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Echec endo
21/10/2017 à 09h40
Bonjour tout le monde,
Patiente qui se présente avec douleur a la mastication/percussion sur 36
La dent avait déja été retraité sous digue par un confrere mais rien n'a changé, je lui ai dit que je ne ferai surement pas mieux que lui au vu de la radio ci joint
J'avais fais un cone beam pour voir s'il n'yaait pas un canal oublié mais ce n'est pas le cas
J'ai fais une provisoire avec un bon point de contact pour supprimer une cause de bourrage alimentaire mais encore une fois rien ne change
Du coup on a prevu extraction puis implant
D'où pourrait venir la cause ? Felure fracture ?
21/10/2017 à 10h21
as tu fait un sondage ?
il semblerait qu'il y aie un epaississement mésial sur la racine distale (qui pourrait signer une fêlure)
il serait interessant aussi d'avoir les radios préop de 36 pour évaluer la guérison de la lesion distale
et si tout est en ordre, pas de panique : réevaluation à 1 ou 2 mois avant de decider de virer (elle mange de l'autre coté en attendant)
21/10/2017 à 11h29
oui sondage fait, rien d'anormal sondage a 1-2mm tout autour de la dent
la dent a été retraité 2 mois avant cette radio
j'ai fais la provisoire 1 mois apres cette radio et temporiser 1 mois mais retour a la case depart
21/10/2017 à 11h38
2 cas cliniques pour alimenter la réflexion:
-Patiente 40 ans, 36 vaguement symptomatique sur endo moyenne, pas de lésion radio. Retraitement sans difficultés majeures en vue d'onlay, ça va mieux mais "pas comme les autres". Patiente extrêmement sympathique mais à typologie casse couilles, vous voyez le genre.
Bilan, j'ai mis en sous occ franche, et je lui a dit de me rappeler pour faire l'onlay quand elle ne sentirait plus rien. On s'est revu un an plus tard, et ras depuis.
-Patiente 60 ans, ma madre, douleurs à la mastication sur 46, ag de sillon datant de 40 ans. Dent qui a été plusieurs fois mise sous IRM avec succès, avant de refaire l'amalgame, ou le compo selon les époques.
J'ai fini par lui faire l'endo quand on est arrivé à la pulpite spontanée, pas de fêlure visible dans la chambre, dent parfaitement vivante. Ca va mieux mais "pas comme les autres". 3 mois plus tard, c'est la mise sous provisoire qui a réglé le souci, probablement que le cerclage a dû permettre la stabilisation d'une fêlure du plancher.
Je soupçonne dans les deux cas, sans aucune référence scientifique, des douleurs fantômes, donc neurogènes, sur des douleurs qui se sont "installées" au niveau neuronal, et sont restées gravées après amputation de l'organe, ici la pulpe.
Je sais qu'après une amputation, il y a un suivi psycho-mot pour éliminer ces sensations chez les concernés, mais je n'ai aucune idée de comment on pourrait mettre ça en place dans notre domaine.
Quoi qu'il en soit, l'implant me paraît ici vaguement précipité, et s'il s'agit réellement de ce que j'évoque à la volée, ne réglera aucunement le problème.
21/10/2017 à 11h45
Tiens, en 2 minutes de recherches:
http://www.jcda.ca/fr/article/d71
"Faire preuve de prudence avant d’exécuter des procédures dentaires multiples en pareilles situations. Des interventions dentaires invasives pratiquées à répétition dans la région douloureuse, non seulement empêcheront le soulagement de la douleur, mais pourraient au contraire exacerber la douleur. "
21/10/2017 à 13h54
Sethef écrivait:
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> Bilan, j'ai mis en sous occ franche, et je lui a dit de me rappeler pour faire
> l'onlay quand elle ne sentirait plus rien. On s'est revu un an plus tard, et ras
> depuis.
>
> Je soupçonne dans les deux cas, sans aucune référence scientifique, des douleurs
> fantômes, donc neurogènes, sur des douleurs qui se sont "installées" au niveau
> neuronal, et sont restées gravées après amputation de l'organe, ici la pulpe.
> Je sais qu'après une amputation, il y a un suivi psycho-mot pour éliminer ces
> sensations chez les concernés, mais je n'ai aucune idée de comment on pourrait
> mettre ça en place dans notre domaine.
>
> Quoi qu'il en soit, l'implant me paraît ici vaguement précipité, et s'il s'agit
> réellement de ce que j'évoque à la volée, ne réglera aucunement le problème.
c'est une hypothèse qu'on ne peut pas ecarter , je suis de ton avis .
l'implant doit être un dernier recours et risque effecivement de poser problème suivant le schema decrit par sthem
on peut mettre en place facilement une "therapie comportementale et cognitve simple" :
tu fais tenir un carnet à ta patiente en lui faisant dater chaque épisode douloureux (tel jour telle heure) en le quantifiant (de 1 à 10) , et en decrivant le mode d'apparition
tu la revois un mois après pour un premier debriefing (j'aime ce mot) et tu réevalues ( si kif kif = implant)
si amélioration on recommence un mois etc