Cookie Consent byPrivacyPolicies.comJeunes et moins jeunes: pourquoi fuyez vous le monde - Eugenol

Jeunes et moins jeunes: pourquoi fuyez vous le monde libéral?

Pepsi tmi4vp - Eugenol
cartman

13/02/2013 à 13h35

Ce post s'adresse aux plus jeunes de nos confrères ou à venir mais aux moins jeunes aussi et qui ont décidé de ne pas suivre le chemin du libéral.

Quelles sont les raisons qui vous ont poussé vers ces autres chemins?

Cout d'installation? peur des contraintes administratives? Gestion d'entreprises? Crainte de ne pas avoir assez de patients?

Ce post n'a pas pour objectif de reveiller de quelconques clivages ou querelles mais de partager les véritables raisons qui vous ont poussé à être hors du libéral.


Q42955962076 4064 lcuc3e - Eugenol
dentino

13/02/2013 à 14h05

Il faut simplement comprendre que chirurgien-dentiste et chef d'entreprise ne sont pas synonymes, et que certains ne peuvent ou ne désirent pas être les deux à la fois, pour des raisons qui leur sont propres et qu'il convient de respecter.
Fait-on de la dentisterie pour vivre, ou vit-on pour la dentisterie (ou notre petite entreprise), that is the question.
Je pense que le modèle du chirurgien-dentiste travaillant 6 jours/7 dans son cabinet, brillant et gagnant un max de pognon, mais fortement sujet au burn out/divorce/suicide ne fait plus l'unanimité.


neophyte79

13/02/2013 à 14h24

Quand je suis arrivée en 2006 dans le 79 , j ai tenté le salariat pour voir, acquérir de l expérience et de la confiance en moi. Depuis quelques temps, je songe à m installer mais depuis que je me renseigne à droite à gauche on a tendance à me le déconseiller : trop de paperasse, personnel pas fiable et chargés très importantes pour un cabinet seul
Je suis toujours dans l expectative car je trouve notre métier stressant mais malgré tout, quand je sors du cabinet le soir je n ai plus à y penser ( sauf un cas ou deux qui me travaillent) , j ai peur qu en prenant un cabinet je ne devienne insomniaque et prozac addict!!!!
Ok j exagère un peu, ok j ai quand même des contraintes (5 semaines de congés seulement, un directeur) mais est ce que cela ne vaut pas mieux quand on est bileuse comme moi?


Utilisateur banni

13/02/2013 à 14h54

Le climat anxiogène actuel, relayé par les crétins journalistes et les politiques incompétents, ne plaide pas pour l'activité libérale. Et pourtant...

...qd je pense que je ne fais que 29 heures/semaine de présence au cabinet, alors que je bosse seul dans une petite ville de campagne, sans stress, des journées remplies mais calmes, avec des revenus trèèèèèès confortables, du taf assuré pour des années, trois mois de vacances bien tapé...je me dis que l'activité libérale est une histoire de maitrise et d'organisation.

Non maitrisée, c'est un enfer. J'ai bossé dans un très gros cabinet pdt 3 ans où le boss et l'assistante ne maitrisaient plus l'outil de travail qui leur avait échappé...alors là...j'en ai pris plein la gueule moralement et physiquement. Très formateur d'ailleurs.


dentalproject

13/02/2013 à 14h57

....


lebiterrois

13/02/2013 à 15h07

+1 avec dentino.
Il faut simplement se rentrer dans le crâne que dentiste ne rime pas avec chef d'entreprise, on peut être l'un sans l'autre.

Ne pas oublier non plus que le concours est commun avec médecine et que certains passent ce concours avec l'objectif de devenir médecin hospitalier... puis rattrapés par la réalité des résultats, ils se réorientent en dentaire, et c'est pas pour autant que la vocation du libéral va naître du jour au lendemain. Ce sera encore plus vrai maintenant que le concours est commun à 3 ou 4 filières.

Dentiste, profession de santé la plus à risque selon l'OMS, beaucoup de suicides, de burn-out... certains ne veulent pas vivre ça tout simplement !


mèrelouve

13/02/2013 à 15h15

De mon côté, mariée à un militaire qui bouge beaucoup j'avais laissé de côté tout exercice quand les enfants étaient petits. Un peu stabilisés et les enfants scolarisés, j'ai trouvé un peu par hasard un mi-temps (2 jours) à 5min de la maison, et cela me convient très bien.

