'a aucun mal à trouver un confrère qui lui évitera la "perte de chance" que je lui ai scandaleusement infligée....
05/02/2013 à 11h46
rapelapente écrivait:
---------------------
> En ce qui me concerne ma présentation du risque est simple et facilement
> comprise par le patient:
>
> Vous fumez ?
> Ok ! Allez vous faire implanter ailleurs.
> Radical.
Donc pour toi le risque lié a une consomation de 3 a 5 cig/ jrs est identique a celui de 10 ou de plus d'1 paquet?
Et les diabétiques qui mangent pas correctement, pareil?
05/02/2013 à 12h54
rapelapente écrivait:
---------------------
> je n'implante que des patients motivés.
> Si hygiène nulle, l'état paro suit.
> L’hygiène de base commence par arrêter de fumer.
> Le genre de patient qui ne le comprend pas n'a aucun mal à trouver un confrère
> qui lui évitera la "perte de chance" que je lui ai scandaleusement infligée....
La question est de voir que l'on est entre le marteau et l'enclume entre un risque augmenté et d'autres thérapeutiques qui elles aussi peuvent présenter des risques augmentés.
Ce qui semble intéressant dans l'exemple des pilules, c'est que quelque soit les générations, le risque d'accident est deja augmenté par le tabac seul et que l'on vient chercher les médecins sur la préscription de pilule seulement.
Le gros probleme, c'est que n'importe quelle décision peut être attaquée et donner droit à réparation pour le patient. Surtout quand on voit l'hystérie journalistique autour du faible nombre de dossiers validés par l'ONDIAM avec le médiator et le discour des politiques.
L'implant pour le surrisque de mauvaise ostéintegration.
La prothese traditionnelle, pour des risques sur les dents jouxtant l'edentement.
L'absention thérapeutique pour la mobilité des dents en rapport avec l'édentement et la nécéssité d'orthodontie une fois que le patient aurait arrété le tabac avant l'implantation.
05/02/2013 à 13h21
Pas d'échecs sur des patients fumeurs (pas trop) qui comprennent qu'il faut pas allumer une cigarette en sortant de chirurgie.
Diminution ou arrêt complet pendant quelques jours post-op + papier signé de consentement éclairé.
Il y aura forcément un % d'échec sur le long terme augmenté, mais que veux tu.