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l'erreur de ma vie
13/06/2013 à 13h56
je ne sais pas ce qui se passe en ce moment mais rien ne marche! la dernière c que je me mords les doigts car j'ai taillé une canine vivante pour faire un bridge ayant comme dent pilier 27 et 23 remplaçant 24 25 et petite 26
le patient avait refusé catégoriquement de mettre des implants! maintenant je me rends compte que j'ai fais un mauvais choix! en fait j'ai opté pour cette solution car la canine est "géante au sens vrai du terme et elle est vivante très bien implantée dans l'os, la 27 est bonne aussi mais pas autant que la canine, maintenant après avoir lu et relu plusieurs articles, je suis persuadé que j'aurais pas dû faire ce choix, le bridge n'étant pas encore scellé, j'ai annoncé au patient qu'il doit se pointer ds mon cabinet tous les 6mois pour un sondage des poches pour intercepter la mobilité dentaire(gratos bien sûr) et qu'il doit se préparer psychologiquement à une pap vu que je ne peux pas garantir une durée de vie importante du bridge. c'est la seule solution que j'ai trouvé, vu que j'ai déjà taillé la canine (la 27 était déjà couronnée auparavant et support de bridge qui a duré 20 ans, bridge remplaçant 26 24 en extension et javais extrait la 25)
merci pour vos réponses, j'accepterais avec plaisir vos critiques manintenant que je reconnais que je suis dans l'erreur!
13/06/2013 à 14h15
si ce n'est que cela c'est loin d'être l'erreur de ta vie.
respire tanquillement
13/06/2013 à 14h20
Très dommage d'avoir taillé une dent vivante, si elle n'avait pas de problème particulier, c'est de la mutilation.
Si le patient ne veut pas d'implant, PAP et puis c'est tout.
13/06/2013 à 14h20
colza2 écrivait:
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> si ce n'est que cela c'est loin d'être l'erreur de ta vie.
> respire tanquillement
c'est pas très grave docteur? une amie m'a dit qu'un patient avait porté plainte contre son dentiste pour la même erreur et il a obtenu gain de cause
13/06/2013 à 14h21
Et pourquoi ne pas faire un amovible partielle qui viendrait s'encastrer dans des gouttières tailler dans les couronnes de 13 et 17 ?
vue que les forces occlusal sont transmise a la gencive ça ne stress pas les couronnes.
Pas besoin de plaque palatine, c'est presque comme avoir une solution fixe en bouche.
Techniquement c'est une PAP, mais au niveau du confort et du volume en bouche c'est limite un bridge.
Vue que ce n'est pas encore celer il n'y a qu'a refaire les couronne.
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หมอจัดฟัน
13/06/2013 à 14h28
LA 23 était peut être reconstituée de multiples composites et la couronner était tout à fait justifié.
Si le patient, ne veut ni amovible ni implant, qu'est ce que tu veux lui proposer de mieux?
C'est forcement des situations de compromis. Sans rire qui ne fait pas des couronnes ou des bridges "sauvetages", c'est un peu héroique, mais bon.
En tout cas je ne suis absolument pas choqué. J'aurais fait pareil!
13/06/2013 à 14h40
toutounette écrivait:
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> colza2 écrivait:
> ----------------
> > si ce n'est que cela c'est loin d'être l'erreur de ta vie.
> > respire tanquillement
>
> c'est pas très grave docteur? une amie m'a dit qu'un patient avait porté plainte
> contre son dentiste pour la même erreur et il a obtenu gain de cause
Arrêtes tes conneries : tu as proposé des implants, une PAP, et le patient a refusé.
Plan C = mutiler la canine, avec un pronostic long terme allant de tout pourri (si paro et hygiène nulles), à pas si pire si patient pas trop musclé et bruxeur. Tout dépend du contexte : par exemple : pour un mamie fluette de 75 ans c'est mieux que pour un jeune balèze de 25 ans.
Ce qui importe, c'est le consentement éclairé : il te faut idéalement une consulte avec devis préconisés : implants ou PAP + une consultation à au moins 15j d'intervalle avec un autre devis pour bridge, et à nouveau 15j de réflexion. Idéal, tu notes sur le dossier ET sur le devis signé que c'était le plan Z si tu le sens pas.
Ca c'est pour aider le médico légal : en fait, il suffit que le patient ait pigé et décidé que c'était ça ou rien, malgré tes réticences clairement exprimées.
J'ai tendance à penser que c'est pas pire que ni implants ni stellite : ça bloque un temps (plusieurs années facilement) égressions et migrations, et ménage le côté opposé. En attendant tu rabâches "les implants c'est mieux" et quand ça foire, le patient dit tout seul : "vous me l'aviez dit docteur". C'est un possible sacrifice pour se donner du temps et stabiliser l'ensemble.