Le positif: des assistantes pour tout l'administratif et de l'aide au fauteuil quand j'en ai besoin, du matériel très correct, pas de pression de chiffre de la part de la direction, travailler avec des collègues (côté convivial et rassurant).
L'année dernière j'ai été arrêtée 6 mois (dont 3 de clinique). J'ai apprécié que mes patients ne restent pas en plan, que mes consoeurs gèrent poses et urgences et le fait de toucher qqchose de la sécu. C'est certain qu'à mon compte je serai allée bosser avec ma parentérale dans la bras.

Le négatif: des administratifs peu au fait du dentaire, qu'il faut parfois convaincre de certaines choses et la paye bien sûr. 18% net, quand on n'a pas envie de faire de l'abbatage, ça ne fait pas lourd à la fin du mois.
Mais si je déménage dans quelques mois, je n'ai que mon préavis à donner, pas d'URSAFF qui vont me poursuivre pendant 2 ans.

Maintenant c'est vrai que ma seule ambition est de soigner mes patients de mon mieux, en gardant une vie familiale sympa à côté. Je travaillerai de la même façon en libéral (les mêmes ratés et les mêmes trucs dont je serai fière), avec certainement plus de pression (très chères charges...).
Et puis côté revenus, quand je vois ce que gagne monsieur, off supérieur et plus de 15 ans de carrière pour beaucoup d'heures, je relativise pas mal.


DrSophie

13/02/2013 à 15h20

dentino écrivait:
-----------------
> Il faut simplement comprendre que chirurgien-dentiste et chef d'entreprise ne
> sont pas synonymes, et que certains ne peuvent ou ne désirent pas être les deux
> à la fois, pour des raisons qui leur sont propres et qu'il convient de
> respecter.
> Fait-on de la dentisterie pour vivre, ou vit-on pour la dentisterie (ou notre
> petite entreprise), that is the question.
> Je pense que le modèle du chirurgien-dentiste travaillant 6 jours/7 dans son
> cabinet, brillant et gagnant un max de pognon, mais fortement sujet au burn
> out/divorce/suicide ne fait plus l'unanimité.

Voilà tout est dit.

On est jeune, on veux travailler pour vivre mais se ménager aussi des zones de détente.
Et puis quand je vois les impôts à payer j'ai pas forcément envie de travailler plus que 4 jours.


DrSophie

13/02/2013 à 15h22

J'ai fait les 2 donc je connais la somme de paperasse à faire en retournant dans le libéral.

Si on opte pour la collaboration ça se fait en douceur, certes il faut s'inscrire à l'URSSAF, la CARCDSF mais franchement qu'est-ce que je suis contente de ne pas avoir à pleurer pour échanger un samedi matin ou pour pouvoir poser 6 semaines de vacances si je veux quand je veux.


tungstene

13/02/2013 à 15h37

je suis jeune thésé et vais attaquer ma première collaboration.

Pour ma part je pense que le plaisir d'aller travailler dépend grandement des conditions de travail c'est à dire du titulaire, du matos, mais aussi et surtout des patients. Je suis dans un village en périphérie de grande ville et je crois qu'il n'y a pas mieux comme patientèle.

Après il est clair qu'être propriétaire de son cab, niveau paperasse, stress et cout, c'est autre chose..


129 fucieh - Eugenol
rs4

13/02/2013 à 15h38

la meilleure facon d'avoir la patate pour s'insatller ??



ne plus se connecter à eugenol ;)



je rigole mais qu'à moitié


certes, on apprend pas mal de choses mais celui qui hésite à se lancer, qui est limite dépressif ou n'a pas trop confiance en soi, à force de lire ce qui se passe pour la profession, ça ne va pas trop lui donner l'envie de foncer

il faut avoir envie d'etre son chef, envie d'avancer, sinon, il est sur que c'est pas facile d'etre à son compte


Nouveau image bitmap fz77zh - Eugenol
Sethef

13/02/2013 à 15h50

J'ai fait dentaire parce que je ne voulais pas de patron au-dessus de ma tronche. Problème réglé.

Dans les arguments de ceux qui ne sont pas libéraux, on retrouve beaucoup la peur: de la paperasse, de la maladie, de la gestion... Je n'ai pas la solution, mais je trouve ça dommage.
Je pense que cette peur est générationnelle: on n'a jamais vécu à une époque si sûre, et j'ai pourtant la sensation que ma génération a peur de tout: veulent juste un boulot stable, sans emmerdes, sans passions, une bonne retraite au bout. Un quartier pépère, des voyages dans des clubs hôtels. Ne s'engager en rien. Société de la consommation facile j'imagine.


