Cookie Consent byPrivacyPolicies.comLes champions de la transparence - Eugenol

Les champions de la transparence

Q42955962076 4064 lcuc3e - Eugenol
dentino

09/09/2013 à 11h47

Comme nos grands amis de Santéclair se targuent d'être les champions de la transparence, je les prend au mot et vais voir sur ce site:

ww.societe.com/societe/santeclair-428704977.html

Cette entreprise de droit privé a fait un joli CA de 13579400 euros en 2012 pour un résultat d'exploitation de 117800 euros, entre autres.
Jusque-là, rien que de très banal.
Elle compte 180 salariés. Le coût du travail représenterait 66,76% du CA.

En revanche, on ne voit sur ce site, ni sur leur site à eux (santeclair.fr)
- Aucune indication sur leurs tarifications: Par exemple, par moyen de savoir combien leur ont versé leurs partenaires (Allianz, MMA, MGP, IPECA etc.) pour faire appel à leur service, ni sur quels critères sont fixés les tarifs.
Or, quand on demande à voir et contrôler les tarifs des autres, la moindre des choses est d'être totalement transparent soi-même...
Des recherches plus poussées indiqueraient (conditionnel) que Santéclair se ferait rémunérer à hauteur d'un prélèvement de 2% sur les cotisations santé des assurés des mutuelles partenaires... La question est du coup de savoir si les cotisant desdites complémentaires a) le savent b) ont la possibilité de décliner ce "service" s'ils ne sont pas intéressés, car cela risquerait de passer pour de la vente forcée... Les banques se sont fait épingler pour moins que ça avec ce genre de "services cachés"... Bref, on est en droit d'exiger la transparence totale sur ce point.
- Aucun moyen de connaître les rémunérations des dirigeants, bonus inclus, dont ceux Mme BINST, entre autres. Quand on met en place publique les revenus des praticiens pour tenter de faire pression sur les prix, il faut être soi-même exemplaire et transparent! De plus, il est intéressant de comparer le plus haut salaire de l'entreprise à son plus bas salaire juste pour savoir si celle-ci fait preuve d'une certaine "éthique" sociale... Là encore, on doit être exemplaire lorsqu'on brandit la "morale" (sic) à tout bout de champ... Ceci dit, en passant, ce serait bien de s'assurer que leur plate-forme téléphonique se trouve bien en France, à Boulogne, et non pas au Maroc ou au Sénégal...
Bref, la aussi la transparence s'impose: Santéclair pourra-t-elle s'imposer à elle-même ce qu'elle impose aux autres???


Q42955962076 4064 lcuc3e - Eugenol
dentino

13/09/2013 à 14h07

Episode 2:

Santéclair, comme chacun le sait, est une entreprise privée qui travaille avec les complémentaires mais offre toute une gamme de services à leurs adhérents.

Les adhérents desdites complémentaires bénéficient effectivement de ces services - notamment l'analyse des devis et la réorientation vers le réseau de praticiens partenaires - qu'en optant à certaines gammes de contrats spécifiques: Vivazen chez MAAF, Composio chez Allianz etc. Ces contrats ne se contentent pas seulement de couvrir leurs souscripteurs pour leurs dépenses de santé mais constituent un package incluant plusieurs services, dont Santéclair.
Comme chacun le sait, les services de Santéclair ne sont pas gratuits, en atteste leur CA de 13579400 euros en 2013 (en nette progression par rapport à 2012). Comme ils ne concernent que certains adhérents des complémentaires partenaires, il est logique de penser que seuls ceux-ci paient effectivement ce service, par le biais de leurs cotisations... (% ???)
Là où le bât blesse, c'est qu'il n'y a aucun moyen pour l'adhérent, pardon, le "consommateur de santé éclairé" (dixit Mme Binst) de savoir la part que représente le service Santéclair, prestataire extérieur, sur le montant de ses cotisations santé: aucun pourcentage, aucun montant fixe...
Il y a un deuxième problème pour le cotisant- consommateur: est-il seulement en mesure de décliner ce service s'il n'en éprouve pas le besoin ou ne peut en bénéficier? Cette problématique devient particulièrement aigue si, comme l'attestent les conditions générales https://www.maaf.fr/assurances/fr/P_57515/services-santeclair,
l'adhérent d'un contrat Vivazen MAAF résidant dans les DOM-TOM ou expatrié est obligé de payer un service (l'accès au réseau) dont il ne peut matériellement bénéficier, puisque selon les conditions, l'accès est réservé uniquement aux bénéficiaires résidant en France Métropolitaine? Cotise-t-il actuellement à son insu à un service du coup inopérant? Comment le vérifier?
D'un autre côté, revenons au cotisant Vivazen MAAF (ou Composio Allianz) n'ayant pas spécialement besoin des services de Santéclair: a-t-il le droit de demander à sa complémentaires de décliner ce service pour renégocier ses cotisations à la baisse? Si ce n'est pas le cas, comment les complémentaires pourraient alors prétendre que "celles-ci couvrent leurs adhérents au plus près de leurs besoins" comme l'attestent leurs nombreuses publicités? Celles-ci deviendraient-elles du coup mensongères?

