Cookie Consent byPrivacyPolicies.comquestion - Eugenol

question

stéphane

21/06/2004 à 14h33

Effectivement, Ben j'avais vu cette boite au congrès de l'ESE de Munich en 2002 ; il était au stade de Prototype. De mémoire, il reconnait les instruments par reconnaissance électronique, telle une traçabilité.
Cependant, le nombre d'utilisation est un faux problème, car ce système ne prend pas en compte le type de canal traité avec l'instrument. Et un même instrument peut être utilisé pour traiter 25 canaux d'uncisives maxillaires rectiligne, mais sera utilisé 1 seule faois (voire 1/2 fois) pour mettre en forme un canal MV de molaire maxillaire.
On a tord à mon avis de restreindre le risque de fracture au simple nombre d'uitlisation. la fatigue du Nickel Titane est plus complexe que cela. La seule chose qui pourrait nous renseigner est :
- une lame détorsadé : cela veut dire d'une part qu'on a eu un bol énorme de retirer l'instrument avant
- un processus qui prévoirait par exemple le changement de teinte d'un allaige lorsqu'il change de phase (martensitique) et mà, je ne suis pas le premier à avoir eu l'idée, mais a priori ce n'est pas réalisable.

Donc la solution actuelle est pour moi l'usage unique des instruments qui sont censés fatigués le plus à savoir SX, S et S (et oui mea clpa j'utilise le protaper).
Ne vous énervez pas (j'entends d'ici les réflexions voler)... Je sais que cela revient très cher. Mais est-ce que cela ne vous reviendra pas plus cher de passer 2 heures à retirer un instrument fracturé pour une économie de quelques euros.
Qu'est ce qui vous revient le plus cher au cabinet : votre consommable ou le temps horaire ?
D'accord je reconnais, je suis un piètre gestionnaire... mais qu'est ce que je dors bien la nuit !!!
Et puis, au pint où on en est avec les honorairesun peu plus ou un peu moins... Il suffit de placer un bridge compelt quotidien pour éponger la facture de la consommation annuelle de Protaper o:)))))


Marc Apap

21/06/2004 à 14h35

Salut Willy,
TheSharky se trompe, j'apprécie beaucoup ce que tu dis et écris, même si parfois je ne suis pas à 100% d'accord avec tes options. C'est vrai qu'il m'a un peu titillé la première fois. Il a eu raison, parce que ça a donné lieu à un débat plutôt intéressant et sympa. J'ai acheté moi aussi, et lu (pas encore en entier) ton livre cosigné avec Stéphane, qui donne des réponses précises sur par mal de points. Tu auras sans doute remarqué que je m'en inspire et le cite dans mon dernier article de l'Indépendentaire. Pour ce qui est du temps, je le prends sur mes soirées et mes week ends.
Je crois qu'on est tous un peu pareils : hyperactifs tant qu'on a la santé.
Amitiés,
Marc


Ben

21/06/2004 à 20h39

Pour ce qui est de la reconnaissance des instruments,il faut d'abord prévenir le moteur que les séquenceurs 1,2 et 3 sont des protapers par exemple,le 4 des K3, le 5 des profiles le 6 des héros...
Ensuite on ne peut prendre les instruments que 1 à 1 et pour y avoir accès il faut tourner le socle du séquenceur qui avertit sans fil le moteur de sa position et donc de l'instrument utilisé.
Il faut de plus noter que l'appareil ne se contente pas de compter le nombre d'utilisations. Il fournit un graphique de la durée d'utilisation et de la façon dont l'instrument a forcé (moment de la force). Il me semble même qu'en fonction de ces données,il peut conseiller de changer de limes .


Willy

21/06/2004 à 23h35

En fait le moteur s'appelle l'Endo Stepper et je l'ai essayé (entre autres) et il est actuellement dans le placard.
Le version que j'ai essayé était une vrai usine à gaz, avec une pédale énorme, changement du torque au pied, etc..
Cela dit, il est constamment en modifications et amélioration et je ne sais plus où il en est actuellement.
Je suis d'accord avec Stéphane quand on parle du nombre d'utilisation. La fatigue cyclique est impossible à évaluer, et elle varie en fonction de très nombreux paramètres incontrolables.
Concernant l'usage unique des instruments, on y viendra de toute façon et ce sera une obligation légale. Déjà dans de nombreux centres de soins, on regarde cela de très près. Mais le problème des centres hospitaliers, et bien ce sont les budgets. Ce problème n'existe pas réellement au cabinet, le consomable présentant moins de 5% du coût de fonctionenement d'un cabinet.
Maintenant, effectivement, on peut économiser sur tout : ne pas mettre de cmatrices pour mettre en place un amlagame, pas de ordonnets rétracteurs pour faire les empreintes, faire toutes les empreintes à l'alginates... je me rappele, et c'est une histoire véridique, on ne me l'a pas racontée, je l'ai vécue, être aller à l'improviste dans le cabinet d'un de mes enseignants quand j'étais étudiants et de trouver des rouleaux de coton en train de sécher sur le radiateur.
C'est une question de réflexes, et pour l'endo, on restérilise depuis des années. Alors l'usage unique, ça choque. Mais vous verrez que dans quelques années, les plus vieux d'entre nous dirons aux jeunes : moi j'ai connu le temps où on stérilisait.


Philippe

22/06/2004 à 01h05

Ce moteur semble intéressant mais beaucoup trop complexe à mettre en oeuvre. Je suis de l'avis de Willy. Les normes de santé ne cesseront d'evoluer pour nous conduire à toujours plus d'usage unique en vertu du principe de précaution.