01 ukhwbq - Eugenol
ʎqqoq

13/02/2013 à 16h00

rs4 écrivait:
-------------
> la meilleure facon d'avoir la patate pour s'insatller ??
>
>
>
> ne plus se connecter à eugenol ;)
>
>
>
> je rigole mais qu'à moitié
>
>
> certes, on apprend pas mal de choses mais celui qui hésite à se lancer, qui est
> limite dépressif ou n'a pas trop confiance en soi, à force de lire ce qui se
> passe pour la profession, ça ne va pas trop lui donner l'envie de foncer

Je suis bien d'accord! Et pourtant ça fait un moment que je pratique Eugénol, je parle en connaissance de cause...


Avatar reduit tuudiu - Eugenol
saitosama

13/02/2013 à 16h31

Sethef écrivait:
----------------
> J'ai fait dentaire parce que je ne voulais pas de patron au-dessus de ma
> tronche. Problème réglé.


... naïf. Tu bossera d'après les règles édictées par Mme Sécu et sa Convention toute puissante, selon les normes et diverses obligations (ils nous en pondent de nouvelles tout le temps), selon le code du travail (un CDI est pire qu'un mariage), et bientôt selon les proctocoles quasi obligatoires avec les mutuelles (qui finiront par être comme la convention, obligatoires).

A part ça (lol) tu reste "maître chez toi". Tu es en gros libre de choisir tes horaires et tes congés. Au prix des charges d'une profession libérale.

Salarie toi ou fuis la France, un conseil!


Toriko ucqp9i - Eugenol
Giantcoco

13/02/2013 à 16h43

je pense que le mode de sélection en première année explique aussi le changement de mentalité des étudiants.
le concours est une passoire a gens très scolaires qui souvent n'ont pas du tout le profil libéral et entrepenarial mais bien plus salarié très encadré.


dent2669

13/02/2013 à 16h46

Je n'ai jamais été aussi heureux et épanoui que depuis que j'ai créée mon cabinet il y a 10 mois.
Je n'avais jamais aussi bien gagné ma vie !
Je ne m'étais jamais senti aussi libre !

J'adore mon métier et j'adore le fait d'être libéral. Mis à part les quelques heures par an consacrées à la signature des chèques pour les charges.

Je pense être un jeune dentiste pourtant (29 ans...)


Q42955962076 4064 lcuc3e - Eugenol
dentino

13/02/2013 à 17h04

Sethef écrivait:
----------------
>
> Dans les arguments de ceux qui ne sont pas libéraux, on retrouve beaucoup la
> peur: de la paperasse, de la maladie, de la gestion...

Pas seulement. Faire tourner un cabinet demande beaucoup de temps et d'énergie, surtout au début. Or, quand on a des enfants en bas âge ou des problèmes de santé, par exemple, ce n'est pas toujours évident...
De plus, un cabinet nous lie souvent à un endroit particulier et il est difficile (surtout aujourd'hui) de s'en défaire si les aléas de la vie nous emmènent ailleurs... Nous vivons une époque de sécurité, certes, mais aussi de mobilité...
Encore une fois, évitons de juger de choix qui sont d'ordre strictement personnels.


aterman

13/02/2013 à 17h04

J etais liberal, libre, gagnais tres bien ma vie et par amour j ai change de pays tout vendu et suis desormais salarie dans une clinique avec 8 dentistes autant d hygienistes et beaucoup de personnel...

Mon ressenti: a une periode ou j ai des enfants en bas age et ou ma femme bosse plus que moi (je suis 24 heures par semaine :0) C est le top d etre salarie dans une grosse structure.
Chaque jour a 14h, je vais m occuper de mes enfants et les vois grandir.
La clinique investit en permanence dans ma formation (tous les 2 mois), du materiel ( laser, salle d operation, aide optique) et la vie sociale au sein de la clinique est enrichissante.( sorties 1 fois par mois, salle de sport gratuite, suivi sante gratuit etc)
J ai un rythme de travail tres serein avec 2 assistantes sur 2 fauteuils differents et une hygieniste.

Mon salaire est inferieur avec ce que je gagnais en France, mais ma qualite de vie bien meilleure.

Je pars au ski sans la peur au ventre de me peter une jambe, et quand mes enfants sont malades, il n y a aucun soucis a m en occuper et annuler mes patients car c est la culture ici. La famille avant tout...

Si je reviens en France??? Je verrai ce qui se presentera...


