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Projet santé dentaire:Fillon vs. Juppé ???
26/11/2016 à 21h47
chicot29 écrivait:
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> Hodina écrivait:
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> > Passerons nous sous la coupe des mutuelles ou pas????
> >
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> Autrement dit mettra il fin à ces réseaux à remboursements différenciés ?
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> Car c'est là le noeud du problème.
>
C'est écrit noir sur blanc...
" - Garantir aux patients la liberté de choix de leur médecin et de leur établissement de santé. Les réseaux de soins ne doivent pas aboutir à une médecine à deux vitesses avec des taux de remboursement différenciés
- Renforcer la régulation pour contrôler le coût des mutuelles afin de garantir la transparence pour les patients et un meilleur remboursement de la part complémentaire"
26/11/2016 à 21h53
http://eric-verhaeghe.entreprise.news/2016/11/25/fillon-sante-enfin-reforme-de-sens/
Fillon et la santé: enfin une réforme de bon sens!
Cet article a été lu 1039 fois
Article écrit pour le Figaro Vox.
François Fillon avance, sur la santé, des propositions encore mal comprises par les Français. Et c’est bien dommage, car le mouvement en avant qu’il propose constitue une vraie réforme équitable. Les quelques lignes qui suivent tentent de la rendre plus claire, en dehors des simplifications inquiétantes (car immobilistes) d’Alain Juppé qui explique de façon suicidaire (car c’est une promesse impossible à tenir dans les années futures) qu’il ne touchera pas aux taux de remboursement de la sécurité sociale.
Les cancéreux, grandes victimes de la sécurité sociale
Régulièrement, la presse se fait l’écho des scandaleux restes à charge en cas de cancer. En moyenne, une victime du cancer doit débourser de sa poche 750 euros par an pour être soignée. Ce seul fait prouve que notre sécurité sociale, élevée au pinacle par tant de bien-pensants, dont Alain Juppé lui-même, n’est qu’une forme très dégradée de protection sociale. S’il existe en effet des maladies où la médecine devrait être gratuite et généreuse, ce sont ces maladies longues et graves qui constituent le vrai risque santé en France.
Pourtant, nous avons fait le choix inverse. La stratégie de remboursement des frais de santé en France consiste en effet à ne pas prioriser le risque. La sécurité sociale se sent obligée de rembourser n’importe quel soin, et de ne surtout pas sacrifier les soins « visibles » (les grippes, les bronchites, la presbytie, la visite chez le dentiste), parce que ce sont ceux qui rapportent le plus d’électeurs. Certes, les maladies « ordinaires » sont moins généreusement remboursées que les affections de longue durée. Mais la généralisation des complémentaires santé fait que, dans la pratique, un patient est mieux couvert lorsqu’il a la grippe que lorsqu’il a un cancer.
Notre absurde stratégie de dépense en santé
Pour mémoire, l’assurance maladie en France assume environ 250 milliards d’euros de dépenses annuelles, dont un petit 80 milliards pour les maladies graves.
Si la sécurité sociale constituait une protection sociale performante, elle allouerait à la prise en charge de ces maladies graves (le cancer, le SIDA, l’hépatite, le diabète, etc.) une somme d’au moins 100 milliards. Seule cette augmentation de dépense permettrait d’éviter tout reste à charge du patient.
Pour le coup, ce geste serait tout à fait mérité dans la mesure où le renoncement au soin pour ces maladies constitue une véritable prise de risque. Le sens de l’assurance maladie se situe là.
L’amélioration de la prise en charge du cancer est impossible en France du fait des arbitrages macro-économiques. Comme la sécurité sociale met absurdement (et pour des raisons électoralistes) dans la même enveloppe budgétaire les remboursements de maladies graves et ceux de maladies anecdotiques, il faut bien équilibrer les efforts. Pour que Madame Michu, qui se rend chaque semaine chez son médecin pour s’occuper et avoir une prescription, continue à être prise en charge à 70% par la sécurité sociale, on explique à la femme victime d’une mastectomie que la chirurgie réparatrice qui lui permettra de ne plus ressembler à une Amazone est à sa charge. Et ça coûte cher.
