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Qui se cache derrière l'article de 60 millions?
26/11/2013 à 20h56
ameli écrivait:
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> Nous, pendant ce temps, on chicane, on discutaille.
> C'est de l'inconscience.
L'inconscience est de ne pas quitter le navire de la dentisterie libérale qui coule à pic.
Tu as eu le nez creux en embarquant dans le canot de sauvetage de la glande étatique.
Je vais faire la même chose que toi; je me demande si j'aurai l'audace de donner de leçons sur nonol une fois à l'abri...
26/11/2013 à 21h36
Non Björn résiste ne passe pas du côté obscur de la force, Ameli n'est pas ton père!
27/11/2013 à 08h43
Cet article étant, nous sommes tous d'accord, un ramassis de conneries, un syndicat ayant les moyens et qui se bat bec et ongles contre Santéclair ne pourrait-il pas envisager un procès en diffamation? Ou alors le conseil de l'ordre, en réduisant un peu la note de téléphone?
27/11/2013 à 09h50
King of PAP écrivait:
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> Cet article étant, nous sommes tous d'accord, un ramassis de conneries, un
> syndicat ayant les moyens et qui se bat bec et ongles contre Santéclair ne
> pourrait-il pas envisager un procès en diffamation? Ou alors le conseil de
> l'ordre, en réduisant un peu la note de téléphone?
La prescription dans le cadre de diffamation par voie de presse est de 3 mois (sur internet c'est globalement identique meme si elle pourrait être augmenté)
Le probleme est que l'on est plus dans la controverse scientifique que dans de la diffamation et que sachant la sortie du bouzin, on a oublié d'envoyer un contre dossier de presse.
Un droit de reponse serait interessant si il avait été ecris au meme moment. Un droit de reponse dans un mois aura aucun impact.
27/11/2013 à 10h02
une attaque en diffamation contre santéclair n'a pas d'intêrét (autres que légales...mais aucun impact sur les patients).
Jouons le même jeu que santéclair : attaque frontale via médias.
27/11/2013 à 10h16
King of PAP écrivait:
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> Cet article étant, nous sommes tous d'accord, un ramassis de conneries, un
C'est vrai que si on l'analyse, c'est vraiment une coquille vide. Le reste a charge est élevé : normal, la Secu délaisse notre secteur, nous n'en sommes pas responsables quand meme. Dépassements sur les soins : ça concerne quelques dizaines de cabinets parisiens. Les dentistes font trop d'inlays-core par rapport au sc33 qui serait aussi bien : les rédacteurs de cet article n'ont aucune compétence pour juger des choix thérapeutiques. Il y a eu un raz-de-marée médiatique alors qu'à la base, cet article c'est vraiment du vent. Mais ils ont bien choisi des termes choc, accrocheurs : "dérives inacceptables", "abus" ...
27/11/2013 à 10h29
On devrait applaudir des 2 mains ces quelques dizaines de confrères parisiens qui osent résister à ce système de merde en dépassant sur les soins dans le but de rendre possible une dentisterie plus conservatrice plutôt que de passer au taille crayon toute dent où y a du rose dedans.
On devrait tous faire pareil avec le soutient de l'ordre et des syndicats. Mais non on préfère continuer à jouer le jeu de la sécu. Pourquoi on irait prendre des risques pour le bien de nos patients?
L'ordre devrait éditer une grille tarifaire en rapport avec les données acquises de la science que tous les praticiens suivraient. Et l'ordre devrait défendre les praticiens suivant ce tarif quand la sécu leurs tombe dessus. Voilà comment les cotisations devraient être dépensées.
Et au risque de choquer : OUI, les dentistes français font beaucoup beaucoup trop d'inlay core et aussi trop de SC33.
27/11/2013 à 10h33
"L'ordre devrait éditer une grille tarifaire en rapport avec les données acquises de la science que tous les praticiens suivraient. Et l'ordre devrait défendre les praticiens suivant ce tarif quand la sécu leurs tombe dessus..."
Ça n'est absolument pas le rôle de l'ordre. Tout au plus peut-il "déplorer que les tarifs ne permettent pas ...données acquises blablabla..."
Il l'a déjà fait. Avec les résultats que nous constatons.
27/11/2013 à 10h37
alors c'est le rôle de qui? (ça m’intéresse)
Je croyais que le rôle de l'ordre était de défendre la profession.
27/11/2013 à 10h53
Hier, j'ai acheté 60 millions, le même jour, même article en tête de page dans la Progrès (Rhône)...