DrSophie

13/02/2013 à 17h23

aterman écrivait:
-----------------
> J etais liberal, libre, gagnais tres bien ma vie et par amour j ai change de
> pays tout vendu et suis desormais salarie dans une clinique avec 8 dentistes
> autant d hygienistes et beaucoup de personnel...
>
> Mon ressenti: a une periode ou j ai des enfants en bas age et ou ma femme bosse
> plus que moi (je suis 24 heures par semaine :0) C est le top d etre salarie dans
> une grosse structure.
> Chaque jour a 14h, je vais m occuper de mes enfants et les vois grandir.
> La clinique investit en permanence dans ma formation (tous les 2 mois), du
> materiel ( laser, salle d operation, aide optique) et la vie sociale au sein de
> la clinique est enrichissante.( sorties 1 fois par mois, salle de sport
> gratuite, suivi sante gratuit etc)
> J ai un rythme de travail tres serein avec 2 assistantes sur 2 fauteuils
> differents et une hygieniste.
>
> Mon salaire est inferieur avec ce que je gagnais en France, mais ma qualite de
> vie bien meilleure.
>
> Je pars au ski sans la peur au ventre de me peter une jambe, et quand mes
> enfants sont malades, il n y a aucun soucis a m en occuper et annuler mes
> patients car c est la culture ici. La famille avant tout...
>
> Si je reviens en France??? Je verrai ce qui se presentera...


C'est quel pays si c'est pas trop indiscret ?

C'est sûr qu'en libéral si on veut se lancer mieux vaut éviter de faire des enfants tout de suite (ou être un homme et laisser sa femme gérer). D'où l'avantage de la collaboration aussi où les charges ne sont pas aussi importantes que pour le titulaire. En cas de maladie/grossesse, on ne gagne rien mais on ne perd rien (et en cas de gros pépin, la prévoyance est faite pour ça).


DrSophie

13/02/2013 à 17h25

dentino écrivait:

> De plus, un cabinet nous lie souvent à un endroit particulier et il est
> difficile (surtout aujourd'hui) de s'en défaire si les aléas de la vie nous
> emmènent ailleurs... Nous vivons une époque de sécurité, certes, mais aussi de
> mobilité...
> Encore une fois, évitons de juger de choix qui sont d'ordre strictement
> personnels.

C'est une des raisons pour lesquelles pour l'instant je veux rester collaboratrice, pour être libre de ne pas me fixer en région parisienne toute ma vie et ne pas me prendre la tête pour l'instant sur mon futur.
Nous n'avons pas tous une vision sur 40 ans d'où nous voulons faire notre vie pro et perso. Une maison ça se revend bien, on cabinet ça dépend où.


Avatar reduit tuudiu - Eugenol
saitosama

13/02/2013 à 17h29

dent2669 écrivait:
------------------
> Je n'ai jamais été aussi heureux et épanoui que depuis que j'ai créée mon
> cabinet il y a 10 mois.

On en reparles dans deux ans:

> Je n'avais jamais aussi bien gagné ma vie !

Lorsque tu aura eu ton rattrapage urssaf et le calcul de tes vraies charges

> Je ne m'étais jamais senti aussi libre !

Illusion. Tu bosses sous les ordres de la sécu, du CON, etc etc.

> Je pense être un jeune dentiste pourtant (29 ans...)

Je n'en ai que 35. Me suis installé en 2005. Au début c'est grisant. Tu paie presque rien (mais tu as l'impression du contraire), pas d'échec à gérer (on en a tous, ils arrivent plus tard). Pas (encore) de pb avec tes employées, tu es le petit nouveau sympa. T'es en bonne santé, tu n'a pas gouté encore aux 90 jours de carence pour toucher les indemnités maladies.

On ne prévient pas assez, lors du cursus, sur ce qu'est la réalité de bosser en libéral. En sortant de la fac, on s'imagine que dentiste libéral, dans son cabinet, ça veut dire être chef chez soi, ça veut dire grassement gagner sa vie, sans stress ni trop d'effort, en faisant un travail appliqué et donc sans aucun échec et des patients ravis.

Les premiers mots de mon doyen lors de la rentrée P2 ont été "vous avez de la chance, vous allez faire un beau métier, passionnant, vous allez bien gagner votre vie sans trop de difficultés".

Mais c'est aussi: bosser sous les ordres de la sécu et cie, gérer les employés pas toujours réglos mais qui ont le droit (et les prud'hommes) pour eux, se rendre compte que le bénéfice est moins bon que les premières années et qu'on va pas pouvoir investir dans "le cabinet de nos rêves", les impayés à gérer, les patients chieurs, les CMU qui s'en foutent et qui viennent pas à la pose, le travail à perte (les soins), la banque qui refuse de comprendre qu'il arrive d'avoir de mauvais mois (surtout ceux ou tu as bien fait ton travail, c'est à dire où tu as peu de prothèses à poser)etc etc...