Au passage, on ne dit pas assez que la solidarité invoquée à tout bout de champ dans le domaine social fait toujours des victimes, et généralement ce sont les plus faibles. En l’espèce, on sacrifie volontiers la jeune maman frappée par le cancer pour s’occuper des plus âgés, généralement détenteurs d’un patrimoine, et très décomplexés sur la dépense en santé.
La question emblématique des lunettes
Dans cet inventaire à la Prévert de maladies, de médicaments et de dépenses en tous genres, la sécurité sociale fait très fort au nom d’un égalitarisme à trois francs six sous. Elle veut se mêler de tout, comme si toutes les maladies relevaient du même risque et de la même logique de remboursement, sans songer que ce sont chaque fois les maladies graves qui sont sacrifiées.
Les frais d’optique constituent sans doute l’exemple le plus emblématique de cette gabegie organisée au nom de l’égalité et de la fantasque universalité de la sécurité sociale. La sécurité sociale se sent obligée de rembourser toutes les lunettes et tous les verres prescrits par un ophtalmologue. Mais les montants de remboursements sont si ridicules qu’ils pourraient être supprimés sans qu’aucun assuré ne s’en aperçoive.
Au demeurant, le légitimité d’une intervention de la sécurité sociale dans les remboursements de lunettes est sujette à caution. La baisse de la vue est en effet un risque certain chez les humains. On n’est pas sûr d’avoir un cancer, mais on est toujours sûr de devenir presbyte. Alors pourquoi rembourser ce risque certain comme s’il était aléatoire?
En réalité, la prise en charge des lunettes relève de l’épargne et non de l’assurance.
Fillon propose une nouvelle logique du risque
Dans le projet de François Fillon tel qu’il est avancé aujourd’hui, l’idée sous-jacente est donc de revenir au sens original de l’assurance maladie: ne plus rembourser les risques certains, et concentrer les moyens sur les risques aléatoires. Laisser, au fond, chaque citoyen prendre ses responsabilités avec les petites maladies du quotidien comme la grippe ou la bronchite, la presbytie et même la rage de dents. En revanche, la collectivité pourra renforcer la prise en charge des maladies graves, chroniques, de longue durée, et retrouver des soins de très haute qualité pour ces profils à risque.
Entendons-nous sur ce que signifie « laisser chaque citoyen prendre ses responsabilités ». La France est dotée aujourd’hui d’un marché extrêmement mature de complémentaires santé. L’offre est pléthorique, concurrentielle, efficace. Pour les frais d’optique, pour les prothèses dentaires, il est acquis que l’externalisation du risque auprès de ces acteurs complémentaires permettra à la fois de diminuer les coûts et d’améliorer la qualité des soins.
En particulier, la bonne maîtrise des données de santé et le recours systématique à des réseaux de soins constitue une évolution importante dans la révolution sanitaire que nous pouvons engager, dans la mesure où elle permet de salarier les médecins qui le veulent et de garantir les meilleurs prix aux assurés et aux patients.
Combien ça coûte?
La question que se posent les Français, bien entendu, est de savoir si ce système rendrait la santé plus chère ou non.
Contrairement aux préjugés largement répandus, la réforme de François Fillon permettra de diminuer le coût de la santé pour les particuliers. En effet, ils troqueront des dépenses mal gérées par la sécurité sociale et les hôpitaux publics, contre une dépense soumise à la concurrence du marché et donc mieux gérée par des acteurs qui risqueront de perdre leur portefeuille en cas d’insatisfaction de l’assuré.
Pour arriver à ce système, l’assurance maladie perdra une partie de son périmètre d’intervention et pourra donc sensiblement baisser ses cotisations (ce qui libérera de la compétitivité pour les entreprises). Ces sommes libérées ne seront que partiellement compensées par la hausse des tarifs des complémentaires santé. L’assuré sera donc finalement gagnant.
