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HISTOIRE DE DENTISTE PRIS SUR LE NET
29/06/2005 à 19h22
C'est drôle que vous parliez de dents et relatiez ceci et que vous le
relatiez asmoc. Le mois dernier, j'étions justement chez le dentiste,
j'avions justement écrit le petit récit de cet épisode immortel de mon
existence (rapport aux textes coïncident et ici ou là parlent de la même
chose) :
Vous êtes déjà venu chez nous ? Non, c'est la première fois. Voilà une
fiche de renseignement à remplir. Merci. Vous venez pour quoi ? Eh bien,
j'ai une dent de sagesse qui pousse et c'est assez douloureux. Vous
suivez un traitement médical ? Non. Vous êtes allergique à certains
médicaments ? Non. Vous avez une maladie connue, sida ou autre ? Non.
Rien ? Non. Passez dans la salle d'attente, la dentiste va vous
recevoir. Merci.
Bonjour monsieur. Bonjour docteur. C'est les dents de sagesse ? Oui,
jusqu'à présent je sentais une sorte de tension dans la mâchoire, mais
depuis hier, c'est enflé. Bien, je vais examiner ça. Installez-vous.
Ouvrez la bouche. Plus grand... ... .... Bon, je vois. Il va falloir
faire une radio. En attendant, je vais vous prescrire un antibiotique et
un anti-inflammatoire, ça devrait vous soulager. Vous pouvez prendre un
nouveau rendez-vous avec la secrétaire. Merci docteur, au revoir.
Tiens, je suis allé chez le dentiste, pour la première fois depuis des
lustres. Il fallait me prévenir, je t'aurais donné l'adresse du mien, il
est bon. Pas la peine, j'en ai trouvé un juste à côté de chez moi, par
hasard. C'est pas un jeune, j'espère ? Si, c'est même une jeune. Ah, je
n'aime pas ça, les jeunes, surtout les femmes... N'importe quoi, tu as
bien fait d'aller chez un jeune, ils ont du meilleur matériel, plus
moderne... Qu'est-ce que tu y connais ? Non, il aurait mieux vallu
qu'il aille chez le mien. Bon, c'est fait, c'est fait.
Comment s'est passée la prise des médicaments ? Ah, je n'ai pas très
bien réagi, j'ai eu des vertiges. Pourtant, c'est un produit assez
faiblement dosé... Je ne sais pas, j'ai préféré arrêter parce que je
dois conduire. Bon, voyons voir cette radio. Hmmm. Elles ne sont pas
encore sorties, mais ça a l'air de pousser droit. Tiens, il en manque
une. Installez-vous, je vais regarder. Ouvrez la bouche. Mmm. Je ne suis
pas partisane de les ôter avant qu'elles ne soient sorties, il faut
juste surveiller l'évolution. Mais si j'ai de nouveau mal, comme l'autre
fois ? On peut les enlever mais c'est une intervention assez lourde.
Bon, il n'y a pas de tartre mais des taches. Café, cigarettes ? Oui,
oui. On va nettoyer un peu. Voilà. Il faudra qu'on se revoie pour
reboucher à deux petits endroits, vous prendrez rendez-vous. D'accord,
merci docteur. Attendez, vous avez du produit autour de la bouche, je
vais vous débarbouiller. Merci.
En ce moment, je passe ma vie chez le dentiste, ça n'arrête plus. À
chaque fois, ça dure un quart d'heure, elle me trouve autre chose et il
faut y retourner une autre fois. Je la soupçonne d'escroquer la sécurité
sociale. Bof me suis bien fait escroquer par mon urologue. Quatre cents
balles le quart d'heure remboursé cent trente, et j'y suis allé cinq ou
six fois... Enfin, il y a pire, j'aurais pu tomber sur une brute avec de
grosses pattes. Celle-là au moins, elle est bien gentille et pas mal du
tout. Ça rend la corvée plus agréable.
Bonjour, désolé de vous avoir fait attendre. Installez-vous, on va
s'occuper de ces dents. Heu, au fait, pourquoi devais-je revenir ? Il y
a deux plombages qui se sont abîmés, il faut réparer. Comme c'est tout
petit, je ne pense pas qu'il faille endormir. Ouvrez la bouche... Plus
grand... plus grand... Ne pensez pas à votre langue, sinon... un coup de
fraise dans la langue, ça fait mal ! Oh, mais c'est plus grand que je ne
pensais... Vous me dîtes si ça fait mal... Surtout, ne refermez pas la
bouche, sinon l'amalgame ne tiendra pas à cause de la salive... Voilà,
on s'occupera de l'autre dent la prochaine fois, quand est-ce qu'on peut
prendre un nouveau rendez-vous ?