27/11/2013 à 11h15
je suis d'accord avec enki , l'ordre a rôle d'organisateur de la profession , de garde-fou , de défense (mais limité)....
ce sont les syndicats et les dentistes eux-mêmes qui doivent avoir un rôle plus incisif lors de ces attaques.
l'ordre fait déjà beaucoup de choses
27/11/2013 à 11h26
Enki écrivait:
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> Colza a répondu. :)
>
>
> "Hier, j'ai acheté 60 millions" : Ah! tu as un chat ?
Elle est où la grille tarifaire façon données acquises de la science de la cnsd? Puis qu’apparemment c'est le syndicat qui nous représente.
27/11/2013 à 11h33
Enki écrivait:
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> "L'ordre devrait éditer une grille tarifaire en rapport avec les données
> acquises de la science que tous les praticiens suivraient. Et l'ordre devrait
> défendre les praticiens suivant ce tarif quand la sécu leurs tombe dessus..."
>
>
> Ça n'est absolument pas le rôle de l'ordre. Tout au plus peut-il "déplorer que
> les tarifs ne permettent pas ...données acquises blablabla..."
>
> Il l'a déjà fait. Avec les résultats que nous constatons.
Les ordres etrangers font ce travail de grille tarifaire en deça de quoi il y a suspition de malfaçon.
Mais une partie de nos experts sont tenus par les couilles avec le DP ou sont salriés de l'etat integralement. Comment peuvent ils mordre la mains qui les nourrissent.
Le probleme de 60 millions d'assureurs, c'est qu'il fait la meme dentisterie de salon qui disait il y a 30 ans que l'amalgame est equivalent aux onlay-inlay avec le desastre que cela à entrainé.
Les memes methodes, la meme dentisterie de salon qui ne voit pas les différences entre des resulats de fabriquants en laboratoire et leur application reelle sur le terrain.
27/11/2013 à 12h31
moriani écrivait:
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> King of PAP écrivait:
> ---------------------
> > Cet article étant, nous sommes tous d'accord, un ramassis de conneries, un
> C'est vrai que si on l'analyse, c'est vraiment une coquille vide. Le reste a
> charge est élevé : normal, la Secu délaisse notre secteur, nous n'en sommes pas
> responsables quand meme. Dépassements sur les soins : ça concerne quelques
> dizaines de cabinets parisiens. Les dentistes font trop d'inlays-core par
> rapport au sc33 qui serait aussi bien : les rédacteurs de cet article n'ont
> aucune compétence pour juger des choix thérapeutiques. Il y a eu un raz-de-marée
> médiatique alors qu'à la base, cet article c'est vraiment du vent. Mais ils ont
> bien choisi des termes choc, accrocheurs : "dérives inacceptables", "abus" ...
En fait il y a de l'abus avec les sc33 et les spr 57. En effet il suffirait de les remplacer par des dents sur pivot pour que les mutuelles soient contentes spr 50 en tout et pour tout.))))))
27/11/2013 à 12h50
tarski écrivait:
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>
> Jouons le même jeu que santéclair : attaque frontale via médias.
Pourquoi pas, ils ne sont pas blancs comme neige, et bien moins transparents que nous...
Ne pas oublier: les chirurgiens-dentistes ont peut-être une mauvaise image auprès du grand public, mais celle des financiers (dont Santéclair est un valet) est infiniment pire: ce sont les responsables de la crise et de tous les problèmes que traverse le pays et qui touchent tout le monde, alors que eux continuent à se gaver (tiens, ce matin, 21 millions de retraite chapeau pour l'ex-patron de PSA alors que ses usines ferment à tour de bras)
Quant à celle de leurs copains, les décideurs politiques qui cèdent aux lobbys (car lobby = corruption dans l'imaginaire populaire), elle est au même niveau.
Tout ce cirque médiatique ne sert en fait qu'à masquer leurs propres turpitudes aux uns et aux autres. Nous ne sommes pas les plus détestés, loin s'en faut...
27/11/2013 à 12h57
dentino écrivait:
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> Ne pas oublier: les chirurgiens-dentistes ont peut-être une mauvaise image
> auprès du grand public
C'est qui grand public ? Celui qui ouvre régulièrement sa gueule sur mon fauteuil et qui ne fait jamais de remarque désobligeante à mon sujet ? L'avantage d'être du bon coté de la turbine sans doute !)))))))
27/11/2013 à 12h59
dentino écrivait:
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> tarski écrivait:
> ----------------
> >
> > Jouons le même jeu que santéclair : attaque frontale via médias.
>
> Pourquoi pas, ils ne sont pas blancs comme neige, et bien moins transparents que
> nous...