Bref, en quittant nos blouses de dentistes pour revêtir les habits de "consommateurs éclairés" (et chiants!), on découvre toute une gamme d'autres problématiques...
En fait, c'est la justification même du montant des cotisations santé proposé par les complémentaires qui est floue, car le "consommateur de santé" ne sait pas quelle part il paie pour sa couverture santé effective, ni quelle part pour tous les services annexes qu'il devrait pouvoir choisir à loisir au plus près de ses propres besoins...

"On" (les complémentaires) nous fait ch.r pour faire figurer sur nos devis le "prix d'achat" détaillé des prothèses dentaires, et l'"on" n'est même pas fichu de faire figurer sur les devis de contrats santé les prix détaillés des différents petits services annexes parfois obligatoires ("on" dit qu'ils sont "inclus")
Exigeons la transparence pour tous!
Pas de "prix d'achat" sans le détail complet des coûts des prestations en face!
La question du jour à Mme Binst: en tant que "consommateur éclairé de santé", je veux savoir combien coûte Santéclair sur ma facture santé!


colza2

13/09/2013 à 15h01

alors dentino, bravo, bravo, bravo et bravo

que chacun suive ton exemple

bravo


Q42955962076 4064 lcuc3e - Eugenol
dentino

16/09/2013 à 15h32

Episode 3:

Les 40000 chirurgiens-dentistes, qu'ils soient libéraux ou salariés, sont tous en concurrence les uns par rapport aux autres, même si les dispositions du Code de Déontologie encadrent strictement cette concurrence.
Différents décrets inscrits au Code de la Santé Publique les obligent à une transparence tarifaire totale (affichage des honoraires en salle d'attente et sur le site ameli.fr, devis écrit pour tous les actes non pris en charge par la Sécurité Sociale etc.) ainsi qu'à des standards de qualité (fiche de traçabilité des prothèses, normes réglementaires
imposées aux structures de soins, obligation de formation continue etc.).
Il n'y a évidemment aucune entente tarifaire entre les 40000 dentistes, ce qui implique que les tarifs sont appliqués avec "tact et mesure" et ce de manière totalement indépendante, ceci afin de ne pas fausser les règles de la concurrence.
Le patient - pardon, le "consommateur de soins éclairés" - peut librement aller chez tel ou tel praticien, se renseigner sur le prix de son traitement et bien sûr faire jouer la concurrence pour payer celui-ci au prix qu'il estime le plus juste...
Souvent, le "consommateur de soins" a souscrit une complémentaire pour rendre supportable le coût de ses soins. Et certaines complémentaires font appel à un prestataire extérieur payant nommé Santéclair...

Santéclair, comme chacun le sait, a constitué un réseau fermé de 2800 praticiens partenaires qui, moyennant une ENTENTE tarifaire avec la société en question, espèrent en retour jouir d'un flux supplémentaire de "clients" adressés par celle-ci. Les critères de cette "réorientation" étant évidemment le prix (-20% sur les tarifs dits du "marché) et
différents petits services annexes(tiers-payant, garantie décennale etc.).
Bien sûr, les patients souscripteurs de contrats spécifiques incluant Santéclair dans leurs services sont fortement incités par leurs complémentaires respectives à se tourner vers ce réseau:

http://www.mnpaf.fr/espace-adherent/santeclair
https://www.maaf.fr/assurances/fr/P_57515/services-santeclair
https://www.allianz.fr/assurances-particuliers/allianz-moi/nos-services-pour-mieux-choisir/reseaux-de-partenaires-pour-ma-sante/conseils-et-partenaires-sante.html
etc.

