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Dentistes mutualistes ici ?
24/04/2006 à 17h46
T'imagine bosser à la poste, à la CPAM par exemple payé à l'acte...
Si un dentiste n'a pas d'index sur son CA il va bosser 2 heures par patient...
24/04/2006 à 19h08
En tant que " finaud" du jour, il faut être logique ,si les salariés en mutuelle sont payés au fixe ,ils demandent à l'assistante de leur mettre 4 patients par jour,de préférence des CMU ,comme ça ,2 rendez vous sur 4 sont annulés ,et puis ,y'a qu'à attendre patiemment la fin du mois et son petit chèque .
C'est plus gratifiant d'être payé à l'acte ,au moins ceux qui en veulent sont rémunérés en conséquence ,ce qui est ,à mon avis ,tout à fait normal.
Y'a pas écrit LA POSTE !!!!!!!
24/04/2006 à 19h10
c'est mettre a mal l'honneteté du praticien...d'acc il y en a, mais quand meme, pas tous!
24/04/2006 à 19h12
Crois-tu, narik ?
Je pense quant à moi, que le sacro-saint paiement en fonction du CA est discutable.
On travaille bien quand on aime ce qu'on fait et que le salaire est correct.
Je peux te donner des noms de praticiens qui sont payés au fixe et qui ont une activité très importante...et ils ne veulent pas entendre parler d'une "prime au pourcentage".
Lorsque j'ai évoqué ce sujet avec eux, on m'a répondu : je ne vendrai pas mon indépendance financière vis à vis du patient.
Car on oublie ça : lorsque le praticien n'est pas rétribué en fonction du chiffre, il ne peut être soupçonné de faire des travaux pour alimenter son propre compte en banque. Il ne fait que ce qui est utile à son patient. Ca crée une belle relation de confiance.
Ca encourage aussi à rien foutre du tout, c'est vrai. Mais, finalement, s'il y a des dérives de cet ordre, elles sont fort peu nombreuses. C'est pourquoi je n'aime pas la rémunération au %, et que si je l'admets, c'est au minimum et à contrecoeur.
24/04/2006 à 19h20
d'autant qu'avec un bon plateau technique, une equipe de bonne volonté, une patientele assurée, quelqu'elle soit, si en plus on peut evacuer les soucis financiers, et qu'on aime ce qu'on fait, je ne vois vraiment pas quoi demander de plus...
24/04/2006 à 20h12
Oui, ameli, idéal, je n'en conviens pas, le travail sans notion de compétition avec soi même, et sans vision de la carotte..
Mais l'être humain est ce qu'il est.Décadent si pas fouetté. Rappelle toi qu'en URSS, la production des petits jardins privés était supérieure a celle des sovkhoses.
24/04/2006 à 20h27
Le travail pour soi est toujours plus important que celui que l'on fait pour quelqu'un d'autre. La rémunération à la tache implique plus la personne dans son travail... Tu bosses plus tu gagnes plus. Malheureusement ce schéma n'est pas applicable dans tous les secteurs (imaginez la poste, la sécu, on va dire le fonctionnaire de base pour pas froisser... payés à l'acte plutôt qu'à l'heure... Faudrait licencier ou inventer du boulot à leur faire faire au bout d'une semaine...;)))
24/04/2006 à 20h48
bin les gars je suis pas d'accord...c'est vraiment tres pessimisme comme vision du metier, je ne vois pas ça comme ça, sinon j'aurais fait une ecole de commerce...
ce qu'il y a de plus noble dans le soin aux autres, c'est d'evacuer les problemes financiers
c'est pourquoi je n'aime pas le systeme de distribution de soins quand il s'agit de mutuelle qui cherche avant tout le rapport
c'est pourquoi j'aimais les centres cpam quand ils fonctionnaient a l'ancienne, meme avec subvention
c'est pourquoi j'aimais la secu quand elle permettait a tous l'acces aux soins
c'est pourquoi enfin, je n'aime plus les systemes d'aujourd'hui quelqu'ils soient
24/04/2006 à 20h53
Pardon d’y revenir, et je ne cherche pas à défendre l’exercice en mutuelle particulièrement, n’en ayant pas d’expérience personnelle, mais :
- nous espérons tous un revenu proportionnel à notre travail, quelle que soit le cadre de notre exercice
- il est donc logique que les mutuelles instaurent cette proportionnalité, encore qu’il subsiste une notion de « fixe », également chère à nos remplaçants dans le libéral…
- la question porte plutôt sur le calcul de ce pourcentage . 17%, dites vous, sur le brut, incluant toutefois les jours payés de congés ou d’indisponibilité, dont les absences pour formation, également rémunérées et défrayées et autres menus "avantages sociaux" passés sous silence...