La question de la sélection du risque
Certains ne manqueront pas d’opposer à ce raisonnement imparable la manie des assureurs de sélectionner le risque. Les prix baisseront, diront-ils, pour les jeunes en bonne santé, et augmenteront pour les vieux malades.
Ce point doit être traité sur le fond, car il est aujourd’hui perverti par l’égalitarisme apparent de la sécurité sociale, qui matraque les jeunes avec des cotisations élevées pour mal prendre en charge les plus âgés (on ne compte pas ici le nombre d’anecdotes sur les seniors qui passent des heures sur un brancard dans les couloirs des hôpitaux sans voir un médecin).
En réalité, la France n’a pas encore assumé la révolution du 4è âge qui devrait résoudre un grand nombre de ses problèmes. Le coût de la santé pour les seniors est en effet très lié aux derniers mois de vie, et même aux dernières semaines. Le moment vient sans doute de régler ce sujet en prévoyant d’autres modes de financement des soins pour ces sujets spécifiques, spécialement en faisant jouer les actifs successoraux.
Ces choix techniques indispensables permettront de rétablir une parfaite équité dans le système de santé proposé par François Fillon.
26/11/2016 à 22h04
Et un autre son de cloche...
https://blogs.mediapart.fr/lehmann-christian/blog/231116/francois-fillon-avis-de-tempete-sur-la-securite-sociale
"
François Fillon: Avis de tempête sur la Sécurité Sociale
23 nov. 2016 Par LEHMANN Christian Blog : Le blog de LEHMANN Christian
Hollande aura été le trait d’union entre Sarkozy et Fillon, le concierge à qui on laisse les clés le temps d’une course. En toute franchise : un quinquennat pour rien. Fillon arrive, et son programme n'a pas varié depuis le bon temps des franchises sur les soins, qu'il jugeait beaucoup trop timides...
3 commentaires 4 recommandés
Fillon. Le châtelain, le catho, le réac. Le taiseux, le pessimiste, l’austéritaire. Ce sera ( très probablement) Fillon. Hier moqué, il est aujourd’hui la coqueluche des média. Les ondes bruissent de tous ses conseillers, tous ses supporters libéraux venus vanter ses réformes à venir, ses réformes d’avenir : Thatcher, le retour.
Fillon, je le vois venir depuis longtemps. Il était premier ministre de Nicolas Sarkozy quand celui-ci a mis en place les franchises sur les soins, que j’ai combattues à l’époque aux côtés de Martin Winckler puis de Bruno-Pascal Chevalier. La pétition contre les franchises sur les soins a été relayée partout, a été signée par plus de 350.000 personnes. Avec le succès que l’on sait… Il n’empêche. Il n’est pas nécessaire d’espérer pour combattre. Cela permet de se compter, de faire reculer en partie l’adversaire, de le forcer à se dévoiler.
Et c’est ce que fit Fillon à l’époque, Fillon qui soutenait totalement Sarkozy sur ce dossier. L’agité du bocal alignait les vannes foireuses sur les patients irresponsables qu’il fallait pénaliser, en anonnant son bréviaire d’assureur de mobylettes : « Nous parlons d’assurance-maladie… Y a-t-il une seule assurance sans franchise ? » Escamotant le mot « solidaire », Sarkozy traitait la protection sociale comme une simple question d’assurance commerciale. Fillon n’était pas en reste : « Comment comprendre que le paiement d’une franchise soit insupportable dans le domaine de la santé alors qu’une charge de plusieurs centaines d’euros par an pour la téléphonie mobile ou l’abonnement internet ne pose pas de question ? »
Pour Fillon, la téléphonie mobile et la santé, même combat. Et sa proposition était plus radicale encore que celle finalement retenue par Sarkozy : il s’agissait de mettre en place une franchise globale, universelle, sur l’ensemble des dépenses de santé, un seuil en-dessous duquel l’assurance-maladie ne rembourserait rien du tout ( à la différence du complexe système actuel ou un euro est retenu sur chaque consultation, et 50 centimes d’euro sur chaque boîte de médicament, à hauteur de 50 euros).