Ce qui signifie que les 2800 praticiens signataires bénéficient bien, de manière indirecte, de la "force de communication" des complémentaires...
Mais là où le bât blesse pour le "consommateur de soins éclairé", c'est qu'en face, le praticien non-signataire, du fait de l'interdiction de publicité que lui impose le Code de Déontologie, n'a aucun moyen de faire valoir AU GRAND PUBLIC (donc à l'ensemble des consommateurs) ses propres
atouts à lui (alors que les réclames bénéficiant aux praticiens du réseau sont tout à fait accessibles dans tous les médias).
Du coup, le choix du "consommateur de santé" est tronqué, puisqu'il n'est pas à même d'apprécier les atouts de l'ensemble des acteurs du marché (les concurrents), du moins pas dans les mêmes conditions (il doit aller chercher lui-même les informations chez un protagoniste tandis que pour l'autre, ces sont les infos qui viennent à lui). Et comme il ne peut collecter ces informations avec la même facilité pour choisir son praticien de manière éclairée, nous ne sommes plus dans un contexte de concurrence loyale. Qu'en pense donc l'Autorité de la Concurrence?
Que penserait-elle aussi si par exemple un consommateur était sollicité par des réclames vantant les mérites de Pepsi Cola alors que son concurrent direct Coca Cola serait lui-même interdit de publicité?
Il faut bien rappeler que nous ne sommes pas dans un contexte de petit indépendant vs grosse structure, comme un primeur face à la grande distribution car même si les moyens ne sont sensiblement pas les mêmes, le primeur peut quand même faire de la réclame, à hauteur de ses moyens, pour faire face à son gros concurrent. Dans le contexte spécifique du dentaire, le praticien indépendant est interdit de réclame face à ses "confrères" des réseaux, quand bien même ceux-ci n'en bénéficient qu'indirectement. Ceci est du non pas aux spécificité de la profession en elle-même mais de l'acte médical dont les soins dentaires en font partie (je développerai plus tard cet aspect)

Les chirurgiens-dentistes ne sont pas contre la notion de concurrence, elle existe déjà dans les faits, ils sont en revanche contre la concurrence DELOYALE. Dans un marché, les mêmes règles doivent s'appliquer à tous, sinon c'est le "consommateur" qui en sera au final le grand perdant (on peut prendre exemple sur le marché du tabac, les réclames y sont interdites aussi. Que l'un des concurrents essaie de s'affranchir même de manière détournée de cette règle et on verra ce qu'il va prendre...)

L'idéal serait d'empêcher les complémentaires, via l'Autorité de la Concurrence, de promouvoir les praticiens signataires de leur réseau, ceci pour garantir une concurrence saine et loyale entre tous les praticiens. Si un patient veut effectivement bénéficier des tarifs et services Santéclair, il fait alors comme pour tous les praticiens: il prend son téléphone et lui demande s'il est affilié ou non. Si c'est oui, il prend rdv, sinon il passe au suivant. C'est bien ce qui se passe quand le patient demande si le praticien "pose des implants", "fait de l'ortho", "extrait les dents de sagesse"... en fait tout ce qui n'est pas mentionnable sur sa plaque. Pourquoi en serait-il différent lorsqu'il s'agit d'une éventuelle affiliation à un réseau?
Si on ne peut interdire l'existence du réseau, essayons au moins de faire interdire sa promotion!


Q42955962076 4064 lcuc3e - Eugenol
dentino

21/09/2013 à 12h08

Episode 4:

Santéclair, fort de son réseau de 2800 dentistes signataires, propose aux titulaires de certains contrats des mutuelles partenaires d'avoir accès à des prestations "négociées" (-20% par rapport aux "prix du marché", région par région d'après un de leurs partenaires https://www.mutuellemgc.fr/pratique-reseau-dentaire-mgc-santeclair).
En clair, ces clients sont "mis en relation" avec lesdits praticiens selon les modalités suivantes:
- l'adhérent soumet le devis fait par son praticien à sa complémentaire, laquelle transmet celui-ci à Santéclair (par exemple par le biais du service "Deviclair" de la MAAF)
- Santéclair émet un avis sur les tarifs affichés sur le devis (par rapport par une moyenne issue d'une base de données CONFIDENTIELLE recensant les tarifs pratiqués par tous les praticiens dans une région donnée, selon les devis recueillis. En gros, personne à par eux ne connaît la valeur de cette "moyenne" pour un acte donné...)
- Si ceux-ci sont plus élevés que la "moyenne constatée" (que seul Santéclair connaît, faut-il le rappeler), la complémentaire propose alors au patient de se tourner vers des praticiens "moins chers"
- Le patient demande alors de lui-même (en théorie) les coordonnées de 3 praticiens agréés Santéclair les plus proches de chez lui, étant convenu que la liste des desdits praticiens est supposée rester confidentielle.