Par contre niveau budget, ça me semble une hérésie aussi : la patiente rejetait les implants pour une raison idéologique ? Si c'est ça, alors j'aurais tout fait pour la persuader et lui laisser plus de temps pour réviser son jugement infondé.
EDIT : et oublies les contrôles paro gratis, tu astreins le patient à une surveillance très régulière (noté dans le dossier : revoir dans x mois) et s'il ne le fait pas, tu lui rappelles bien les risques qu'il prenait à faire ce choix. Mais à ses frais, tu fais une consult ou un détartrage ou une pano, ou n'importe quoi...
13/06/2013 à 14h47
Fais signer la reconnaissance par le patient d'avoir recu une information claire et complete des trts possibles et ton engagement à prendre en charge le suivi medical à condition d'un suivi régulier et de passer à une amovible le cas echeant.
De toute façon dans tous les cas l'assurance RC interviendra si besoin et tu n'entendra plus parler du cas.
Les conseils de mario me paraissent tres valables.
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Au pays des fous j'aurais pu être roi, et pourtant j'ai décidé de rester esclave parmi vous!
13/06/2013 à 14h58
Si on réalise un traitement non conforme aux données acquises de la science, autrement dit un traitement "risqué", on en assume entièrement la responsabilité.
Devant les juges, seul le dentiste peut savoir ce qu'il faut faire et ce qu'il ne faut pas faire. Le patient, même avec un consentement éclairé, même avec toutes les explications du monde, peut se retourner contre vous si le traitement échoue.
Si le traitement a de grandes chances d'échouer à moyen terme, il ne faut pas le faire. Il faut parfois savoir dire non.
13/06/2013 à 15h07
G-P écrivait:
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> Si on réalise un traitement non conforme aux données acquises de la science,
> autrement dit un traitement "risqué", on en assume entièrement la
> responsabilité.
>
> Devant les juges, seul le dentiste peut savoir ce qu'il faut faire et ce qu'il
> ne faut pas faire. Le patient, même avec un consentement éclairé, même avec
> toutes les explications du monde, peut se retourner contre vous si le traitement
> échoue.
>
> Si le traitement a de grandes chances d'échouer à moyen terme, il ne faut pas le
> faire. Il faut parfois savoir dire non.
Parfaitement vrais au niveau légal en France. Dans le système anglo saxon si vous faite signé un papier avec une explication détailler des risque vous êtes couvert ( sauf si vous avez fait une connerie), mais ça ne marche pas comme ça en France.
Dans tout les cas c'est vous le soignant et c'est vous qui avez les connaissances pas le patient. Vous ne devez proposer que des options qui tienne la route.
Scortecci nous avait dis qu'il ne faisait plus signé de décharges a ses patients, pas parce qu'il était sur de lui mais parce que légalement en France ça ne sert a rien.
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หมอจัดฟัน
13/06/2013 à 15h17
Le traitement proposé est conforme. Je ne vois pas le problème.
Sans rire, vous ne faites jamais de compromis ?
13/06/2013 à 15h32
Je fais tous les jours des compromis,je fais donc tous les jours l'erreur de ma vie. Puisque tu as tout bien expliqué au patient , ne t'inquiète pas.
Si tu veux angoisser, pense à la très grosse bêtise que tu vas faire demain....
13/06/2013 à 15h49
Franchement, arrêtez de la faire flipper.
Elle a proposé le traitement de choix: refusé par le patient!
les alternatives : bridge, PAP ou abstention. Je ne suis pas sûr qu'une PAP soit moins mutilante qu'un bridge sur le long terme, idem pour l’abstention.
13/06/2013 à 15h54
ben voyons... erreur de ma vie :)
Y a des situations bien plus complexes et dramatiques que tu auras à gérer dans ta vie :)
J'ai deja fait un bridge exactement dans les memes conditions que les tiennes et après presque 10 ans ça n'a pas bougé d'un poil.
L'essentiel à l'avenir de bien présenter chaque option qui s'offre à ton patient et de lui préciser les avantages, les inconvenients , le cout et le pronostic.
Tu t'assures qu'il a bien compris ces éléments la et tu le laisses choisir et il assume. Ton job est d'etre sincere et honnete pas d'assumer la négligence et les choix des patients.
D'autre part dans les options offertes et même si elles existent tu exclues le soptions qui te semblent trop bancales et tordues. Tu n'en parles meme et si par hasard on t'en parle tu dis que tu ne prends pas le risque de faire courir des risques inutiles à tes patients et c'est tout.
