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La garantie de la qualité par les réseaux de soins, c'est une chimère"
01/12/2016 à 09h27
http://www.egora.fr/sante-societe/systeme-de-sante/217225-la-garantie-de-la-qualite-par-les-reseaux-de-soins-cest-une-ch?
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Autre argument : les restes à charge élevés, notamment en dentaire et en optique et imputés aux pratiques tarifaires des professionnels de santé, seraient mieux contrôlés dans un réseau de soins. Je réponds qu'il n'y a aucune preuve de ce qui est avancé. Les lunettes sont chères, mais par rapport à quoi ? Lorsqu'on fait des comparaisons internationales, ce que j'ai fait en optique et en audio-prothèse, on s'aperçoit que les prix français sont plutôt dans la tranche basse des prix européens. Donc on confond deux choses si l'on prend l'optique, l'effet structure et l'effet recours. C'est vrai que le budget dépenses des Français sur 3 ans, n'est pas inférieur à celui des budgets européens, mais notre taux d'équipement en verres progressifs est plus important. De plus, en conséquence directe des réseaux dont le principe est de réduire les coûts contrôlés, le taux de renouvellement des lunettes est aussi plus important. J'affirme que la stigmatisation des pratiques tarifaires des professionnels de santé, qui seraient la seule raison du reste à charge des patients, n'a aucun fondement.
Les défenseurs des réseaux avancent qu'ils sont aussi garant de la qualité.
Pour moi, il s'agit d'une chimère. Une extrapolation à partir d'un taux de satisfaction général des patients vis-à-vis de leur système de santé. Mais si l'on regarde l'enquête de l'UFC Que Choisir de 2014-2015, qui a comparé les taux de satisfaction entre les différentes enseignes en optique, on voit que le taux de satisfaction des patients est, de loin, le plus important pour les enseignes indépendantes qui ne sont généralement pas dans les réseaux. Celles qui y sont en revanche, sont en bas du classement. On peut imaginer qu'au fil du temps, le professionnel de santé a moins d'exigence en matière de qualité de service et d'accueil, puisqu'il a une clientèle captive. On entend dire également que les réseaux sont en quelque sorte des gendarmes, parfaits pour détecter les fraudes. C'est tout à fait sur réaliste, car ils n'ont aucune légitimité ni rôle spécifique pour faire cela. Encore une suspicion vis-à-vis des professionnels de santé qui seraient des fraudeurs…
Y-a-il un organisme de contrôle pour les plateformes commerciales ?
Il n'y a strictement rien. Voilà un secteur qui prétend pouvoir orienter les patients vers les professionnels de santé choisis et demain, leur dicter des protocoles, sans aucune légitimité ni contrôle pour lui-même. C'est assez fabuleux !
.........."
01/12/2016 à 12h11
Concernant les réseaux et le reste à charge....
Mon beau frère est opticien.
Contraint et forcé de signer à tout va car sinon clients pas remboursés.
Chaque complementaire a ses tarifs, ses plafonds annuels....
Il connait tout ça par coeur et passe le max chaque fois qu'il peut à toujs ses clients, besoin ou pas de lunettes, quitte à leur fourguer à la place des solaires de marque
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Encore un exemple de la connerie du système
--
L’extrémisme est le culte sans la culture ;
le fondamentalisme est la croyance sans la connaissance ;
l’intégrisme est la religiosité sans la spiritualité.
On a toujours le choix mais entre quoi et quoi?
Vas-y boulégue et l'avenir te le dira!
01/12/2016 à 13h58
j ai bossé en mutuelle...la garantie de la qualité...ça me fait bien marrer !!!
les dirigeants pressent tellement les tarifs des prothos qu au final ils ne mettent pas la meme qualité de dents sur les amovibles (ils bossent à perte sinon) et pour la fixe..ben ils font moins attention, et je les comprends bien vu qu ils doivent se serrer la ceinture !
et les patients dans tout ça, ils sont persuadés d avoir de la qualité à pas cher...d ailleurs c'était le thème des formations continues internes pour qu on soit rentables !!!ah ah ah...maintenant les mutuelles se tournent vers les ehpad ...ils ont vu le pognon de loin !!!
01/12/2016 à 18h49
Dentexia était santéclair comme tous les low-cost, ce n'était donc pas vérifiée la qualité des adhérents au réseau!
01/12/2016 à 21h11
Si tu as des éléments le prouvant je suis EXTRÊMEMENT intéressé
MP si tu veux
02/12/2016 à 09h20
http://www.lequotidiendumedecin.fr/actualites/article/2016/12/01/cout-qualite-independance-leconomiste-bizard-torpille-les-reseaux-de-soins_842006
"...........
Coût, qualité, indépendance : l'économiste Bizard torpille les réseaux de soins
Christophe Gattuso
| 01.12.2016
Engagé depuis des années contre les « garanties incompréhensibles et les offres opaques » des complémentaires santé, l'économiste de la santé Frédéric Bizard a dénoncé ce jeudi, à Paris, les conclusions du récent rapport Asterès sur la pertinence et l'efficacité des réseaux de soins.