Cette "réorientation" des patients, que beaucoup assimilent à un "détournement de patientèle", soulève en réalité d'autres problématiques tout à fait indépendantes du Code de Déontologie: l'adhérent est supposé être "réorienté" vers les praticiens Santéclair selon les seuls critères de prix (-20%), c'est la raison d'être même du réseau. Or, rien n'indique que ce soit effectivement le cas, ou plutôt, on ne dispose pour le moment d'aucun moyen tangible pour le vérifier...
Pour être clair, on peut émettre l'hypothèse, purement théorique, qu'un praticien voit ses patients "réorientés" non pas parce qu'il pratique des tarifs plus élevés que la moyenne de ses confrères mais parce qu'il est Noir, musulman, appartient à tel ou tel syndicat, a tenu des propos désagréables sur la société ou toutes autres raisons qui n'ont strictement rien à voir avec les tarifs qu'il pratique...
Ca ne devrait pas être normalement le cas, mais faute de traçabilité sur cette pratique ô combien litigieuse, personne, à commencer par les comités de surveillance internes de Santéclair, n'est en mesure de détecter ou contrer une éventuelle dérive (qui mettrait gravement en cause la crédibilité de la société, soit dit en passant...)
Autant "réorienter" un adhérent sur la base des tarifs constatés sur son devis pourrait être considéré par certains comme "concurrentielle" (et donc, dans son intérêt), autant le faire sur une autre base ne l'est clairement pas voire peut même être passible de sanctions pénales... C'est lui délivrer une information fausse.
Comment faire alors pour que cette pratique de "réorientation" soit mieux encadrée: l'enregistrement et l'archivage des mails et conversations téléphoniques sont une solution à retenir mais leur exploitation demeurerait très fastidieuse...
Il existe en fait un autre outil simple: l'enregistrement dans une base de données de tous les praticiens dont les patients ont été "réorientés" avec leurs tarifs pratiqués et relevés sur les devis, comparés à la "moyenne" établie en index. Cette liste serait évidemment consultable par tout praticien par le biais de la CNIL, et logiquement ne devraient y figurer que ceux qui pratiquent des tarifs plus élevés que la moyenne. Si ce n'est pas le cas, si les tarifs affichés se situent dans la moyenne indiquée ou en dessous, c'est qu'il y a un problème... (certains parlaient de "critères objectivables", hé bien c'est le cas!)
Après tout, Santéclair dispose bien d'une base de donnée en aval qui recense tous les tiers-payants complémentaires dispensés aux praticiens de leur réseau (ceux reçoivent même tous les ans un courrier en ce sens). Il suffit juste qu'ils constituent une autre base de données en amont pour que la transparence soit complète...

Quelque part, cette obligation de traçabilité est similaire à celle imposée aux chirurgiens-dentistes pour la stérilisation ou la prothèse. On aimerait que ceux qui prétendent moraliser notre pratique se dotent d'outils similaires, ou plutôt, que l'Autorité de la Concurrence, dans le rôle préventif qui est aussi le sien, les y incite fortement... Tout ceci dans le seul intérêt du "consommateur", bien sûr, qui a le droit de disposer d'une information fiable et surtout vérifiable...
"Mon dentiste est trop cher? Ah bon? Comment ça?"


Q42955962076 4064 lcuc3e - Eugenol
dentino

25/09/2013 à 11h30

Episode 5:

Santéclair, outre ses prix compétitifs, aime souligner la "qualité et la "bonne pratique" de ses partenaires... par rapport à ses concurrent libéraux, cela va sans dire.

Cependant, quand on cherche à en savoir plus sur cette notion de "qualité", on ne trouve pratiquement aucune information, aucun référentiel... rien qui ne permette au patient, pardon, au "consommateur de santé" de savoir en quoi un dentiste labellisé "Santéclair" est un "bon" dentiste...

Il nous faut donc retourner sur ce forum, mettre la main sur un vieux document:

http://www.eugenol.com/sujets/386686-santeclair-m-a-tue?page=1
un exemplaire (ancien) du fameux contrat de partenariat.

pour essayer d'en savoir plus sur ce fameux "engagement qualité"...