13/06/2013 à 16h31
merci à tous pour vos réponses et vos conseils, honnêtement, j'ai pas vraiment expliqué au patient avant la taille de la canine car moi même j'étais persuadée que j'avais fait un bon choix (vu la taille de la canine et l'espace réduit entre les deux dents piliers: 3pm on dirait)avant qu'une amie me dit que c'était un cas risqué, donc pas vraiment de consentement éclairé, j'avais juste averti le patient que le bridge ne tiendra pas aussi longtemps que celui qu'il avait vu qu'il y a seuelemnt deux dents piliers pour 3 dents à remplacer,
après avoir eu la discussion avec ma collègue, je lui ai proposé un sondage de poche tous les 6mois, je l'ai averti qu'il doit se préparer psychologiquement à la pap mais hélas ce jour-là la canine était déjà taillée et je ne peux plus revenir en arrière!
sinon avez-vous une solution pour revenir en arrière? je n'ai pas le courage de dire au patient que j'ai fait le mauvais choix, que j'ai bousillé sa canine qui était intacte: aucune obturation!!!!???
13/06/2013 à 17h16
> sinon avez-vous une solution pour revenir en arrière? je n'ai pas le courage de
> dire au patient que j'ai fait le mauvais choix, que j'ai bousillé sa canine qui
> était intacte: aucune obturation!!!!???
C'est une blague ?
13/06/2013 à 17h26
toutounette écrivait:
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> sinon avez-vous une solution pour revenir en arrière? je n'ai pas le courage de
> dire au patient que j'ai fait le mauvais choix, que j'ai bousillé sa canine qui
> était intacte: aucune obturation!!!!???
Soit tu pose le bridge
Soit tu poses une couronne sur 23 et une sur 27 et tu fais une PAP classique
Soit tu poses une couronne sur 23 et une sur 27 en demandant au prothésiste de te faire une gouttière vertical en distal de 23 et mesial de 27 pour stabiliser une PAP qui viendrait s'y fixer.
La PAP n'étant composer que des dent et d'une selle résine s'appuyant sur la créte.
J'ai vue ça une fois pour remplacer une 46 47 en prenant appuis sur 45. C'était en bouche depuis plusieurs année et la patient était satisfaite.
Mois perso je n'ais jamais réalisée ce type de prothèse mais d'après la description ça parait une bonne indication.
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หมอจัดฟัน
13/06/2013 à 17h31
dors tranquille , tu en verras d'autres
il n'y a pas mort d'homme, ni de femme d'ailleurs
tu as fait un bridge de 23 à 27 et alors, pas de pb , moi aussi j'en fais et ils sont toujours là
tu as fait un choix et tu l'assumes, c'est tout, tu ne t'es pas trompé
elle ne voulait pas d'implant ? pas de pvb alors !!
et qui te certifie que les implants auraient duré plus longtemps que ton bridge ??
alors sois cool et arrete de flipper
13/06/2013 à 17h32
Essaie de ne pas le refaire ;) Ne taille jamais de dents intactes, sauf cas exceptionnels.
Un refus du patient d'un traitement que tu proposes n'est pas suffisant pour justifier de tailler une dent intacte.
T'inquiète pas trop va, y'a 20 ans beaucoup de dentistes faisaient ce genre de chose toute la journée. Les mentalités évoluent, et notre pratique avec.
13/06/2013 à 17h33
J'ai vu dernièrement un bridge complet du haut dont les seuls piliers sont 16 13 23 27...
Il défie les lois de la mécanique depuis 35 ans. A l'époque j'imagine que la consoeur aurait pu avoir les mêmes états d'âme que toi, et pourtant il est toujours là. Moche, certes mais fonctionnel et apportant entièrement satisfaction à la patiente.
Si c'est ça l'erreur de ta vie, tout espoir n'est pas perdu...
13/06/2013 à 17h44
Et si on s'intéressait au patient qu'il y a autour de ces dents.
la définition de la santé par l'OMS: La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité.
La préparation d'une dent saine est-elle plus préjudiciable que l'impact psychologique et social d'une PAP?
13/06/2013 à 17h54
toto48 écrivait:
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> Et si on s'intéressait au patient qu'il y a autour de ces dents.
> la définition de la santé par l'OMS: La santé est un état de complet bien-être
> physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de
> maladie ou d'infirmité.
> La préparation d'une dent saine est-elle plus préjudiciable que l'impact
> psychologique et social d'une PAP?
On peut poser la question autrement : la mutilation définitive d'une dent saine est-elle nécessaire lorsque des alternatives thérapeutiques sont disponibles ?
L'avantage d'une PAP c'est qu'elle n'a rien de définitif, si le patient peut faire des implants dans quelques années, pas de problème.
13/06/2013 à 18h07
>
> L'avantage d'une PAP c'est qu'elle n'a rien de définitif, si le patient peut
> faire des implants dans quelques années, pas de problème.
Dans la mesure où les crochets de l'appareil n'ont pas provoqué de mobilité des dents support et/ ou de caries, auquel cas on ne se trouve pas tout a fait dans la situation d'origine.