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Une colle pour Dancha .
25/06/2006 à 00h24
Cher isaïe,
Je pense que le sujet n’est ni plus fondamental, ni plus sensible que d’autres.
Tu as du t’en rendre compte, le principe qui pour moi est fondamental et auquel je suis, peut être, un peu trop sensible est :
NE PAS PRENDRE LES EFFETS POUR DES CAUSES.
Et donc soigner les causes et non pas les effets.
Je ne possède pas la botte de Nevers, et même si je la possédais, je ne m’en servirais pas.
Si ma spontanéité, mon coté direct et ma continuelle volonté de refus de compromis ont laissé croire le contraire, je m’en excuse.
Il m’arrive, certes, d’égratigner.
Je n’enlève la mouche de mon fleuret que lorsque les propos sont orduriers.
Bon, je retourne à la construction de ma vitrine, et à des petits post pour lesquels je dois réduire les photos pour vous les envoyer.
Ce ne sera pas des cas merveilleux, extraordinaire, admirables, mais des cas ou j’ai eu des Pbs. et comment j’ai essayé de les résoudre.
@+ Bjc.
25/06/2006 à 21h16
isaïe Ecrivait:
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>... je pense que
> le rôle essentiel de la latérale supérieure peut
> être mis en évidence par une autre voie.
Aurais-tu la gentillesse d'expliciter cette phrase, mon cher Isaïe ? A quoi penses-tu ?
Daniel
25/06/2006 à 23h28
Oh oui Isaie balance un peu.
Par exemple que se passe t il chez le nourrisson qui n'a pas de dents et qui interpose sa langue entre les arcades dentaires , quand subitement des molaires et des incisives apparaissent sur son arcade .A quelle necessite repond l'organisme quand il decide de deglutir les dents serrees et la langue sur le palais?
On peut penser qu il est plus facile de stabiliser la mandibule en serrant sur qq chose de dur (les nouvelles dents) et que par economie il choisit le systeme le plus efficace.
Evidement si les incisives inf et sup ne tombent pas en face seule les molaires sont en contact
et le deglutition infantile persiste car 2 points de contact sont insuffisant pour stabiliser la mandibule.
On a donc une chance de declencher une deglutition correcte si on retablit des conditions anatomiques correctes permettant un contact incisivo canin de blocage.
Par contre si une respiration buccale est associe a tout ceci il y a tres peu de chance de retablir une bonne deglutition.
26/06/2006 à 10h07
On a beaucoup écrit et enquêté sur la déglutition. Et il y a des aspects de cette activité hautement complexe et essentielle (cher Bjc) que notre génération ne maîtrisera pas.
Néanmoins, ...
-La déglutition dents non-serrées n'est probablement pas pathogène chez le nouveau-né.
-Boire de l'eau ou du vin ne se fait pas dents serrées chez l'adulte et n'est sans doute pas pathogène non plus.
-La déglutition avec interposition linguale de l'adulte fait intervenir d'autres mécanismes neuro-musculaires que la succion-déglutition du nouveau-né.
-Les troubles de la déglutition peuvent très bien se rencontrer chez le patient déglutisseur-dents serrées, Parkinsonien, SLA, perte de sensibilité linguale, par exemple et pourtant il y a un bon "calage" de la mandibule.
-Y-aurait-il des circonstances où la langue puisse dysfonctionner sans que les dents soient en cause?
-Et puisqu'on en parle, où se situe la pathogénicité de la déglutition dysfonctionnelle ( en dehors des problèmes de dysphagie qui ne semblent d'ailleurs pas motiver les traitements ortho et c'est dommage.) Des tas de gens sans béance particulière sont en déglutition dysfonctionnelle: où est le problème? Des mauvais contacts par migrations dentaires? En quoi seraient ils pathogènes? Etc..., mais on est bien loin de la motivation esthétique de 95 % des traiterments ortho.
"le deglutition infantile persiste car 2 points de contact sont insuffisant pour stabiliser la mandibule": elle ne persiste pas parce que le mécanisme est différent, ce n'est plus une succion-déglutition.
Et pourquoi un calage molaire-prémolaire ne stabiliserait-il pas la mandibule? Une dizaine de cuspides-fosses de chaque côté, c'est pas bien calé?
Je pense qu'il est utile de reconsidérer la déglutition avec un regard vierge et candide, sans préjugé. Nos modèles sont trop étroits et ne peuvent pas intégrer des éléments qui semblent incongrus et qui pourtant sont au coeur de nos pratiques: rythme de déglutition, comportement neuro-musculaire de la langue, forme des dents mammaliennes, double dentition, cavité sinusale maxillaire évolutive, arcade zygomatique, phylogénétique des bases osseuses, etc...
26/06/2006 à 14h31
Cette discussion est très intéressante, mais comment définissez-vous une « déglutition dysfonctionnelle » ?
26/06/2006 à 15h00
Une déglutition dysfonctionnelle est une déglutition qui ne remplit pas sa fonction correctement: problème vaste des dysphagies d'origines diverses et d'aspect clinique varié.
Il ne faut pas se braquer sur l'interposition linguale, mais cette interposition est un signe parmi d'autres de dysfonctionnement. Elle est pathogène parce qu'elle induit par elle-même, même si ce n'est pas l'origine première, une perturbation de la séquence complexe de déglutition.
26/06/2006 à 18h23
Bien. Et comment diagnostiques-tu une déglutition dysfonctionnelle, mon cher Isaïe ?
26/06/2006 à 18h47
Par la mesure de l'hypotonie induite.
En ne perdant pas de vue que nous sommes dans un cercle vicieux "musculo-occlusal" et que les moyens d'en sortir ne sont pas très nombreux.
26/06/2006 à 19h05
isaïe Ecrivait:
-------------------------------------------------------
> Par la mesure de l'hypotonie induite.
>..
A quel niveau ?
26/06/2006 à 19h13
Comme l'hypotonie induite est générale, mais unilatérale (sauf le problème des systèmes que j'ai évoqué à Paris), elle est mesurable par exemple cliniquement au niveau des releveurs de l'épaule.
26/06/2006 à 20h35
Oserais-je encore abuser de ta patience pour te demander comment réaliser ce test ?
C'est simplement visuel ? Contre résistance ? Une limitation de mouvement ? ..
26/06/2006 à 21h18
Patient couché sur le dos, bras en arrière derrière la tête, évaluation de la différence de longueur entre les bras induite par la déglutition. Si déglutition dents non-serrées par exemple= hypotonie droite.
27/06/2006 à 13h52
Si la respiration est buccale c'est que la machoire inférieure est abaissée car la langue est hypotonique par habitude de succion. En général, s'associe à cette respiration buccale une déglutition primaire.
Il faut donc pratiquer une rééducation qui consistera ,entre autre, à tonifier la langue, lui donner ou redonner une certaine maîtrise entraînant petit à petit une élévation du maxillaire et donc une respiration nasale s'il n'y a pas d'autres pathologies ORL.
une ortho lol
27/06/2006 à 17h57
Ce que tu dis est intéressant, Monique-Claire.
Cependant, je pense qu’il serait bon que tu relises cette discussion depuis le début, et que tu développes d’une manière plus précise les points que tu contestes dans mon argumentation.
Daniel
27/06/2006 à 20h20
Encore une remarque. La langue n'est pas un bloc au comportement homogène en ce qui concerne le tonus de repos (c'est celui qui nous intéresse). La langue ne peut pas être hypo ou hypertonique en bloc.
Mon traitement? Occlusal précoce.