On y trouve les points essentiels suivants...

- Respect du Code de Déontologie et de la Santé Publique
- Respect de la traçabilité sur les prothèses
- Contrôle par les "dentistes consultants"
- surtout, tarification des prothèses en fonction de leur "prix d'achat" (gammes "intermédiaire" ou "standard")

... sur lesquels on peut porter plusieurs commentaires:
- le respect du Code de Déontologie et de la Santé Publique est une obligation pour TOUS les chirurgiens-dentistes, pas seulement ceux de Santéclair, et le contrôle de leur application relève strictement du Conseil de l'Ordre. Santéclair n'est pas habilitée à sanctionner d'elle même tout manquement à ce code, seulement en fonction des décisions des juridictions ordinales.
- idem pour l'obligation de traçabilité, applicable à TOUS les praticiens, relevant de la compétence exclusive de plusieurs organismes dont la DGCCRF. Mais on verra ci-après pourquoi Santéclait tient tant à faire passer la "normalité" pour de la "qualité"...
- les "dentistes consultants" ne sont techniquement pas des chirurgiens-dentistes mais des cadres supérieurs d'entreprise disposant d'un background en chirurgie dentaire (en principe, ils n'ont pas accès aux dossiers médicaux des patients). Ils sont chargés de surveiller les "bonnes pratiques" des signataires. Encore faudrait-il qu'ils en aient les moyens à défaut de la légitimité... A 6 dentistes-consultants chez Santéclair, il leur faut "surveiller" 2800 ex-confrères, encadrer 120 conseillers-santé et marchander avec plus de 35000 non-signataires... Tout bonnement irréalisable, ce qui fait que le contrôle des "bonnes pratiques" par Santéclair est condamné à rester un voeu pieux et surtout très virtuel...
- Les tarifications des prothèses en fonction des prix d'achat est de loin le point le plus intéressant: celles-ci sont référencée en deux catégories, "intermédiaires" et "standards", ce qui amène à penser que Santéclair juge de la qualité intrinsèque d'une prothèse uniquement à l'aune du prix facturé par le prothésiste. Donc, plus une prothèse est facturée cher, meilleure est sa qualité. A contrario, moins elle est facturée cher, moins bonne est sa qualité...et par conséquent, suivant exactement le même raisonnement, moins le praticien qui pose cette prothèse prend cher (comme le praticien Santéclair à -20%)... moins il est bon! CQFD.

Le réseau mis en place par Santéclair est bel et bien un réseau LOW COST. Malheureusement pour eux, dans l'esprit des consommateurs, "low cost" restera toujours lié au "low quality", et ce ne sont pas les provocations médiatiques répétées de Michael O'Leary, patron de Ryanair et "pape" du low cost, qui vont arranger les choses.
"L'engagement qualité" est avant tout une opération de communication destinée à effacer ce stigmate, car les modalités de contrôle de bonnes pratiques par la société sont impossibles à mettre en oeuvre. Le consommateur avisé sait que la qualité a un prix, et qu'à une offre low cost correspond toujours soit un produit low cost, soit un praticien low cost... Il n'y a pas de miracle en économie.
Et comme Santéclair fait tout son possible pour qu'aucune prothèse low cost, surtout chinoise, ne soit posée en son nom dans la bouche des patients (bonjour la réputation!), ne reste plus que le praticien low cost. Là non plus, pas de miracle: à un praticien low cost doit correspondre soit une pratique low cost, soit une déontologie low cost...


colza2

25/09/2013 à 12h08

merci et bravo


Capture d  cran 2015 03 12 12.28 - Eugenol
chicot29

25/09/2013 à 12h32

Bravo ! et que dire de la relation de confiance patient-praticien dans un tel réseau ? On ne soigne plus Mr dupont mais "un" santé clair".


Ylfwcw979cz1jnx9gfqeaxndiuzk - Eugenol
Algi

25/09/2013 à 13h24

20 ans que je me bats, à priori en vain, contre ces pratiques. Que de temps et d'energie perdus!

Signons tout tout de suite et TOUS comme ça plus de concurrence deloyale.

Santéclair reseau fermé, donc on peut pas TOUS signer, là ça coince... mais est-ce bien légal?