En octobre dernier, l'Observatoire citoyen des restes à charge composé du réseau Santéclair, du Collectif interassociatif sur la santé (CISS) et de 60 millions de consommateurs, avait repris les résultats de cette étude, et fait état d'une baisse des prix en optique, dentaire et audioprothèse mais aussi à une diminution du reste à charge des patients grâce à ces groupements fermés.
Dans un rapport d'une trentaine de pages intitulé « le vrai visage des réseaux de soins », l'économiste, spécialiste des questions de protection sociale et expert sur ces sujets auprès du Sénat (groupe Les Républicains) depuis 2015, analyse les arguments développés dans l'étude pour leur apporter la contradiction.
Privatisation des soins
« Je dénonce les dangers des réseaux car ils sont un levier pour privatiser le système de santé », a attaqué Frédéric Bizard, en écho à une critique souvent exprimée par les médecins libéraux.
L'économiste de la santé bat en brèche l'idée selon laquelle les Français seraient mal couverts et auraient besoin d'une plus grande participation des complémentaires. Frédéric Bizard soutient que la France a un niveau de reste à charge supportable (8 % contre une moyenne mondiale de 20 %), « l'un des plus faibles au monde », et rappelle que 95 % des Français sont couverts par une complémentaire santé – contre 50 % en 1970.
« On entend souvent dire que le problème du reste à charge provient des prix libres trop élevés des professionnels de santé, or aucune preuve n'étaye ces accusations », affirme l'expert. Les dépenses de soins de ville en France sont parmi les moins élevées en part de dépenses totales des pays développés. »
Frédéric Bizard est persuadé que, loin de permettre des économies, les réseaux de soins entraînent un accroissement des dépenses de santé. « Ils conduisent inévitablement à augmenter les volumes du fait d'un effet recours comme on a pu le constater sur le marché américain depuis des années », argumente-t-il.
Plus chers
L'amélioration de la qualité des prestations (au sein des réseaux) affirmée par l'étude d'Asterès fait tousser l'enseignant de Sciences-Po. « La régulation par la qualité est une chimère complète, assure-t-il. Le réseau n'a aucun intérêt à privilégier la qualité puisque son seul objectif, c'est de faire baisser les prix. »
L'économiste présente une vision apocalyptique des filières fermées, susceptibles de mettre en place une « médecine à deux vitesses », innovante pour les plus aisés, mais low cost pour les autres. La généralisation des réseaux de soins aurait des conséquences sur les patients et les professionnels. « La modulation des remboursements servira de levier pour enfermer la classe moyenne dans les réseaux », croit-il savoir.
Frédéric Bizard estime que cette forme de contractualisation, dont les médecins sont pour l'heure exclus par la loi Le Roux, constitue une sérieuse menace sur la liberté de choix des professionnels de santé et sur leur indépendance. « La mort de l'exercice libéral importe peu aux réseaux », a conclu Frédéric Bizard lors de la présentation de son rapport à Paris, à laquelle ont assisté plusieurs médecins, les Drs Éric Henry (SML), Patrick Gasser (UMESPE-CSMF), et Jérôme Marty (UFML). « On est sur un projet de société qui a la volonté de mettre la main sur les tarifs des médecins libéraux dans les réseaux de soins », a-t-il asséné.
L'an dernier Frédéric Bizard avait soutenu une proposition de loi — restée lettre morte — du député Les Républicains, Daniel Fasquelle, visant à supprimer tous les réseaux de soins conventionnés (assurances, mutuelles, institutions de prévoyance) pratiquant des remboursements différenciés.
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02/12/2016 à 09h30
Algi écrivait:
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> Contraint et forcé de signer à tout va car sinon clients pas remboursés.
> Chaque complementaire a ses tarifs, ses plafonds annuels....
C'est bien pourquoi je suis opposé à cette volonté politique de séparer le premier recours et de le confier aux assurances privées (et autres mutuelles).
Déjà que, aujourd'hui, ce n'est pas le top car la sécu rechigne à piloter le dentaire, mais la sortie de la sécu du dentaire et son remplacement par l'assuranciel, c'est obligatoirement les réseaux et autres bazars ou accords-contraintes... : on entre dans le commerce, et on sort du sanitaire.
Quand un patient diabétique, ou agé, aura besoin d'une prothèse, qui décidera du choix de la prothèse, la "complémentaire" ou le praticien ou le patient ? C'est bien le problème , la complémentaire n'est plus une complémentaire, mais un payeur unique qui se donne donc le droit de décider pour tous. On est dans le monopole.
02/12/2016 à 09h40
barbabapat écrivait:
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> Coût, qualité, indépendance : l'économiste Bizard torpille les réseaux de soins
Bizard a raison. Tous les faits et comparaisons chiffrées le démontrent.
A noter que certains le qualifient de gauchiste, ce qui fait sourire. A croire qu'ils ne savent pas lire.
A noter aussi que la chaire "santé" de sciences-po est pilotée par Tabuteau, et qu'elle a une renommée internationale, au point de faire des conférences dans les grandes universités américaines et à la London School of economics. Ces économistes de la santé sont des analystes dont on ne peut mettre en doute les compétences.