- bon, malgré cela, un exercice libéral dans de bonnes conditions reste plus attrayant, notamment par la liberté qu’elle laisse à tous les niveaux, notamment vers une recherche de progrès et de qualité plus facilement tarifiable, c’est là la grande différence
- pour le reste si l’on veut mieux se rémunérer, dans le libéral aussi, il est possible, en faisant illusion auprès de sa patientèle ("qualité perçue" chère à certains coach!), de booster sur la quantité de travail au détriment de la qualité, mais la responsabilité est là directe, personnelle, et sans appel !
- si la mutuelle était un si bon plan, et elle le reste pour celui qui ne veut pas s’emmerder tout seul à tout gérer et ne cherche pas fortune, toutes les places seraient pourvues, ce qui ne semble pas être le cas d’après le témoignage de Pat Atras.
- et si certains y ont fait le choix d’un exercice honnête, tout en résistant aux pressions, de la mutuelle-employeur au comportement de mauvais gestionnaire voulant faire accélérer les cadences, et sans sacrifier pour autant la qualité ni transiger avec une patientèle à éduquer, voire à « dresser » ? Cela me paraît plus difficile et louable que de résister à l’appât du gain, même en libéral ;)
- se méfier peut être des généralisations, il peut y avoir mutuelle et mutuelle
Un copain, au sortir de fac, ne pouvant emprunter pour une installation car ne voulant pas solliciter la caution de ses parents, a travailler d’abord en mutuelle.
Sa conscience professionnelle le faisait travailler au-delà de ses horaires, donc sans personnel, pour allier qualité et revenu capitalisable. Malgré cela il lui fut reproché de prendre trop de temps par patient ! Il y a 20 ans, sans la pléthore de nos années CMU ! Il a finalement et bien évidemment rendu sa blouse, et est passé à autre chose, en libéral ; ça va super bien pour lui, merci.
Un autre, que l’exercice de la dentisterie en solitaire gonflait, a vendu son cabinet pour exercer en mutuelle, où il a constaté que l’exercice clinique lui était finalement désagréable (pas assez de temps pour monter à cheval !). Il est DC après formations payées par la mutuelle et réussite au concours… Il aurait tout aussi bien pu se tranformer en rat de B.U. et devenir enseignant :))
Voilà, je vous laisse pour les généralisations, idées reçues, caricatures.
Paix sur vous , amis et confrères :)
24/04/2006 à 21h48
Bon apétit et bon film ce soir...
Il y a retour vers le futur II...
On va se régaler...
25/04/2006 à 02h21
Vision pessimiste, adhoc. Je dois avouer que j'avais la même, et j'en suis revenu...
Pourquoi ce système de "fixe" fonctionne-t-il avec de plus en plus de praticiens, sans les transformer en rois fainéants ?
Je n'ai pas de réponse catégorique et je ne crois pas à l'angélique mission sacrée du service public.
Mais j'ai des pistes.
D'abord j'ai la sensation que la notion d'actes est devenue désuète, et tend à être remplacée par des "prestations". Les actes, surtout ceux liés à la NGAP, ne sont plus une référence, et donc ne peuvent plus servir de base de calcul d'un salaire.
Ensuite, le salaire "juste" est plus important que le salaire "exact", surtout qu'un salaire exact (pourcentage des actes) est faussé par une NGAP rigolote mais peu rigoureuse. On se fout que untel gagne plus ou moins, mais on ne tolère pas qu'il gagne plus s'il sabote le boulot. Donc, ça relativise l'intérêt de la carotte !
J'ai déjà parlé du confort dans la discussion du devis avec le patient quand on peut lui dire : je m'en fous, c'est pour vous, moi je n'y gagne rien.
Enfin, il y a le partage des tâches et l'utilisation des compétences. Elle peut se faire sans arrière-pensées. On peut confier un boulot au copain parce qu'il saura mieux le faire, sans craindre pour sa paie.