Un tel système, toujours envisagé par François Fillon aujourd’hui, revient à écarter du remboursement par l’Assurance-Maladie une forte proportion de Français dont les dépenses n’atteignent pas 200 euros par an. Les inconvénients socio-économiques de cette mesure sautent aux yeux : les jeunes, les bien portants, continueraient à se voir ponctionner des cotisations d’assurance-maladie sur leurs revenus… sans bénéficier du moindre remboursement. Quel meilleur moyen pour détruire complètement l’adhésion déjà fragilisée à un système d’assurance-maladie solidaire, pour pousser les Français dans les bras de l’assurance privée. Sous la pression de l’opinion publique, Sarkozy avait reculé, mais ses lieutenants expliquaient bien que ce ne serait que partie remise.
Et revoilà Fillon en selle, et revoilà sa franchise médicale universelle. Interviewé dans le Quotidien du médecin en novembre 2015 sur les avantages de cette mesure, il répond :
« D’abord, cela simplifierait le labyrinthe actuel des tickets modérateurs de taux différents, de la participation forfaitaire de un euro ou des franchises qui existent. Ensuite, ce système contribuerait à la responsabilisation des assurés. »
Et il enchaîne :
« Je propose aussi de centrer l’assurance-maladie sur un panier de soins de base. Il ne s’agit pas de faire une médecine à deux vitesses mais de bien répartir les rôles entre ce qui doit être couvert par la solidarité et l’assurance-maladie et ce qui incombe aux choix individuels et aux organismes complémentaires. »
Plus récemment, dans son programme 2017, Fillon précise : il s’agit de réserver l’assurance-maladie solidaire à la prise en charge des affections de longue durée et des hospitalisations, et de laisser « le petit risque », les « consultations courantes », aux mains de l’assurance privée.
A ce stade, un petit rappel. En 2007, dans le magazine Challenges, Denis Kessler, ancien vice-président du MEDEF, ancien président du Siècle et ex-directeur chez AXA, avait salué le programme de Nicolas Sarkozy dans une chronique révélatrice et incendiaire aujourd’hui disparue du site du magazine très libéral, dont je cite le plus éclairant :
« Le modèle social français est le pur produit du Conseil national de la Résistance. (…) Il est grand temps de le réformer, et le gouvernement s’y emploie. Les annonces successives des différentes réformes par le gouvernement peuvent donner une impression de patchwork, tant elles paraissent variées, d’importance inégale, et de portées diverses : statut de la fonction publique, régimes spéciaux de retraite, refonte de la Sécurité sociale, paritarisme…
A y regarder de plus près, on constate qu’il y a une profonde unité à ce programme ambitieux. La liste des réformes ? C’est simple, prenez tout ce qui a été mis en place entre 1944 et 1952, sans exception. Elle est là. Il s’agit aujourd’hui de sortir de 1945, et de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! »
Défaire le programme du Conseil National de la Résistance, c’est détruire le droit du travail, mais détruire aussi l’Assurance-Maladie solidaire, dont l’existence met à mal l’appétit de gain des assureurs. Pour Kessler, inventeur des concepts de « riscophilie » et de « riscophobie », la peur de la maladie peut générer des dividendes conséquents pour les assureurs si et seulement si, les Français vivent dans la terreur des conséquences financières d’un problème de santé. Le programme de François Fillon va dans ce sens. En diminuant la part des dépenses de santé prises en charge par la solidarité nationale à travers la « Sécurité Sociale », il offre les soins médicaux et paramédicaux courants aux assurances complémentaires, et augmente la compétitivité de la France à l’international en diminuant fictivement les charges sociales.