Al

22/06/2004 à 14h18

Si la nomenclature évolue, certes. Avec une plaquette de Protaper à 35 euros et un SC 15 à 36,15 euros c'est le délire. C'est au praticien de payer pour pouvoir soigner correctement !

Ou alors on va en arriver à demander au patient d'aller s'acheter sa plaquette de Protaper avant le rendez-vous.

Il va bien s'acheter son vaccin avant d'aller chez le toubib, non ?

Tous les principes de précaution de la terre que tu voudras, mais qui c'est qui paye ? Facile de principer la précaution sur le dos des autres. Il faudra bien un jour que les patients se rendent compte que la santé a un cout, et que la qualité aussi.

Si le prix de revient d'un acte est supérieur à ce qu'il rapporte (ce qui est déjà le cas de beaucoup de nos actes), on va arriver à la dérive que l'on voit pour les extractions. Y aura plus personne pour faire ni endo ni chir. Ou alors hors convention, et là le patient il y sera 100% de sa poche.

Et ton vieux c'est pas "moi j'ai connu le temps où on stérilisait" qu'il va dire, mais "moi j'ai connu le temps où l'omnipraticien faisait de l'endo". C'est presque le cas de la chir aujourd'hui.


stephane

22/06/2004 à 23h28

Al,
tu connais beaucoup de spécialités médicales qui réutilise un instrument contendant qui a été directement en contact avec le sang (contaminé ou non) le pus et tout le reste.
Les forets d'implantologie sont de plus en plus à usage unique il me semble.

Imagine que lors d'une chirurgie (sur toi bien évidemment) le chirurgien reprenne une lame de bistouri, restérilisé et un fil de suture du patient de la veille restérilisé. Tu en penserais quoi ?

Bien évidemment que le coût des instruments est très important. mais c'est la loi du commerce. Plus il sen vendent, plus les prx baissent. Donc si tout le monde passait à l'usage unique, les prix dégringolraient. les vrais c... sont ceux qui pratiquent l'usage unique qaund les autres n'y sont pas... Ils payent plein pot !


Al

23/06/2004 à 20h55

Mais on est tous d'accord sur le principe. Le seul blème, c'est que contrairement aux chirurgiens, les dentistes ils payent leur matos. Ce qui fait une différence grave.

Et comme le fabriquant lui même considère ce matériel comme étant restérilisable, il l'est. La norme CE qu'il a, lui permet de le faire.

Une lame de bistouri est condidérée comme jetable, sous emballage stérile. Un plaquette de Protaper est vendue réutilisable sous emballage non stérile.


stéphane

24/06/2004 à 16h51

Peut être plus pour très longtemps...

Les chirurgiens, on leur donne le matériel ? Ah bon... Même dans le privé. et le fil de suture, ils sont sponsorisés ? Tu connais le prix du fil de suture ?
Et encore, est ce qu'un problème purement économique nous autorise à prendre des risques ???

Allez, je te taquine, mais quelque part cela demande réflexion


Couic

25/06/2004 à 00h31

Le vicryl coute cher... m'enfin le réassort d'un chir est moins cher que pour un endo


Al

25/06/2004 à 12h26

Tu as raison, les problèmes économiques ne DEVRAIENT pas permettre de prendre des risques.

En conséquence de quoi, si on peut pas faire payer, on ne fera plus. C'est aussi simple que pour les extractions.


stéphane

25/06/2004 à 13h15

C'est le problème de la santé et de l'économie de santé...


Al

25/06/2004 à 16h31

Quand on fait croire pendant des lustres que tout était gratuit en matière de santé, on se retrouve où en en est aujourd'hui.

Et dans moins de deux générations, si on continue comme ça, les dentistes ne feront plus que des PIP (paro implant prothèse).

Et les patients devront se faire soigner à leur frais chez des non conventionnés.

Qui a dit qu'il ne fallait pas de médecine à 2 vitesses. Comme on est déjà dans un système à 6 vitesses...

Blague dans le coin, il faut vraiment avoir une sacré conscience professionnelle aujourd'hui pour avoir envie de faire de la belle endo à SC25 et de la microdentisterie à SC6.

Pour ma part, si on m'impose une plaquette neuve à chaque patient, j'arrête de faire de l'endo courante hors cas lourds de prothèse à suivre, et j'adresse ceux qui le peuvent à un non conventionné. Ce que je fais déjà pour les retraitements limite, dont chacun sait que la chronophagie n'est pas payée si on est conventionné.


stéphane

25/06/2004 à 17h09

La voilà la médecine à double vitesse. J'ai déjà écrit un post là-dessus. Le problème c'est que tout est fait pour nous faire porter le chapeau de ce bel échec de gestion de l'assurance maladie, alors que la seule chose que l'on peut nous reprocher, c'est d'avoir de la conscience professionnelle. A cette conscience, on nous reproche la dérive des dépenses de santé ... Vu ce que l'on représente, ce n'est pas un comble ça ?

personnellement, je suis écoeuré


Utilisateur banni

16/05/2012 à 21h49

stéphane écrivait:
------------------
> La voilà la médecine à double vitesse. J'ai déjà écrit un post là-dessus. Le
> problème c'est que tout est fait pour nous faire porter le chapeau de ce bel
> échec de gestion de l'assurance maladie, alors que la seule chose que l'on peut
> nous reprocher, c'est d'avoir de la conscience professionnelle. A cette
> conscience, on nous reproche la dérive des dépenses de santé ... Vu ce que l'on
> représente, ce n'est pas un comble ça ?
>
> personnellement, je suis écoeuré



Ca va mieux? ;-)

Pardon de perdre mon temps mais, ayant entendu parler d'Excalibur, je n'aie pas pu m'empecher de me renseigner...


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