>
> Ne pas oublier: les chirurgiens-dentistes ont peut-être une mauvaise image
> auprès du grand public, mais celle des financiers (dont Santéclair est un valet)
> est infiniment pire: ce sont les responsables de la crise et de tous les
> problèmes que traverse le pays et qui touchent tout le monde, alors que eux
> continuent à se gaver (tiens, ce matin, 21 millions de retraite chapeau pour
> l'ex-patron de PSA alors que ses usines ferment à tour de bras)
> Quant à celle de leurs copains, les décideurs politiques qui cèdent aux lobbys
> (car lobby = corruption dans l'imaginaire populaire), elle est au même niveau.
> Tout ce cirque médiatique ne sert en fait qu'à masquer leurs propres turpitudes
> aux uns et aux autres. Nous ne sommes pas les plus détestés, loin s'en faut...
Il faut juste trouver un média qui accepte de relayer ce message. Parce que des chir dents patrons de presse j'en connais pas par contre des financiers...
Et si c'est pour l'écrire dans le CDF je ne vois pas l'interet
27/11/2013 à 13h30
King of PAP écrivait:
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> dentino écrivait:
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> > tarski écrivait:
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> > >
> > > Jouons le même jeu que santéclair : attaque frontale via médias.
> >
> > Pourquoi pas, ils ne sont pas blancs comme neige, et bien moins transparents
> que
> > nous...
> >
> > Ne pas oublier: les chirurgiens-dentistes ont peut-être une mauvaise image
> > auprès du grand public, mais celle des financiers (dont Santéclair est un
> valet)
> > est infiniment pire: ce sont les responsables de la crise et de tous les
> > problèmes que traverse le pays et qui touchent tout le monde, alors que eux
> > continuent à se gaver (tiens, ce matin, 21 millions de retraite chapeau pour
> > l'ex-patron de PSA alors que ses usines ferment à tour de bras)
> > Quant à celle de leurs copains, les décideurs politiques qui cèdent aux lobbys
> > (car lobby = corruption dans l'imaginaire populaire), elle est au même niveau.
> > Tout ce cirque médiatique ne sert en fait qu'à masquer leurs propres
> turpitudes
> > aux uns et aux autres. Nous ne sommes pas les plus détestés, loin s'en faut...
> Il faut juste trouver un média qui accepte de relayer ce message. Parce que des
> chir dents patrons de presse j'en connais pas par contre des financiers...
> Et si c'est pour l'écrire dans le CDF je ne vois pas l'interet
Le ministère reçoit le CDF ;-)
Mais je suis d'accord cela n'est pas suffisant sans une campagne et des retombées médiatiques.
La CNSD a été sur tous les fronts :
http://www.eugenol.com/sujets/403419-la-cnsd-sur-tous-les-fronts?page=1
Elle lance maintenant une pétition nationale : il est urgent de soigner la chirurgie-dentaire.
http://cnsd.fr/petition/
27/11/2013 à 13h49
Perso à la FAC, on nous disait que les reconstitutions directes c'étaient de la merde !
27/11/2013 à 15h17
"Perso à la FAC, on nous disait que les reconstitutions directes c'étaient de la merde !"
C'est vrai, particulièrement quand l'inlay-core est indiqué :)
27/11/2013 à 15h58
edmond écrivait:
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> Si on se laisse pas distraire par ces grotesques tambourinades , la petite
> musique de fond est celle d'un sacré retour en arriére
Détrompe-toi, c'est un changement de fond lié à un changement profond du financement.
Ce n'est pas une tambourinade.
Je te rappelle une "nouvelle", qui n'était d'ailleurs pas nouvelle, datée de 2010 :
"Liaisons sociales : 01/10/10
Titre : va-t-on vers une privatisation de l'assurance maladie ?
La question est moins de savoir si l'on s'oriente vers une privation que de savoir où, quand, et comment celle-ci s'arrêtera.
La part de la sécu dans les soins est d'environ 75%, les complémentaires 14%, et le reste est à charge des malades. Cependant le marché des assurances privées est réduit aux soins courants, car toutes les pathologies lourdes sont à la charge de la sécu. Ce en quoi le système est remarquablement équilibré et égalitaire.
Il faudrait un renversement complet de ce système pour envisager une privatisation globale. Les assureurs ne prendraient leur part du gros risque des pathologies lourdes que s'ils le contrôlent entièrement et imposent leur mode de gestion : professionnels agréés, centres de soins agréés.
Cette évolution est peu vraisemblable d'autant que les modèles étrangers montrent que lorsque l'assurance santé est privée, elle est très strictement encadrée et régulée.
Par contre le grignotage de l'assurance publique par l'assurance privée devrait se poursuivre sur les petits risques. L'interdit quasi religieux qui pèse sur les prélèvements obligatoires conduit au recul de l'assurance publique et son remplacement mécanique par l'assurance privée qui impose son mode de gestion.
La croissance des inégalités va donc se poursuivre, par la couverture complémentaire disparate, avec un accroissement du rationnement des soins pour les plus pauvres, non couverts.