( Fictivement, parce que les Français se retrouvent contraints de cotiser à une complémentaire, voire à une surcomplémentaire)
Qui plus est, pour diminuer encore le coût de la protection solidaire, il suffit de restreindre petit à petit le périmètre des affections de longue durée. C’est ce que fit Nicolas Sarkozy pendant son quinquennat, en faisant disparaître de la liste des affections de longue durée prises en charge à 100% l’hypertension sévère.
Du jour au lendemain, au prétexte que l’hypertension artérielle sévère n’était pas une maladie mais un facteur de risque de maladie, les soins, les examens complémentaires, les médicaments de l’hypertension artérielle sévère ne furent plus pris en charge. En clair, cela signifie que les patients hypertendus sévères doivent assurer la charge de leurs soins tant que ne sont pas survenues les complications quasiment inéluctables d’une maladie insuffisamment soignée.
Autrement dit : vous ne serez pris en charge qu’une fois que sera survenu l’infarctus du myocarde ou l’accident vasculaire cérébral. Dans un pays où l’espérance de vie d’un ouvrier est de 7 ans inférieure à celle d’un cadre, cela revient à aggraver le risque de ceux qui, pour cause de contraintes financières, ne pourront payer l’intégralité des soins de prévention nécessaire. Au-delà du caractère choquant de cette mesure, sa débilité saute aux yeux sur le plan financier. Le coût pour la collectivité de la prise en charge d’un accident vasculaire cérébral étant largement supérieur à celui de la prise en charge préventive.
A ce stade, je voudrais faire une incise. Nous ne vivons pas le deuxième quinquennat de Nicolas Sarkozy, mais le premier ( et unique) quinquennat de François Hollande, adversaire auto-proclamé de la Finance. Parmi les innombrables réformes du Président Normal, j’avais raté la dépénalisation du cannabis, seule explication possible à la pétition proprement stupéfiantesignée récemment par une soixantaine d’artistes proches des communicants de l’Elysée. Alors que le Président recueille 96% d’insatisfaits ( soit, d’après un calcul au doigt levé, plus de 49.3 millions de mécontents), les artistes hollandolâtres s’élèvent contre le « Hollande-bashing » en énumérant une liste de Prévert de magnifiques réformes du quinquennat, parmi lesquelles, en santé : « la complémentaire santé pour tous, la généralisation du tiers payant ». Il est intéressant que les deux « réformes » soient liées, tant elles découlent, sous un vocabulaire orwellien, du même objectif : vendre la santé aux assureurs, en mettant les soignants sous leur dépendance financière et en forçant les salariés à cotiser à une complémentaire aux acquets. Si la complémentaire pour tous a été mise en place, avec d’amères surprises au final pour les assurés, le tiers-payant généralisé est une annonce vide de sens, dans la mesure où le projet totalement virtuel s’est heurté dès le départ à une impossibilité technique : les assureurs désiraient être en lien informatique direct avec les professionnels de santé sans passer par l’Assurance-maladie, et les solutions informatiques bancales promises à de multiples reprises par leurs représentants de commerce proches du pouvoir socialiste ( autrefois affublés du doux nom de « mutualistes ») se sont révélées poudre aux yeux et élixir d’huile de serpent.
Rappelons que du temps où ils étaient dans l’opposition, Hollande et sa clique ( Marisol Touraine, Catherine Lemorton, etc…) n’avaient pas eu de mots assez durs à l’encontre du bilan santé de Nicolas Sarkozy : ses franchises sur les soins étaient intolérables, son détricotage des ALDs était une honte et un non-sens médical. Une fois au pouvoir, faut-il le rappeler, les socialistes ont maintenu les franchises sur les soins ( allant jusqu’à projeter de les prélever directement sur le compte bancaire des assurés), la pénalisation des diabétiques, la responsabilisation des cancéreux. Marisol Touraine n’est jamais revenue sur la sortie de l’hypertension artérielle sévère du périmètre des ALD.
