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Des médecins épuisés face à des patients déçus
13/09/2013 à 18h20
Des médecins épuisés face à des patients déçus
Mots clés : médecins, burn-out
Par figaro iconlefigaro.fr - le 13/09/2013
Interrogés sur les causes de leur fatigue professionnelle, les praticiens ne citent plus seulement la surchage de travail et de paperasse mais également les attentes de leur patientèle.
La sonnette d'alarme est régulièrement tirée concernant l'épuisement professionnel des médecins français. Jusqu'à présent, les motifs avancés portaient davantage sur la charge horaire de travail ou la part croissante de l'administratif dans leur emploi du temps. Mais un sondage de l'institut BVA pour l'association «Paroles de professionnels» font surgir un facteur rarement mentionné: le comportement des patients.
Selon les enquêtes, réalisées en 2012 et 2013 auprès de 120 médecins généralistes de la région Champagne-Ardenne et d'un groupe de 29 patients, le comportement des personnes venant consulter arrive juste derrière la charge de travail parmi les sources d'épuisement des praticiens. Ces deux facteurs comptent respectivement pour 41% et 46% du total. Les contraintes administratives, un motif récurrent de plainte des professionnels de santé, prennent la troisième position (citées par 31% des généralistes interrogés).
Ponctualité et disponibilité
Il ressort de l'enquête que 98% des médecins considèrent l'écoute comme «un élément déterminant de leur relation avec les patients». Mais ces derniers font entendre leur mécontentement. Les motifs d'insatisfaction invoqués le plus souvent sont l'attente avant le rendez-vous, la brièveté des consultations souvent entrecoupées d'appels téléphoniques, le sentiment d'être mis à distance, les erreurs de diagnostic.
Ce qui conduit les médecins à décrire, en face, un patient 2013 «exigeant sur le traitement et les horaires», «anxieux, hypocondriaque ou insatisfait chronique» et posant «plein de questions». Pour autant, le questionnaire montre que les médecins pensent encore pouvoir satisfaire leurs interlocuteurs.
Selon l'association «Paroles de professionnels», c'est cette «distorsion» entre les attentes des uns et la disponibilité des autres des autres qui serait un motif de stress important. Un élément à ne pas négliger, quand on sait que les médecins se suicident deux fois plus fréquemment que la population générale.
Pour venir en aide aux praticiens, l'association invite à inclure dans le cursus médical des cours sur l'écoute dans la relation médecin-patient.
14/09/2013 à 08h47
azerty écrivait:
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> Pour venir en aide aux praticiens, l'association invite à inclure dans le cursus
> médical des cours sur l'écoute dans la relation médecin-patient.
sacrés français
C'est comme dans l'équipe d'avirons de l'école polytechnique qui perdait tout le temps ses matchs.
Un audit soigneux par les meilleurs experts a fini par en révéler la cause. C'est la faute du rameur, stagiaire, à qui il faut faire des formations supplémentaires pour être plus à l'écoute des chefs de service embarqués.
14/09/2013 à 12h42
azerty écrivait:
----------------
>
> Ce qui conduit les médecins à décrire, en face, un patient 2013 «exigeant sur le
> traitement et les horaires», «anxieux, hypocondriaque ou insatisfait chronique»
> et posant «plein de questions». Pour autant, le questionnaire montre que les
> médecins pensent encore pouvoir satisfaire leurs interlocuteurs.
>
C'est un comportement de consommateur, comportement que Mme Binst et Santéclair, entre autres, exaltent à longueur d'interviews.
Qui en est le gagnant? Certainement pas le praticien, qui s'épuise. Certainement pas le patient, qui est du coup moins bien pris en charge par un praticien épuisé. Certainement pas l'Etat, qui doit assumer les problèmes de santé publique ainsi créés. Alors qui?
16/09/2013 à 19h08
à propos des médecins épuisés :
http://www.nicoledelepine.fr/nicoledelepine-suicide-des-medecins-silence-mediatique-sur-un-massacre-programme-du-systeme-de-sante-231.html#.Ujcc5D-ofWE