La boucle sera bouclée lorsque l'assurance privée sera déclarée obligatoire et gratuite pour les plus pauvres."
La boucle est donc bouclée.
Note le "impose son mode de gestion" : inutile de perdre son temps en discussions et en oppositions, ils ne lâcheront rien.
Et qu'on ne vienne pas me dire qu'on ne le savait pas, qu'on ne l'avait pas prévu. ça fait plus de 15 ans qu'on le sait, et qu'on aurait pu anticiper ce changement et les conséquences. Mais, comme d'hab, on a fermé les yeux, engoncés dans nos certitudes et dans le passé.
Cette privatisation rampante du risque dentaire a des conséquences lourdes pour la profession : "agréments" (conventions) et centres dentaires (tu n'as pas vu cette progression d'installation ?) ne sont que les choses les plus visibles.
L'invisible, c'est la nature du financement du risque, qui est soumis à la concurrence, et la nature de l'opérateur : l'assureur.
Un assureur ne paiera jamais s'il ne sait pas ce qu'il paie, s'il ne contrôle pas la dépense, s'il ne peut pas la programmer, s'il ne peut pas la limiter. Autrement dit, si la profession refuse les règles édictées par les financiers du risque, les financiers ne mettent rien au pot. Ils ne sont évidemment pas pressés, et peuvent se permettre d'attendre que l'adversaire soit éreinté et affaibli.
En attendant, pour faire passer la mesure (pas très populaire !) auprès du public et des politiques réticents, ces (très) gros financiers ont tout le loisir et tout l'argent nécessaire pour organiser un harcèlement médiatique dans le but de faire passer un message : les dentistes gagnent trop, donc mettons-les sous contrainte.
Que peut faire la profession ? Pas grand chose. Les adversaires n'ont pas la candeur de la sécu.
La seule chose c'est de montrer que, à l'évidence, les revenus globaux sont justifiés, mais qu'ils sont inégalement répartis entre prothèses et soins, et que cette solution est nuisible en terme de santé publique. Il faut se gagner des amitiés. Il faut montrer, ne pas avoir honte, et jouer le maximum de transparence.
Tant qu'on ne veut pas comprendre que l'interlocuteur de la profession a changé, et que le nouveau a des exigences nouvelles bien plus importantes que l'ancien, on continue à avancer dans l'impasse.
> En quelques jours j'ai lu que les dentistes "bouchaient des trous" , que les
> sages femmes et les gynécos c'était pareil (dixit ameli)
Tu es trop malin pour ne pas avoir compris le sens de ces interventions.
Il s'agit, pour les dentistes, de les pousser vers une voie de "profession médicale" qu'elle a largement désertée, hélas. Pourquoi ? parce que la sécu est un "socle financier et surtout réglementaire" et que la sécu ne laissera pas tomber les "professions médicales qui ont une utilité dans le chronique". Si elle ne laisse pas tomber, elle gènera et limitera le pouvoir des assureurs privés, ce qui est un objectif souhaitable en soi. De plus, ça apporterait une rémunération complémentaire ; ... qui permettra de combler ce que les assureurs vont piquer à la profession sur les "actes". C'est une stratégie à moyen terme qui me semble bénéfique.
Sur ce sujet, j'ai parfois l'impression de prêcher dans le vide. Mais je ne vois que la "sécu", paradoxalement, pour emm* les assureurs et donc protéger les dentistes ; nous, on n'est pas de taille. Donc, faut se médicaliser.
Quant à sage-femme et gynéco, ce n'est pas de moi. Ce sont plusieurs études internationales, australienne, anglaise, américaine et finlandaise qui affirment et démontrent que l'apport de la sage-femme dans la prise en charge de la femme enceinte et de l'accouchement est supérieur à celui du gynéco. Cela a du sens.
On doit en tirer un enseignement sur le glissement de tâches en dentaire et en "médecine dentaire" : hygiéniste, éducation thérapeutique, prise en charge sociale... Bref, faire du "global" : du dentaire, du médical, du social, du psy, de la diététique... ce que font les sages-femmes bien mieux que les gynécos, même si gynéco et sage-femme travaillent de concert : le gynéco s'occupant des cas médicaux complexes, et les sages-femmes interviennent en complément et sur les cas simples.
Autre enseignement, c'est que les aprioris, on peut les jeter : la haute qualité du diplôme n'est pas un critère de qualité de prise en charge. Le diplôme est indispensable pour la technicité du travail, en particulier dans la partie purement médicale, mais il n'est pas suffisant : il faut une équipe. Tant qu'on est tout seul, non seulement on est plus vulnérable en cas d'attaque (par les assureurs), mais de plus, on est moins performants.