En un mot comme en cent, le cap est resté le même. La révolution voulue par Kessler, la destruction des acquis sociaux du pacte de 45 voulue par les Maîtres des Forges, s’est poursuivie, portée par d’autres visages malhonnêtes, parée d’éléments de langage différents. Mais elle s’est poursuivie. Et arrivant demain au pouvoir, Fillon n’aurait qu’à reprendre la suite, qu’à accélérer le mouvement, sans dévier.
Qui plus est, nul doute qu’il saura s’adresser aux médecins, aux soignants meurtris par le désaveu constant et le mépris affiché de Marisol Touraine et de son cabinet pour trouver les paroles de réassurance nécessaires.
« La loi HPST était une loi nécessaire, notamment pour l’hôpital et l’association des cliniques au service public. Je ne regrette pas la création des ARS. Mais leur mise en œuvre s’est accompagnée d’une intervention administrative tatillonne et trop centralisée. Je veux faire des ARS un outil de modernisation associant étroitement les professionnels de santé, dans l’esprit de liberté et de responsabilité qui est le cœur de la réforme que je propose. »
Ou encore :
« Mon objectif est de garantir aux médecins de ville une juste rémunération à laquelle ils ont droit du fait de leurs études, de leurs responsabilités et de leur dévouement. Ne restons pas figés sur le paiement à l’acte mais développons en complément des modes de rémunération correspondant à des objectifs partagés en termes de santé publique. Je redis qu’un système de nature à garantir l’équilibre financier de l’assurance-maladie est le plus à même d’offrir aux médecins cette juste rémunération. »
Il parlera du joug croissant d’une administration que son camp a contribué à mettre en place, il promettra des améliorations des conditions de travail des médecins en échange d’une main de fer sur les dépenses de santé. Et certains de ceux qui ont hurlé le plus fort contre les réseaux de soins que voulaient mettre en place le pouvoir socialiste et les « mutuelles », se retrouveront demain invités à contracter avec les mêmes assureurs pour obtenir le règlement des soins de leurs patients.
Hollande aura été le trait d’union entre Sarkozy et Fillon, le concierge à qui on laisse les clés le temps d’une course. En toute franchise : un quinquennat pour rien."
26/11/2016 à 22h36
"Entendons-nous sur ce que signifie « laisser chaque citoyen prendre ses responsabilités ». La France est dotée aujourd’hui d’un marché extrêmement mature de complémentaires santé. L’offre est pléthorique, concurrentielle, efficace. Pour les frais d’optique, pour les prothèses dentaires, il est acquis que l’externalisation du risque auprès de ces acteurs complémentaires permettra à la fois de diminuer les coûts et d’améliorer la qualité des soins."
Pas d'accord. les mutuelles ne sont pas en concurrence tout simplement parce que leurs modes de calculs de remboursements sont différents. En effet il y a pléthore de modes de calculs qui font qu'on ne peut pas les comparer.
%ages de remboursement du tarif de responsabilité incluant ou pas la part de régime obligatoire. Montants forfaitaires par types d'actes, certaines remboursent plus les dents visibles, franchises de remboursements annuels, Certains actes comme les inlay core sont moins remboursés que les couronnes. Changement de remboursements si plus de 4 couronnes dans l'année ( groupama) etc......
Sans parler des différents niveaux de prestations qui sont différents d'une mutuelle à l'autre.
Cotisations en fonction de l'age et de la situation de famille.
Bref impossible d'établir un bon rapport qualité prix et de comparer les contrats.