02/12/2016 à 09h56
ameli écrivait:
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Ces
> économistes de la santé sont des analystes dont on ne peut mettre en doute les
> compétences.
C'est sur. Il se fait soigner ou et par qui ton économiste de la santé ?
Si il choisit au pif un toubib ou un dentiste conventionné sécu je veux bien le croire. -)
Améli est satisfait de la qualité moyenne des soins dentaires opposables en France. Quel est celui d'entre vous qui a subi un controle qualité ( et la vraie pas un controle statistique sur le nombre d'actes erreurs de cotations ou autres) de la part de la sécu ?
Moi jamais en 29 ans. .
Exemple à 15mn44 s. 3 opérations et toujours pas de guérison. Il va voir un spécialiste de la main et problème réglé en une seule intervention. Problème les dépassements d'honoraires du dernier chirurgien qui l'a opéré en dernier. -))))
http://www.lcp.fr/emissions/etat-de-sante/139421-les-depassements-dhonoraires-il-faut-reagir
Ton économiste de la santé si il a la main dans le sac il choisit d'aller dans le réseau pour etre mieux remboursé ? -)))
--
En cas d'échec des négociations conventionnelles, seriez-vous prêt à suivre la promotion d'un déconventionnement massif de la profession par les syndicats représentatifs ? OUI - NON
Participez, anonymement, sur https://goo.gl/forms/nAO0htnsVmxotjYm1
02/12/2016 à 10h09
ameli écrivait:
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>
>
> C'est bien pourquoi je suis opposé à cette volonté politique de séparer le
> premier recours et de le confier aux assurances privées (et autres mutuelles).
> Déjà que, aujourd'hui, ce n'est pas le top car la sécu rechigne à piloter le
> dentaire, mais la sortie de la sécu du dentaire et son remplacement par
> l'assuranciel, c'est obligatoirement les réseaux et autres bazars ou
> accords-contraintes... : on entre dans le commerce, et on sort du sanitaire.
Des accords contraintes. C'est quoi aujourd’hui des accords qui se fond sous la menace d'un arbitrage. Et on vois bien que la sécu est juste dans le commerce avec une prise en charge des soins minable meme après revalorisation.
> Quand un patient diabétique, ou agé, aura besoin d'une prothèse, qui décidera du
> choix de la prothèse, la "complémentaire" ou le praticien ou le patient ? C'est
> bien le problème , la complémentaire n'est plus une complémentaire, mais un
> payeur unique qui se donne donc le droit de décider pour tous. On est dans le
> monopole.
Qui décide du choix de la prothèse pour un patient si ce n'est la sécu aujourd'hui avec des tarifs de prise en charge minables, des soins non pris en charge ou limités à des patients qui ont des espérance de vie minables derrière.
Les gouttières de fluorations pour les patients cancéreux buccaux. Mais il y a déjà quel etat buccal au départ et pour quel résultat au final avec des espérances de vie avec traitement médiocre souvent avec des dépistages tardifs.
On m'a demandé de faire des gouttières à des patients qui avaient 4 dents en bouche avec des caries radiculaire déjà importantes et des mobilités 3 car le praticien hospitalier qui fait la demande, n'a même pas faire ouvrir la bouche au patient. Et avec des patients qui commencent leur traitement souvent dans les semaines qui suivent et chez qui il va falloir organiser les extractions et discuter prothèse totale souvent après irradiation.
02/12/2016 à 10h14
ameli écrivait:
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> Algi écrivait:
> --------------
> > Contraint et forcé de signer à tout va car sinon clients pas remboursés.
> > Chaque complementaire a ses tarifs, ses plafonds annuels....
>
> C'est bien pourquoi je suis opposé à cette volonté politique de séparer le
> premier recours et de le confier aux assurances privées (et autres mutuelles).
> Déjà que, aujourd'hui, ce n'est pas le top car la sécu rechigne à piloter le
> dentaire, mais la sortie de la sécu du dentaire et son remplacement par
> l'assuranciel, c'est obligatoirement les réseaux et autres bazars ou
> accords-contraintes... : on entre dans le commerce, et on sort du sanitaire.
> Quand un patient diabétique, ou agé, aura besoin d'une prothèse, qui décidera du
> choix de la prothèse, la "complémentaire" ou le praticien ou le patient ? C'est
> bien le problème , la complémentaire n'est plus une complémentaire, mais un
> payeur unique qui se donne donc le droit de décider pour tous. On est dans le
> monopole.
"On est dans le monopole" Faut l'encadrer celle là avec 99,99 % des dentistes conventionnés sécu qui ont pris la décision de se conventionner uniquement par amour de la sécu , solidaire et festive, pour l'amour des soins conservateurs opposables bien faits à un tarif de merde et pas du tout pour des motifs commerciaux de remboursements des prothèses dentaires.
Fais un test que la sécu "pilote" le dentaire avec des prothèses à 100% du tarif de base et on va voir ce qui se passe. -)))
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