145 kssowa - Eugenol
Chicot30

13/02/2013 à 17h33

Les chaaaaarges écrasantes dans les débuts surtout si on est dans une région peuplées....
Je suis collaboratrice aussi pour pouvoir éventuellement me fixer ailleurs si le besoin se fait sentir bien que le cabinet me plaise beaucoup mais après m'être lancée trop vite une ou deux fois et quelques déceptions je suis prudente.
Les patients prennent le temps de me connaître et le bouche à oreille fait son effet doucement.
Et enfin ça me permet de réserver des jours à une formation lourde mais extrêmement utile à l'avenir (DU).

Mais je ne serai pas contre une paye mensuelle charge comprise, bref une activité sans contrainte de rentabilité extrême (il en faut aussi dans le libéral je sais).

Bref pour une poissarde comme moi le salariat serait bien mais avec mon activité future le libéral serait préférable.

--
"C'est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains paraissent brillants avant d'avoir l'air cons."


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jimm33

13/02/2013 à 18h29

saitosama écrivait:
-------------------
> dent2669 écrivait:
> ------------------
> > Je n'ai jamais été aussi heureux et épanoui que depuis que j'ai créée mon
> > cabinet il y a 10 mois.
>
> On en reparles dans deux ans:
>
> > Je n'avais jamais aussi bien gagné ma vie !
>
> Lorsque tu aura eu ton rattrapage urssaf et le calcul de tes vraies charges
>
> > Je ne m'étais jamais senti aussi libre !
>
> Illusion. Tu bosses sous les ordres de la sécu, du CON, etc etc.
>
> > Je pense être un jeune dentiste pourtant (29 ans...)
>
> Je n'en ai que 35. Me suis installé en 2005. Au début c'est grisant. Tu paie
> presque rien (mais tu as l'impression du contraire), pas d'échec à gérer (on en
> a tous, ils arrivent plus tard). Pas (encore) de pb avec tes employées, tu es le
> petit nouveau sympa. T'es en bonne santé, tu n'a pas gouté encore aux 90 jours
> de carence pour toucher les indemnités maladies.
>
> On ne prévient pas assez, lors du cursus, sur ce qu'est la réalité de bosser en
> libéral. En sortant de la fac, on s'imagine que dentiste libéral, dans son
> cabinet, ça veut dire être chef chez soi, ça veut dire grassement gagner sa vie,
> sans stress ni trop d'effort, en faisant un travail appliqué et donc sans aucun
> échec et des patients ravis.
>
> Les premiers mots de mon doyen lors de la rentrée P2 ont été "vous avez de la
> chance, vous allez faire un beau métier, passionnant, vous allez bien gagner
> votre vie sans trop de difficultés".
>
> Mais c'est aussi: bosser sous les ordres de la sécu et cie, gérer les employés
> pas toujours réglos mais qui ont le droit (et les prud'hommes) pour eux, se
> rendre compte que le bénéfice est moins bon que les premières années et qu'on va
> pas pouvoir investir dans "le cabinet de nos rêves", les impayés à gérer, les
> patients chieurs, les CMU qui s'en foutent et qui viennent pas à la pose, le
> travail à perte (les soins), la banque qui refuse de comprendre qu'il arrive
> d'avoir de mauvais mois (surtout ceux ou tu as bien fait ton travail, c'est à
> dire où tu as peu de prothèses à poser)etc etc...
>

Attention, j'ai l'impression que tu frises le Burn Out, non?


Photo 046 c2xbxf - Eugenol
jimm33

13/02/2013 à 18h33

Pour ma part, j'ai toujours été en libéral. Je me suis associée en 2006 et 1mois plus tard je tombais enceinte de mon deuxième enfant. Période un peu rock&roll mais je m'en suis sortie et le cabinet aussi. Je travaille 25h/semaine, pour un revenu très honorable.
La vie de mère de famille n'est donc pas pour moi incompatible avec le statut libéral.


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bill

13/02/2013 à 18h53

Faire ce métier qui est quand même relativement stressant si on a une conscience et qu'on n'est pas le meilleur du monde pour être "employé" de quelqu'un je n'en vois pas vraiment l'intérêt.
A moins d'avoir vraiment LA vocation de soigner des dents quelles que soient les conditions ce qui est le cas de peu de monde.
Le problème aujourd'hui c'est que la plupart pensent que l'on ne peut pas s'installer et faire du bon boulot si on n'a pas un cabinet de 200m² et 300000 euros de matos et ça fout les jetons.
Après il est sûr que quand on se trouve dans le bateau plus ou moins par hasard et que l'on ne sait pas où on veut aller et ne surtout rien risquer il vaut mieux être salarié.
Perso si j'avais dû être salarié j'aurai fait un autre job.