Ensuite.... on a signé... la mort dans l'âme mais avec cynisme. On nous bloque la CCM à 600€? Voire 700 avec la provisoire. Quid des coiffes zircone? Quid des actes hn avant pendant et après, provisoire (si pas prévu), mise en condition tissulaire, essayages, prise de teinte, controle/réglage post pose qu'habituellement, comme des cons on englobe dans l'acte côté/facturé global???

Voilà un beau reservoir qui permet de respecter les plafonds tout en continuant à gagner sa vie.
Soyons plus fins qu'eux à défaut d'être plus forts.

Sinon bravo pour le fil, ufc que choisir ferait mieux de regarder de ce côté plutôt que de critiquer sans avoir vérifié la raison des dépassements d'honoraires pratiqués sur des actes non réévalués depuis 25ans.

Ma définition du cynisme: combattre ce qui peut l'être, accepter ce que je ne peux combattre et surtout avoir l'intelligence de savoir faire la difference entre les deux.

--
« Sainte Catherine, aide-moi. Ne me laisse pas mourir célibataire. Un mari, sainte Catherine, un bon, sainte Catherine ; mais plutôt un que pas du tout ».


Tumblr nbpd8ntwip1rsb3deo1 1280 hyinig - Eugenol
Enki

25/09/2013 à 14h00

" ufc que choisir ferait mieux de regarder de ce côté plutôt que de critiquer sans avoir vérifié la raison des dépassements d'honoraires pratiqués sur des actes non réévalués depuis 25ans."

UFC Que choisir/Santéclair.....C'est cul et chemise. Rien à attendre de Que Choisir qui est devenu un organe de l’oppression.

Que choisir fait un "article" sur l'optique ou l'audio-prothèse et le jour même la ministre réagit....

Que choisir...je le garde pour la caisse du chat si j'ai déjà utiliser Le Monde pour nettoyer la grille du bbq.

http://www.santeclair.fr/blog/tag/ufc-que-choisir/


Q42955962076 4064 lcuc3e - Eugenol
dentino

25/09/2013 à 14h11

Oui, il y a de très fortes connivences entre Santéclair et les associations de consommateurs...
J'avais prévu d'en faire le sujet de l'épisode 7 mais il y a encore beaucoup à creuser de ce côté-là...


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Enki

25/09/2013 à 14h40

http://www.atlantico.fr/pepites/depassements-honoraires-ufc-que-choisir-denonce-nouvelle-hausse-851835.html


Ylfwcw979cz1jnx9gfqeaxndiuzk - Eugenol
Algi

25/09/2013 à 14h45


Faut quand même être beau joueurs: il est normal que ufc que choisir, 60 millions de consommateurs et autres assos fassent leur job et essaient de reduire la facture des ménages.

Ce qui l'est moins c'est qu'ils négligent la qualité au detriment du seul coût.
Je serais curieux de savoir ce qu'ils pensent des pratiques de la grande distribution qui propose des légumes bio pas chers produits en italie par des travailleurs clandestins traités comme des esclaves.

Ou des normes apposées sur les materiaux et protheses made in china.... les normes sont citées, sont "CE", certes, mais certaines concernent les poids lourds ou les frigos, aucunement le medical voire l'alimentaire, et personne ne vérifie, à mourir de rire si ce n'était si grave...

Les bas coût à tout prix sans tenir compte de la qualité et de l'éthique, y'a que ça qui compte!

Autre chose qui n'est pas normal c'est que ni les pouvoirs publics, responsables judiciairement du bien être des français, ni l'ordre ni nos syndicats ne fassent leur job, nous laissant seuls face aux financiers voyous.

« Sainte Catherine, aide-moi. Ne me laisse pas mourir célibataire. Un mari, sainte Catherine, un bon, sainte Catherine ; mais plutôt un que pas du tout ».


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Enki

25/09/2013 à 15h00

"Faut quand même être beau joueurs: il est normal que ufc que choisir, 60 millions de consommateurs et autres assos fassent leur job et essaient de reduire la facture des ménages."

Si les règles sont respectées et que le jeu est honete, je n'ai aucun problème à en respecter les règles et même à perdre la partie.

La méthode est maintenant rodée :

1- Que choisir fait un "article"

2- Le ministre réagi "on va réguler..."

3- Les assureurs (Santéclair en tête) "proposent des solutions. Toujours les même solutions d'ailleurs : tordre le cou de ses salauds de médecins, opticiens, dentistes...et récupérer le marché.


