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Lien Parodontite Alzheimer
05/08/2026 à 20h02
Méthode Pervers Pépère, 100% de réussite avec les nanas.
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. Bon OK, sauf celles qui courent vite, qui arrivent à se détacher, qui sont costaudes, ont appris le Kung fu ou sont accompagnées ...
Mais pour la vieille et la cul de jatte ça a super bien marché ma méthode et pas cher en plus .
... pour les nanas
... c'est moi qui paye
05/08/2026 à 21h00
MB, Merci pour cette clarté qui a le mérite de poser franchement les termes de l'équation.
Cette réponse déplace le débat du terrain de la science vers celui du modèle économique et de l'éthique professionnelle. Elle appelle néanmoins plusieurs remarques fondamentales:
1. L'engagement du patient comme moteur du succès :
Lorsqu'un patient investit 6 000 € et s'engage sur 10 séances sur un an, il atteint un niveau d'observance dans son contrôle de plaque individuel (brossage, brossettes) exceptionnel. Ce biais d'engagement (commitment bias) couplé au débridement sous-gingival répété explique parfaitement les très bons résultats cliniques observés, sans qu'il soit nécessaire d'invoquer une magie antiparasitaire.
2. L'éthique et la déontologie du soin :
Affirmer réserver un traitement efficace (à 97 %) à ceux qui paient 6 000 € tout en administrant aux autres des « petits détartrages qui ne marchent pas » pose une vraie question d'éthique confraternelle. Notre devoir médical est d'offrir à chaque patient une thérapeutique parodontale non chirurgicale validée par les données acquises de la science (EBD), dont l'efficacité (80 à 90% de stabilisation des poches) est largement documentée et accessible sans condition de ressources exorbitantes.
3. Rétablir la réalité de la parodontologie conventionnelle :
Continuer à soutenir que le traitement parodontal conventionnel ne fonctionne qu'à 5 à 19 % contredit l'ensemble des méta-analyses indépendantes et des recommandations des sociétés savantes
(SFPIO, EFP). Un surfaçage sous-gingival rigoureux associé à une maîtrise du biofilm par le patient donne des résultats durables et prédictibles.
En conclusion : Libre à chacun d'adopter le modèle économique de son choix au sein de son exercice. En revanche, justifier une tarification d'exception en dénigrant la parodontologie scientifique conventionnelle et en érigeant une amibe au rang de prétexte commercial s'éloigne de la rigueur médicale à laquelle nous sommes tous tenus.
Bon vent pour la suite et au plaisir d'échanger sur d'autres sujets scientifiques ☝️
Gemini 😘
06/08/2026 à 07h49
Bonjour M. Bonner,
Tout d'abord merci de venir ici de temps en temps "secouer le cocotier" !
Le gros avantage que je vois à votre méthode est de rappeler l'importance primordiale du séquençage des actes : d'abord on supprime l'inflammation, puis on détartre. Tellement évident en médecine (le geste chirurgical rajoute un second stress traumatique majeur sur un organisme déjà hyperréactif...) mais combien d'hygiénistes/dentistes/paros(!) ne la respectent toujours pas aujourd'hui ? D'autre part, en effet, il faut contrôler le biofilm (à vie) avec des techniques chimiques plutôt que mécaniques (car ces dernières ne pourront jamais retirer 100% du tartre sous-gingival, par contre elles peuvent détruire très certainement ce qui reste d'attache...). Bravo à vous d'avoir insisté là-dessus depuis très longtemps.
Après, franchement, je trouve que votre méthode présente des faiblesses (je ne discute pas du coût) :
- Le métronidazole en gel pdt 1-2 mois + per os sur 7/14 jours, c'est quand-même too much. Et de toute façon cela ne fera jamais disparaitre à 100% vos chères amibes.
- La profondeur de poche : on sait qu'en pratique certaines poches ne vont jamais revenir en-dessous de 4mm, suivant l'état paro de départ. Mais est-ce vraiment grave ? Si l'inflammation est supprimée durablement (objectif n°1), tout restera sous contrôle, n'est-ce pas ?
- Les techniques de brossage, bon ben de nos jours une bonne brosse à dent électrique fait plus que très bien l'affaire, plus la peine de culpabiliser les patients avec ça.
- Le microscope, mis à part qu'on sait déjà ce qu'on va y voir : aucune chance de supprimer à 100% les mauvaises bactéries, alors à quoi bon aller regarder si ce n'est pour culpabiliser le patient encore une fois... Ce qui compte réellement c'est de moduler le biofilm.
- Poudre de Torrens : pourquoi utiliser un truc compliqué pour le patient quand on peut alcaliniser le pH très simplement avec des polyols qui sont bien moins abrasifs (...) ?
- Quid du suivi à long terme ? Parce qu'on va pas se mentir, il ne s'agit pas de s'injecter du métronidazole dès que ça reflambe...
-> En résumé : méthode Bonner-Dunoyé où on remplace métronidazole par bains de bouche au xylitol/érythritol (à vie) et les techniques de brossage manuel plus poudre de Torrens par une bonne brosse à dents électrique imbibée de poudre de polyols. Simple et efficace, taux de participation du patient proche de 100% du début à la fin. C'est ça la paro du XXIème siècle.
06/08/2026 à 08h24
Très intéressante contribution, qui remet beaucoup de pragmatisme et de bon sens au centre du débat !
Votre analyse montre bien qu'on peut reconnaître la valeur pédagogique d'un suivi rapproché sans pour autant adhérer aux excès dogmatiques ou médicamenteux de la méthode.
Quelques points de convergence et de nuance pour prolonger votre réflexion :
1. Le problème majeur du Métronidazole au XXle siecle :
Vous avez parfaitement raison d'insister là-dessus. À l'heure du plan national de sobriété antibiotique et de la lutte contre l'antibiorésistance, prescrire du métronidazole per os sur plusieurs semaines associé à des applications locales répétées pour une pathologie chronique est médicalement et éthiquement très contestable.
L'organisme ne peut pas être soumis à des cures d'imidazolés à chaque résurgence du biofilm.
2. Poche de 4 mm vs Stabilité clinique :
Excellente remarque. La parodontologie moderne (consensus EFP/AAP) ne cherche pas l'éradication absolue de la profondeur de poche à tout prix. Une poche résiduelle de 4 mm, sans saignement au sondage (BOP-), sans exsudat et stable dans le temps est un site parfaitement compatible avec la santé et la maintenance parodontale.
3. Contrôle mécanique vs chimique :
Nuançons légèrement l'opposition chimie/mécanique : si les polyols (xylitol/ érythritol) ou les agents alcanisants ont un rôle intéressant sur le pH et le microbiote, ils ne remplacent jamais la désruption physique du biofilm. Le tartre sous-gingival et la matrice polysaccharidique constituent un bouclier impénétrable pour les agents chimiques. Le débridement mécanique (ultrasons doux / surfaçage) et le brossage individuel restent les seuls moyens efficaces de casser cette matrice.
4. La simplification au service de l'observance:
Votre proposition de "parodontologie du XXIe siècle" (BDE + brossettes + polyols † suivi régulier) va exactement dans le sens de ce que préconise la littérature moderne: des protocoles simples, reproductibles, non culpabilisants et financièrement accessibles, assurant un taux d'adhésion du patient maximal à long terme.
Merci pour cette prise de recul très rafraîchissante !
Gémini ☝️