J'ai l'air de faire la promo de ce système idéal ? Non, il ne l'est pas, aucun ne l'est. Celui-là pèche par ses travers : les incurables fainéants qui, même peu nombreux, peuvent plomber le système, car les trous qu'ils creusent sont insondables. Et ils sont difficiles à évacuer.
Autre handicap majeur : la confiance réciproque entre gestionnaires et praticiens est nécessaire pour faire fonctionner tout ça. Formation, investissements, les gestionnaires n'aiment pas laisser les coudées franches.
Et pourtant, ça ne peut fonctionner que comme ça. Le seul bénéfice que peut tirer un praticien compétent et performant n'est pas dans la fiche de paie : donc, il doit se retrouver dans des investissements généreux, du matériel haut de gamme, et des formations qui évitent d'être pingres. Ca lui fait plaisir, et il continue à travailler dans de bonnes conditions. Mais ça, d'accord avec Mark, je ne le vois pas souvent, par la faute de gestionnaires frileux qui continuent à compter des lettres-clés, calculer des pourcentages, et hurler dès qu'un dentiste demande l'ADF ou la SOP.
25/04/2006 à 12h18
la rénumération des vacances correspond à la moyenne mensuelle
dans les 10% de la totalité des salaires versé
les jours fériés par contre ne sont pas payés
25/04/2006 à 17h58
ah je remercie adhoc, bogenom et athos pour leur soutien moral et suis contente de voir que le débat s'est recentré pendant que j'étais au ski!
après 1 an de présence, on vous accorde 30 jours ouvrables de congés payés avec versement d'une indemnité équivalente au 1/10ème des remunérations; mais la base de calcul reste floue sur mon bulletin de salaire;
autre chose: en cas de modification du régime de remboursement des actes, les % peuvent être automatiquement modifiés afin que la rémunération du dentiste ne soit pas augmentée par le seul effet des modifications. en clair les mutuelles se reservent le droit de répercuter une augmentation de leurs charges sur le salaire des dentistes : faut pas réver ce ne sont pas des philanthropes et l'honneur est sauf,les dentistes mutualistes ne seront pas les vilains profiteurs de cette revalorisation!
bonne journée à tous
25/04/2006 à 19h40
tu peux m'expliquer Olafille comment calculer le pourcentage en fonction des revalorisations ?
Il faudrait que les 35% pour les soins s'appliquent pour les actes qui ne sont pas revalorisés et qu'aprés ,par exemple pour une bio molaire ( comme celle ci est augmenté de 60%) on diminue la rémunération de 7% pour passer à 28% etc......c'est un casse tête chinois ou alors ,il faut un super logiciel !!!!
Et surtout refaire un contrat à chaque dentiste employé avec tous les coefficients de calcul selon l'acte . Et ben ,il y en a qui ont pas fini de se faire chier !!!!!!!!!!
25/04/2006 à 21h56
ah mais le finaud je ne sais pas ni comment ni s' ils vont le faire, tu penses bien que je vais pas faire le calcul à leur place, juste dit qu'ils avaient la possibilité de le faire
25/04/2006 à 22h53
MARK Ecrivait:
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(pas assez de temps pour monter à cheval !). Il est DC
Exactement comme ameli
ameli, je n'aime pas trop le "ça lui fait plaisir..."
il doit se retrouver dans des investissements généreux, du matériel haut de gamme, et des formations qui évitent d'être pingres. Ca lui fait plaisir
Amitiés
26/04/2006 à 00h32
Ta femme te confirmera que je suis un bon cavalier...
C'est vrai que, sortie du contexte, ce morceau de phrase est un peu "malheureux". Pourtant, je confirme que la notion abstraite de plaisir professionnel est importante. Quand des professionnels acceptent d'être payés au fixe intégral (mais correct), comment les récompenser quand ils sont bons sachant qu'il n'est pas question de primes ? ...en leur faisant plaisir. Comme on ne peux pas les envoyer en vacances à Moorea, on leur paie du bon matos sans mégoter, et on leur accorde les formations qu'ils demandent.
J'ai un praticien qui en 2 ans aura eu une formation paro chir à Auxerre, une semaine Charon, ADF + garancières + des soirées locales + une pano (instrumentarium). laser Lokki l'an prochain et nouveau fauteuil. Pas mal pour un cabinet CPAM ! Tout le monde est content. Lui, les patients, le gestionnaire.