Exemple :

http://www.atlantico.fr/decryptage/interview-guillaume-sarkozy-%E2%80%93-malakoff-mederic-avons-moyens-faire-baisser-prix-lunettes-845888.html


Mug2dm79f9axozneagomtszjwylf - Eugenol
Piccalilly

25/09/2013 à 23h50

Bravo bravo! Quel travail!

Comment faire pour communiquer là-dessus et nous défendre?


Q42955962076 4064 lcuc3e - Eugenol
dentino

26/09/2013 à 00h06

Les formules les plus simples sont les meilleures: Santeclair = low cost
Les "consommateurs" aviseront, faut pas les prendre pour des cons en leur faisant miroiter du foie gras au prix des merguez...


colza2

18/10/2013 à 12h08

les interrogations d'un osteopathe puisque santeclair vient de se lancer dans le domaine

http://www.osteopathie-france.net/accueil-pro/1900-lettre-santeclair


Avatar2 u3u8yh - Eugenol
riccyman

18/10/2013 à 12h16

j'aime bien l'avant dernière phrase où elle leur demande de communiquer leur revenu annuel ^^


Capture d  cran 2015 03 12 12.28 - Eugenol
chicot29

18/10/2013 à 15h01

J'aime bien aussi la consultation à 42 euros qui " conduit compte tenu des investissements réalisés à une faillite certaine des jeunes professionnels".
la solution est d'expédier "le santéclair" (ben oui, il n'y a plusqu'une relation commerciale avec un patient devenu client) 2 fois plus vite que le patient lambda.


colza2

18/10/2013 à 23h25

un vieil article de 2009, toujours d'actualité où l'on découvre le responsable du secteur dentaire chez santéclair...
ainsi que l'émergence de la garantie de 10 ans dont mma fait la pub.

http://www.argusdelassurance.com/social/la-polyvalence-a-pleines-dents.34934


Blue eye thumb medium dx1i0w - Eugenol
bill

19/10/2013 à 01h15

Bravo et merci à dentino pour toutes ces explications.

Pour moi la synthèse qui sera donnée aux patients quand ils viendront me gonfler avec ça :

santéclair = réseau low cost pour le patient mais chiffre d'affaire de 13579400 euros en 2012

Salaire de la directrice redresseur de torts = secret absolu mais sûrement bien plus que le méchant dentiste moyen

Ca fait son chemin quand on fait concis... :-)

Je ne sais pas si vous avez vu le sujet au jt ce soir : des communes commencent à négocier des contrats de groupe avec les mutuelles.

La responsable disait clairement : marre de ces mutuelles qui coutent excessivement cher et ne remboursent presque rien ou avec des plafonds ridicules.

Faut pas désespérer de renverser la tendance...


Bbpanda vyfmu4 - Eugenol
kung fu panda

19/10/2013 à 08h39

bill écrivait:
--------------
> Bravo et merci à dentino pour toutes ces explications.
>
> Pour moi la synthèse qui sera donnée aux patients quand ils viendront me gonfler
> avec ça :
>
> santéclair = réseau low cost pour le patient mais chiffre d'affaire de 13579400
> euros en 2012
>
> Salaire de la directrice redresseur de torts = secret absolu mais sûrement bien
> plus que le méchant dentiste moyen

C'est clair et concis, ce sera repris, relayé, répété jusqu'à que ça fasse son chemin dans la tête de nos patients ;-)

Merci dentino


dentalproject

19/10/2013 à 10h39

colza2 écrivait:
----------------
> un vieil article de 2009, toujours d'actualité où l'on découvre le responssable
> du secteur dentaire chez santéclair...
>
> http://www.argusdelassurance.com/social/la-polyvalence-a-pleines-dents.34934

C'est ce gentil monsieur que l'on voit dans un reportage disant qu'un devis avec plusieurs couronnes était suspect, ce fameux reportage passé sur tf1 à 18h un dimanche avant le drame marseillais.


colza2

27/11/2013 à 13h58

un mois plus tard ..........
ce sujet est d'actualité :-))


Michel4 ve7g1x - Eugenol
chabit

27/11/2013 à 16h01

chicot29 écrivait:
------------------
> Bravo ! et que dire de la relation de confiance patient-praticien dans un tel
> réseau ? On ne soigne plus Mr dupont mais "un" santé clair".

Ca fait déjà un moment que je ne soigne plus Mme MARTIN mais une CMU !!!!
J'ai aussi des MGEN mais moins que des MFP. Je te rassure, j'ai quand même aussi des patients.


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