--
En cas d'échec des négociations conventionnelles, seriez-vous prêt à suivre la promotion d'un déconventionnement massif de la profession par les syndicats représentatifs ? OUI - NON
Participez, anonymement, sur https://goo.gl/forms/nAO0htnsVmxotjYm1
26/11/2016 à 23h16
"Pour Fillon, la téléphonie mobile et la santé, même combat. Et sa proposition était plus radicale encore que celle finalement retenue par Sarkozy : il s’agissait de mettre en place une franchise globale, universelle, sur l’ensemble des dépenses de santé, un seuil en-dessous duquel l’assurance-maladie ne rembourserait rien du tout ( à la différence du complexe système actuel ou un euro est retenu sur chaque consultation, et 50 centimes d’euro sur chaque boîte de médicament, à hauteur de 50 euros)."
Abruti. la franchise de la sécu c'est le ticket modérateur. -)))
Tu prends une complémentaire santé et hop ! plus de franchise.
Tu as l'air malin avec ta franchise de un euro. -)))
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En cas d'échec des négociations conventionnelles, seriez-vous prêt à suivre la promotion d'un déconventionnement massif de la profession par les syndicats représentatifs ? OUI - NON
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27/11/2016 à 17h29
dock écrivait:
--------------
> J'ai l'impression qu'on est moins attaché à son pharmacien qu'à son médecin,
> dentiste.. Et même nous ça tient parfois à peu de choses!
Bah écoute ça dépend du pharmacien. C'est clair que quand t'as une pharmacie de centre commercial, où t'as l'impression de rentrer dans un supermarché, avec un 20 pharmaciens différents à chaque fois, il n'y a strictement aucun attachement.
Maintenant quand t'as une petite pharmacie de quartier, avec une petite équipe qui s'occupe de toi, et que le pharmacien prend le temps de t'écouter, de revoir avec toi tous tes traitements, qu'il adapte tout ce qui ne va pas pour rendre la thérapies optimale, qui te conseille, etc... Là les gens s'attachent très vite.
Un MacDo tu y vas juste parce que t'as faim. Un resto gastronomique, tu y vas pour déguster un bon repas. Bah je dirais que c'est pareil pour les pharmacies : une pharmacie "supermarché", tu y vas pour obtenir des médocs. Une pharmacie de quartier, tu y vas pour avoir un avis d'expert en médicaments.
nhl1967 écrivait:
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> Je crois savoir que le tiers-payant pharmaceutique était instauré au départ par
> une petite catégorie de pharmacies : des pharmacies mutualistes dans le nord de
> la France je crois, et ce tiers-payant était réservé exclusivement à la
> clientèle locale de ces pharmacies là .
> ( pharmacien75 tu pourra me confirmer ou pas sur ce point là ... ?)
C'est exact. Ce sont les mutualistes qui ont commencé pour leurs patients, puis ça s'est progressivement étendu. Sur certaines pharmacies on peut encore lire "tiers payant accepté ici", vestige de la génération où ce n'était pas encore étendu à toutes les pharmacies. Et maintenant, impossible de revenir en arrière. Ce sera pareil pour les dentistes s'ils ne se battent pas MAINTENANT.
13/12/2016 à 19h33
Si cela peut aider à comprendre, je vous conseille vivement la première partie des experts ce matin avec Madelin qui est très didactique à ce sujet (oubliez surtout le mec de science pipo qui est à la ramasse) : http://bfmbusiness.bfmtv.com/mediaplayer/video/nicolas-doze-les-experts-12-1312-894323.html
13/12/2016 à 22h17
Quelqu'un a t'il calculé ce que la sécu, forcément payée par les autres, coutait en moyenne en cotisations dans une vie ? histoire d'évaluer pour chacun le cout de cette "solidarité" ?
500 milliards divisé par 26 millions d'emplois égal 19230 euros par emploi. Presque 20 000 euros par emploi et par an.
En 37,5 années de cotisations ca fait 721 125 euros de cotisations par emploi sur une vie.
C'est absolument énorme pour des prestations de merde.
Ou est passé tout ce fric ?
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En cas d'échec des négociations conventionnelles, seriez-vous prêt à suivre la promotion d'un déconventionnement massif de la profession par les syndicats représentatifs ? OUI - NON
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