***
29/06/2005 à 19h30
Je suis secrètement épris de ma dentiste
Quand à moitié allongé sur le fauteuil chirurgical, ma
dentiste ramène sa fraise et se penche sur moi, tandis qu'elle plonge
son beau regard vert et ses multiples instruments dans ma bouche, je
sens monter en moi un désir insondable, comme si mes dents comportaient
des zones érogènes. Mes mains qui se serraient nerveusement sur l'
accoudoir, autant par crainte de la roulette que par passion pour celle
qui me tient par le bout des molaires, se relâchent soudain, mon souffle
s'apaise et je m'abandonne en confiance. Elle, virtuose de la sonde, un
masque sur le visage, affairée à réparer ma dentition, et moi,
immobilisé, soumis, la mâchoire crispée, la langue rabattue, il m'est
peu commode dans cette situation de prononcer les tendres paroles
amoureuses qu'elle m'inspire et qui coulent au fond de ma gorge. Lorsqu'
elle me déclare : « Ouvrez. ouvrez plus grand. », je veux croire qu'il s
'agit des portes de mon coeur dont elle parle et c'est volontiers que je
m'exécute. Si seulement, elle pouvait regarder tout au fond de ma gorge,
s'enfoncer dans ma trachée, toujours plus loin, plonger dans mes
entrailles et y découvrir la petite carie qui prospère sur mon
palpitant, la petite carie qu'elle y a déposée.
Evelyne 12 jan 2003 19:45 afficher les options
29/06/2005 à 19h33
Je ne retournerais jamais chez une femme dentiste. Il y a quelques années,
arrachage d'une molaire, piqûre, elle tire sur la dent qui résiste,
l'anesthésie ne fait pas effet comme elle voudrait, repiqûre, on y retourne,
torture, piqûre ? je tombe dans les pommes. Panique de la dentiste. La dent
est toujours là, enfin plus ou moins. "je ne peux pas m'occuper de vous,
vous devez aller en clinique". En clinique, rv deux jours après, le
chirurgien fait une piqûre et retire la dent en un rien de temps, sans que
je ressente rien. Suite difficile, je change de dentiste.
L'année dernière dent de sagesse cassée-infectée. On doit extraire. Mon
dentiste absent, c'est sa fille qui le remplace, "je vous préviens, si vous
n'avez pas la force physique, c'est pas la peine, je lui dis, je lui
raconte". Elle n'insiste pas. "Je vous envoie chez un confrère". Un homme,
un chinois, genre Jackie Chain. Extraction difficile pour lui, moi je lui
abandonne mon corps, c'est pas mon problème, je m'en vais voyager au-dessus
d'un champ de coquelicots noirs, pas moyen de les faire rougir, c'est beau,
ça fait patienter. Bruyante et longue extraction, mais le dentiste sort
victorieux. Et moi soulagée...
Conclusion, je préfère confier ma bouche à un homme. Y a pas photo.
30/06/2005 à 00h36
Pourtant , en hommage a nos consoeurs , archimède a dit en parlant du levier:
"donnez moi un point d'appui et je soulèverai le monde"
On peut substituer a la notion de force la notion de point d'appui, ceci pour le public qui nous lit.
30/06/2005 à 00h46
Tout à fait d'accord avec toi Adhoc, je fais la plupart de mes extrac sans davier avec un tout petit syndes....
Mais je suis quand même costaud...e!!
30/06/2005 à 01h40
Pour moi, tout à l'élévateur, que je n'oublie pas de passer à la lingette à la fin de l'intervention ;).
30/06/2005 à 01h59
Tres bon , oméga, mais récupère ta lingette pour le lendemain!. Zut, je vais me faire allumer par independentiste qui va me dire que c'est pas tres fin , et ragnagna et patati patata. Enfin , bon, je m'en tape!
30/06/2005 à 09h49
Comment vous faites pour faire sécher les lingettes et les rouleaux de coton lavés, maintenant que les radiateurs sont éteints ?
Ne dites pas qu'ils sèchent au soleil, c'est pas top hygiènik !!!!
30/06/2005 à 11h09
Tu peux utiliser la doublure du fauteuil;les patients se succedant les uns aprés les autres apportent l'énergie calorique pour un séchage parfait des lingettes et rouleaux de coton.
30/06/2005 à 11h27
pour garder tes lingettes humides tu les roulent, ça fait des nouveaux rouleaux de coton à humidifier dans la bouche du patient suivant
30/06/2005 à 11h28
chloé a écrit:
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> Vous avez oublié de parler des gants !
Quels gants!!!
30/06/2005 à 11h37
"pour garder tes lingettes humides tu les roulent, ça fait des nouveaux rouleaux de coton à humidifier dans la bouche du patient suivant"
Oui, colou, tu as tout compris; comme les cigares de la première moitié du 20 e siécle, roulés ditrectement sur les cuisses bronzées des jeunes ouvrières cubaines.
30/06/2005 à 11h45
Vous êtes pas doués!!!!Pour les gants, tu les laves, tu les passes au pschitt, tu les sèches et quand tu les enlèves tu les retournes complèment. Tu n'as plus qu'à les renfiler, 1 paire pour 2!
30/06/2005 à 11h48
Si tu savais, Caty ! T'es pas loin de la vérité pour certains.
Faudrait lancer un sujet.......
30/06/2005 à 11h52
Pourquoi zapper ! Faut pas se voiler la face, il y a pleins choses pas très "nettes" qui existent !
30/06/2005 à 12h44
Je epux en témoigner pour l'avoir vécu dans certains cabinets...hormis les ca...
30/06/2005 à 12h54
Les ceuss qui achétent une fortune un truc mauvais gout a leur danseuse et qui économisent sur leur matos.
***autocensure***
30/06/2005 à 15h25
adhoc a écrit:
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> comme les cigares
> de la première moitié du 20 e siécle, roulés
> ditrectement sur les cuisses bronzées des jeunes
> ouvrières cubaines.
>
Et je te dis pas comment elles collaient les feilles de la cape .