Tiens, tu me donnes une idée, je vais l'envoyer en stage chez le Luxo-Belge. C'est un risque, je ne sais pas s'il sera à la hauteur...
26/04/2006 à 01h22
qui donc ?
not luxo belge ou ta protégée ? ( je sais que c'est une fille)
26/04/2006 à 14h16
pareil, j'allais dire "ameli, arrete ton char, on sait que c'est unE praticiennE"... la fameuse qui n'a pas vu son cab bruler lors des émeutes.
Pour revenir sur le débat du pourcentage ou pas, j'ai souvenir d'avoir été bcp plus cool dans les remplas à salaire fixe que dans les remplas "libéraux" à pourcentage...
Cependant, si je fais des belles endos (enfin, la plupart du temps) c'est parce que j'estime qu'elle est incluse dans le prix de la couronne (et pourtant, 460 la céram, on déchire pas son groupe socio-culturel, mais bon, c'est pas encore moi qui les choisis) et que je veux pas tout avoir à refaire dans 2, 3 ou 4 ans...)
J'ai eu à ce propos des discussions avec mon AGA qui me disait "vous précisez pas SOINS ou PROTHESES dans votre livre de recettes" ... bah non cocotte, pour moi y a pas de distinction, je soigne des gens, je fais pas des soins et de la prothèse... Le gars qui vient en pulpite il en aura pour ~ 670 (oui, je fais encore bcp d'IC) pour être débarassé du pb, et voilà. m'en fous completement qu'il y ait une phase à 60 et une autre à 500...
Quand à ce qu'ameli évoquait, à savoir "je m'en fous de vous proposer ça, je n'y gagne rien", j'envisage d'aller vers ça, enfin, une étape, qui est de ne pas savoir combien ça coute. Il vous faut ça, c'est tout. "oui mais ça coute combien" je ne sais pas. Claudia va vous le dire (ou Adriana, c'est au choix).
Quitte à ce qu'on soit dans les rêves, j'adore ne pas savoir ce qu'il y a sur mon compte. Ce n'est pas moi qui fais ma compta (depuis ler janvier), je prends mon "salaire" (fixe) le 30 ou le 31 et puis voilà. résultat, la banquiere appelle "vous avez trop d'argent sur votre compte, vous devriez épargner" J'ai suivi ses conseils mais je me suis aussi acheté une console et j'ai commandé mes loupes. Une fois installé, la SEL, le comptable et tout roulera. Il est hors de question que je m'emmerde avec les histoires d'argent. Il me faut tant pour vivre, le reste ça permet de se faire plaisir (youpi un laser). Et surtout ça permet d'aborder sereinement le petit Dylan qui veut pas ouvrir la bouche.
Ce que vous ne voyez pas, c'est que nous travaillons tous en mutuelle. Nous travaillons à perte sur certains, et à plein rendement sur les autres. On mutualise les revenus et les besoins de nos patients. et on se paye au chiffre. Et on a la matos qu'on veut, il suffit de le commander. Et on a un patron qui nous met la pression (nous meme ou bien bobonne). Par rapport aux "vrais" mutualistes, on a plus de risques, mais aussi l'opportunité de gagner plus d'argent car on le partage avec moins de gens. Mais franchement ma titulaire est pas loin des 20 p/jour, et moi plus proche des 10 (hier... 6 ! le bonheur). On est e, pleines différences de méthodes, de génération, pourtant c'est en toute confiance que je me laisse soigner.
Kennedy a dit "Ich bin ein Berlinner", et bien je le dis, moi, tout libéral assujéti à la déclaration contrôlée que je suis, "Je suis un mutualiste". Et ce n'est pas parce que je suis libéral que je travaille bien (enfin que j'essaie). Mais parce que je suis moi.
edit: et pour finir avec ce qu'il arrive à certains de balancer sur les mutualistes, enfin, les CD qui travaillent en mutuelle, je vous citerai une phrase du Dr Saïd K., mon maître, qui m'a dit un jour que je voulais balancer sur un confrere qui avait fait un boulot de sagouin : "sache bien que si tu chies sur un confrere, tu chies sur la profession, et du coup, tu te chies dessus". (il faut, pour l'avoir au complet, associer à la fin de la phrase une grande tape dans le dos)