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Étude sur les lapins
28/05/2013 à 10h42
Étude intéressante.les comportements seraient ils en train de changer,,
A raison de 6 consultations par semaine perdues en moyenne à cause des rendez-vous non honorés, non excusés des patients, la région Franche-Comté perd l’équivalent du travail hebdomadaire de 137 médecins spécialistes et 60 généralistes ! Dans un contexte de désertification médicale, l’Union régionale des professions de santé, sonne l’alerte.
Combien de fois n’avez-vous pas ragé contre ce patient qui avait pris un rendez-vous, et qui vous plante là, sans prévenir, sans s’excuser, alors que votre liste d’attente est à bloc dans un département touché par la désertification médicale ? Au-delà du fait que cet agaçant petit créneau vous donne l’occasion de jeter un œil sur egora (!) ces incivilités induisent perte de temps, énervement et désorganisation des plannings. A quel niveau ?
Pour la première fois, l’union régionale des professions de santé (URPS) de Franche-Comté s’est employée à chiffrer l’impact de ces rendez-vous non honorés et non excusés qui agacent tous les médecins, à partir des résultats d’un important questionnaire envoyé par courrier puis e-mail aux 1140 médecins généralistes et 747 spécialistes libéraux de la région (taux de réponse moyen de 17 %, plus élevé parmi les spécialistes).
4 800 consultations perdues par semaine
Extrapolés à toute la Franche-Comté*, les résultats sont impressionnants. A raison d’une moyenne de 6 consultations par semaine non honorées non excusées (7,4 patients pour les spécialistes et 4,2 pour les généralistes), ces lapins représentent pour les médecins spécialistes, plus touchés par le phénomène, environ 5 500 consultations perdues par semaine. Soit encore l’équivalent de 137 médecins spécialistes équivalents temps plein.
Les généralistes perdent 4 800 consultations par semaines, soit encore le travail hebdomadaire de 60 médecins généralistes en équivalent temps plein. En ces périodes de pénurie médicale, où les pouvoirs publics vont installer un observatoire de l’accès aux soins prenant en compte le temps d’attente avant un rendez-vous, voilà un bilan qui fait plus qu’interroger.
En tout cas, il a stupéfié les élus de l’Union régionale de Franche-Comté qui n’imaginaient pas l’ampleur réelle du phénomène. Et a particulièrement saisi la CPAM du Doubs où la présidente de l’URPS, le Dr. Christine Bertin-Belot a présenté les résultats de cette enquête en Commission paritaire locale.
Qui sont ces patients qui abusent ? Il sont “connus des services”...
pourrait-on dire puisque 63 % des rendez-vous non honorés sont le fait de patient repérés pour ces faits, dont 39 % de façon habituelle. Plus de la moitié (60 %) de ces rendez-vous manqués sont le fait de malades en tiers payant, essentiellement titulaires de la CMU. Tous les actes sont concernés, majoritairement les consultations, mais aussi les actes techniques (48,8 %) et les actes chirurgicaux (13,6 %).
"Victimes de la crise" ou "exclus du système"
Que faire ? “Les patients titulaires de la CMU sont pour une moitié, des victimes de la crise et pour l’autre, des exclus du système. Ils ne savent pas utiliser le système de santé, ils ne se rendent pas aux rendez-vous et ne s’excusent pas, ignorent prévention et dépistage, mais ils exigent des visites à domicile, vont aux urgences sans vraie raison, veulent des scanners et des techniques de pointe”, regrette M. Thomas Penn, le directeur de l’URPS. 90 % des rendez-manqués ne sont pas excusés. Lorsque le patient prévient, c’est presque tout le temps (88 %), le jour même.
“Imaginez l’état d’esprit d’un ORL par exemple, qui travaille 70 heures par semaine à qui on demande en plus de faire une permanence des soins, confronté à ce genre de comportements. C’est insupportable !” témoigne Thomas Penn.
Interrogés sur les solutions à un problème qui empoisonne la vie du cabinet, et qui est souvent vécue comme une véritable plaie, les médecins répondent majoritairement (51 %), qu’il faut “taper au portefeuille”. Mais comment faire avec un patient en tiers payant ? 28 autres pour cent préconisent d’exclure le malade de la patientèle.
La CPAM du Doubs pour sa part, envisage de mener une campagne d’information auprès des patients par le biais d’un message sur les décomptes de remboursements. Estimant devoir poursuivre sa mission de soutien des confrères et d’aide à l’exercice professionnel, l’URPS va maintenant saisir l’ARS de Franche-Comté, les syndicats médicaux nationaux, les représentants des autres professions de santé et les institutionnels. Mais aussi les hôpitaux publics et les cliniques privées qui, eux aussi, sont impactés par le problème.
Mis à jour samedi 25 à 14 h 43
Vous pouvez iLife l étude complète sur égara.fr
28/05/2013 à 10h55
Pendant que l'on se fait crucifier en place publique, il faudrait que la réponse à ces comportements se fasse en privé bien loins des regards avec un impact négligeable sur l'ensemble des patients et encore plus les patients qui abusent.
28/05/2013 à 11h56
OK les patients CMU qui loupe leur rendez vous c'est un (petit) problème. Mais de la a les rendre responsable de l’augmentation du reste a charge pour les patients faut pas déconner non plus.
1 l’état n'augmente pas le montant de ses remboursement depuis 70.
2 les prélèvement et charges augmente de maniéré constante.
3 total opacité sur la gestion des mutuelles.
Une fois que l'on commencera a parler des ses trois éléphants que les journalistes nous planque habillement sous le tapis, les français seront peut étre pourquoi ils doivent payer plus et pourquoi c'est pas près de changer.
Ils veulent squizer les médecins et dentiste plus ? Ca risque d'étre dure ou alors ils vont chez D.... . Pas de problème tarif très bas mais on va leur faire des implant, mais tarif très bas sur les implants.
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หมอจัดฟัน
28/05/2013 à 12h31
C'est comme les vols dans la grande ditrisbution. Ils sont repercutés au final dans ce qu'aura à payer les autres utilisateurs du systeme.
28/05/2013 à 13h46
il est intéressant de préciser que les 60% de RVM étant causé par les CMU sont en fait causés par 2.94% de la population totale, et précisément 2,41 en Franche-Comté
http://www.irdes.fr/EspaceEnseignement/ChiffresGraphiques/Cadrage/CMU/CMU.htm